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Archive pour la catégorie ‘GG Nextmap!’

Je vous propose ma transcription de l’interview de Mar_lard par Usul streamée il y a plus d’un an sur Twitch. D’une durée de deux heures, elle constitue une excellente entrée en matière pour les curieux en matière de féminisme, soucieux de dépasser les commentaires de caniveau qui régissent en général les débats sur le sujet. Je conseille à tous de l’écouter.

L’idée de faire cette transcription m’est venue lors de la lecture des commentaires affligeants de bêtise sur le site Factornews, sur cet article précisément. J’ai constaté que l’interview de Mar_lard répond à peu près à tous les points soulevés par les idiots commentateurs. Et que beaucoup d’internautes préfèrent lire qu’écouter. Donc j’ai décidé de transcrire cette interview en plusieurs parties.

Par soucis d’intégrité, j’ai retranscris mot pour mot (le style est donc “parlé” et non “écrit”, ce qui est plus chiant à lire mais aussi plus fidèle) l’interview. Les seules coupures sont les marmonnements et sont signalées par [...]. Les textes entre crochets remplacent certains mots lorsque la phrase était difficilement compréhensible à l’écrit. J’espère que cela intéressera certains nofragés !

Interview de Mar_Lard par Usul, 1ère partie :

Usul : Y’a des choses qui reviennent comme “oui, c’est bon, les femmes, elles ont l’égalité des droits. Le féminisme, c’était bien avant quand y’avait pas l’égalité des droits.” Qu’est-ce que ça veut dire être féministe en 2013, en somme ?

Mar_lard : Ok. Bon c’est…

Usul : [rire] Oui c’est la base.

Mar_lard : Non mais c’est très très bien parce qu’on entend énormément de choses, tout et son contraire, sur le féminisme. Être féministe, de base, c’est tout simplement considérer que les humains sont égaux, peu importe ce qu’ils ont entre les jambes, voilà, ça c’est la base, c’est une simple idéologie. Et après, bien sûr, c’est un mouvement très très vaste, vous l’avez vu l’idée est vaste, donc y’a des formes différentes, des mouvements différents, et des façons différentes de d’exprimer ou de combattre pour l’idée. Bien sûr c’est pas un mouvement fixe, on est pas un bloc. On est pas toutes des soeurs unies dans une même idée, d’ailleurs y’a plein de mecs féministes aussi, je précise parce que c’est pas toujours évident. Enfin, c’est très simple : si vous pensez que les hommes et les femmes, enfin les personnes, sont égales, peu importe ce qu’elles ont entre les jambes, vous êtes féministe, quelque part.

Usul : Oui alors je vais lire un message que j’ai mis de côté à cet égard, par rapport à l’image du féminisme. “J’aimerai maintenant faire une remarque sur le féminisme et surtout sur l’image qu’il véhicule. A chaque fois que j’en ai entendu parler, c’était dans le genre de cas contestation violente, agressive, on sent que l’auteur est tout sauf objectif par rapport au sujet qu’il traite, ce qui lui donne une image un peu hystérique, comme vous pouvez le voir dans les réactions de vos détracteurs. Vous semblez aussi promouvoir une image de la femme qui ne semble pas être acceptée par toutes les femmes, justement…”

[Mar_lard coupe] Ah tout à fait ! En fait c’est intéressant de dire qu’on promeut UNE image de la femme alors que justement je pense qu’on fait le contraire, c’est à dire qu’on essaye d’exploser les images de la femme et de l’homme aussi, d’ailleurs. On essaye d’exploser les limites genrées.

Usul : C’est ce singulier qui est gênant dans le “UNE image de la femme.”

Mar_lard : Par contre je disais tout à fait sur le fait que y’a beaucoup de femmes qui sont pas d’accord avec le féminisme et c’est… voilà évidemment, on est pas dans une guerre des sexes, et ça c’est aussi un poncif qu’il faut déconstruire. Le féminisme c’est un mouvement qui vise la libération des genres, et donc c’est un mouvement qui a vocation à être positif pour les hommes comme pour les femmes, et ça c’est quelque chose qui n’est généralement pas compris. C’est à dire que dire que y’a pas d’essence à la féminité ou à la virilité, c’est libérer les individus. L’idée c’est que chacun soit libre d’être ce qu’il est, indépendamment de ses organes sexuels.

Usul : Mais [l'auditeur qui pose la question] poursuit : “En général vous me donnez l’impression d’être très frustrées et un peu folles. C’est l’image que je perçois de vous et que beaucoup de gens perçoivent. J’irai même plus loin en disant que c’est l’image que vous renvoyez à la société. Cette image n’est pas propre à défendre une cause avec crédibilité. Vos intentions sont louables, sans aucun doute, mais je pense que vous devriez revoir votre communication. Je tiens à préciser que je vous fais cette remarque sans avoir fait de recherche sur le féminisme, [rires de Mar_lard] et en me contentant de ce que j’ai lu/entendu dans les médias les plus courants (radio, internet, presse écrite). Je suis donc, je pense, représentatif de la plupart des citoyens, je critique sans savoir et c’est à partir de ça qu’on se fait une image.” En gros, voilà comment peut être perçu le féminisme par quelqu’un qui ne s’y est pas penché plus que ça.

[...]

Mar_lard : Ok eh ben c’est une super question, parce que sur l’agressivité des féministes, c’est une question sur laquelle je voulais vraiment revenir ce soir, parce que c’est l’un des reproches qu’on a le plus fait un mon dossier, le ton agressif. Je pense que y’a un sujet intéressant à aborder, c’est la perception de l’agression. Et surtout la relativité de la perception de l’agression. [...] Je pense que mon dossier a été lu par pas mal d’auditeurs ici, donc on a vu les faits que je raconte. On voit des violences réelles et des violences symboliques. On a du harcèlement, on a des représentations, des insultes, et une misogynie ordinaire qui s’exprime de différentes façons. Donc on réagit à ça, et on est priées de le faire poliment, gentiment, sans… En fait, à chaque fois qu’on réagit ou qu’on critique quelque chose de façon féministe, on va avoir, toujours toujours toujours, des gens pour nous percevoir comme agressives. Et c’est intéressant, parce que… euh… excuse-moi je suis un peu stressée, je pense que ça s’entend.

Usul : C’est rien, c’est tout à fait compréhensible. C’est ta première tribune depuis la parution de ton dernier article…

Mar_lard : Ouais… Je suis un peu attendue au tournant. En tout cas, sur l’agressivité, on est sommées, toujours, de dénoncer les violences qu’on nous fait, de façon polie, de façon à pas trop déranger, pas trop secouer le cocotier. S’il-vous-plaît, mesdames, indignez-vous, mais en silence, si possible avec des petites fleurs etc… Et c’est intéressant [de voir que] dès qu’on parle de sexisme, les hommes se sentent attaqués. Et… c’est dommage.

Usul : C’est à dire que… on parlait de violences symboliques. On peut faire un parallèle avec la violence avec laquelle certains perçoivent l’analyse sociologique critique, par exemple, qui suscite elle aussi des réactions de réticence et d’agressivité. Dès lors qu’il s’agit de mettre à jour des trucs qui sont inconscients, des trucs qui sont de l’ordre de l’infra-conscient, de l’ordre du symbolique etc, les gens se sentent bousculés jusque, j’ai l’impression, dans leur libre-arbitre, dans leur déterminisme, dans ces choses-là. Et j’ai l’impression que c’est un point sensible, un point qui fait souvent mal, et qu’on tient là le vrai lieu de la vexation, aussi. Au delà de la question des sexes.

Mar_lard : Mais c’est tout à fait normal en fait. Parce que… alors là je vais dire un gros mot, attention ! C’est parce qu’on vit dans une société patriarcale. C’est à dire qu’on vit tous et toutes dans une société… on baigne tous dans une société qui est foncièrement sexiste. On est tous dedans, c’est pas possible de s’en détacher, on ne peut pas contrôler la façon dont on est perçu socialement. Le fait est que dans la société, un homme est perçu différemment d’une femme, y’a des perceptions différentes, des attentes différentes. Donc on est tous victimes de ça, on le subit tous et on peut pas s’en sortir. C’est une situation dans laquelle on a tous grandit, qui nous a tous nourris et donc qui est parfaitement normale

[comprendre : qui paraît normale], c’est à dire qu’on est dans un système. Et à partir du moment où on va pointer le système, on va indiquer un problème intrinsèque à ce système, c’est très inconfortable, car ça correspond vraiment à craqueler les bases sur lesquelles se construisent les individus.

[...]

Mar_lard : J’ai oublié la question, je suis partie en digression du coup [rires] !

Usul : On était sur la patriarcat, en somme. Sur les structures qui nous amènent à figurer une certaine idée du genre. Tiens, est-ce que tu peux revenir sur la distinction entre sexe et genre.

Mar_lard : [...] Alors, la distinction entre sexe et genre. Le sexe, c’est tout simplement l’organe biologique, c’est les caractères biologiques, c’est ce qu’on a entre les jambes. Les caractères vraiment sexués, biologiques. Les seins, les organes sexuels etc… Et le genre, c’est une construction sociale, c’est des attentes sociales qu’on associent à ces organes. Donc à ces organes biologiques on associe un certain nombre d’attente, c’est la féminité et la virilité. Et qui sont, et là ce n’est pas du féminisme donc je veux vraiment insister dessus, des constructions sociales. C’est à dire que c’est des choses qui varient dans le temps et dans le monde… Et la position contraire, qui consiste à dire que les femmes seraient, par exemple, intrinsèquement plus douces ou plus portées vers la littérature, ça c’est de l’essentialisme. Et donc l’étude des genres s’oppose à l’essentialisme pour expliquer que ce sont des constructions. C’est culturel. Et donc en gros, on va éduquer les petites filles à se porter plus vers le rose et les poupées, et les garçons vers les voitures et les jeux violents. Donc le féminisme c’est une position importante qui vise à expliquer que [ces comportements ne sont] pas du tout innés.

Usul : Chez nous, depuis un certain temps, il y a deux genre, le genre masculin et le genre féminin. Mais il y a des sociétés dans lesquels il y a d’autres genres. qui sont acceptés.

Mar_lard : Absolument. La binarité homme-femme c’est quelque chose qui est acquis dans notre société occidentale, mais c’est pas du tout une réalité absolue. On a des sociétés aujourd’hui dans le monde et dans l’histoire qui ont accepté le plus de genres possibles.

Dorian : Ca discute beaucoup sur le chat, beaucoup de discussion sur la sémantique, om ils trouvaient très étrange de tenir des discours anti-sexistes avec des termes très genrés comme “féminisme” et “patriarcat”.

Mar_lard : D’accord. La question c’est “pourquoi on appelle ça “féminisme”, si on est pour l’égalité ? C’est ça ?

Usul & Dorian : Oui, c’est ça.

Mar_lard : C’est un truc qui revient très souvent. Attention, là je vais dire des choses qui risquent de choquer un petit peu. Il existe quelque chose qu’on appelle le “privilège masculin”. C’est pour ça qu’on parle de “patriarcat”. Parce qu’en fait on est dans une société où, en gros, (là on parle dans en termes de classe sociale), on considère que les hommes exercent une oppression, une domination… en groupe hein, pas individuellement, en termes de classe sociale… [ils] exercent une domination sur la classe sociale des femmes. On a énormément d’exemples : les violences genrés, [qui comprennent] les violences symboliques, les représentations, l’exploitation du corps des femmes, le harcèlement, et l’éducation à la féminité comme quelque chose d’un peu doux, d’un peu soumis. Ca, c’est l’expression de ce qu’on appelle le privilège masculin.

Usul : Y’a la répartition des rôles sociaux, qui est liée aussi à la question du genre. Les professions sont pas également réparties entre les genres etc… Et il se trouve que les plus avantageuses sont en général occupées par des hommes.

Mar_lard : Oui voilà, ça se voit dans le travail… Ca se voit dans les relations sociales, tout simplement. On a… comment dire… Ah bon sang je suis vraiment stressée [rires].

Dorian : [rires] Détends-toi, y’a pas de problème, on a tout notre temps.

Usul : Alors y’a quelque chose qu’on nous a fait remarquer, c’est qu’il y a des stéréotypes de femme, mais il y a aussi des stéréotypes d’homme.

Mar_lard : Absolument ! Les stéréotypes genrés s’appliquent aux deux genres, y’a pas de problème là-dessus. Le truc, c’est qu’ils [les problèmes] se traduisent pas de la même façon, y’a pas les mêmes effets. L’exemple le plus simple, c’est ce qu’on appelle la culture du viol. C’est le fait, c’est très simple, qu’il y a un biais genré dans la violence du viol. On a pas le même nombre de femmes qui violent des hommes que d’hommes qui violent des femmes, ça je pense que c’est une évidence pour tout le monde. Donc évidemment il y a des hommes violés et c’est très grave et c’est des victimes et on en parle. Déconstruire les genres c’est aussi indiquer qu’un homme peut être une victime, on en parle aussi. MAIS il est important d’observer que le viol est un crime qui a un biais genré, et qu’on a 95% des victimes qui sont des femmes, et 99% des violeurs qui sont des hommes, donc on a un biais genré [pour ce] crime. Et c’est intéressant, parce que dès qu’on va en parler, on va avoir une levée de bouclier comme quoi ce serait stigmatiser les hommes que de dire ça. On explique qu’une femme sur cinq dans le monde vivra un viol ou une tentative de viol, on explique ça, et tout de suite les mecs se sentent stigmatisés. C’est assez intéressant.

Usul : Alors là on est sur les violences physiques, les violences sexuelles, et pour ce qui est des violences symboliques, c’est encore plus facile puisqu’il suffit de les nier. [Auditeur] nous dit “qu’il faut éviter les dérives en voyant du sexisme là où il n’y en a pas.” Y’a beaucoup de gens qui disent que tu vois, que les féministes voient du sexisme là où y’en a pas !

Mar_lard : Alors la réponse standard qu’on donne dans ce cas là c’est “le problème c’est pas que je vois du sexisme partout, c’est que toi tu ne le vois pas.” Après, tout est une question de perception.

Usul : C’est pour ça que je voulais parler un peu de cette cécité.

Mar_lard : Alors ça [cette cécité], c’est aussi un effet du patriarcat (le fait qu’on soit éduqué-e-s dans une société sexiste) et que

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normalisé. Mais en gros, y’a un moyen très très très simple de détecter le sexisme : vous prenez une situation, et vous inversez les genres ! Dans les représentations, sur la façon dont quelqu’un traite quelqu’un d’autre etc… Et si [le traitement n'est pas le même], ben c’est que y’a du sexisme. C’est tout simplement ça ! C’est un traitement différent selon le genre.

Usul : [Continuant la lecture du message de l'auditeur] “J’ai l’impression qu’il faut justifier tout élément lorsqu’on représente une femme un peu trop féminine, érotisée ou autre.” En gros, je crois que ce qu’il veut dire, c’est que vous blâmiez systématiquement qu’il y ait des traits caractéristiques pour les femmes.

Mar_lard : Oui, c’est l’idée classique que les féministes seraient puritaines, qu’on aimerait pas le sexy etc… Donc on va déconstruire tout de suite : non, au contraire, le sexy c’est super cool, on est comme tout le monde ,l’érotisme c’est super chouette. Le truc, c’est que y’a trois problèmes à ce niveau là : le 1er, c’est le côté systématique, qui se voit très bien chez les gamers… C’est que c’est à peu près la SEULE représentation possible des femmes. Et qu’on aimerait bien avoir un peu autre chose. Le problème c’est pas foncièrement que les femmes soient sexys ou représentées de façon sexy, c’est qu’on voit à peu près QUE CA. C’est l’unique représentation disponible dans les jeux vidéo notamment. Et ça se retrouve beaucoup dans la fiction. C’est un rôle très très volontiers donné au femme [la bombe sexy]. Le deuxième problème, c’est que c’est unilatéral. C’est à dire que ça touche de façon unilatérale les femmes. Les hommes sont généralement très peu sexualisés, très peu érotisés. Or, quelque part c’est dommage parce que… y’a cette notion que l’érotisme, la sensualité, c’est pas du tout masculin, or c’est faux ! [rire] Et beaucoup de femmes vous le diront ! Y’a une vraie reconstruction à faire de ce qu’est la sensualité et le sexy au masculin. Et le troisième truc sur “le sexy c’est chouette”… c’est que la sexualisation… des fois. Enfin, souvent… Elle va au point d’objectifier la personne. C’est à dire qu’on a plus une personne, on a plus un être humain, on a un objet. Et ça, ça se voit très bien dans la publicité pour la PS Vita.

Usul : J’ai eu des réactions par rapport à cette publicité, que vous avez peut-être pu voir sur l’article de Mar_lard. Il s’agit d’une publicité où on voit une femme qui a une paire de seins devant et dans le dos, qui n’a pas de tête, et qui est censée représenter la PS Vita avec ses nouvelles gâchettes ou je sais pas quoi. Et donc y’a [un auditeur] qui me disait “c’est pragmatique de la part des éditeurs de faire une pub comme ça, qui en appelle au plaisir masculin, à l’imaginaire type masculin, une femme sans tête, une double-poitrine etc…

Mar_lard : Ca implique vraiment un imaginaire masculin une femme sans tête ? Tu me permettra d’émettre un doute.

Usul : Ouais ouais ouais ! [Tout à fait d'accord]

Mar_lard : On a là un bon exemple : c’est même plus une femme, c’est un buste, c’est un objet, c’est la PS Vita. C’est vraiment dommage parce que… l’être humain c’est quelque chose de sexy, c’est plus sexy qu’un bout de viande avec quatre seins ! Y’a moyen de construire des personnages… Ce qui est dommage en fait, c’est que dans les jeux vidéo on va construire des personnages féminins qui sont là que pour ça ! Dont l’unique utilité est de faire plaisir au joueur qui est supposé être un homme hétéro, à qui c’est censé plaire d’avoir cette femme qui n’est pas une personne, c’est à dire qui n’a pas de personnalité, qui est entièrement dédiée à son plaisir et qui n’est là que pour ça. Et l’argument marketing, comme quoi ça serait “pragmatique”… Alors là dessus y’a plusieurs choses. Déjà, c’est l’idée qu’il n’y a que les hommes hétéros qui jouent aux jeux vidéo, ou dans n’importe quel cadre où on a des publicités comme ça, très répandues. Je vais rester sur les jeux vidéo ici puisque c’est ce que je connais le mieux. Donc déjà c’est faux, évidemment. Et ensuite, c’est un peu le serpent qui se mord la queue, comme argument. C’est à dire que évidemment, si on cherche à attirer que les hommes hétéros, et après qu’on va pleurer qu’il n’y a pas de femmes… C’est intéressant, comme position. Et enfin, c’est aussi présumer, et c’est un peu insultant pour le public masculin, que les hommes sont des queutards assez cons pour être complètement en chien devant une pub avec une femme qui a quatre seins. Et ça, c’est carrément insultant pour les mecs hétéros ! C’est ça qui est extraordinaire ! On accuse sans arrêt les féministes…

Usul : [Coupe] Je vais lire un message qu’on a reçu qui va dans ce sens d’ailleurs : “Je voulais m’adresser particulièrement à ces joueurs qui ne sont pas touchés par ces notions de respect mutuel. J’espère au moins qu’ils auront réfléchi à ceci : comment pensez-vous que les éditeurs, commerciaux, producteurs etc… vous considèrent-ils ? On vous a gavés d’image sexuelles dans les jeux, dans les pubs, dans le seul but de vous vendre de la merde. On vous considère comme des phallus qui, lorsqu’ils sont flattés, frétillent de bonheur et achètent compulsivement, et le pire c’est que ça marche ! On s’extasie sur les seins de Lara, on débat dessus, on est gavés de photos de babes publicitaires, le sexe pour faire parler, le sexe pour faire vendre. Après tout pourquoi pas si ça ne vous dérange pas d’être considérés comme des hommes qui réfléchissent sous la ceinture. Au final les femmes sont oubliées par ces campagnes, mais les hommes sont dégradés, il n’y a rien de plus frustrant que d’être assimilé à une masse frustrée qui pense avec son pénis, vous ne pensez pas ? Vous détériorez VOTRE image en participant à ce sexisme.”

Mar_lard : Mais c’est clair ! C’est en ça que le patriarcat est limitatif pour tout le monde, pour les hommes aussi. Et c’est en ça que le féminisme se veut aussi être une libération pour les hommes. On pense justement que l’humain vaut mieux, et on veut pas réduire les hommes à des queutards obsédés. On pense vraiment que ce n’est pas une réalité, et on a cette éducation patriarcale, qui dit que les hommes seraient dirigés par leur bite, en gros… C’est l’idée qui est dans la culture du viol d’ailleurs, l’idée qu’ils seraient incapables de se retenir. Voilà, c’est beaucoup de choses comme ça, qui sont vraiment abêtissantes.

Usul : Et qui peuvent être vues comme des excuses, aussi, pour laisser libre court à ces comportements.

Mar_lard : Mais c’est ça ! Et ce qui est dramatique, c’est que c’est entretenu par les mecs eux-mêmes ! Je vois pas le chat là, mais je suis sûr que y’en a qui disent “mais si, les mecs c’est comme ça, ils sont en chien et tout !”. Les mecs sont les premiers à entretenir cette vision bestiale, parce que ça légitime des comportements comme le harcèlement etc… Et c’est triste, enfin, c’est une excuse facile pour dire “j’peux pas me retenir quoi !” Enfin, croyez un peu en vous les mecs quoi ! Vous valez mieux que ça !

A suivre…

GG Nextmap n°19

La publication de GG Nextmap reprend !

Certains d’entre vous ont peut-être lu quelques numéros de mon ouaibzine sur mon site, mais comme j’ai arrêté de le publier depuis janvier, je vais tout de même faire une petite présentation et un petit historique des derniers évènements.

GG, c’était au départ un travail réalisé pour mon IUT. Et comme ça m’a amusé, j’ai décidé de continuer l’aventure d’un webzine mensuel, qui a durée 2 ans, jusqu’en janvier 2012. Là, j’ai craqué : trop de boulot, plus assez de motivation, pas assez de retours des rares lecteurs et pire encore, plus de matière à mettre dedans. Difficile en effet de pondre entre 10 et 20 pages par mois tout seul (ce numéro fait 19 pages, le record étant à 29 pages). Bref, j’ai lâché l’affaire. Et puis il y a un mois, un certain Nico, membre des forums CPC, m’envoie un charmant MP indiquant qu’il regrette la disparition de mon webzine, que c’était sympa à lire… et de se proposer de créer une nouvelle maquette ! Le monsieur étant graphiste professionnel, cela m’a redonné un gros coup de motiv’.

Voici donc ce nouveau numéro. Désormais, GG ne sera plus mensuel mais paraîtra quand j’aurai envie et quand j’aurai quelque chose à dire. Le programme n’a pas changé : la mag est toujours à base de tests, de previews, de popopop, parfois de dossiers, mais je vous présente aussi mes coups de coeur en matière de livre, BD, comics et manga selon les mois. Au sommaire de ce numéro :

-Tests de Tribes Ascend, Mass Effect 3, Driver San Francisco, Oil Rush, Ridge Racer Unbounded.

-Preview de Blacklight Retribution.

-Critique de The Boys (comics) et de deux bouquins Mass Effect.

Pour lire le GG Nextmap n°19, c’est par ici !

Vous pouvez retrouver tous les anciens numéros ici, m’envoyer un mail d’insulte ou d’amour , et bien sûr laisser votre avis de l33tz0r dans les commentaires de cette pages ! Merci encore à Nico. Bisous.