nowai.jpeg

Un nouveau blog sur Wefrag le blog de Zorglomme.

Stardew Valley, la surprise

Stardew Valley est un jeu “de gestion” de ferme et de vie du type Harvest Moon. Créé par un seul développeur, le jeu n’a bénéficié d’aucune communication et c’est le bouche à oreille qui lui a permis de réaliser un carton, avec à ce jour plus de 500 000 copies vendues et pas loins de 12 000 reviews positives sur Steam. Si j’en parle ici aujourd’hui, c’est parce qu’à titre personnel je suis allergique à la 2D et je n’avais jamais touché à ce type de jeu auparavant, et pourtant je suis tombé en plein dedans (70h de jeu au compteur), donc j’imagine que certain-e-s pourraient avoir loupé ce jeu pourtant susceptible de leur plaire. Passons le pourquoi du comment en revue.

Dans Stardew Valley, vous incarnez un-e paysan-ne qui  vient d’hériter de la ferme (abandonnée) de son oncle défunt dans la petite bourgade de Stardew Valley. Vous débutez avec un petit pécule en poche et comprenez rapidement les trois piliers du jeu, entre lesquels vous allez devoir répartir comme vous le souhaitez votre temps et votre argent :
- Remettre la ferme d’aplomb en construisant des bâtiments d’élevage, en agrandissant votre maison et en plantant de nombreuses variétés de fruits et légumes qui vous rapporterons de l’argent lors de leur revente.
- Choisir votre camp entre le maire qui vous propose de retaper le centre communal pour restaurer l’esprit d’antan (en accomplissant de nombreux défis) et le directeur du supermarché nouvellement implanté, dont les défis consistent simplement à amasser un maximum d’argent.
- Vous lier d’amitié avec les habitant-e-s de Stardew Valley, d’abord afin d’obtenir de nouvelles recettes, puis des cadeaux et enfin de pouvoir vous marier et avoir des gosses (les relations homosexuelles sont disponibles).

Accomplir ces trois tâches nécessiteront organisation et rigueur. En effet, les journées sont soigneusement découpées dans Stardew Valley. Le temps passe rapidement, chaque personnage a son emploi du temps (et sa date d’anniversaire !), chaque boutique ses horaires et son jour de fermeture… Le jeu se transforme rapidement en course contre la montre et fera de vous un-e as de l’optimisation. A noter toutefois un défaut qui m’a bien emmerdé dès la deuxième année d’exploitation (chaque année est découpée en 4 saisons, qui chacune permet diverses actions et en interdit d’autres) : l’hiver est relativement ennuyeux car vous ne pouvez strictement rien planter. Vous devrez donc vous consacrer uniquement à l’entretien de vos relations sociales, de votre matériel (qui se dégrade) et à l’exploration de donjon (oui !). Or, dès la deuxième année, ces tâches étaient loin de remplir ma journée, j’allais donc parfois mettre mon personnage au lit dès 14h (ce qui permet de passer à la journée suivante), et là le roleplay en prend un coup. Un petit problème d’équilibrage, donc. En dehors de ça, se balader dans Stardew Valley est un véritable plaisir. Outre une ambiance sonore reposante, les graphismes du jeu sont tout croquignounetmeugnons et la maniabilité parfaitement pensée. Heureusement, car chaque jour vous devrez effectuer des actions répétitives et pourtant plaisantes, notamment la récolte de votre dur labeur.

Le centre ville de Stardew Valley. Je ne vous spoile pas les autres lieux car leur découverte fait partie intégrante du plaisir de jeu.

Le centre ville de Stardew Valley. Je ne vous spoile pas les autres lieux car leur découverte fait partie intégrante du plaisir de jeu.

Gérer une ferme et se faire des amis virtuels, la belle affaire. Où réside le plaisir dans Stardew Valley ? Essentiellement dans la découverte. Car le jeu regorge, déborde, dégueule de contenu. De contenu visible : des dizaines de plantations possibles, centaines de dialogues, évènements, dizaines de quêtes, combats (basiques), minijeux, crafting, housing… Mais aussi de contenus cachés. De contenus qui vous narguent en montrant leur existence sans pour autant se révéler (une porte fermée à clé par exemple). Impossible pour moi de vous en dire plus sans gâcher le plaisir de la découverte, mais ces lieux déblocables sont la carotte qui vous font avancer avec plaisir et sans voir le temps passé dans le jeu. C’est pourquoi si le jeu vous tente je vous invite à ne surtout pas aller vous spoiler sur internet.

Toutefois, Stardew Valley n’est pas un jeu parfait, mais on met du temps à s’en rendre compte. Outre l’hiver déjà évoqué plus haut, il faut avoir énormément de temps à consacrer au jeu pour profiter de ce qu’il a à offrir, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Mais surtout, à long terme, on a un peu l’impression de s’être fait flouer sur la marchandise. Je ne peux malheureusement pas développer là encore pour ne pas spoiler, mais je considère que ce que l’on pourrait qualifier de “contenu high level” (ce qui est le plus dur à obtenir/débloquer) est en fait très décevant. Et on fini par se dire “putain j’ai galéré sa race juste pour débloquer ça… Tristesse.” Bref, Stardew Valley, c’est un excellent jeu que l’on dévore sans s’arrêter, et puis un jour on s’aperçoit qu’on est au bout, que la “fin” est un peu décevante bien que gratifiante et donc qu’après 70h de jeu, on le le relancera sans doute plus jamais. Pour 14€, c’est une offre plus qu’honnête. Alors si vous êtes curieux-se, foncez.

Votre lopin de terre lors de votre arrivée à Stardew Valley. Il y a du boulot.

Votre lopin de terre lors de votre arrivée à Stardew Valley. Il y a du boulot.

Votre ferme lorsque vous aurez réussi car vous aurez un Rolex avant 50 ans.

Votre ferme lorsque vous aurez réussi car vous aurez une Rolex avant 50 ans.

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté avec votre compte Wefrag pour publier un commentaire.