Histoire vraie et surprenante
Lundi 17 janvier 2005Je me dirige vers la Poste en cet après-midi quand, devant un bar tabac, j’aperçois à ce qu’il me semble une latino-américaine d’allure assez misérable tentant désespérément de "fourguer" un journal, Solidarité.

Un gars passe devant elle en sortant du bar tabac, elle l’apostrophe de sa petite voix frêle, l’homme la regarde longuement, lui lance un regard méprisable avant de tourner les talons et de s’en aller simplement.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là, après avoir fait ma comission à la Poste et autres, je repasse devant le même bar-tabac ( à l’aller, j’étais de l’autre coté de la rue ). Inconsciemment, je sors une pièce de 1euro de ma poche et la garde en main avec comme ferme intention d’éclairer un peu sa journée ( à la triste vendeuse ).
Comme prévu, elle m’apostrophe, et vu, le nombre de gens dans cette rue, je ne dois pas être le premier. Mais en tout cas, je serai le premier à lui donner quelquechose.
-" Monsieur, Monsieur, un journal ???
- D’accord, vous voulez quelquechose en échange ?" dis-je préparant bien ma pièce de 1 euros.
-" Oui monsieur, c’est 2euros " dit-elle en m’indiquant clairement le prix sur le journal, qui il faut le dire, n’était pas attirant ( feuilles un peu froissées, papier de mauvaise qualité )"
Là, je commence à me poser des questions, je doit être l’une des seules personnes qui s’arrête pour lui parler, et elle me "réclame" 2 euros pour ce bout de papier.
-" Bon, bon, mais je sais pas si j’ai la monnaie "
je commence à fouiller dans mon portefeuille, je déniche une pièce de 50 centimes et des broutilles. Je lui tend la pièce de 50cts avec celle de 1euro en me disant que ça suffira.
-" Non non monsieur, c’est deux euros, deux euros "
Je me dis intérieurement qu’elle ne manque pas d’air de me demander 2 euros alors qu’elle doit vendre même pas 10 journaux dans l’après-midi.
je recommence à fouiller, sachant bien que je n’avais pas la monnaie.
Et là, tout à coup, elle aperçoit un billet de 10 euros que j’avais passablement dissimulé pour ne pas attiser son envie : ses yeux tournent dans ses orbites, sa langue pend ( véridique ) et elle dit :
" hinhinhin, vous avez 10 euros, je les vois, donnez-les moi "
Réponse ferme :" Non, je n’ai que 1euro 50, c’est ça ou rien, il faut pas abuser non plus .
Et là, dépitée elle empoche mes pièces, me tend le journal et s’éloigne en bougonnant une sorte de merci ‘radin’, peu agréable.
Bon c’est pas le tout, mais j’ai de la lecture moi maintenant

