The Dark Knight
Parce que tout le monde a son mot à dire, je voie pas pourquoi je me priverais.
Je me rappelle plus trop ce que j’avais pensé de Batman Begins, mais j’ai trouvé The Dark Knight assez bon … même si très perfectible sur plein d’aspects.
La principale qualité du film est la cohérence de ses personnages, de leur évolution et de ce qu’ils représentent : Harvey Dent, Batman, Gordon et le Joker représentent tous des facettes indispensables au problème de la place et de la nature du héro dont traite le film. Ce qui est formidable et très agréable, c’est qu’il n’y a pas un poil de gras dans ces persos : pour la plupart, on ne connaît ni leur genèse, ni leur passé proche et cette sobriété les rends plus palpable. A ce propos, les acteurs sont bons, mais en dehors de Ledger et Eckhart, peu réussissent à transcender la sobriété de l’écriture pour créer un lien émotionnel avec le spectateur. En tout cas pour moi. Le pire étant Bates, qui après deux films, est vraiment loin de la profondeur émotionnelle du Batman de Keaton.
Globalement, le propos du film est passionnant et non manichéen même s’il est parfois trop explicité : il y a bien la moitié des dialogues de Wayne et de Gordon (surtout le monologue final, mon dieu) qui devrait être viré, parce que totalement dispensables.
Outre cette lourdeur, le principal problème du film c’est qu’il essaye d’enchaîner deux phases de l’histoire aux orientations très différentes et au milieu desquelles on devrait pouvoir se barrer du cinéma, digérer ce qu’on a vu et y revenir quelques semaines plus tard. En l’état, le film souffre d’un énorme problème de rythme au milieu , Nolan peinant à trouver le lier entre l’extrême densité de certains passage et les grands espaces ‘calmes’ qu’il se ménage pendant ces 15 minutes.
Esthétiquement, le film est un peu fade en terme de colo et de lumière et utilise mal le théâtre de la région de Chicago, mais bon, c’est sans doute le but. Et puis, il y a la nullissime scène d’action en sonar qui en dehors du joker sautant de sa boite n’a aucun intérêt et aucune place dans le film.
C’est donc un film assez couillu, plutôt dense et qui devient pour moi la référence du film de super-héro (et blockbuster en général ? peut-être) en terme d’intérêt du discours présenté. Malheureusement, il manque d’une personnalité forte proposant un visuel plus personnel et faisant confiance aux spectateurs pour deviner la fin de la démarche.
17 août 2008 à 23:30 Citer
Je profite de l’article, car je sors du ciné…
N’étant pas fan de Batman, mon avis est purement "cinématographique".
Autant j’avais été très impressionné par Begins, que la, je reste un peu sur ma faim.
Peut être trop de choses lancées à la fois? Enfin pour moi, c’est resté confus, et les personnages (nouveaux) manquent de profondeur ; celui d’Harvey Dent perd toute sa crédibilité une fois devenu (courtement) Double Face, j’ai trouvé Batman lui-même moins impressionnant que quand il sortait de son "monastère de ninjas". Quand au Joker, le personnage n’est certes pas insignifiant, mais il manque quelque chose… en tous cas, si c’est vraiment le rôle qui à fait perdre la raison à l’acteur… désolé pour lui, mais c’est un peu triste.
Quoiqu’il en soit, pour un film d’action de 2h30, on ne s’emmerde quand même pas.
17 août 2008 à 23:39 Citer
Les 2 questions que je me suis posées en sortant de la projection sont les suivantes:
-Si le film faisait initialement 3H et qu’il a du être raccourci à 2h30, quelles sont les scènes qui ont été supprimées? Comment leur suppression affecte le film au final?
- Est ce que le film a subi un remontage supplémentaire avec la mort de l’interprète du Joker? (Il me semble avoir lu certaines news là dessus, que la prod étaient bien embêté par la mort de l’interprète et qu’elle pouvait remonter le film en hommage à l’acteur décédé)
Est ce que cela a pu handicapé le film avec le manque de la possibilité de Reshoot de scènes additionnelles?
J’aime ce film mais je reste sur ma faim essentiellement en raison du montage.
j’attends l’arrivée DVD et uen éventuelle version director’s cut.
D’ailleurs SPOILER, ça se sent dans la scène où le Joker s’invite à la reception de Wayne, menace la petite amie de Dent. Batman fait ce qu’il a affaire et pouf grosse transition étrange qui pourrait laisser penser qu’il manque une bobine ou que des scènes ont été inversées.
17 août 2008 à 23:46 Citer
"Est ce que le film a subi un remontage supplémentaire avec la mort de l’interprète du Joker?"
non. mais il semble qu’il y a eu un cut lors du passage ou le Joker explique pour la première fois l’origine de sa cicatrice.
17 août 2008 à 23:52 Citer
Si je puis me permettre, concernant la cohérence des personnages, je suis plutôt déçu par Dent / TwoFace. Son passage du coté obscure parait aussi "bien travaillé" que celui d’Anakin dans l’ep3. Genre deux minutes avant il est super gentil, puis il devient super méchant… La transition me semble un poil abrupt. Ca sonne faux.
Question aux connaisseurs, Two Face n’est pas supposé être un vilain qu’on retrouve plus tard ? J’ai l’impression qui est aussi vite expédié que le symbiote dans Spiderman 3, alors qu’il aurait put être un vilain à part entière pour une suite. C’est dommage.
18 août 2008 à 0:03 Citer
Normalement oui, mais là apparemment ça ne servait pas le propos.
A noter que SPOILER quand le joker vient lui parler dans l’hopital il ya une coupure, puis un enchainement (direct ou pas) sur le joker qui sort de l’hopital (une grosse ellipse). Question: que lui a dit le joker pour le déstabiliser à ce point ?
18 août 2008 à 0:03 Citer
Ce que je n’ai pas apprécié avec Dent, c’est que son passage vers les méchants est expliqué par de multiples causes extérieures (sa copine, toussa). On lui donne presque des excuses.
Le perso aurait été beaucoup plus tragique et bien plus puissant si sa chute n’avait été que l’expression d’un "moi" latent (waou, on dirait un prof de philo qui parle).
18 août 2008 à 0:11 Citer
Sur Wikipedia concernant Harvey Dent:
À l’origine, le personnage était identifiable sous le nom de Harvey Kent. DC Comics qui est l’éditeur des aventures de Batman et de Superman fit altérer le nom pour éviter toute confusion avec Clark Kent, c’est-à-dire Superman lui-même. En plus d’être uni au Chevalier noir par son poste de procureur général de la cité, il entretenait une profonde amitié avec Bruce Wayne. Un criminel haut placé dans la hiérarchie mafieuse, Vincent Maroni, qui venait d’être arrêté voulut se venger avec l’aide de l’assistant du procureur, et pour se faire lança de l’acide au visage de Dent qui fut à moitié défiguré. Sa schizophrénie latente se manifesta et prit alors le dessus. Dès lors, Dent ne put réprimer le besoin d’exprimer sa violence physiquement et devint un des plus prolifiques et dangereux criminels que Gotham City ait connu. Une des marques de commerce du personnage est sa pièce de monnaie qu’il utilise pour juger de la convenance de ses crimes. Si la pièce tombe sur la face égratignée, il peut poursuivre dans ses sombres desseins. Estimant que le système judiciaire est inefficace et injuste, il entretient une haine envers les avocats, juges et jurys. Plusieurs mises en scène de comics relatent Double-Face comme meurtrier en série des professionnels de la justice.
Dans les années 1980, Frank Miller donna un nouveau souffle à l’origine de Double-Face. Dépeignant une enfance violente et décousue, une ambivalence marquée entre ses deux personnalités et un désir de justice qui combat le désir d’injustice, le personnage devint une sorte de métaphore des atouts créateurs et destructeurs de la nature humaine. De plus, Miller approfondit le passé de Harvey Dent en le sacrant figure de proue des forces de l’ordre de Gotham City, ayant aidé résolument Batman et le Commissaire Gordon à leurs débuts.
Plusieurs tentatives au cours des années ont été entreprises pour reconstruire le visage de l’ex-procureur général, mais la plupart se sont soldées par de cuisants échecs. Ce dernier, toujours tourmenté par la maladie mentale, finit immanquablement par lacérer de nouveau la moitié réédifiée de son visage
18 août 2008 à 0:13 Citer
(vu qu’il y a des commentaires on-topic, j’ai fais le ménage… dommage pour les images; je ferais peut etre un topic demain pour du fan art, mais c’est pas le moments.. Quant à Oldbrush, s’il veut pas que je supprime ses messages, qu’il viennent pas râler pour rien)
Petite précision : je ne suis pas intéressé par la composante adaptation du projet parce que je ne connais pas assez les sources; je pense donc principalement juger le film en tant que tel.
Pour ce qui est de Double-face, je trouve sa transition bien amenée. Même si on apprend plus tard que sa pièce est truquée, on sent déjà une première dérive lorsqu’il est avec un des henchman du Joker dans les égouts. Et puis, comme dit ce dernier, il suffit d’un rien pour pousser à la folie et les circonstances de la mort de Rachel sont assez horribles pour que ça justifie le basculement… et puis il ne vire pas de manière radicale : il cherche les coupables et lorsqu’il prend en otage la famille de Gordon, il finit par avoir une certaines ‘éthique’ lorsqu’il décide de ‘punir’ les vrais responsables. Pour moi, j’ai senti que c’était un perso complètement mené par sa douleur et ça j’ai beaucoup aimé.
Je doute que le film soit meilleur avec plus de minutes au compteur; ou alors oui, mais réparti en 2 films d’1h30, et encore… et je n’ai pas senti que le montage final ait souffert de la mort de Ledger parce que ce n’est pas bien meilleur que Batman Begins à ce niveau là et je soupçonne donc que c’est surtout le monteur qui n’est pas terrible.
18 août 2008 à 0:21 Citer
Euh, dans la copie que j’ai vu au ciné, il ya une longue conversation entre Dent et Le Joker où celui-ci lui ‘prouve’ qu’il n’est pas l’auteur du meurtre puisqu’il n’est pas un ‘comploteur’ et que les plan ne servent à rien sinon à se retourner contre leur créateur (il fait ouvertement référence à Dent à ce moment là); il conclut que les plans ne fonctionnent pas parce que seul le chaos - qu’il représente - est possible et qu’en plus le chaos est impartial. Le Joker fout un flingue dans sa propre bouche et met la main de Dent sur la gachette… celui ci décide de jouer la vie du Joker à pile-ou-face. Et ensuite, il y a un cut sur Le Joker dans le couloir : on suppose alors qu’il a ‘gagné’ et qu’il a donné les taupes de Maroni à Harvey.
18 août 2008 à 0:33 Citer
Ok. C’est dommage il avait un fort potentiel.
Pour ce qui est de sa transition, j’ai aussi pensé a la scène dans la ruelle, mais comme tu dis, le fait que la pièce soit truquée atténue l’effet. L’explication donnée dans les BD, avec le passé plus tortueux, est carrément plus intéressante. Ce qui me renforce dans l’idée que la transition dans le film est ratée.
Ce qui n’empêche pas le personnage de Dent / Two Face, d’être bien plus intéressant que celui de Batman.
Je ne veux pas relancer le débat vis-à-vis de la version de Burton, mais j’aimais bien le coté enfant gâté de Bruce Wayne. Le guss qui, lorsqu’il n’endosse pas le costume du vengeur, est timide, empoté, maladroit, peu sur de lui, légèrement à coté de la plaque etc.
Là je le trouve assez insipide. Bien que plus "sombre", il n’est pas plus épais, bien au contraire. Il se pose des questions, certes, mais sans y répondre. Il n’y a en définitive que la fin qui sauve le personnage, lorsqu’il sacrifie la réputation de son alter ego pour sauver celle de Dent. Cette scène plus les apparitions du Joker sauvent le film.
18 août 2008 à 1:00 Citer
Perso j’ai pas compris grand chose au film. Tout va trop vite, et les dialogues passaient dans ma tête et ressortaient aussitot, comme un livre de Proust, tout ça parce qu’ils sont super bien mis en scène. Et moi, quand un dialogue est bien mis en scène, cette dernière accapare toute mon attention, et le dialogue n’est plus qu’un bruit de fond de "bouabouabouaboua".
Du coup j’étais tout le temps paumé, alors je ne sais pas si j’ai bien aimé ce film, ou pas.
Par dessus tout, je ne comprenais rien aux scènes d’action. Mais je suis peut être un peu lent.
Sinon j’ai été content que double face soit le même que dans la série animée des années 90. Mais comme c’était mon méchant préféré, je suis déçu qu’il n’ai pas été important dans ce film et soit mort trop vite à la fin. Très dommage.
18 août 2008 à 1:00 Citer
J’ai pour ma part plutôt apprécié ce Batman qui est selon moi un des tous meilleurs de la série (et qui rattrape, somme toute, le moyen batman begins qui accumulait trop de mauvais points pour en faire un bon batman).
Malgré tout le bien que j’en pense, Dark Knight n’est cependant pas un chef d’oeuvre comme on peut le lire ci et là sur le net. Sans vouloir lister les quelques points négatifs que je peux lui reprocher (certains étant déjà mentionné ici), j’ai pas été totalement emballé par le traitement du personnage de batman. J’ai trouvé qu’il passait un poil trop au second plan, le joker bouffant littéralement toute la pellicule. Sur 2h30 de film, j’ai quand même quelques difficultés à excuser l’absence de présence du superhéros et, même si il a ses quelques moments, comparés aux moments de gloire du joker, c’est sans comparaison. Bien que batman begins avait pour rôle d’introduire et de creuser le personnage de batman, je pense que le superhéros méritait un poil plus d’attention dans dark knight quand on voit le bon boulot fait sur le joker (acting, psychologie, etc).
Enfin voilà… et Nolan est toujours aussi nul pour filmer les scènes d’action, toujours aussi illisibles que celles de batman begins.
M’enfin le film fait plaisir à voir, ne serait-ce que pour balayer toutes ces années d’errances cinématographiques qu’à connu batman. Il était temps de voir une nouvelle vision du superhéros autre que burtonienne ou ersatz de burton.
19 août 2008 à 10:01 Citer
Bon film. Si le jokerest hyper charismatique, batman est insingifiant à l’écran.. Je ne sais pas si c’est Bale. Mais j’accroche pas à ce ‘batman’, Keaton avait quand même plus de classe et de présence à l’écran…
D’accord pour les scenes d’action, c’est pas toujours super compréhensible ^^