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Un nouveau blog sur Wefrag le blog de Sygil.

Defiance : le MMOTPS du pauvre ?

Vendredi 12 avril 2013 à 21:45

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Defiance, c’est le nouveau MMO de Trion Worlds, les créateurs de Rift. Ce coup-ci, ils proposent un MMOTPS qui a la particularité d’être jumelé avec la série télévisée du même nom qui sera diffusée sur la chaîne Syfy à partir du 14 avril. L’enjeu derrière tout ça est la promesse que les actions des joueurs pourront avoir une influence sur le déroulement scénaristique de la saga. Une bien belle feature qui semble assez fumeuse et qui, j’en suis certain, ne verra jamais le jour.

Le jeu en lui-même s’articule autour d’un gameplay type TPS solo où le joueur, à la différence de la majorité des autres MMO, à la dure tache de devoir viser pour venir à bout des ennemis. Exit donc le sempiternel schéma : ciblage, activation d’une compétence, loot ; ici on enchaîne les packs de mobs de manière dynamique, on ramasse le loot en passant sur les cadavres, on fait des roulades pour éviter les tirs etc. Le tout fonctionne plutôt bien et nous fait furieusement penser à Borderlands.

Malheureusement, ici il n’est pas seulement question d’un quelconque TPS multi mais bien d’un MMO et c’est bien là le soucis. Le jeu n’a, à mon sens, pas beaucoup des qualités nécessaires pour faire un bon MMO. Certes la map est suffisamment grande, certes les quêtes sont nombreuses et les affrontements dynamiques mais où est le social?

Les joueurs ne communiquent pas, ils se connectent, font ce qu’ils ont à faire puis se déconnectent. Vous me direz que cette tendance n’est pas nouvelle et que ça fait déjà bien longtemps que les MMO n’assument plus l’aspect social/politique mais le soucis c’est que les développeurs ne cherchent même plus à changer cela, au contraire, ils l’encouragent. Jouer en solo dans un jeu supposé massivement mulitjoueurs devenant alors la norme : déconcertant. Depuis ma première minute de jeu je n’ai pas vu une seule ligne de texte écrite dans le tchat, toutes les quêtes sont faisables seul, l’absence d’artisanat engendre forcement une absence d’échange de matériaux entre les joueurs et donc une absence supplémentaire de communication. Pas besoin non plus de communiquer pour créer un groupe afin de faire une instance, le jeu le fait pour vous. Tout ceci contribue alors à rendre le monde de Defiance complètement vide, sans vie, nous ramenant par la même occasion à nous poser toujours la même question : à quand le retour d’un vrai grand MMORPG ?

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Tomb Raider : Un nouveau départ réussi.

Samedi 16 mars 2013 à 20:26

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Après quelques années de patience, Lara Croft signe enfin son grand retour. Ce dernier épisode prend la forme d’un bon gros reboot qui vous met aux commandes d’une toute jeune et frêle miss Croft qui après s’être échouée sur une île inhospitalière, devra apprendre à survivre face à une faune dangereuse, des hommes armés jusqu’aux dents et des morts vivants samouraïs, gardiens d’un culte ancestral. Avec cet épisode les développeurs veulent répondre à une question très simple, que tous les joueurs fans de l’aventurière se posent : comment et pourquoi Lara Croft est devenue Lara Croft.

Le jeu sonne donc comme un nouveau départ pour la série et propose un bon nombre de changements qui raviront (ou pas) les joueurs. Le changement le plus marquant étant l’abandon d’un gameplay centré autour des énigmes, pour se concentrer sur un tout autre aspect : la mise en scène, le spectacle visuel. Exit donc l’ancienne formule, ici les développeurs sont allés piocher un peu partout pour nous livrer un jeu multi-facettes proposant des gunfights de qualité, une histoire intéressante et rythmée, des graphismes superbes et surtout une héroïne charismatique, vivante et humaine.

Ci-dessous retrouvez le reste de mes impressions dans mon test, ainsi qu’une courte vidéo de gameplay.

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Brutal Legend : Beat’em all sauce Heavy Metal

Jeudi 28 février 2013 à 21:23

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Un peu plus de trois ans après sa sortie sur console, le petit dernier du studio Double Fine (Psychonauts) est enfin disponible sur PC et cela à petit prix (18.99 euros). Le jeu vous met aux commandes d’Eddie Riggs, heavy métalleux qui, après être mort, écrasé par le décor d’une scène de concert, ressuscite dans le monde du heavy metal. Vous devrez alors lever une armée pour libérer l’humanité de l’emprise de l’infâme démon Doviculus.

Au fil du jeu on découvre que Brutal Legend se révèle tout à fait excellent et cela à tous les niveaux. Graphiquement le jeu n’est pas un maître étalon mais il affiche de jolies choses, le character design est très réussi et les références à la culture rock sont omniprésentes. On notera tout particulièrement le gardien du heavy metal qui est représenté et doublé en jeu par Ozzy Osbourne en personne. Le doublage du héros, Eddie Riggs, est lui aussi tout à fait excellent puisque c’est le génial Jack Black (Tenecious D) qui s’y colle, rendant chaque phrase, chaque réplique savoureuse et mémorable.

Pour ce qui est de son côté beat’em all, le titre s’en sort très bien et propose des combats intenses, rythmés et variés grâce à la diversité des ennemis proposés et à la multitude de pouvoirs dont le héros dispose.

Si vous aimez l’humour, le beat’em all et Jack Black, foncez ! La vidéo ci-dessous, est un petit condensé qui vous permettra d’avoir un aperçu des combats et des cinématiques, toujours pleines d’humour.

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Crysis 3 : Rien de nouveau sous le soleil.

Samedi 23 février 2013 à 21:57

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Ici, il ne sera pas question d’un test mais plutôt d’un petit retour rapide sur mes quelques premières heures de jeu sur Crysis 3. Le jeu vous propose une nouvelle fois d’incarner Prophète, oui oui Prophète, le mec qu’est mort au début de Crysis 2. Votre mission : éliminer la menace alien et les mercenaires du CELL, organisation para-militaire qui contrôle désormais toute la zone dévastée de New York.  Le scénario est donc déjà-vu et vous aurez vite fait au fil de votre périple de ne plus trop y prêter attention.

Pour tout le reste, c’est un peu pareil, rien de nouveau sous le soleil. On se retrouve avec un Crysis 2.5, qui ne propose aucune innovation majeure hormis quelques petites nouveautés sympathiques comme l’arc, nouvelle arme bien jouissive, et la possibilité d’upgrader votre combinaison pour améliorer vos capacités surhumaines. Notons également l’introduction du système de HACK, qui vous permettra de pirater les tourelles et de les retourner contre vos ennemis.

Pas besoin de se voiler la face, ce dernier épisode est avant tout, et comme toujours avec Crytek, une vitrine technologique pour leur moteur graphique. Moteur qui, soit dit en passant, affiche toujours des environnements absolument superbes.

Ci-dessous, un retour en vidéo et une petite séquence de gameplay.

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Alien Colonial Marines : tout ça pour ça.

Jeudi 21 février 2013 à 23:38

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Depuis 2007, Alien Colonial Marines n’a cessé d’être repoussé, aujourd’hui nous pouvons enfin mettre les mains dessus. Le jeu se passe juste après Alien 2 et vous met aux commandes de Winter, un marines qui est envoyé sur l’USS Sulaco pour découvrir ce qui est arrivé à son équipage. Il se rendra vite compte que le Sulaco est désormais la possession de la compagnie Weyland Yutani qui souhaite plus que jamais étudier les xénomorphes. Votre périple vous amènera également à parcourir les restes de la colonie Hadley’s Hope. Colonie qui, je le rappelle, est censée avoir été atomisée à la fin d’Alien 2… oui le scénario n’est pas bien cohérent mais ce n’est pas le pire, loin de là.

Déjà, on se demande ce qui est arrivé aux graphismes. J’invite tous les curieux à regarder les screens et vidéos présentés il y a quelques années et faire la comparaison avec la production actuelle. On est à mille lieux de la qualité de ce qui avait été montré. Comment les developpeurs en sont arrivés à ce résultat ? Aucune idée, mais le résultat est des plus déplorables. Pour être tout à fait franc, ça pique carrément les yeux ! Rajoutez à tout ça des cinématiques affreuses, un doublage ridicule, des bugs à foison et vous obtenez le pire jeu tiré de la licence depuis de très nombreuses années.

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On retiendra néanmoins quelques points positifs comme les musiques, tirées des films, qui sont toujours superbes. Mais aussi quelques moments plutôt sympathiques comme le passage dans les égouts de la colonie de Hadley’s Hope où vous devez survivre seul, sans arme, poursuivi par une multitude de monstres voraces.

Bon, pas besoin de continuer d’avantage, le jeu est clairement un gros ratage. D’ailleurs on notera pour finir que Gearbox n’a pas cessé de nous entuber depuis le début du développement puisque que ce ne sont pas réellement eux qui ont developpé le soft. Effectivement, ils ont tout sous-traité à d’autres studios. Des studios comme notamment Timegate Studios, ceux à l’origine du très mauvais Section 8, qui ont du mettre au point  la campagne solo en moins de 5 mois. Ca en dit long quant à la qualité finale du titre.

Pour compléter mon pavé, voici mon vidéo test ainsi qu’un petit TOP 3 des bugs d’Alien Colonial Marines.

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Y’a pas si longtemps de ça j’avais rédigé un article sur la saga Dead Space et sur la crainte de voir toujours plus la licence sacrifier son côté suvival horror pour l’action à outrance. Eh bien, ce jour est arrivé avec le troisième épisode de la série.

Grand fan de la licence, je me suis naturellement jeté sur le jeu. Car malgré toutes les craintes que je pouvais avoir, je ne pensais pas que les dégâts seraient aussi importants. Dans Dead Space 2 les développeurs avaient déjà cédé du terrain à l’action mais pas à ce point. Ici, ils ne prennent même pas la peine de cacher leur intention, puisque dès la scène d’introduction nous sommes balancés au milieu de l’action avec une mitraillette, sa bite et son couteau, prêt à défourailler du necromorphe.

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Le jeu, même s’il propose toujours quelques passages horrifiques, finit donc la manœuvre commencée dans le deuxième épisode, et non content de ça, il trouve par la même occasion le moyen de se “casualiser”. Ici, plus question de devoir gérer ses munitions minutieusement car  il n’ y a plus qu’un seul type de munitions compatible avec toutes les armes. Plus besoin non plus de s’embêter pour les points de sauvegardes puisqu’il n’y en a plus (vive les checkpoints) Et pour couronner le tout, les développeurs ont eu la bonne idée de rajouter des armes complètement surpuissantes, je pense notamment au lance-sondes que l’on débloque à la moitié du jeu et qui transforme votre périple en voyage de santé ; ou aux armes de CAC, qui rendent les bestioles inoffensives ou presque : un coup au CAC et elles sont OUT. Et enfin, que dire des affrontements contre les humains (armés), complètement ratés et ennuyeux.

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Le scénario ne rattrape rien puisque durant les 3 premiers quarts du jeu, il n’évolue pas et s’articule simplement autour d’un triangle amoureux. Celui entre Isaac , Eli et Norton, le nouveau petit copain d’Eli. Issac étant jaloux de la relation qu’Eli entretient avec Norton et Norton suspectant Isaac de vouloir la récupérer : tout simplement ridicule et pathétique. Rajoutez à cela le fait que le grand méchant, le chef Unitologue, est caricatural à souhait et vous obtenez le pire scénario que la saga ait connu.

Il y a quand même quelques bonnes choses. Le moteur graphique qui, bien que commençant à être vieux, affiche toujours de très belles choses et l’ambiance ainsi que les bruitages sont toujours très bien travaillés. Là-dessus les petits gars de chez Visceral Games excellent, comme à leur habitude.

Là où ce dernier épisode aurait dû magistralement clôturer la trilogie, il se révèle être en contradiction constante avec l’esprit même de la saga. En somme, ce n’est pas un mauvais jeu, c’est simplement un mauvais Dead Space.

J’ai réalisé un vidéo test sur le jeu. N’hésitez pas à laisser des commentaires :)

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SMITE : du renouveau dans le MOBA.

Vendredi 1 février 2013 à 15:16

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Le MOBA est en pleine expansion depuis plusieurs années maintenant. Aujourd’hui c’est même ce qui se joue le plus en compétition. Les récompenses des tournois n’étant d’ailleurs pas innocentes à cela, puisque dépassant souvent plusieurs centaines de milliers de dollars. On se rappelle de Valve qui, en 2011, avait organisé un tournoi international pour Dota 2, qui proposait alors un gain de plus d’1 million de dollars !

Plusieurs gros poissons sont désormais présents sur le marché. On pense bien évidement à League of Legends, Dota 2 ou dans une moindre mesure, Heroes of Newerth. Ces trois se partagent la majorité de la communauté et laissent peu de place aux nouveaux arrivants. Car oui certains tentent de se payer une part du gâteau mais avec peu de succès. Electronics Arts avec Warhammer Online : Wraith of Heroes ou Warner Bros Games avec Guardians of the Middle Earth (univers du Seigneur des anneaux). Mais aucun n’arrive réellement à s’imposer. Car il faut bien l’avouer, le genre du MOBA, bien que jeune est déjà bien rouillé. Il n’évolue pas, tous les jeux se suivent et se ressemblent. Pour percer, la meilleur solution est peut-être alors de faire preuve d’originalité. Certains s’y risquent : Awesomenauts en proposant un MOBA en 2D et aujourd’hui SMITE en proposant une vue à la 3ème personne.

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Passé en béta test ouverte depuis un peu moins d’un mois, le jeu est developpé par les gars de Hi-Rez Studios, à l’origine de Global Agenda, mais surtout de Tribes Ascend. Pour leur nouveau jeu, il tente donc de se tailler une part du gâteau dans le monde du MOBA en y introduisant une nouvelle perspective : une vue à la 3ème personne. Il faut bien avouer qu’au début on aura un peu de mal à s’y habituer mais passées quelques heures de jeu, tout rentre dans l’ordre et on prend beaucoup de plaisir à enchaîner les parties. Pour se différencier de leurs concurrents, les développeurs ont également voulu donner aux joueurs un large choix de modes de jeu. Mais les amateurs de MOBA, auront vite fait de se reporter sur le mode classique Conquest, bien connu de tous où il faut simplement progresser sur la carte en détruisant les tours puis  le minotaure ennemi. Minotaure qui joue dans SMITE le rôle de Nexus. On notera aussi deux petits changements dans le gameplay: il n’est pas nécessaire de donner le last hit pour gagner l’argent d’un creep et il n’est pas non plus possible d’empêcher l’adversaire de gagner en lvl en faisant du dismiss (tuer nos propres creep).

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Pour ce qui est du modèle économique, le jeu prend la voie d’un LOL. C’est à dire que vous pourrez acheter les héros et les skins avec de l’argent réel mais aussi grâce aux points que vous aurez gagné en jouant. Néanmoins, une chose intéressante est que vous pourrez aussi louer les héros. Ce qui vous coûtera alors 150 points de favor. Sachant que le prix d’un héros est de 5500 points de favor, la location est donnée.

Aujourd’hui, après de nombreux mois de beta, la sortie du jeu se rapproche et les développeurs semblent plus que jamais croire en leurs chances. Les mises à jour sont régulières, de nouveaux héros sont constamment ajoutés et surtout la communauté semble s’agrandir chaque jour. Je ne peux donc que vous conseiller de laissr sa chance à ce nouveau MOBA. L’essayer c’est l’adopter.

Mon vidéo test/présentation, pour ceux qui ne veulent pas perdre de temps à lire mon pavé.

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Ace of Spades : bon concept mais jeu raté.

Vendredi 25 janvier 2013 à 20:37

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Fin 2012, les petits gars de chez Jagex sortent Ace of Spades, jeu qui devait alors arriver à combiner deux gameplay : celui de Minecraft et celui d’un fps classique. Dans les faits il n’en est rien, l’aspect Minecraft/construction étant complètement amputé de tout intérêt par les mécaniques même du jeu.

Effectivement, à quoi bon pour le joueur de creuser des tunnels pour contourner l’adversaire quand celui-ci peut simplement utiliser son jetpack pour mener des manoeuvres bien plus efficaces et surtout bien plus rapides à effectuer. C’est la même chose pour le joueur qui défend : pourquoi s’embêter à construire des fortifications quand l’adversaire n’a qu’à simplement faire usage de ce fameux jetpack pour les contourner ?! Rien ne pousse donc les joueurs à profiter de l’aspect destruction/construction et on se retrouve au final, avec un simple fps sans sensations, moche (normal vu le style graphique) et sans intérêt.

Pourtant, il aurait été facile d’encourager la construction. Notamment par exemple, en proposant en début de partie, un temps dédié à la mise en place de défenses ou simplement en bannissant le jetpack du jeu. Une autre petite chose qui aurait pu motiver les joueurs était de démocratiser à toutes les classes, l’espèce de canon mineur qui permet en un seul projectile de façonner un long et beau tunnel. Ceci aurait ainsi permis de ne pas casser le rythme apporté par l’aspect fps mais surtout d’encourager les initiatives intelligentes utilisant tout le potentiel des maps.

Vous l’aurez compris, le jeu est fondé sur un concept intéressant et novateur mais qui se révèle être définitivement mal exploité par les développeurs.

On oublie et on désinstalle.

Mon test vidéo en fin d’article pour les intéressés. A savoir que je suis encore à moitié débutant dans le domaine du vidéo test et que je suis donc ouvert à toutes les remarques pertinentes qui pourraient m’aider à progresser.

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Il n’y a pas si longtemps, j’ai découvert que les jeux de simulation comme Farming Simulator se vendaient très bien, certains se vendant aussi bien voire mieux que des jeux comme Battlefield ou Call Of Duty. A titre d’exemple, le fameux Farming Simulator s’est écoulé à plus de 2 millions d’exemplaires l’année dernière, ce qui est tout bonnement énorme pour un titre aussi médiocre et sur lequel, Astragon, le studio de développement, n’a pas vraiment communiqué.

En découvrant ça, je me suis mis en tête de jouer à l’une de ces simulations. Pour faire les choses bien j’ai décidé de prendre ce qui se fait de mieux dans le milieu, ou en tout cas ce qui est présenté comme tel. Suivant donc l’avis de Dharn, un testeur de JeuxVideo.com qui est condamné à toujours tester des jeux de merde (y’a qu’à voir les jeux qu’il teste), je me procure le dernier épisode de la série Euro Truck. Il lui a quand même foutu un 16/20 le bougre, une valeur sûre j’vous dis !

Passé l’installation et arrivé sur l’écran de création de notre personnage on peut déjà commencer à supputer sur la qualité du titre : des menus au design limité et affreux, des options de personnalisation à la marge, et une musique digne du pire des années 80′. Une fois en jeu, ça ne va pas mieux. Le jeu n’est pas très beau et en plus il se paye le luxe de ne pas être optimisé. Il y a des bugs, mon préféré étant celui où mon camion reste coincé dans un pauvre trottoir. Et surtout, le gameplay se résume à une seule chose : charger le camion, rouler jusqu’à la destination et décharger. En même temps on ne peut pas vraiment s’attendre à autre chose, c’est une simulation de camionneur après tout. A savoir également qu’après avoir fait plusieurs missions de courtage, on peut créer son entreprise et la gérer. Je n’ai pas eu assez de courage pour aller aussi loin, vous ne m’en voulez pas j’espère ?

Une fois le jeu définitivement désinstallé, j’avais au moins compris où était passé le budget communication du jeu : dans les poches de Dharn (le testeur de JV.com) bien sûr, sale vendu !

Pour ceux qui ne savent pas lire, voilà mon retour en vidéo sur le jeu.

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Sorti en octobre, 2012, le jeu vous met aux commandes de Lucius, petit garçon aux pouvoirs surnaturels, animé par un seul but : tuer ceux qui l’entourent. Ceci afin d’assouvir le besoin en âmes fraîches de son père qui n’est autre que Lucifer en personne. Pour ce faire le petit diable aura à sa disposition plusieurs pouvoirs : télékinésie, contrôle des esprits, boules de feu; mais aussi et surtout, son ingéniosité. Car ici, il n’est pas question de tout faire cramer autour de soi, il faut tuer mais discrètement. Vous devrez donc pour ça utiliser le manoir et les objets qu’il contient à votre avantage et camoufler en accident chacun des meurtres que vous occasionnerez. Par exemple, l’une de vos missions consistera à tuer un homme qui fume. Comment faire ? Simplement en lui volant son paquet de clopes, en dévissant une vis d’une gazinière et en attendant que le malchanceux passe par là et décide de l’utiliser pour s’en allumer une. Rapide, précis et sans bavure.

Sur le papier le jeu semble donc très alléchant : vaste aire de jeu, graphismes agréables, pouvoirs démoniaques; mais on se rend vite compte qu’il n’en est rien et que le titre manque cruellement de finition et de profondeur. Effectivement à la différence d’un Hitman par exemple, le choix de  la meilleur façon d’abattre sa cible n’est pas laissé aux joueurs . Pour chaque mission vous n’aurez qu’une seule option, celle préalablement définie par les développeurs, un comble ! A quoi bon proposer une grande zone de jeu si c’est pour autant limiter le joueur ?! Pas question donc d’éclater la  tête de tatie Véronique avec le chandelier ou de pousser mamie Bernadette dans les escaliers, vous devrez faire comme le jeu en a décidé, pas le choix.

Que reste t-il donc ? Une ambiance malsaine qui donne envie de continuer et des assassinats qui, malgré le non choix donné aux joueurs, sont toujours sympathiques à mener à bien. Ces deux choses rattrapent un peu le tout et rendent le périple pas si mauvais que ça au final même si on aurait préféré plus d’efforts de la part des développeurs qui se contentent, pour leur premier jeu, du minimum syndical.

En bonus voici deux vidéos, la première est le vidéo test que j’ai réalisé pour l’occasion et la deuxième est une courte session de gameplay :

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