Project Mayhem

Chaos, confusion et philosophie allemande le blog de shinoda.

Je n’ai pas de grands antécédents en matière de versus fighting, le premier jeu du genre auquel j’ai joué c’est Mortal Kombat sur SNES. Lorsqu’ensuite, j’ai eu une 3DO, mon père avait acheté Super Street Fighter II, sur lequel je m’esquintais les pouces afin de faire de simples shoryuken. Je ne prenais d’ailleurs que Ken.

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Tu veux du Ken complètement craqué ? Le combo à 3:55, je m’en remets pas.

J’ai ensuite laissé tomber le genre parce que je me suis mis à CS 1.6, qui m’a pris 10 ans de ma vie. C’est lors de la sortie de Street Fighter IV sur PC que j’ai repris de l’intérêt pour les jeux de baston. À ce moment là, je jouais avec ma manette Playstation 2 branchée en USB, toujours avec Ken. Je ne connaissais pas encore toute la profondeur du jeu, toutes les considérations techniques liées aux coups spéciaux et combos. Je ne jouais qu’en local alors j’ai vite abandonné l’idée d’y jouer, mais jamais celle d’un jour l’acheter. Sur le channel IRC de l’élite des nofragés, de braves gens tels que mess_ ou Spam_One s’y étaient mis sérieusement, ce qui a ravivé ma flamme. On m’a donc passé une clé (GFWL, aucun contrôle, hyper bien..) pour jouer sur le live PC et là j’ai compris ma douleur : ça dose à BALLE. Les mecs sont déjà rodés et la marge de progression est immense.

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La vidéo qui donne des frissons, à chaque fois

J’ai alors pris connaissance des mécaniques dont je n’avais pas conscience jusqu’alors : les frames (essentiel à comprendre pour les combos), la différence entre chain/link/target combo, et bien d’autres choses que je ne soupçonnais pas. Je me suis alors mis à regarder des casts commentés de matchs entre progamers, par Ken Bogard qu’on ne présente plus, et j’ai vite repéré un petit japonais qui me vendait du rêve : tokido. Certes daigo était déjà ultra connu, mais Ryu était surjoué et je ne voulais pas enchainer des mirrors. J’ai donc choisi Akuma (gouki en jap), sans doute le perso le plus agressif et le plus dur à maitriser. J’ai  commencé l’entrainement l’été dernier, après avoir assisté au Stunfest 2010 à Rennes, pendant lequel j’ai pu voir jouer mon “idole”. Après l’acquisition d’un fightpad Madcatz, j’ai vraiment souffert pendant les premières semaines de jeu, les combos très dur à exécuter, le pif constant, bref il faut se faire violence. En octobre dernier, je m’achète un stick arcade, qui me fait quasiment revenir à zéro. Mais la machine est lancée, je commence à maitriser les combos, les phases, le pressing. C’est maintenant une drogue, et il m’arrivait parfois tous les soirs de faire des loop en trainning mode pour imprimer dans mon cerveau le timing des combos. Aujourd’hui, après 7 mois de jeu, je ne suis pas devenu godtier et je peine à dépasser les 5000 BP avec mon gouki.

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Le “vortex” de gouki en action

Super Street Fighter IV est maintenant ultra joué, et l’Arcade Edition arrive le mois prochain sur console et en juillet sur PC. Donc si cela tente certaines personnes qui me lisent, je créerais un thread sur wefrag pour qu’on s’échange nos gamertags et pourquoi pas, faire des tournois.

A noter que dans ma merveilleuse ville, Rennes, est organisé tous les ans le Stunfest, festival de jeux vidéo avec animations et tournois de jeux de baston pour lequel je suis bénévole. Des mecs du monde entier viennent tous les ans : on a eu tokido l’année dernière et cette année, daigo et Justin Wong il y a 3 ans, MOV (dieu de la 2D sur third strike) et d’autres célébrités. Donc si le milieu vous intéresse, n’hésitez pas à y passer, c’est devenu incontournable.

Liens

Hit Combo - Site français de référence sur le versus fighting. Actualités et guides complets.

Ken Bogard - Commentateur français, très technique, mais très instructif. Des milliers de casts sur son channel youtube.

EventHubs - Les guides d’EventHubs sont devenus des références pour bien débuter, même si ils manquent parfois d’exhaustivité sur certains persos (au besoin, voir les forums de Shoryuken)

3 Hit Combo - Association organisatrice du Stunfest ainsi que de rankings sur Rennes. Si vous êtes du coin, n’hésitez pas à vous manifester, ça dose GRAVE en Bretagne.

Le crabcore, la honte n’a plus de limites

Jeudi 2 décembre 2010 à 2:16

Je suis désolé, d’avance, mais avec ce que j’ai pu découvrir cette année, je me devais d’en parler encore. Pour faire suite donc à mon billet de l’année dernière (une lecture s’impose pour ceux qui viennent d’arriver), je m’en vais vous conter tous les monstres que le genre a pu enfanter. Je tiens à préciser une chose : aucun de ces groupes ne joue la carte du second degré. Aucun.

Autre chose : je sais que vos oreilles saigneront, mais tenez jusqu’au bout des clips.

Attack Attack! Le début de la fin

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On les connait très bien (enfin, ça dépend), c’est eux qui ont lancé la mode, je vous en ai déjà parlé mais le vidéo Youtube a été supprimée sur mon ancien billet. Je reposte donc ici une version Vimeo en HD mon cul, pour ne pas louper une miette du clip par lequel tout n’aurait jamais du commencer.

http://www.vimeo.com/5226344

On pensait que le phénomène était isolé, que personne d’autre n’oserait être ridicule à ce point, à mêler metalcore et dance/trance le plus sérieusement du monde. Mais ce n’était que le commencement… (ouais, j’ai été scénariste de Lost)

Asking Alexandria : l’Angleterre n’est pas épargnée

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Parce qu’il n’y a pas que les Etats-Unis dans la vie, ces spermatozoïdes égarés nous viennent d’Angleterre. On remarque dans le clip une très grande symbolique : une tasse de café qui se casse en slowmotion, beaucoup de sable sur la crash du batteur, on est clairement dans la thématique du développement durable. Les cheveux noirs, les mèches, les slims, les t-shirt avec col en V et les tatouages, nos petits britanniques remportent l’achievement “on essaie de se faire passer pour des gros coreux alors qu’on est complètement emo”.

C’est vide, il a bien sur un passage émotionnel avec du chant clair dégueulasse et EVIDEMMENT une fin clubbing.

http://www.vimeo.com/8271826

Helia, l’enfant que l’Italie n’aurait jamais voulu avoir

(alors là j’ai pas de logo, désolé pour la gêne occasionnée que j’imagine colossale)

Alors là, ces mecs jouent carrément la carte de l’eurotrance, avec un clavier dégueulasse omniprésent sur tout le morceau. Mais c’est toujours le clip qui est priceless : le chanteur avec ses lunettes de soleil, le guitariste petit gros au chant clair homosexuel pour les passages mélodiques et un scénario au combien émouvant. Je veux pas spoiler mais à la fin, le mec se suicide juste quand sa meuf entre alors elle est complètement triste et ne sait plus quoi faire avec ses piercings.

http://www.vimeo.com/9154420

En bonus, leur cover dégueulasse de Alejandro de Lady Gaga, qui me ferait aimer l’original :

http://www.vimeo.com/15952028

See My Fatal Trace, la honte ultime du Mexique

Même le Mexique s’y met, c’est dire. Et là, c’est du lourd, tellement c’est merdique. Le son est A CHIER, les fausses moshparts sont complètement ridicules et je ne parle pas de la voix claire toujours autant auto-tunée. A noter que le chanteur est un sosie de Florence Foresti et qu’il “chante” en…espagnol.

C’est vraiment horrible.

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Abandon All Ships, les poids lourds, juste incroyable

Ma dernière découverte (grâce à l’article de Morgane Falaize, que je vous conseille vivement de lire), je n’ai jamais autant ri devant des clips. Des canadiens cette fois, issus du même label que Attack Attack! (Rise Records), d’où les moyens financiers concédés pour ces clips d’un potentiel encore jamais atteint. Il n’y a plus de demi mesure, c’est du crabcore assumé, toujours aussi sérieusement. La scénographie est réglée au poil de cul, ils posent tous leurs pêches à l’unisson. A noter le headbanging très particulier, avec ce mouvement de tête ultra rapide tous les deux temps, histoire de bien se casser la nuque.

http://www.vimeo.com/13014309

Mais c’est dans le second clip que le groupe montre toute sa puissance. Lady Gaga est passée par là, c’est certain, on se croirait sur NRJ12. On dépasse ici les limites du genre. Les limites de la honte. Mais merci de me faire tant rire.

http://www.vimeo.com/15608121

Des gens aiment ça. Beaucoup de gens.

L’histoire d’une photo

Samedi 9 janvier 2010 à 1:56

J’avais repéré une impasse, dans une rue qui partait en pente d’une place bien connue de Rennes, la place Saint Anne. Je passais tous les jours devant, mais c’était à chaque fois le soir, quand je rentrais de l’université des communistes, que la nuit et les lumières la rendaient inquiétante. J’ai toujours su que ca ferait une bonne photo, mais je me disais qu’une simple ruelle n’allait pas être assez pour sortir un bon cliché.

J’ai mon reflex à Noêl 2008 : après plusieurs mois à m’être intéressé à la théorie (ouverture, vitesse, expo, profondeur de champ etc.) je pouvais enfin aborder la pratique. C’était un mercredi, le 14 janvier 2009. Je m’en souviens bien, je ressortais d’un cours de “Numérisation et savoirs” qui finissait à 20h. J’avais amené mon appareil, car j’étais à l’affut de la moindre image. A peine sorti du métro, au lieu de me précipiter chez moi, je vais en quête du cliché que j’ai en tête depuis plus d’un an sans avoir pu le faire. L’impasse est là, avec quelques vieux pavés disséminés en désordre sur les premiers  mètres. Je sors mon reflex, me dit que bordel, ca aurait été mieux avec un trépied. Je suis sur la route, la rue descend mais l’impasse est droite, normal. Je visualise la scène dans le viseur, mais n’arrive pas à prendre de photo car des voitures me gênent.

Ma copine m’appelle, me demande quand est-ce que je vais la rejoindre pour manger, je lui dis que j’ai fait un petit détour et que je repasse par chez moi avant d’aller chez elle. En lui disant ça, je vois arriver par ma droite une bonne sœur. Elle s’engage dans l’impasse. Voila ce qu’il me faut. J’écourte rapidement ma conversation téléphonique, je prends mon appareil, je vise en portrait. Il me faut une profondeur de champ relativement grande, je décide donc de fermer le diaphragme à f/8.0, je suis donc obligé de monter à 1600 ISO. Même avec la stabilisation intégrée à l’objectif, je n’ai qu’une très faible vitesse. La bonne sœur marche, bien en centre, j’ai peur qu’elle disparaisse sur un des côtés. Je suis sur la route, j’oublie un peu que je suis en pente par rapport à l’impasse. J’ai une demi seconde de temps de pause, je prends ma respiration en faisant attention de rester bien stable, je ne peux pas me permettre une photo floue.

CLAC

Ça vous est déjà arrivé…

Dimanche 3 janvier 2010 à 0:11

..d’oublier le code de votre carte bancaire ?

C’était il y a un peu plus d’un an, pendant l’été 2008, j’allais voir Wanted au ciné avec un pote et nous nous sommes arrêtés un peu avant à une banque quelconque pour retirer de l’argent. Je glisse la carte dans la fente et au moment de composer mon code…trou noir. Le black-out total. Je ne connais plus mon code. Même pas une bribe de souvenir. J’ai eu soudain ce que pensais être un éclair de lucidité, je commence à composer une série de 4 chiffres, mais non. Plus que deux essais. Je change le dernier chiffre. Toujours pas. Je suis persuadé d’être sur la bonne voie, ma lucidité étant devenue surplus de confiance en soi. Je tente une nouvelle combinaison.

Je n’ai pas revu ma carte bleue BNP Paribas, qui s’avérait être verte.

J’ai pendant toute la soirée tenté de me remémorer ce code, je n’arrivais pas à m’en souvenir. Je vais à la banque le lendemain matin à l’ouverture, m’arrange pour récupérer ma carte qui est dans le ventre de la machine à biftons, ca m’évitait d’attendre plusieurs semaines avant qu’on me la renvoie. Le soir, rentrant d’une soirée quelconque (à l’image de mon existence), je passe à coté d’un distributeur, et c’est le flash. Une image mentale de mon code m’apparait, surgissant du néant. Je tente, ça marche. Comment ai-je pu oublier pendant une journée ce que j’ai du composer des centaines de fois jusque ?

Cela restera toujours un mystère.

Post-rupture

Lundi 28 décembre 2009 à 0:49

Cela fait quelques semaines, on avait emménagé ensemble mais bien trop tôt (à peine un an) , résultat des courses : je dois me barrer, elle garde l’appart parce qu’elle a la flemme de déménager, mais pas forcément les moyens de rester. Je vais pas rentrer dans les détails, je ne poste pas pour ca.

C’est ma toute première copine et j’en suis dingue, devoir la quitter signifie pour moi la fin d’une ère. Une erreur “classique” (à ce qu’on a pu me dire) que j’ai faite est celle de m’être focalisé complètement sur elle. Résultat, je suis sur Rennes, je n’ai pas de potes, juste des connaissances de fac. Je vais me retrouver tout seul dans un appart avec des études que j’aime plutôt bien mais qui ne me prennent pas énormément de temps et un taff que je déteste, mais qui permet de me faire, avec le reste, un smic en tant qu’étudiant boursier échelon 6.

Comment vous faites pour gérer ca ? Faire en sorte de ne pas penser à elle chaque seconde et à quel point elle peut être heureuse sans moi. Surtout quand vous vous êtes fait larguer et que vous êtes encore fou amoureux d’elle. J’arrive juste pas à envisager mon avenir, je n’ai plus aucune perspective. Je m’ennuie et déprime pas mal chez moi, je déprime au taff et je glande à la fac. Je crois pas que ce soit idéal pour se remettre d’une rupture, surtout la première.

Fallait l’enculer ?

Le crabcore

Jeudi 8 octobre 2009 à 18:06

Flânant ça et là à la recherche d’une nouvelle expérience musicale  à base de cris et de chants larmoyants, je suis tombé sur le site d’un label américain, Rise Records, de “post hardcore/emo” (vu que tous les groupes emo actuels se réclament du post hardcore, ca fait plus vénère). Les noms de groupes étant par exemple For The Fallen Dream ou From First To Last (les fameux), on sait direct à quoi s’attendre.

Mais j’ai trouvé la perle, un groupe qui ne connait pas la honte, qui repousse les limites du cliché. Une grande tendance actuelle dans les groupes de metalcore, c’est d’inclure des passages mielleux à base de chant clair homosexuel, l’exemple typique étant un groupe comme The Devil Wears Prada, avec un guitariste qui a oublié de muer. Mais là, le ridicule atteint des sommets ici avec Attack Attack! Trêve de mots, passons à la “”"”musique”"”" (tenez jusqu’au bout) :

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En bref : une scénographie totalement inédite qui imite nos amis les crabes, un chant clair qui pue l’auto-tune à plein nez, une blonde moche qui passe le clip à tourner la tête et…et…je ne peux gâcher la surprise, un énorme WTF à 2:46, si vous avez pu tenir jusque là.

Attack Attack! incarne exactement la déviance que représente toute cette ribambelle de groupes à mèches qui se ressemblent tous en voulant jouer sur tous les tableaux. Des passages pseudo-heavy pour attirer les hardcoreux et du chant clair insupportable pour pouvoir se taper des jeunes filles en pleurs pendant après les concerts. Non, très peu pour moi.

Bonuske :

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Crabcore sur Encyclopedia Dramatica

PS : vous pouvez aussi vous en foutre et encourager Linkinito au suicide.

[Film] Cashback

Dimanche 31 mai 2009 à 2:27

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Je viens de mater Cashback. Un film (trop?) conceptuel de Sean Ellis, un newcomer qui a aussi réalisé The Broken, que je n’ai pas encore vu. J’ai beaucoup aimé. Tous les films avec une narration en voix-off gagnent d’office 50% de mon adhésion de toute façon. Ça parle d’un jeune post-adolescent, étudiant en art, qui vient de se séparer de sa copine. Il devient insomniaque, mais au lieu de tomber dans la schizophrénie et créer un club de boxe clandestin, il préfère bosser dans une supérette de nuit et déployer son imagination dans ce nouveau microcosme.

Cashback

Sean Biggerstaff

La mélancolie qui en ressort est davantage poétique que déprimante. Le lyrisme inhérent à la voix-off donne un sentiment captivant de réalisme, comme si ce mec vivait devant nos yeux. Alors qu’outre-Atlantique, le personnage aurait été un emo suicidaire qui ressasserait son dégout de la vie et du monde (au hasard Stay), on a ici une vision plus réfléchie, moins tranchée des gens et de la vie en général.

Mais à la base, si je parle du film, c’est parce qu’il a accru en moi une peur qui veille depuis presque huit mois. Cela fait presque huit mois que je suis avec ma copine. Ma première copine. J’ai selon moi beaucoup tardé sur le plan amoureux, selon elle pas tant que ça. J’ai passé toute mon adolescence à observer et envier les couples, à me demander ce que ça serait si cela m’arrivait à moi aussi. J’ai fini par désespérer, me dire que ça ne me concernait pas tout compte fait, que c’était la rançon de tout ce temps que je passais devant mon PC à jouer à un jeu aux graphismes d’un autre âge au lieu de sortir et rencontrer d’autres personnes. J’avais tort. Maintenant c’est arrivé.

C’est sur, ça n’est pas long huit mois. On a des hauts et des bas, c’est classique mais il y a toujours la peur de la séparation. Je n’ai pas la prétention de me dire que je suis immunisé contre ce genre de mésaventure. Je n’arrive pour l’instant pas à me faire à l’idée qu’elle pourrait ne plus faire partie de ma vie à partir de n’importe quel moment. Je ne veux pas vivre ça, mais je me dis que c’est inévitable. A tort peut être.

Sinon, matez Cashback, c’est le bien. Contrairement à Powder Blue qui n’a d’intérêt que grâce au cul de Jessica Biel et à la photo assez remarquable.

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Apathy Is A Cold Body

Mardi 26 mai 2009 à 0:46

Le vide. Le néant. L’absence de toute occupation. J’ai finit mes exams. Oui, je suis en vacances. A l’université de Rennes 2, on a été bloqué des mois par les communistes, mais on a quand même fini les partiels la semaine dernière. Avec les rattrapages, je crois avoir eu moins de deux mois de cours dans le semestre, qui est déjà à la base loin de durer six mois.

Il n’est pas très tard, mais assez pour trouver le temps long. Car même si j’ai déjà fini l’année, d’autres bossent. Moi je gagne 650€ par mois juste en étant étudiant. Je ne sais pas ce que c’est travailler, être bien content d’avoir sa paie pour aller s’acheter une GTX 275. Non, j’ai 21 ans et je n’ai jamais travaillé. Mais ca ne saurait tarder.

Je vais sans doute bosser les deux prochains mois pour les radars de Rennes. Et rien qu’en disant ça, je brise le NDA que m’a fait signer l’agence d’intérim. Ma mission consistera à saisir des plaques d’immatriculation et même envoyer du courrier peut être, j’espère en tout cas qu’on aura internet.. On me donne la réponse cette semaine. Je me dis que je préfère ca au MacDo/Quick, le boulot d’étudiant qui m’a toujours repoussé. Surement parce que je suis une feignasse par excellence et que je préférais être à la dèche plutôt que faire un boulot qui ne me plaisait pas.

J’ai “Zombies” de Bret Easton Ellis qui traîne encore dans son sac Virgin Megastore, je ne sais pas pourquoi je n’y ai pas encore touché. J’ai un reflex Canon 1000D qui ne sert pas beaucoup non plus, j’attends d’avoir le trépied. J’ai aussi acheté l’édition GOTY de Morrowind, mais je n’ai pas encore commencé à y jouer. J’attends d’être motivé. Putain je fais qu’attendre que des choses m’arrivent, que des idées me viennent. Être passif, c’est comme regarder une télé éteinte en espérant qu’elle s’allume toute seule.

Pour ceux qui ne me connaissent pas, c’est pas grave, vous n’en avez rien à foutre.