La Complainte du Triste Saxophone

Un nouveau blog sur Wefrag le blog de Sadsax.

Cela va faire bientôt 6 ans que je pratique l’airsoft. Mais six ans dans ce loisir, qu’est-ce que cela représente au final ? Une bonne vingtaine de grosses OP effectuées aux quatre coins de la France, l’organisations de quelques-unes, une bonne cinquantaine de répliques différentes achetées puis revendues pour d’autres caprices, des vingtaines de répliques démontées puis remontées dans le but d’atteindre des performances stables ainsi que dans les normes admises. Deux ans de vie associative au beau fixe, suivies de quatre ans à vadrouiller sur une bonne partie du centre-ouest de la France à la rencontre de différentes associations ainsi qu’à la recherche d’une qui me corresponde.

L’idée de cette série d’article est de faire un rapide bilan sur ce qui me passionne dans l’airsoft, comment j’y suis arrivé, et, notamment dans cet article, comment, je pense, qu’il est idéal de se lancer là-dedans.

Les années passent...

Les années passent.

Avant tout, je me permettrais de rappeler les bases du loisir. Si l’analogie avec le paintball semblerait naturelle, cela peut s’en éloigner sur certains points. En effet, ici aucune trace de peinture, tout se base sur le fairplay et le bon vouloir des participants à respecter les règles. La règle la plus communément utilisée étant que si vous êtes touché, sur une quelconque partie du corps, vous êtes hors du jeu (« out »). De plus, l’esprit de compétition n’est pas forcément une qualité dans ce monde, et jouer pour la gagne absolue peut faire de vous quelqu’un d’assez peu agréable sur le terrain. Dans l’idée, il faut comprendre que chacun est là pour s’amuser, et que si vous passez la journée à « spawnkill » des gens, il est probable que la partie s’achève prématurément, faute que vos adversaires aient trouvé cela inintéressant. Ainsi, je rapprocherais plus, pour ma part l’airsoft d’un jeu d’enfant, Cowboy vs. Indiens, ou Policier/Cambrioleur, avec des plus gros pseudo-flingues et de jolies tenues (ou pas). Mais je reviendrais sur tout cela à l’avenir

Se lancer dans l’airsoft

Une question que les airsofteurs peuvent entendre régulièrement, que ce soit sur les forum ou IRL, c’est comment se lancer dans le loisir et ce qu’il faut acheter pour débuter. La réponse est on ne peut plus simple : RIEN. Il ne faut rien acheter avant d’avoir essayé. Tentez de voir avec les associations de votre région si vous ne pouvez pas venir jouer en vous faisant prêter ou en louant du matériel, voire  ne serait-ce que pour observer (on peut se faire une bonne idée du loisir ainsi que de l’association qui héberge ne serait-ce qu’en étant spectateur ou photographe) et vous saurez alors si vous avez envie de vous lancer là-dedans.

Cela va donc vous amenez à la seconde question, qui revenait à « quel budget pour un débutant ? ». Un budget très basique pour débuter, en se contentant du minimum serait dans les alentours de 150~200€ et comprendrait un lanceur, une bouteille de bbs ainsi qu’une paire de protections oculaires. Si vous pouvez trouver des lunettes correctes à prix honnête en France (des Bollé Cobra par exemple) il vous faudra peut-être faire preuve de plus de recherche pour votre lanceur. Si vous avez aussi peur pour vos dents, un demi-masque grillagé peut être un bon achat, pour 10 à 15€ vous trouverez facilement. La France subissant les prix de 3 sociétés qui verrouillent le marché comme elles peuvent et pratiquent des prix pouvant être rédhibitoires pour les débutants, il faudra ne pas hésiter à se tourner du côté de l’UE (notamment la Pologne, qui compte au moins deux très bons sites que sont gunfire.pl et taiwangun.com) ou de l’occasion (et auquel cas vous pouvez soit faire une très bonne affaire, soit vous la faire mettre en beauté). Dans tous les cas, je ne saurais trop vous conseillez que de vous en remettre à quelqu’un qui connait un tant soit peu le loisirs et qui aura au moins un minimum la notion des prix. Sachez juste qu’un lanceur électrique entrée de gamme et fait en Chine vaut entre 70 et 150€.

Un lanceur, des lunettes, des billes. Rien de plus nest nécessaire !

Un lanceur, des lunettes, des billes. Rien de plus n'est nécessaire !

Une dernière parenthèse concernant les lanceurs, leurs puissances communément admises sont les suivantes : 350fps/0,20g pour de l’automatique, 400fps/0.20g pour une réplique bloquée en semi et 450fps/0.20g pour une réplique à réarmement manuelle (snipers bolt action). Sachant que la plupart des lanceurs chinois sont en général hors de ces normes, il vous faudra soit voir avec le magasin ou vous acheté la réplique s’il peuvent effectuer ce downgrade, soit vous trouver une personne pour le faire avec vous et vous introduire à l’aspect démontage du loisirs. L’occasion peut être une bonne chose aussi, dans la mesure ou vous pouvez trouver des lanceurs déjà downgradés.

Ainsi équipé, vous pourrez majoritairement participer à ce qui se surnomme des « dominicales ». Parties simples en soit, pas de dresscode, scénarios en général peu évolués, mais qui vous permettront de voir le visage quotidien de l’airsoft.

uppix.net

Joueur du dimanche standard : Jean / Tshirt

Le déroulement de la plupart des parties dominicales est assez simple. Vous retrouvez l’association au point de rendez-vous fixé, puis une fois sur le terrain vous vous équipez (charger les répliques, etc…) et passage chrony (optionnel en fonction des gens présents / des répliques. Mais c’est quand même plus carré quand celui-ci est effectué). (Un chrony, pour chronographe, est l’outil permettant de mesurer la vitesse d’un projectile. En recoupant la vitesse et le poids du projectile, on peut connaitre l’énergie développée par le lanceur, en Joule.)

Une fois cela fait, en général, un petit briefing est fait afin de rappeler aux membres et d’expliquer aux nouveaux les règles en vigueur dans l’asso : distances de sécurités, conditions de « freeze » (action de sortir un joueur par la parole dont les conditions peuvent varier du tout au tout : seulement par surprise / systématique si distance inférieur à x / etc…), particularités du terrain (afin d’éviter des accidents pouvant être dû à celui-ci), et dieu sait quoi encore, cela peut varier d’une association à l’autre. Ensuite, vous jouerez probablement des scénarios assez simples qui permettront de créer des échanges (attaque / défense, dernière équipe survivantes, une multitude de scénarios rapides et simple de mise en œuvre et de variantes peuvent exister).

Dresscode = Néant

Dresscode = Néant

Aller plus loin.

Après avoir participer à un certain nombre de partie du weekend avec une (ou plusieurs) association(s), il vous prendra peut-être l’envie de vous investir plus dans le loisir. Le côté « airsoft sportif », tel que je le nomme en tout cas en faisant référence au fait qu’on se limite au plus simple aspect de la chose, en mettant de côté les tenues, et toute possibilité de roleplay : on se contente de se balader sur un terrain en faisant « pan-pan-pan-out », vous lassera peut être, et l’envie vous chatouillera peut être d’aller voir d’autres horizons et vous regarderez alors avec envie des photos d’OP (les Big Games de l’airsoft) dont les thèmes vous parlerons. (ou alors vous aurez juste envie de jouer avec une masse de participants plus importante)

Les OP peuvent en général se diviser en trois catégories (mais chacune peut panaché ces différentes catégories selon le bon vouloir des organisateur), les OP que je nommerais “simples”, les OP milsim (pour simulation militaire, le but étant de se rapprocher au maximum du réalisme via de nombreux moyens : restrictions de munitions, système hiérarchique, etc…) et les OP Airsoft/GN (GN = Jeu de Rôle Grandeur Nature). Je ne m’étendrais pas sur les deux dernières, car cela ne concerne en général pas les gens commençant l’activité, mais j’y reviendrais lors d’un prochain billet.

On peut aussi trouver des pseudo-OP courtes sur un seul jour et en général avec une organisation un peu moindre. Cela peut permettre à des association de préparer des parties scénarisées assez marrantes sur des thèmes un peu déjantés (les classiques étant Noël, Pâques ainsi que Halloween).

Partie Halloween – Si les déguisements étaient présents, le jeu était purement airsoft (aucun roleplay).

Partie Halloween – Si les déguisements étaient présents, le jeu était purement airsoft (aucun roleplay).

Ainsi, les OP « simples » sont les plus courantes. Elles ne demandent en général qu’assez peu d’investissement de la part des joueurs de part un dresscode en général assez facile à réaliser avec ce que vous pouvez utiliser tous les dimanches (camo vs pas camo / vert vs tan / etc…) et pas ou très peu de restrictions (chargeurs hicaps autorisés, de même pour d’éventuelles limitations en bbs généralement absentes) qui pourraient engendrer des frais auprès des participants.

Il ne vous sera demandé que le règlement de la PAF (Participation Aux Frais), et, en général de remplir un formulaire afin que votre présence et votre identité soit confirmée (notions d’assurances, en cas de soucis…).
Les scénarios sur ce genre d’OP sont en général assez simples eux aussi, cela peut aller du Battlefield like durant 8h, à des choses un peu plus spécialisées (missions spéciales pour certains petits groupes, …). Je trouve que ce sont plus des prétextes pour faire des grosses parties du dimanche avec plus de participants, ce qui peut être très bien, mais pour ma part, ce n’est plus ce qui m’intéresse dans l’airsoft depuis plusieurs années.

Dresscode simple - Équipe basée sur les couleurs claires et quelques effets civils.

Dresscode simple - Équipe basée sur les couleurs claires et quelques effets "civils".

Conclusion

Démarrer dans l’airsoft, ne serait-ce que voir si on accroche au loisir, est chose assez simple et peu couteuse. L’étape la plus compliquée au début étant de trouvé une structure sérieuse dans laquelle on se sente à l’aise. Par contre, il faut être méfiant, une fois passé les premières dépenses, et pour peu qu’on accroche, l’airsoft peut être un gouffre financier sans fond (parlez-en à Tinus… Ainsi qu’à moi même).

En toute honnêteté, je ne sais pas si cet article peut réellement donner envie d’essayer l’airsoft… Mais en tout cas, il représente à peu près le parcours que j’ai suivi pendant mes premières années de pratique. C’est un loisir qui m’a passionné très, très rapidement, et j’en suis vite arrivé à y projeter des univers que j’appréciais particulièrement (Stalker par exemple, moyen de faire quelque chose d’honnête pour peu de sous). J’ai au final évolué assez vite vers des façon de jouer que j’ai découverts avec le temps (du semi-milsim, du ww2, du GN ; je reviendrais sur ces trois-là par la suite, mais pour illustrer, voir photos ci dessous), mais tout commence généralement par de l’airsoft tout ce qu’il y a de plus basique.

Tentatives inspiré de Stalker - 2010

Tenue préparée pour un GN Post Apo / Fallout - 2013

Tenue Russe Seconde Guerre - 2014