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Après le jeu coup de coeur Zeno Clash, c’est dire si j’attendais le prochain jeu des esprits tordus de chez ACE Team.

Vous allez maintenant vous rincer l’oeil sur ce trailer et admirer le nouvel univers délirant qu’ils nous ont pondu:

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L’univers est un croisement improbable entre les séquences animées des Monthy Python et les peintures de différentes époques. Pour le moment, tout à l’air génial !

Lorsque je faisais mes classes sur Battle.net (StarCraft, WarCraft), j’avais de temps en temps essayé les mini-jeux fleurissant nommés les “Tower Defense”. Mais je n’étais pas particulièrement amateur, et je ne me serais jamais douté que ces petits passe-temps allaient faire fleurir un genre, tout d’abord surtout dans les jeux flash, et maintenant dans beaucoup de jeux indépendants (Rock of Ages n’est pas indépendant, il est édité par le très sympathique Atlus). En effet, le concept de base permet énormément de variations et il y a un monde entre Plants vs Zombies et Revenge of The Titans. Si bien que certains de ces jeux font maintenant partie de mes jeux préférés (regard dément fixé sur Plants vs Zombies). C’est ainsi que Rock of Ages reprend le principe des petites défenses à placer, mais cette fois-ci on part dans quelque chose de totalement différent: il faut contrôler la partie attaquante avec un rocher géant.

Le concept

Le but est de défoncer la porte du château adverse au bout d’un parcours, et d’ensuite y écraser le chef adverse. La partie se déroule par “tours” de deux phases. La première phase consiste à placer tout un tas de défenses (animaux chargeant la boule adverse, catapultes, barils de dynamite et quelques autres bâtiments) sur le parcours. Puis la seconde phase requiert de prendre le contrôle direct de son gros rocher et d’exploser la défense adverse le plus vite possible pour attaquer la porte du château (ou plutôt, d’éviter de se prendre les obstacles, les bourrins risquent d’y laisser des plumes car le rocher finit par se casser). Pendant ce temps, dans le coin supérieur droit de l’écran vous pouvez voir la progression de la boule adverse qui fait la même chose. Lors d’une chute dans le vide, la boule est rapidement repositionnée à proximité de l’endroit où elle a décroché. Puis une fois la porte touchée, on retourne en mode placement des défenses jusqu’à ce que la nouvelle boule soit prête. Il faut en général moins d’une dizaine de minutes pour terminer un affrontement, et on n’a même pas toujours le temps de placer toutes ses défenses qu’il faut déjà repartir à l’assaut.

En pratique, le mode histoire

Mais voilà, il faut quasiment toujours trois coups pour casser la porte, donc trois tours à éviter relativement facilement les défenses de l’intelligence artificielle tandis qu’elle tombe toute seule dans le vide assez souvent. Puis tableau suivant et nouveau bâtiment. Puis tableau suivant et nouveau bâtiment. J’ai besoin de vous dire ce qu’il y a ensuite ? Les développeurs ont crû bon de rajouter des clefs à collectionner, 3 par niveaux. Qui prolongent un petit peu la durée de vie très courte du jeu, mais surtout parce que certaines clefs sont vraiment frustrantes à avoir. On les voit, elles nous narguent à quelques mètres de hauteur, et il faut s’y reprendre encore et encore jusqu’à bien caler son rebond avec son gros rocher.

Ceux qui privilégient le gameplay sur l’univers risquent donc de bien s’ennuyer d’ici la fin du jeu, d’ailleurs vers la moitié j’en avais marre et je me suis arrêté quelques jours.

En revanche, ceux qui accrochent à l’ambiance et se contentent d’un gameplay simple et répétitif seront aux anges: les petites scénettes qui introduisent chaque niveau sont absurdes et rigolotes, le design et la musique sont très réussis. Néanmoins, le jeu est plutôt rapide et la caméra réglée à des distances précises ne permet pas trop le tourisme photogénique.

Vu le petit prix du jeu, pourquoi pas, à vous de voir au niveau de la balance gameplay/graphismes et la prix/petite durée de vie.

Petite parenthèse sur les boss: il y en a 4, deux étant assez inintéressants, un plutôt pas mal, et le boss de fin, excellent.

Course et multijoueur

Il existe un mode course contre la montre pour les différents tableaux, il est assez facile d’en venir à bout mais ça a le mérite de faire découvrir les raccourcis (certains font gagner quelques secondes, d’autres permettent de plier le tableau en un quart du temps normal) et de s’entraîner pour… le multijoueur !

Arrêtez tout, on recommence. L’IA n’avait aucun intérêt, maintenant vous êtes face à des fourbes. C’est un peu comme les RTS à la WarCraft/StarCraft: il faut trouver des techniques, et cette fois, entre de bonnes mains quelques défenses peuvent rendre un chemin pratiquement imprenable. La première fois, ça fait mal. De même au niveau des raccourcis, ils constituent des points stratégiques que les bons joueurs n’hésiteront pas à exploiter si vous ne les connaissez pas encore. Peut-être que je ne l’ai pas précisé plus tôt, mais de même qu’en solo contre l’IA, les deux joueurs jouent en même temps. Ce qui veut dire que le premier arrivé aura sa prochaine boule de prête avant l’autre. Ainsi, une différence de niveau entre deux joueurs sur un tableau peut devenir un retard absolument impossible à rattraper.

La maîtrise de la boule et la connaissance des tableaux changent tout. Savoir où passer/maîtriser sa boule, quelles défenses sont efficaces à tel endroit, et enfin réagir vite constituent la courbe de skill impitoyable. Quelqu’un qui n’y connaît encore rien sera totalement impuissant et humilié, tandis qu’un joueur expérimenté enchaînera les victoires par anéantissement total. La seule solution: jouer, et apprendre ce que vous font les autres pour le reproduire à votre tour. Et créer vos propres tactiques de fourbe!

En conclusion, le multijoueur dévoile tout le potentiel du titre mais parlera avant tout à ceux qui jouent pour la performance.

Quelques remarques cependant: certains joueurs se plaignent parfois de lag tandis que l’hôte de la partie est avantagé. Peut-être essentiellement quand les joueurs sont distants d’un continent. Pour l’instant on ne trouve pas des joueurs toutes les secondes et il faudra parfois attendre un peu. Le mieux aussi, c’est d’avoir un ami avec qui jouer afin d’en tirer la substantifique moelle (utiliser cette expression pompeuse mérite la mort par lapidation à coup de figues molles).

Attention, si vous voulez jouer juste pour vous amuser, cela risque d’être beaucoup trop déséquilibré pour que vous n’en retiriez un quelconque fun. Surtout que le rythme est bien trop rapide pour laisser le temps de réfléchir à sa défense idéale.

La technique, la version PC

Tout d’abord un carton rouge, le jeu nécessite une connexion online en permanence. Encore un exemple de système pourri, si vous jouez offline ou si vous perdez la connexion à Steam Cloud, vous vous retrouvez avec tout le jeu remis à zéro et vous avez tout perdu (après, croisez les doigts pour que le Cloud n’enregistre pas cette “nouvelle” progression et vous recharge l’ancienne). Les développeurs ont promis d’implémenter des sauvegardes locales normales dans le prochain patch. Edit: voilà, c’est corrigé, merci aux développeurs pour leur réactivité.

Ensuite, mettez à jour les drivers de votre carte graphique, c’est important. Je suis passé de 12 fps à 62 fps. Les options graphiques ne sont pas entièrement satisfaisantes, heureusement qu’il est possible de modifier un fichier BoulderEngine.ini pour trifouiller certains choses, comme des résolutions non indiquées dans le menu du jeu (Xres et Yres dans le fichier).

Et enfin, les développeurs ont dit qu’ils le corrigeraient peut-être, il est possible de s’affronter à deux sur un PC mais uniquement en utilisant des manettes. Un clavier/souris et une manette seraient déjà plus pratique.

Vous retrouverez ce jeu sur Steam, et vous voilà prévenu: le mode histoire est rigolo mais très répétitif, si vous recherchez du challenge et de l’intérêt dans le gameplay c’est vers le multijoueur qu’il vous faudra vous tourner. En espérant que ça se peuple un peu plus, mais sinon rien qu’avec un ami vous allez passer de bons moments à exploiter les possibilités des tableaux.

Et pour finir, ma vidéo de gameplay en multijoueur online, illustrant un cas de bonne défense à un point clef et d’utilisation de raccourcis:

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Quand j’ai appris que les développeurs de Ace Team partaient sur un concept bien loin des FPS, j’ai été assez déçu de ne pas avoir une suite au très original Zeno Clash. Je ne viens que tout récemment de voir le petit jeu qu’ils préparent, Rock of Ages. Je vous laisse découvrir les trailers déjantés :

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J’apprécie le style visuel toujours aussi travaillé, d’ailleurs très inspiré des Monthy Python… et puis le gros délire qui s’annonce bien fun.

(Mais le jeu indé que j’attends est Trine 2 !)

Zeno Clash

Samedi 27 juin 2009

Petit FPS indépendant et Chilien vendu sur Steam, Zeno Clash a fait parler de lui par son univers déjanté et coloré, son système de combat au corps à corps, et son petit prix.

Tout d’abord il faut savoir que sa structure est différente d’un FPS classique et linéaire. Oh, Zeno Clash est aussi très linéaire, mais les niveaux ne sont pas une suite de couloirs où le héros avance en dézinguant les ennemis sur le chemin. Ici, ce sont des bouts de niveaux fermés (on n’échappe malheureusement pas à quelques murs invisibles), des sortes d’arènes, avec quelques rares passages en couloir. Il faut en général vaincre tous ses ennemis pour passer à la séquence d’histoire et au niveau suivants.
Si au début cette façon de faire semble un peu bizarre, ça n’est finalement pas plus mal, car chaque zone est bien travaillée et permet d’aller directement aux combats.
Ces arènes sont vraiment magnifiques, les décors sont très originaux et très beaux, soutenus par une très bonne musique, parfois un peu tribale et épique, parfois un peu inquiétante et envoûtante.
La structure du jeu est donc assez simple : histoire-arène-arène-histoire-arène-couloir-histoire etc C’est un petit peu déroutant au début, puis finalement ça permet de mieux condenser le plaisir de jeu sans s’éparpiller en longues marches, autorisant ainsi une rejouabilité moins harassante.

L’histoire, racontée à la fois dans le présent et dans le passé par des flashback, permet de  suivre Ghat, banni des siens  qui s’aventurera jusqu’au bout du monde après être passé à travers la forêt et le déset. A ses trousses, ses frères et soeurs issus de la terrifiante créature Father-Mother (Père-Mère), un être impressionnant entre oiseau et vélociraptor (sa voix est terrible). C’est en affrontant cet être que Ghat a été banni, mais les raisons qui ont poussé à ce combat restent un secret bien gardé par Ghat. C’est d’ailleurs un des rares jeux où le personnage en sait plus que le joueur, d’habitude on joue un muet manipulé qui ne pose pas de questions.
La forêt est le domaine des Corwids, une population sauvage mais “libre”, plutôt des monomaniques complètement dingues. Le désert est le terrain de chasse d’un personnage assez classe envoyé tuer le héros… et le bout du monde est habité par d’étranges créatures.

Si Zeno Clash tire une partie de son charme de ses décors, il tire l’autre partie de ses personnages. Tous très travaillés, chacun a son propre style, ses propres animations et sa façon de combattre varie de l’un à l’autre d’un petit peu à énormément. Pour une fois on ne se bat pas contre une armée de clones anonymes, mais contre des personnages charismatiques avec chacun son petit nom.
La patte artistique est vraiment superbe, des humanoïdes bizarres aux décors colorés en passant par les armes en ossements.

Les combats de Zeno Clash sont principalement au corps à corps, même si le jeu met parfois à disposition des armes. Il n’est possible d’en porter qu’une à la fois, et les ennemis se chargent rapidement de désarmer le joueur ou de lui jeter des pierres pour lui troubler sa visée. Elles doivent se recharger après quelques tirs, ce qui ralentit considérablement le joueur. Tout est donc fait pour privilégier le corps à corps, même si bien connues et bien utilisées les armes peuvent se révéler efficaces.  Il existe certains passages avec des armes assez peu intéressants, mais heureusement rares, contre des “animaux” (sortes de chiens et de poulets-lézards).
Le corps à corps permet pas mal de possibilités plus ou moins puissantes et pratiques, enseignées par le jeu au moyen d’un mentor énigmatique. Il est possible de charger ses poings, de donner des coups de pied, de donner des coups de coude en courant, de faire une parade-riposte, etc. Les ennemis peuvent tout comme le joueur esquiver ou se protéger, il faudra alors casser leur garde. Il est possible d’envoyer un ennemi chuter sur un autre, mais malheureusement il n’y a pas d’interaction avec le décor comme dans Dark Messiah of Might & Magic où il était possible d’empaler les ennemis ou d’autres gâteries sympathiques.
Les combats apparaissent au début comme très bordéliques, surtout à cause du système de lock des cibles (désactivable) et du contrôle auquel il faut s’habituer (baisser le regard pour donner les coups de pieds, et sensations de marche/mouvement assez particulières), mais lorsque le joueur commence à comprendre quelles actions faire à quel moment en fonction des ennemis, les combats deviennent très fluides et jouissifs (si vous voulez vous pouvez regarder mes vidéos de Challenge Towers pour apprendre). Les sensations des coups donnés et reçus sont vraiment très bien rendues.

Après l’aventure qui dure environ 4 à 6 heures,  il y a la possibilité de faire les Challenge Towers, c’est-à-dire une tour où il faudra se frayer son chemin à travers les étages en affrontant des salles remplies d’ennemis et d’armes. Ces challenges relèvent la durée de vie du jeu de quelques heures, ainsi que la difficulté plutôt corsée, et les temps sont chronométrés et comparés avec les amis/groupes Steam. Je suis assez content d’avoir été le premier à finir toutes les tours et d’avoir maintenu le meilleur temps mondial sur toutes les tours mouhahaha (avant d’arrêter pour ne plus avoir à passer mon temps sur le jeu, se maintenir au top de n’importe quoi demande vraiment d’y consacrer tout son temps). Au passage bravo à Chaka BaToU et Akimine pour la lutte vers le sommet !

Ces tours permettent de vraiment maîtriser toutes les possibilités du gameplay et d’augmenter la durée de vie, elles valent le coup. D’ailleurs certaines critiques visant l’IA (par ailleurs convaincante pour ma part) accusaient les ennemis de ne pas tous attaquer en même temps le joueur et de parfois laisser les autres combattre sans rien faire. Il faut savoir qu’avant le premier patch, dans la Challenge Tower 5 tous les ennemis attaquaient le joueur en même temps, ce qui rendait certains passages impossibles, le joueur se faisant enchaîner de toutes parts sans aucune chance de riposter convenablement.

En conclusion, un jeu coup de coeur (comme pas mal de productions indés qui allient un univers artistique orignal à un bon gameplay). Si les screenshots/l’univers vous font envie et que vous accrochez aux combats, vous aimerez le jeu. Tout simplement.

Il est peut-être un peu déroutant, avec une structure simplifiée et des petits niveaux, mais ce qui est présent est très travaillé et permet au final un dépaysement assuré, saupoudré d’un condensé d’action brutale et immersive. On a envie d’avancer rien que pour découvrir plus de ce monde étrange et original.
Les graphismes, animations, sons, etc sont très réussis pour cette direction artistique très inspirée.
J’ai pris un grand plaisir à m’émerveiller devant l’univers de ce jeu, à me battre dans ces décors fabuleux contre des personnages hauts en couleur, pour finalement me prendre de passion pour le défi des Challenge Towers.

Si je parle de ce jeu en ce moment, c’est qu’il mérite d’être plus connu (sauf si la suite se fait sacrifier sur l’autel des consoles), et qu’il n’est vraiment pas cher (à 8€ ce week-end contre 16€ d’habitude, en téléchargement sur Steam où une démo est aussi disponible). Un très bon FPS rafraîchissant.

Pour finir, quelques vidéos :

Présentation des Corwids, avec leurs petits hobbys
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(pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais, c’est du genre “il voulait être invisible, alors il arrachait les yeux des autres pour qu’ils ne puissent pas le voir”)

Trailer gameplay

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Ma vidéo sur la première Challenge Tower
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C’est normal si les ennemis sont un peu maltraités, j’ai fais cette vidéo pour montrer comment passer la tour le plus vite possible, et il faut donc être assez efficace et violent (pas le droit à l’erreur pour battre le temps des autres joueurs !)
(Vous pouvez retrouver toutes mes tours sur ce lien même si il faudra sans doute que je refasse la 5 et que j’ajoute les 3 nouvelles rajoutées en téléchargement gratuit dans un patch)