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Trine Enchanted Edition

Jeudi 19 juin 2014

Je ne cacherai pas que Trine est ma série de jeux de plate-forme préférée. Un parfait mélange entre action, aventure et puzzle dans un univers magnifique. Je trouve le gameplay particulièrement réussi (notamment au combo clavier/souris…). Et enfin, c’est très plaisant de parcourir les niveaux à plusieurs, quel que soit le niveau des joueurs.

Trine 1 et 2 se retrouvent souvent à un prix ridicule (du genre 1€) alors qu’ils valent bien plus, il est donc inexcusable de ne pas les avoir dans sa collection.

Il n’y a qu’une seule chose que je trouve dommage pour Trine 1, et c’est l’absence du multijoueur en ligne. Rectification: que je trouvais dommage. En effet, les développeurs de Frozenbyte viennent de porter Trine 1 dans le moteur de Trine 2, rendant possible de plus beaux effets graphiques, de petites modifications de gameplay, mais surtout… la possibilité de jouer en ligne.

Non seulement c’est admirable de mettre à jour leur ancien jeu, mais le meilleur est que c’est absolument gratuit.

Pour le moment ce n’est encore qu’en Beta. Si vous avez la version Steam et Windows (le reste viendra plus tard), voici comment accéder à cette version:

Dans votre librairie Steam, faites un clic droit sur Trine et cliquez sur ‘Propriétés’.
Onglet BETAS, entrez le mot de passe TrineEEBeta2014. Puis dans la barre juste au-dessus, il devient possible de sélectionner trine_ee_beta - Trine Enchanted Edition Beta. Fermez la fenêtre, et le jeu devrait se mettre à jour. Si quelque chose bloque, redémarrez Steam.

Dorénavant, vous pourrez sélectionner la Beta dans le menu de lancement du jeu (launcher).

Notez que c’est vraiment en Beta, et encore bourré de bugs qui peuvent gâcher votre partie en vous déconnectant ou en bloquant le jeu. Mais qu’importe, c’est une excellente nouvelle que cette version améliorée.


Suites aux réclamations de ma copine, je vais prochainement (quand j’aurai le temps) re-publier le tutorial de Doom coop en anglais. Il parait que ça peut être utile à des non francophones.

Gun Godz video guide to all triangles

Mercredi 2 octobre 2013

Gun Godz speedrun playlist

Gun Godz is a free game (alternate link to download for free or buy) developped by Vlambeer. It is a FPS (First Person Shooter) in the vein of Wolfenstein 3D, with the pace of Doom.

There are 52 triangles in the 16 levels. They unlock bonus levels and the gold paint for the weapons.
48 triangles are obtained by acing the levels: 100% kills, 100% items and a completion time under the required time. These conditions have to be cleared at the same time to validate 3 triangles for a level.

Additionally, 4 secrets triangles are hidden in levels, behind walls:
1-3 Guard Quarters in the shower
2-2 Wastewater directly opposite the exit room
3-3 Wine Heaven on the left wall of the final room
4-2 Lobby on the right side of the square room without pillars
A level’s secret triangle has to be obtained at the same time as the other 3 triangles to validate all 4 triangles

100% video run of all individual levels (including speedrun and secret triangles) on this link.

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Don’t Starve

Dimanche 6 janvier 2013

Don’t Starve est un jeu indépendant développé par Klei Entertainment. Qui ont déjà fait parler d’eux avec les Shank et le très réussi jeu d’infiltration Mark of the Ninja.
Cette fois-ci nous n’avons pas affaire à un jeu de plate-formes, mais à un jeu de survie et de crafting (mélanger des objets selon une recette).
A noter que l’achat du jeu sur Steam donne une deuxième copie à offrir.

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Deux jeux avec de gros points communs: jeux indépendants, gores et excellents.

Hotline Miami

Hotline Miami est exactement ce que ça en a l’air: un gros défouloir ultra-violent dans une atmosphère psychédélique. La musique est totalement dans le ton du jeu.

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Trine 2: Goblin Menace

Vendredi 7 septembre 2012

C’est avec effroi que je m’aperçois que les Trine n’ont jamais eu droit à leur petit test ici. Lire le reste de cet article »

Awesomenauts

Samedi 11 août 2012

J’étais là à l’époque de WarCraft III quand le mod DotA a débuté, mais je n’ai jamais accroché. Pourtant j’aime bien le principe: deux bases qui s’affrontent en s’envoyant des monstres contrôlés par l’ordi, plusieurs chemins protégés par des tourelles. Les joueurs sont des héros de chaque côté qui augmentent leurs habilités au fur et à mesure qu’ils montent en niveau.

Mais voilà, clic clic clic clic ce n’est pas mon genre, je préfère les jeux où j’ai un contrôle total de mon personnage, comme la faculté de sauter ou esquiver les tirs. J’aime donc les FPS et les jeux de plate-formes. Et voilà que des développeurs indépendants ont eu l’idée d’adapter le principe des MOBA (le mal-nommé genre des jeux inspirés par DotA) en plate-forme 2D. Ça semble tellement couler de source que c’est étonnant que personne ne l’ait réalisé plus tôt. Peut-être verrons nous aussi un FPS MOBA ? Peut-être une nouvelle expérimentation de l’équipe Team Fortress 2 !


En attendant, même si n’importe qui aurait pu avoir l’idée, encore faut-il en faire un bon jeu. Lire le reste de cet article »

You Have To Win The Game

Samedi 19 mai 2012

Je vais exceptionnellement dépoussiérer mon blog pour parler d’un petit jeu de plate-formes gratuit pas très connu et pourtant très bon. D’ailleurs il aurait gagné à avoir un titre qui ne le condamne pas aux abysses de Google !
Très léger, il se télécharge ici ou sur Steam.

Le principe ressemble pas mal à celui de VVVVVV: un assemblage de tableaux interconnectés et remplis de checkpoints qui constituent un monde ouvert.
Grâce à tous les checkpoints, la difficulté n’est jamais vraiment frustrante, et même si certains passages demandent pas mal d’essais ça reste quand même plus humain que certains passages de VVVVVV. Cependant certains petits détails peuvent bloquer vers la fin,  je vais les dévoiler en bout d’article sous les balises de spoiler. Aussi, certains peuvent ne pas adhérer au fait qu’il faille revisiter certains lieux en bénéficiant des nouvelles compétences débloquées, en sachant qu’il n’est pas toujours facile de se souvenir des chemins sans carte.

Les points intéressants du jeu: un style retro excellentissime, entre les graphismes, les bruitages et surtout l’effet “vieil écran cathodique” qui donne un certain cachet. Quand au gameplay, le personnage répond au doigt et à l’oeil. Seule la dernière compétence débloquée, le wall-jump, peut s’avérer un peu brouillon suivant le talent du joueur. J’ai trouvé le level design excellent de bout en bout, on ne se lasse pas du jeu (de toute façon il est plutôt court, de 30 minutes à 3 heures) car les tableaux ne sont pas répétitifs, le joueur découvre et réfléchit sans cesse.

Je vous conseille de tester rien que pour l’immersion retro, puis de vous laisser prendre au jeu si vous aimez le gameplay.

Maintenant, comment terminer le jeu:
Les sacs les mieux cachés:

-dans la salle où le joueur démarre, à gauche sur les branches

-à gauche du Crab Cake Is A Lie, sur la berge droite du plan d’eau un peu en hauteur

-dans la salle The Floor Is Lava, avec la plate-forme qui se déplace au-dessus de la lave et sur laquelle il faut s’accrocher et faire des wall-jump: il y a un passage en haut au milieu, comme indiqué par les murs qui descendent et permettent de rebondir

-ne pas taper le code magique avant la dernière salle, afin de terminer sur l’orbe “Lost”. Vous aurez perdu mais il y a le dernier sac à droite de l’orbe. Il faut donc le récupérer puis recommencer la quête des orbes, c’est peut-être aussi l’occasion de récupérer le sac derrière le mur bleu si vous aviez été trop rapide à affronter le Hollow King.

-d’ailleurs juste au-dessus du Crab Cake Is A Lie, il y a un sac, accessible par la salle juste à gauche en effectuant des wall-jump, le nom de la salle indiquant un passage secret. En continuant vers la droite du sac on tombe sur le mot magique.

L’énigme: Le mot magic est “ARC”, le symbole/la touche magique est ~ mais c’est ² sur un clavier français. Dans la dernière salle avant la fin, il faut donc appuyer sur la touche en-dessous de Echap, puis taper ARC (attention au qwerty). Cette action permet peut-être aussi de débloquer le dernier % dans cette même salle (”Speak Now”).

Edit: carte du jeu

carte du mode de difficulté Extra Spicy

Defcon

Samedi 3 décembre 2011

Defcon est une sorte de jeu de plateau multijoueur en temps réel (bien qu’il soit possible de ralentir le temps quasiment au point d’un “mode pause”) où vous contrôlez une super-puissance mondiale (Amérique du Nord, Asie, etc) dont le but est d’éliminer les puissances adverses tout en protégeant ses civils.

Il n’y a ni ressources à gérer, ni unités à produire. Au début chaque joueur positionne ses radars, silos (qui peuvent soit tirer des missiles nucléaires, soit servir de batteries anti-air), bases aérienne et navires, et ensuite tout le monde peut se concentrer sur l’action et non sur une macro-gestion économique qui va avec les jeux de stratégie classiques. Il faut tout de même gérer finement l’aviation et les navires, ce qui fini par être assimilé en quelques parties.

Je ne sais pas si vous avez déjà joué au jeu de société Risk, mais psychologiquement il y a pas mal de similarités. “Ah bon il déplace ses troupes par là ? Ben je vais moi aussi envoyer mes troupes”. Jusqu’à ce que l’un ouvre le feu au fur et à mesure que le Defcon passe de 5 à 1. Ou pire, vous vous alliez avec votre voisin pour que chacun défende son côté, puis quand vous avez décimé votre cible, vous voyez avec horreur votre précieux allié changer de couleur et vous découvrez des sous-marins émergés tirant une pluie de missiles nucléaires qui s’abattent sur vos capitales.

Il y a plusieurs modes de jeu. Des 1 contre 1 ou 2 contre 2 à équipe fixe, des 1 contre 1 contre 1 où il s’agira de s’allier temporairement le temps d’éliminer un malchanceux, ou le mieux, le mode diplomatique à 6 joueurs au départ tous alliés (!). Et là, deux variantes:
1) Le survivor (vicieux) - il FAUT faire des alliances pour éviter de se faire exploser trop rapidement, mais il faut garder en tête qu’il n’y a qu’un seul vainqueur de possible, celui qui subit le moins de pertes à la fin. Il arrive bien souvent que l’alliance la plus efficace se solde par un coup en traître dans les dernières minutes…
2) Les points (bourrin) - il faut tuer plus qu’on ne se fait tuer, et les cibles ne sont plus forcément les joueurs en haut du classement mais les proies faciles qui ont leur garde rabaissée et leurs civils non défendus.

La musique à la fois planante et apocalyptique est parfaite, les graphismes (parfaitement lisibles malgré mes screenshots chargés de missiles situés en Defcon 1) font très “interface de commandement des films de guerre” (directement inspirés de “Wargames”) et l’affichage est customisable (territoires, nuages de radiation, etc), les possibilités de gestion des équipes sont complètes (cesser le feu ou non, kicker un joueur d’une alliance avec un vote, possibilité de parler en privé à n’importe quel joueur, etc), une fois qu’un joueur quitte (et il peut revenir reprendre sa place) l’IA le remplace de manière plus que satisfaisante, etc. Une très bonne finition.

Donc si vous avez envie de jouer à de la stratégie autrement, ou que vous aimez la tension et les interactions politico-militaires avec d’autres joueurs, foncez, vous allez passer de bonnes heures en immersion totale dans une guerre nucléaire sans merci.

DRM, mon ami

Vendredi 19 août 2011

Ce que l’on met sous la case Digital Rights Management et autres verrous numériques pour protéger contre le piratage est assez à la mode chez les gros éditeurs de jeux vidéo ces dernières années. On se demande bien pourquoi, au final le jeu est cracké la plupart du temps avant même qu’il sorte. Et les pirates peuvent jouer sans créer un compte bidon, sans connexion permanente obligatoire, bref: le jeu et rien que le jeu.

Et c’est bien ça le problème, le piratage n’est pas arrêté pas ces âneries qui coûtent probablement une fortune, et au contraire c’est l’honnête consommateur qui se retrouve lésé. Et qui décide alors de ne pas acheter le jeu, boycotter l’éditeur ou se faire rembourser, comme on peut le voir actuellement pour le pauvre From Dust d’UbiSoft.

Quels sont les pires systèmes de protection ? Dans le désordre:

  • StarForce, qui était tellement violent dans ses dernières versions qu’il avait fait rendre l’âme à de vrais lecteurs CD. Heureusement, abandonné depuis le boycott massif.
  • 2K (Bioshock) et Electronic Arts avec leur principe d’activations limitées du jeu. 3 activations maximales lors de la sortie de Spore. Incroyable, une honte! Imaginez si vous n’aviez pu installer que 3x Doom, StarCraft ou Quake, et que ce beau CD acheté il y a 10-15 ans ne vous permettait plus de jouer aujourd’hui ? Puis dans sa grande magnanimité EA a augmenté le nombre d’activation de ses jeux par 5. Un excellent moyen pour vous rappeler que vous ne devenez pas acquéreur d’un jeu, mais que vous ne faites que louer la licence pour un temps limité.
  • SecuROM, qui ralentissait ou empêchait de lancer le jeu acheté. Certains étaient obligés de cracker leur jeu pour le lancer ! Comme F.E.A.R. à l’époque. Dernièrement, SecuROM (utilisé par EA par exemple) empêche de lancer le jeu si il n’a pas été activé en ligne avant.
  • UbiSoft, et leur nouveau DRM qui demande à être en permanence connecté. Le principe est repris par EA pour Command & Conquer 4, Blizzard pour StarCraft 2 et Diablo 3, CAPCOM pour Street Fight IV Arcade (retiré avec un patch), id Software pour Rage, etc. En gros, si vous prenez le train ou que vous jouez ailleurs que chez vous sans être connecté (d’où le principe d’un ordinateur portable, courant en milieu étudiant), ou que les serveurs ont un problème, vous ne pouvez pas avancer dans le jeu. Comment a-t-on pu en arriver à de telles inepties ? Surtout pour des jeux qui ont un mode solo, c’est impensable. Et en plus c’est repris en masse, de quoi être tout sauf optimiste pour l’avenir…
  • Les surcouches de comptes à créer ou de plate-formes à utiliser. Déjà Steam, mais toléré pour son mode offline et son grand apport au niveau communautaire et ses prix aggressifs (sans parler des jeux copiant les sauvegardes sur les serveurs, c’est quand même pratique quand on passe d’un PC à un autre), mais que faire en plus d’Origin d’EA, Games For Xbo…Windows Live (et l’immonde bandeau sur les boîtes de jeu, boooouuuuuh retournez sur console), Ubiplay, etc. Surtout que ces surcouches peuvent se rajouter en plus de Steam. Quand on lance un jeu, on veut juste rentrer dans le jeu, pas sur vos usines à gaz!

Vous désirez vous évader dans un jeu ? Tous ces DRM sont là pour vous handicaper, vous gêner, vous empêcher de profiter simplement, et surtout vous rappeler que vous ne jouez pas à un jeu mais à un produit qu’on veut bien vous prêter. Dans ces conditions, difficile d’apprécier l’esprit serein. Et c’est même devenu une raison qui pousse des joueurs à se diriger vers le piratage, où, ironie du sort, toutes ces contraintes sont supprimées !

Comment arrêter cette folie ? Est-ce que c’est possible ? Si on arrête d’acheter, ils vont dire que le PC est mort et que c’est la faute au piratage. Si on achète leurs jeux, ils vont se dire qu’ils ont raison et continuer dans cette voie. Un véritable cercle vicieux ! Je ne sais pas vous, mais moi je n’ai pas envie de donner de l’argent à ceux qui nous traitent comme cela.

Sans compter que les DRM ne sont pas le seul problème dont est victime le PC: portage insipide depuis la console (options graphiques limitées, souris castrée, lenteur des déplacements, checkpoints, etc), contenu téléchargeable payant qui sort en même temps que le jeu/débloquable sur le CD (si ça ce n’est pas prendre les gens pour des abrutis…) ou impossibilité de choisir la VO (surtout vrai pour EA).

Donc si vous voulez arrêter de financer ces choix, c’est le boycott. Mais non, vous êtes trop faibles pour résister. Ils peuvent mettre ce qu’ils veulent avec Battlefield 3, vous allez le prendre. Car au final, il suffit d’imposer ces pratiques avec des jeux à succès pour qu’elles soient acceptées par défaut…

De mon côté, je n’achète plus de jeux Activision, EA et UbiSoft depuis quelques années (saufs quelques ratés que je pensais épargnés, bien mal m’en a pris), et je ne m’en porte pas plus mal. Cela m’a permis de me tourner vers les jeux indépendants qui offrent de bien meilleures évasions sans s’embêter avec des DRM. La déchéance des gros permet à de plus petits d’émerger. (Ou je me tourne aussi vers les jeux Valve, Tripwire ou des pays de l’est, encore bien PC dans l’âme)

Alors, si vous pensez mettre un DRM sur vos jeux: ça ne sert à rien. Il sera piraté. Les gros chiffres du piratage font peur, hein ? Et bien vivez avec. Plus un jeu sera populaire, plus il sera piraté. Donc plus vous faites de communication, plus il sera à la fois acheté et piraté. Et rien de ce que vous pouvez faire n’y changera. Gardez ces bonnes vieilles clefs CD qui protègent pas trop mal les jeux multijoueur depuis des années, et abandonnez tout le reste. De toute façon, plus vous blindez votre jeu de protections, plus vous repoussez d’honnêtes consommateurs avec vos contraintes. C’est du perdant-perdant, orginal comme concept ! Vous devriez plutôt créer de bons jeux, et capitaliser sur la fibre “payer pour récompenser les développeurs”. Mais tant que les DRMs créent une barrière entre la grosse entreprise et le joueur enchainé de contraintes, vous n’y arriverez pas, contrairement à certains indépendants qui ont tout compris.

Les Grands Reporters des jeux vidéo ont l’air de se rebeller de temps à autre (ou plutôt, de suivre timidement le mouvement quand de nombreux joueurs postent leur mécontentement), mais ils devraient systématiquement indiquer dans leurs tests si le jeu dispose d’un tel système de protection contraignant. Car c’est un point négatif qui gâche l’expérience de jeu. Et surtout, si les éditeurs voient que cette information est un critère relayé jusque dans les tests, ils vont peut-être commencer à y réfléchir à deux fois avant d’implémenter des mesures aussi impopulaires. C’est vous qui avez le plus d’exposition médiatique dans le milieu, alors utilisez-la à bon escient !

Et si vous êtes un joueur, vous votez avec votre porte-monnaie. Si vous vous faites entuber avec le sourire, on ne peut plus rien faire pour vous. Mais je vous conseille de n’investir votre argent que dans les jeux sans DRM contraignant, et réellement conçus pour le PC. Le reste, qu’ils se le gardent.

Mon article compte-t-il changer quelque chose ? Ben non, je ne suis pas le premier à m’exprimer sur le sujet sans que ça n’ait changé quoi que ce soit, et de toute façon écrire en Français dans un coin isolé c’est comme donner un coup d’épée dans l’eau !

Jamestown

Mercredi 10 août 2011

Après Capsized, Jamestown est un autre jeu indépendant qui fait honneur au genre. Mais cette fois-ci, c’est un shoot’em’up vertical. Et ça n’est pas parce que cette catégorie est maintenant relativement vide (à part les jeux de Cave et les Touhou) que Jamestown sort du lot. Non, aussi grâce aux nombreuses qualités intrinsèques du jeu. (Sauf l’histoire complètement dispensable, juste plus digeste une fois le mode “Farce” débloqué)


Tout d’abord, les graphismes retro sont mignons, et la musique épique différente pour chaque ambiance est particulièrement entraînante. Mais ensuite, chaque niveau (même si ils ne sont pas très nombreux) dispose d’un style et d’une ambiance unique, proposant surtout des ennemis qui fonctionnent différemment et des patterns de tirs à éviter différents. Jusqu’à un boss à chaque fois intéressant à affronter.

Mais là où Jamestown tire son épine du lot, c’est au niveau de la difficulté. N’importe qui, même très mauvais, peut prendre du plaisir à parcourir les niveaux en maintenant la gâchette enfoncée et en dégommant des armadas entières. Ensuite, ceux qui recherchent avant tout du challenge seront servis en augmentant le niveau de difficulté et les ennemis/tirs à l’écran, et rare seront ceux qui arriveront à terminer le jeu dans le mode de difficulté le plus élevé. Notamment le dernier niveau, tout le monde n’arrivera pas à le débloquer et surtout pas à le finir. Petit regret à cette adresse: les deux derniers niveaux ne sont pas accessibles dans les modes de difficulté les plus bas, mais je pense que les conditions requises pour les débloquer ne sont pas infranchissables pour des noobs. Et ce serait dommage, parce que rien que pour la musique du boss final, ça en vaut la peine. Et le level design du dernier niveau est à la fois un enfer et une merveille. Pour ceux qui réussissent, ça ne s’arrête pas là puisque le mode Gauntlet permet encore de corser les choses: il s’agit de faire tous les niveaux d’affilée en ne disposant que du stock de vies/continus de départ. Et des petits défis viennent compléter le tout.

Le challenge progressif et les niveaux assez variés permettent de vraiment s’amuser pendant pas mal d’heures.

A part au niveau de la difficulté, il existe aussi différents types de vaisseaux pour tous les goûts, du classique à ceux qui sont difficiles à prendre en main mais très efficaces une fois maîtrisés.
Pour résumer brièvement les possibilités communes à tous les vaisseaux: tir principal, tir secondaire, là on est en terrain connu. Mais ensuite, en ramassant les écrous d’or on charge une jauge qui une fois activée permet un bouclier qui dure très peu de temps et surtout des dégâts augmentés. Continuer de ramasser de l’or des ennemis détruits permet de prolonger la durée des dégâts augmentés. C’est donc à la fois un outil pour monter son score, mais aussi pour sortir un bouclier lors de certains passages critiques en difficulté élevée.

Et si tant de bonheur ne suffisait pas, le jeu est jouable à 4 sur une même machine ! Ce qui m’a permis de revivre les bons moments à plusieurs comme sur consoles Nintendo. Évidement, il faut avoir assez de manettes pour contenter tout le monde.

Cependant… une fois avoir maîtrisé les modes de difficultés les plus élevés, il peut être difficile de revenir dans les difficultés plus basses sans s’ennuyer, donc le mieux c’est de commencer le jeu à 4 pour le découvrir tous ensemble.

En conclusion, encore un jeu indépendant frais et réussi qui prouve que moins de budget peut aussi procurer beaucoup plus de plaisir que les jeux AAA (aux DRM abominables et aux portages PC ridicules).

Encore une fois, ça se trouve sur Steam, mais il n’y a pas de démo. De toute façon, si le trailer vous donne envie, le jeu ne déçoit pas !

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