Archive pour octobre 2012

Deux jeux avec de gros points communs: jeux indépendants, gores et excellents.

Hotline Miami

Hotline Miami est exactement ce que ça en a l’air: un gros défouloir ultra-violent dans une atmosphère psychédélique. La musique est totalement dans le ton du jeu.

Image hosted by uppix.net

Lorsque vous débarquez dans une mission, vous allez très probablement mourir, mourir, mourir et encore mourir. La moindre erreur est fatale, que cela soit un ennemi que vous n’avez pas achevé qui vous surprend par derrière, un de vos tirs qui rate sa cible, une seconde d’hésitation en étant à découvert. Mais ce n’est pas très frustrant pour deux raisons: la première, c’est que comme dans Super Meat Boy vous pouvez recommencer très rapidement. La deuxième, c’est qu’à chaque mort, vous mettez au point un plan plus efficace pour liquider les ennemis.

Allez-vous privilégier le corps à corps silencieux en cognant un ennemi contre une porte pour le prendre par surprise, et tenter de liquider les ennemis un par un, ou allez-vous prendre le risque de tirer un coup de feu et de rameutez tous les ennemis alentours ? Si vous avez choisi la dernière solution, il vous faudra une précision diabolique et de très bons réflexes pour vous en sortir en vie.
Et puis vous allez victorieusement avancer puis vous prendre une balle par un ennemi qui vous aura vu à travers une vitre.

Image hosted by uppix.net

Un petit plus  tactique est le choix du masque, chacun a ses propriétés. Moi je prends celui qui permet des exécutions rapides et je suis une véritable tornade au corps à corps.
Je vous aurais bien tourné une vidéo “Like a boss”, mais le jeu upscalé fait que sur l’enregistrement l’image n’occupe qu’un cadre bordé de grosses zones noires.

YouTube Preview Image

C’est donc à la fois un jeu de tir ultra-violent, ou un puzzle-game ultra-rapide, ou un jeu d’infiltration musclée. Dans tous les cas, le jeu est court (quelques heures) mais intense. Il est plus ou moins difficile suivant vos capacités et vos réflexes (on meurt en une balle et les ennemis sont TRÈS rapides).

Vous voulez un défaut, et un gros ? Il n’est pas possible de paramétrer les touches, et les déplacements sont en wasd. Donc il faudra passer votre clavier de azerty à qwerty pour en profiter. Les développeurs ont annoncé qu’ils allaient régler ce problème dans un prochain patch.
En petit défaut, comme d’habitude l’IA ne réagit parfois pas comme le sens commun d’un humain le voudrait.

Que ça soit sur Steam ou sur gog.com, le jeu n’est pas très cher.

Chivalry: Medieval Warfare

Contrairement à War of The Roses, Chivalry se joue à la première personne.

Les modes de jeu sont divers et variés: DM et TDM, les moins intéressants mais utiles pour débuter et tester les armes en retournant directement dans l’action. Le mode Objectifs est rigolo, avec des objectifs immoraux comme mettre le feu à un village et exécuter les paysans, infecter une source d’eau, tuer des nobles. Comme dans Team Fortress 2, il y a parfois un wagon (bélier) à pousser, et une carte se déroule en plusieurs parties ce qui permet par exemple d’attaquer le domaine puis les murailles d’un château, se battre dans la cour intérieure ou dans la salle du trône.

Enfin, le mode de jeu Last Team Standing est pour moi le plus intense. Deux équipes s’affrontent avec des rounds sans respawn (comme Counter-strike), ce qui fait que le jeu commence avec de grosses mêlées et se termine dans d’intenses duels entre les survivants sur qui repose l’espoir de leurs équipes respectives. Cependant si les joueurs d’une équipe s’éparpillent trop, ils risquent de se faire décimer par l’équipe adverse qui sait rester compacte.

Il manque juste un mode duel pour faire taire les pleureuses qui ont du mal à saisir la violence de la guerre et l’importance du jeu d’équipe, et réclament en permanence du 1 contre 1. Il existe cependant des serveurs où les joueurs se mettent d’accord pour ne faire que des duels.

Malgré un nombre de cartes peu élevé, elles se renouvèlent bien avec leur atmosphère différente à chaque fois et les variations du level design.

Image hosted by uppix.net

Les combats sont la grande réussite du titre: très techniques, avec différentes façons d’attaquer, d’enchainer les coups, des feintes, des parades. Un système de démembrement et d’exécution permet d’offrir une plaisante récompense au joueur victorieux.

Ainsi, entre la complexité des combats et l’énorme panoplie d’armes et classes différentes, le début est difficile et la courbe de progression est longue. Pour les débutants, attention à ne pas faire de grands mouvements (le slash, tir principal) avec vos alliés à côté au risque de les charcuter au passage. Il existe aussi des classes d’archers, et les mêmes qui pleurent de ne pas jouer en duel pleurent de se prendre des flèches, comme si à l’époque les archers restaient sagement au vestiaire. Et maitriser la trajectoire des flèches et l’utilisation des arcs demande aussi de l’apprentissage ! Aussi, le déplacement dans les mêlées chaotiques est une compétence à acquérir si vous ne voulez pas vous retrouver isolé avec des ennemis devant et derrière.

Image hosted by uppix.net

Nous avons donc affaire à un excellent titre multijoueur pour ceux qui accrochent à l’univers médiéval “réaliste”. Les possibilités et plaisirs sont variés, les combats techniques sont addictifs sur le long terme, les animations et graphismes sont réussis.

Mais l’expérience n’est pas entachée de défauts et le fait que l’équipe responsable vient du monde du Modding amateur se ressent: l’optimisation du moteur graphique laisse à désirer, le tutorial (surtout en français) n’est pas toujours très clair, l’intégration à Steam n’est pas encore très bien réussie, et le server browser faisait parfois crasher le jeu (jusqu’au dernier patch qui a corrigé ce problème).

Le jeu n’est pas donné, soyez surs d’accrocher si vous le prenez.

YouTube Preview Image

Vidéo drôle:
YouTube Preview Image

Retour sur certains jeux sortis plus ou moins récemment.

Home

Un thriller interactif, se contrôle comme un jeu de plate-forme très simple et non comme un point’n'click ce qui pourra convenir à un public occasionnel. En revanche la représentation en 2D rend certains passages assez compliqués pour se repérer, notamment la forêt.
Parlons de l’histoire. Elle n’est pas incroyablement originale, mais permet de réellement se creuser les méninges pour essayer de tirer l’histoire au clair et de deviner ce qu’il s’est passé à mesure que l’on retrouve des cadavres. Qui a tué qui ? Quel est le rôle du héros ? Que représentent les indices dans les lieux visités ?
Petit élément de gameplay émergent: en fonction des actions du joueurs et de ce qu’il pense découvrir, les évènements peuvent être légèrement modifiés, ce qui donne deux fins aux interprétations complètement différentes. Ce qui est original c’est que c’est vraiment l’interprétation du joueur qui conditionne ce qui va être montré dans le jeu. Mais ce n’est utilisé que rarement.
Expérience courte (1h30 par partie) intéressante, mais pas indispensable. Lone Survivor offre bien plus de contenu.

Image hosted by uppix.net

Castle Crashers

Beat’em’all 2D. Je regrette sérieusement l’avoir acheté, surtout à ce prix. Si il vous intéresse, attendez une promo, et contrairement à moi assurez vous d’avoir des partenaires pour y jouer à 4. En effet, certains passages compétitifs rendent le multijoueur rigolo en plus de combats plus dynamiques. Car en solo c’est l’ennui total, il n’y a pas beaucoup de coups différents et il faut taper taper taper taper taper et oh! miracle, la barre de vie invisible du soldat ennemi tombe à zéro et il disparait, c’est bien mais il y en a encore une dizaine à éliminer avant de voir la suite. Comble pour un jeu qui sort sur PC 4 ans après sa sortie console, l’interface montre des boutons Xbox (ennuyeux pour apprendre les combos) et il ne reconnait aucune manette autre que celle de l’ennemi des FPS PC, la manette Xbox360. Et au clavier c’est jouable mais pas super pour un jeu du genre. Points positifs cependant: c’est mignon, coloré, décalé et bien animé.

Image hosted by uppix.net

Worms Revolution

La série des Worms peine à se renouveller et n’évolue guère depuis ses débuts. Pire, les talents semblent avoir quitté l’équipe et depuis le virage de la 3D on sent une forte consolisation du jeu et des features autrefois indispensables viennent à manquer. Worms Revolution (en 3D mais se jouant en 2D, soit 2.5D) ne fait pas exception à la règle, il n’est même pas possible de créer plusieurs équipes pour jouer entre amis dans de bonnes conditions sur un même PC, il faudra se contenter de “clones” du joueur principal (les développeurs ont annoncé qu’ils vont corriger ça).

Cependant quelques ajouts originaux rendent cet opus bien plus appréciable que le fade Reloaded: l’eau fait son apparition dans les niveaux en tant qu’arme, mix entre le poison et le napalm (et donc ne noie pas). De nouvelles caisses permettent d’acheter des armes et de retourner la situation. Aussi différentes classes de Worms permettent d’étoffer les stratégies, comme le scientifique qui soigne un peu son équipe ou le scout qui a une panoplie de mouvements accrue. Au prix de moins de dommages envoyés, évidemment. J’apprécie aussi le nouveau générateur de cartes aléatoires, qui fait des cartes plus navigables et stratégiquement intéressantes, ainsi qu’un narrateur (le boss de la boîte dans la série The IT Crowd) qui donne un cachet sympathique à la campagne solo qui n’est que du Deathmatch de luxe. C’est un mal nécessaire pour débloquer les classes, j’ai rarement trouvé une des campagnes de Worms intéressantes mais bon là n’est pas l’intérêt. Il y a un mode puzzle un peu plus sympa. (Je déteste la campagne de Worms: Armageddon, de l’horreur au pixel près ultra difficile sans suivre un guide. Enfin au moins ça m’aura marqué, contrairement aux autres Worms)

En défauts, c’est encore un peu buggé et consolisé mais ça reste dans l’ordre de l’acceptable. Certains grinceront des dents au fait que la corde ninja a été très très affaiblie, mais en même temps elle était trop puissante auparavant et ne collait pas à l’ambiance casual des parties entre amis de tous niveaux. Le netcode est un peu pourri et donne des freeze le temps qu’un joueur passe la main au suivant. Des objets physiques aux propriétés différentes remplacent avec plaisir les objets du décor des précédents Worms, mais leur propriétés sont trop timides et valent rarement la peine de perdre des tours à les viser.

Si vous voulez avoir du monde en ligne, ne trainez pas trop. Ou venez lors du prochain pic de fréquentation, lorsqu’il sera en soldes. Ou éventuellement attendez une version Gold avec tous les DLC.

Au final, mon avis: c’est pas mal, il y a assez de nouveautés pour un peu renouveler l’intérêt. Ça vaut le coup si vous n’avez jamais joué à Worms ou si vous aimez Worms et n’êtes pas mentalement arrêtés à Armageddon, mais je trouve tout de même un peu frustrant de ne pas systématiquement avoir droit à des features qui étaient là il y a dix ans.

Image hosted by uppix.net

Botanicula

L’ambiance et le design sont moins accrocheurs que Machinarium, mais le gameplay est beaucoup plus fluide et la difficulté qui s’accentue permet cette fois de profiter du jeu un certain temps avant d’être bloqué. Les personnages principaux sont très mignons, “youhouuuu !”

Image hosted by uppix.net

Rayman Origins

Je dois être un des seuls à ne pas avoir accroché à ce jeu. Ok la direction artistique est sublime, c’est superbe et fluide, mais le personnage ne réagit pas toujours très bien notamment lorsqu’il faut tourner à 180°, et je trouve que la collecte des Lums est une difficulté artificielle qui enlève au dynamisme de l’action.
Et contrairement au magnifique trailer, l’histoire des origines a été totalement zappée et c’est à peine si il y a une histoire. Rien ne me donnait envie de passer d’un niveau à l’autre.
Peut-être que juste pour se balader à plusieurs le jeu est sympa, mais moi qui suis perfectionniste et essaye de finir tous les niveaux à 100% je me suis rapidement dégouté du jeu.
Pour rendre le jeu moins répétitif il faudrait aussi regarder ce que fait le voisin Trine, en dosant un mix plate-formes/pièges/action/puzzles.

Image hosted by uppix.net

Oddworld: Stranger’s Wrath HD

Très bonne surprise, le gameplay mi-plateformes mi-infiltration mi-action donne un très bon mélange, bien rythmé (même si ça n’est clairement pas du niveau de l’excellent Dishonored) et saupoudré de personnages charismatiques et de thèmes profonds traités de manière décalée. La fin offre une surenchère à la fois surprenante et réussie ! La version PC permet une customisation bien venue, évitez cependant de mettre de l’anti-aliasing pour avoir un framerate décent.
Un FPS solo atypique, à essayer.

Image hosted by uppix.net

Hell Yeah!

Je viens de le commencer donc mon avis n’est pas définitif, mais pour l’instant c’est fun. Les niveaux ne sont pas labyrinthiques (souvenirs de Jazz Jackrabbit…), l’ambiance et l’humour sont sympathiques, le jeu est varié et agréable à jouer et dispose de nombreux monstres à affronter. Qu’ils soient faciles ou bien retords, ils finissent tous éclatés par un rapide mini-jeu. Puis en escalavage dans une île à gérer superficiellement. Ce n’est pas tous les jours qu’on joue à un Lapin prince des enfers surarmé qui chevauche à travers l’Enfer sur sa scie circulaire.

Image hosted by uppix.net

Awesomenauts

J’en avais déjà parlé, mais je n’ai pas vu assez de joueurs s’y mettre. Allez-y c’est vraiment très bon et les développeurs continuent de l’améliorer, déjà deux nouveaux personnages ont été rajoutés, et bientôt un nouveau niveau.

Trine 2

Pareil, j’avais déjà parlé de l’expansion très réussie. Plus belle et sans ces répétitives bulles !

Dishonored

Vous en entendez surement déjà assez parler ailleurs. Je n’ai rien à redire sinon que je le trouve excellent. Quelques petits défauts certes, mais je ne me suis jamais autant senti libre dans un FPS depuis Crysis. Excellentes sensations de combat, excellente direction artistique, le rythme action/infiltration/exploration laissé à la guise du joueur permet de savourer chaque instant.

Durant cette période faste, je n’ai pas le temps de jouer à tout, et les prochains sur la liste sont Chivalry: Modern Warfare (bonnes sensations de corps à corps), Retro City Rampage (GTA ++ mélangé à des classiques de la NES), Hotline Miami (violent et bizarre), FTL (roguelike dans l’espace), To The Moon (super histoire), et enfin McPixel (délirant mais abrutissant). Voir aussi MechWarrior:Online et PlanetSide 2 dont j’ai accès à la beta ? Et la future mise à jour TF2 Halloween ? Je ne sais plus où donner de la tête, et, surtout, du temps !
En connus qui ne m’intéressent pas: Torchlight II, Borderlands 2, XCOM: Enemy Unknown, et bientôt Far Cry 3.