Archive pour novembre 2009

Unreal Tournament 99 + 10 = 2009

Lundi 30 novembre 2009

Ce sont les 10 ans d’Unreal Tournament !
Ce jeu m’avait totalement conquis à l’époque. L’ambiance générale du titre, déjà, avec ce mélange de châteaux gothiques et de vaisseaux spatiaux/science-fiction. Les musiques aussi plongeaient bien dans l’ambiance. Le level design des maps était vraiment très réussi, surtout celles de CTF (Capture de drapeau) qui étaient particulièrement bien conçues. Un autre point positif du jeu, c’était la customisation à outrance. Il était possible de régler tous les paramètres de chaque partie, des réglages de l’IA des bots, aux armes sur la map, en passant par la gravité, et directement dans les menus du jeu sans passer par une obscure console. Il y avait même un menu de communication très élaboré pour donner différents ordres ou commentaires à son équipe. De nombreux mutators (options de modification) permettaient de choisir par exemple tout le monde au Flak Cannon (une espèce de gros fusil à pompe qui lance des particules de métal en fusion). Les armes étaient plutôt originales, et disposaient toutes d’un mode de tir secondaire. Le jeu était particulièrement violent et jouissif (rien que le sniper qui permettait de décrocher les têtes à une cadence de tir folle, tellement puissant qu’il n’a pas survécu aux épisodes suivants). J’avais aussi apprécié le fait de pouvoir faire des esquives avancées (les “dodges”) en pressant deux fois une touche de déplacement.
Bref, que du plaisir, un jeu très complet, bien fichu, avec un bon feeling et une bonne ambiance.

Après avoir retourné sans jamais me lasser le jeu en solo, c’est aussi la première fois que j’ai joué à un FPS sur internet, malgré les faibles connections de l’époque. J’ai joué à un niveau compétitif en instagib, c’est-à-dire le Shock Rifle (fusil laser) modifié pour tuer en un coup. Tous les joueurs apparaissaient avec cette arme, et c’était le skill pur (visée, esquive/déplacements, anticipation) qui déterminait le résultat d’un affrontement, sans se préoccuper de connaître les maps et timings des emplacements d’armes par coeur.

Puis il y a eu UT2003. Le look egyptien, les maps trop grandes (”jolies” mais mal conçues) et le feeling globalement mauvais du titre en ont fait une grande déception pour moi, d’ailleurs ça n’est pas pour rien qu’il n’est même plus compté dans les épisodes de la série et remplacé par son successeur, UT2004. UT2004, c’est une version +++ de UT2003, avec un feeling corrigé, des maps d’abord conçues pour être fonctionnelles avant d’être jolies, et surtout, le mode de jeu Onslaught, mode de jeu avec des véhicules pompé sur Halo mais bien plus nerveux. Les armes étaient retravaillées pour être équilibrées et donc plus aussi jouissives, mais ça ne m’a pas trop dérangé vu que je jouais en instagib. Par contre j’ai pris beaucoup de plaisir en Onslaught, les véhicules étant particulièrement puissants et variés (tanks, aéroglisseurs et même vaisseaux spatiaux).

Et maintenant nous avons UT3. Niveau ambiance/look on quitte la science-fiction spatiale et l’élégance pour un monde tout en rondeur et en couleurs sombres pleines de shaders dérivé de Gears of War, qui fait tâche avec l’univers de UT. Les améliorations de gameplay de UT2004 ont globalement été enlevées pour un jeu plus proche de UT99. C’est dans ce UT3 que j’ai le plus aimé les sensations de tir de la plupart des armes, entre leur nouveau design, leurs effets graphiques et le fait que certaines (Bio Rifle et sa grosse boule de goo verte, Rocket Launcher et son tir rapide) soient à nouveau puissantes et jouissives (au détriment du Flak Cannon malheureusement, un peu faiblaird dans cet opus). Le mode Onslaught, renommée pour l’occasion Warfare, est par contre assez décevant, avec des véhicules trop peu nombreux qui transforment cet opus en infanterie vs véhicules alors que dans UT2004 tout le monde pouvait être motorisé. Mais surtout, contrairement aux précédents UT qui savaient reprendre ce qui existait, y apporter de nouveaux éléments et en faire quelque chose de mieux, UT3 n’a pas su s’adapter à son époque, et n’a strictement rien apporté de nouveau, au contraire. Si au moins il y avait autant de bonnes maps fournies à la sortie du jeu qu’il n’y en a eu dans le mode CTF de UT99 !

UT a fait un temps, et le jeu multi qui a pris sa relève dans mes préférences est maintenant Team Fortress 2.
Mais j’adore toujours UT99, et pour fêter ses dix ans j’ai enregistré la vidéo d’intro en HD. Une autre vidéo avec un petit tour des maps lui fait suite, c’est un peu artisanal avec le texte présent à l’écran, et je me suis rendu compte après-coup que j’aurai dû augmenter le gamma pour éclaircir les couleurs, mais ça rappellera sans doute quelques souvenirs à certains ! Et permettra aux autres d’avoir une idée de la tête des maps.

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Machinarium + The Mirror Lied

Samedi 7 novembre 2009

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Machinarium

Machinarium est un point’n'click indépendant. (Trailer)
Il se joue un peu différemment des point’n'click habituels, il vaut mieux réfléchir que cliquer dans tous les sens et les objets inutiles de l’inventaire se vident tous seuls (à quelques exceptions prêt). C’est à la fois bien et pas bien, bien car la progression est plus logique et gratifiante, mais pas bien car il faut vraiment être au bon endroit et cliquer sur le bon pixel, ce qui cause parfois quelques frustrations. Certains choses sont plus difficile, et le joueur peut utiliser une mini-aide, qui permet de voir ce que le personnage a en tête d’accomplir; ou une aide plus complète qui permet de voir directement la solution de toutes les énigmes du lieu. Mais cette dernière aide doit se débloquer à l’aide d’un mini-jeu, une sorte de mini shoot’em’up avec une clef qui doit arriver au bout du niveau pour rencontrer sa serrure. Je vous préviens tout de suite qu’il vaut mieux utiliser le clavier, en cliquant sur les boutons à la souris c’est d’une rigidité à se cogner la tête contre l’écran. Il y a pas mal de référence à d’autres types de jeu, comme Space Invaders sur une bonne d’arcade.

En parlant de maniabilité, tout se joue à la souris. C’est en flash, et donc une fois qu’une animation a commencé en général on ne peut pas l’annuler et on doit attendre qu’elle se joue jusqu’au bout, un peu énervant sur certains passages, mais globalement pas de problème et d’ailleurs les animations sont superbes. Les graphismes aussi, les screenshots parlent d’eux-même. En plus de trouver des éléments et trouver quelle action/quel objet à mettre où pour passer à la suite, il y a des petites phases d’énigmes avec des câbles à raccorder, ou des mini-jeux (plus rares) comme cité plus haut.

L’histoire est minimaliste mais franchement intéressante à découvrir. Le héros se retrouve jeté hors de la ville dans une décharge, il va devoir regrimper tout en haut, retrouver sa copine, et déjouer les plans des méchants robots qui le martyrisent et embêtent tout le monde. L’humour, s’il y a quelque tentatives, ne m’a jamais fait sourire, à part quand on laisse le jeu sans toucher à rien et que le robot a des flashbacks sous forme de bulles. Au passage, tout est raconté par des bulles, il n’y a pas de texte. Le jeu est assez court mais c’est suffisant pour passer un bon moment.

Au final, contrairement à pas mal de monde, je ne suis pas spécialement tombé sous le charme du jeu. J’ai aimé parcourir les tableaux car j’aime beaucoup les graphismes, mais les énigmes/objets à trouver ne m’ont pas spécialement passionné, à part quelques passages bien sentis et originaux. La faute peut-être à un manque d’humour.
Ce jeu plaira à ceux qui aiment se creuser les rouages, et pour ceux qui n’accrochent qu’aux graphismes les aides intégrées permettent d’avancer malgré tout.
Un peu frustrant mais intelligent, bien réalisé, pas exceptionnel mais de très bonne facture. Mignon et bien animé. Ce qui est pas mal c’est qu’on est face à pas mal de situations différentes où il ne faut pas toujours faire la même chose, ce qui est bien et moins bien c’est qu’il faut être à un endroit précis pour accomplir une action précise et que c’est parfois un peu bloquant.
Par contre je ne trouve pas qu’il vaut ses 20$ (site officiel, ou sur Steam)

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The Mirror Lied

Je précise d’emblée que celui-là est gratuit et se télécharge sur son site officiel.
Il a été fait sur RPG Maker et se finit en une 20aine de minutes.

Je n’ai pas aimé l’histoire, peut-être qu’en le refaisant je l’apprécierai mieux. Pourquoi en parler ? Parce que l’ambiance est excellente et la réalisation très bonne.
Vous (Leah) vous réveillez dans une maison, et vous ne savez pas quoi faire alors vous l’explorez, vous interagissez pour trouver les clefs qui ouvrent le tiroir suivant. Tout l’intérêt vient du fait que le joueur ne sait vraiment pas à quoi s’attendre, ne comprends pas cet univers, et subit une ambiance pesante, dans l’attente de quelque chose. Et puis le téléphone sonne, avec de mystérieux messages.

Les graphismes sont très jolis (oui moi j’aime voir les pixels), les lumières et la musique apportent un gros plus, et même si il n’y a pas beaucoup d’action et qu’il faut surtout chercher une succession de clefs, la tension est palpable et pousse le joueur à continuer.
Ici il n’y aura besoin d’aller dans l’inventaire qu’une seule fois pour cumuler deux objets.

En conclusion, une petite expérience de tension (pas de peur) bien distillée, avec une très bonne réalisation. Très court, mais qu’aurait-on voulu de plus ? Une histoire plus longue et surtout plus compréhensible ? Ou plusieures mini-nouvelles dans ce style !