Archive pour juin 2009

Zeno Clash

Samedi 27 juin 2009

Petit FPS indépendant et Chilien vendu sur Steam, Zeno Clash a fait parler de lui par son univers déjanté et coloré, son système de combat au corps à corps, et son petit prix.

Tout d’abord il faut savoir que sa structure est différente d’un FPS classique et linéaire. Oh, Zeno Clash est aussi très linéaire, mais les niveaux ne sont pas une suite de couloirs où le héros avance en dézinguant les ennemis sur le chemin. Ici, ce sont des bouts de niveaux fermés (on n’échappe malheureusement pas à quelques murs invisibles), des sortes d’arènes, avec quelques rares passages en couloir. Il faut en général vaincre tous ses ennemis pour passer à la séquence d’histoire et au niveau suivants.
Si au début cette façon de faire semble un peu bizarre, ça n’est finalement pas plus mal, car chaque zone est bien travaillée et permet d’aller directement aux combats.
Ces arènes sont vraiment magnifiques, les décors sont très originaux et très beaux, soutenus par une très bonne musique, parfois un peu tribale et épique, parfois un peu inquiétante et envoûtante.
La structure du jeu est donc assez simple : histoire-arène-arène-histoire-arène-couloir-histoire etc C’est un petit peu déroutant au début, puis finalement ça permet de mieux condenser le plaisir de jeu sans s’éparpiller en longues marches, autorisant ainsi une rejouabilité moins harassante.

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L’histoire, racontée à la fois dans le présent et dans le passé par des flashback, permet de  suivre Ghat, banni des siens  qui s’aventurera jusqu’au bout du monde après être passé à travers la forêt et le déset. A ses trousses, ses frères et soeurs issus de la terrifiante créature Father-Mother (Père-Mère), un être impressionnant entre oiseau et vélociraptor (sa voix est terrible). C’est en affrontant cet être que Ghat a été banni, mais les raisons qui ont poussé à ce combat restent un secret bien gardé par Ghat. C’est d’ailleurs un des rares jeux où le personnage en sait plus que le joueur, d’habitude on joue un muet manipulé qui ne pose pas de questions.
La forêt est le domaine des Corwids, une population sauvage mais “libre”, plutôt des monomaniques complètement dingues. Le désert est le terrain de chasse d’un personnage assez classe envoyé tuer le héros… et le bout du monde est habité par d’étranges créatures.

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Si Zeno Clash tire une partie de son charme de ses décors, il tire l’autre partie de ses personnages. Tous très travaillés, chacun a son propre style, ses propres animations et sa façon de combattre varie de l’un à l’autre d’un petit peu à énormément. Pour une fois on ne se bat pas contre une armée de clones anonymes, mais contre des personnages charismatiques avec chacun son petit nom.
La patte artistique est vraiment superbe, des humanoïdes bizarres aux décors colorés en passant par les armes en ossements.

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Les combats de Zeno Clash sont principalement au corps à corps, même si le jeu met parfois à disposition des armes. Il n’est possible d’en porter qu’une à la fois, et les ennemis se chargent rapidement de désarmer le joueur ou de lui jeter des pierres pour lui troubler sa visée. Elles doivent se recharger après quelques tirs, ce qui ralentit considérablement le joueur. Tout est donc fait pour privilégier le corps à corps, même si bien connues et bien utilisées les armes peuvent se révéler efficaces.  Il existe certains passages avec des armes assez peu intéressants, mais heureusement rares, contre des “animaux” (sortes de chiens et de poulets-lézards).
Le corps à corps permet pas mal de possibilités plus ou moins puissantes et pratiques, enseignées par le jeu au moyen d’un mentor énigmatique. Il est possible de charger ses poings, de donner des coups de pied, de donner des coups de coude en courant, de faire une parade-riposte, etc. Les ennemis peuvent tout comme le joueur esquiver ou se protéger, il faudra alors casser leur garde. Il est possible d’envoyer un ennemi chuter sur un autre, mais malheureusement il n’y a pas d’interaction avec le décor comme dans Dark Messiah of Might & Magic où il était possible d’empaler les ennemis ou d’autres gâteries sympathiques.
Les combats apparaissent au début comme très bordéliques, surtout à cause du système de lock des cibles (désactivable) et du contrôle auquel il faut s’habituer (baisser le regard pour donner les coups de pieds, et sensations de marche/mouvement assez particulières), mais lorsque le joueur commence à comprendre quelles actions faire à quel moment en fonction des ennemis, les combats deviennent très fluides et jouissifs (si vous voulez vous pouvez regarder mes vidéos de Challenge Towers pour apprendre). Les sensations des coups donnés et reçus sont vraiment très bien rendues.

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Après l’aventure qui dure environ 4 à 6 heures,  il y a la possibilité de faire les Challenge Towers, c’est-à-dire une tour où il faudra se frayer son chemin à travers les étages en affrontant des salles remplies d’ennemis et d’armes. Ces challenges relèvent la durée de vie du jeu de quelques heures, ainsi que la difficulté plutôt corsée, et les temps sont chronométrés et comparés avec les amis/groupes Steam. Je suis assez content d’avoir été le premier à finir toutes les tours et d’avoir maintenu le meilleur temps mondial sur toutes les tours mouhahaha (avant d’arrêter pour ne plus avoir à passer mon temps sur le jeu, se maintenir au top de n’importe quoi demande vraiment d’y consacrer tout son temps). Au passage bravo à Chaka BaToU et Akimine pour la lutte vers le sommet !

Ces tours permettent de vraiment maîtriser toutes les possibilités du gameplay et d’augmenter la durée de vie, elles valent le coup. D’ailleurs certaines critiques visant l’IA (par ailleurs convaincante pour ma part) accusaient les ennemis de ne pas tous attaquer en même temps le joueur et de parfois laisser les autres combattre sans rien faire. Il faut savoir qu’avant le premier patch, dans la Challenge Tower 5 tous les ennemis attaquaient le joueur en même temps, ce qui rendait certains passages impossibles, le joueur se faisant enchaîner de toutes parts sans aucune chance de riposter convenablement.

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En conclusion, un jeu coup de coeur (comme pas mal de productions indés qui allient un univers artistique orignal à un bon gameplay). Si les screenshots/l’univers vous font envie et que vous accrochez aux combats, vous aimerez le jeu. Tout simplement.

Il est peut-être un peu déroutant, avec une structure simplifiée et des petits niveaux, mais ce qui est présent est très travaillé et permet au final un dépaysement assuré, saupoudré d’un condensé d’action brutale et immersive. On a envie d’avancer rien que pour découvrir plus de ce monde étrange et original.
Les graphismes, animations, sons, etc sont très réussis pour cette direction artistique très inspirée.
J’ai pris un grand plaisir à m’émerveiller devant l’univers de ce jeu, à me battre dans ces décors fabuleux contre des personnages hauts en couleur, pour finalement me prendre de passion pour le défi des Challenge Towers.

Si je parle de ce jeu en ce moment, c’est qu’il mérite d’être plus connu (sauf si la suite se fait sacrifier sur l’autel des consoles), et qu’il n’est vraiment pas cher (à 8€ ce week-end contre 16€ d’habitude, en téléchargement sur Steam où une démo est aussi disponible). Un très bon FPS rafraîchissant.

Pour finir, quelques vidéos :

Présentation des Corwids, avec leurs petits hobbys
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(pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais, c’est du genre “il voulait être invisible, alors il arrachait les yeux des autres pour qu’ils ne puissent pas le voir”)

Trailer gameplay

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Ma vidéo sur la première Challenge Tower
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C’est normal si les ennemis sont un peu maltraités, j’ai fais cette vidéo pour montrer comment passer la tour le plus vite possible, et il faut donc être assez efficace et violent (pas le droit à l’erreur pour battre le temps des autres joueurs !)
(Vous pouvez retrouver toutes mes tours sur ce lien même si il faudra sans doute que je refasse la 5 et que j’ajoute les 3 nouvelles rajoutées en téléchargement gratuit dans un patch)

Plants vs Zombies

Vendredi 19 juin 2009

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Des plantes qui affrontent des zombies… Comment a-t-on pu en arriver là ? C’est vraiment une idée saugrenue. Mais attirante…

Le principe du jeu est de défendre sa pelouse (puis sa piscine et son toit) contre des hordes de zombies. Ça se joue comme un “Tower Defense”, sauf qu’il faut défendre chaque ligne indépendamment des autres (à quelques exceptions près).
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Le style est très old-school : les graphismes, les zombies lents qui arrivent en grommelant “braaaaaiiinnns”, etc

L’humour est omni-présent. Entre les mots laissés par les zombies, leurs mimiques, leurs bruitages, les plantes/armes (des plantes carnivores qui se lèchent les babines! du maïs qui lance des mottes de beurre ! des piments explosifs !), le voisin un peu dingue, mais surtout, les zombies. Ils ont un charisme dingue, et se déclinent en toutes sortes, avec pour chacun une petite description rigolote. C’est un vrai plaisir que de découvrir la prochaine plaie qu’on va rencontrer. Il y a du zombie Mickael Jackson et ses danseurs, des zombies montés sur dauphins zombies, des zombies sur une machine à faire de la glace (suivis par les zombies en bobsleigh, effet garanti), c’est vraiment du n’importe quoi, et j’adore. En plus tout est mignon !
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Le gameplay est à la fois très simple et tactique. Pour chaque mission, on choisit les plantes qu’on va utiliser, et si globalement il y a une base commune qui reste efficace, il faudra souvent composer avec quelques nouveautés ou plantes spécifiques en fonction des zombies à affronter.
Pour planter, il faut collecter de la lumière (petits soleils), qui tombe du ciel le jour, et qui est fabriqué par les tournesols (les plantes mimi qui se trémoussent). Il faut cliquer sur les soleils qui tombent et sur les pièces que laissent parfois tomber les zombies, afin d’acheter des améliorations dans le magasin (à part un ou deux trucs vitaux comme augmenter le nombre de plantes, le reste n’est pas obligatoire).
Ce petit ajout de devoir cliquer pour prendre permet de dynamiser les parties plutôt que d’attendre sans rien faire. Le début des parties est tout de même un peu lent, le temps d’avoir un flux de soleils suffisant.

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De même, c’est un jeu complet et pas un petit jeu flash, donc les niveaux et leurs conditions changent, ainsi que les vagues de zombies. A part quelques petits moments tendus (satané brouillard), la difficulté est assez clémente et pardonne les erreurs. (Recommencer la campagne augmente un peu la difficulté car certaines plantes seront obligatoires dans l’arsenal. Mais en contrepartie on a acquis toutes les plantes pendant la campagne, et des améliorations au magasin.)

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La campagne est entrecoupée de petites séquences de mini-jeux, où il faut par exemple composer avec des plantes distribuées une à une par le jeu, ou jouer au bowling en tirant des zombies.
Ces mini-jeux se retrouvent débloqués dans un menu à part, qui en rajoute de nouveaux dont… pouvoir envoyer ses propres vagues de zombies ! Quel plaisir. Ou… nourrir des poissons zombies-plongeurs en leur donnant des cerveaux. Wtf. Ce jeu est génial.
Il y a même un niveau avec des portails à la Portal, ou des zombies miniatures, ou un bejeweled (le machin où il faut aligner des diamants, sauf que là c’est des plantes et que les zombies arrivent en masse!) Certains mini-jeux sont particulièrement bourrins, il y a vraiment de quoi s’amuser.
Il y a aussi un mode Survival, dont la différence avec la campagne est qu’on peut garder ses plantations d’un niveau à l’autre.
Un autre bonus est un jardin zen qui permet de s’occuper de ses petites plantations en les arrosant etc. (un programme pour farmer plus facilement est dévoilé dans un commentaire de cet article)

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Pour conclure, c’est un sans faute. A part certains qui trouveront que le jeu n’est pas assez difficile ou qu’il n’y a pas de multijoueur, je ne vois pas ce qu’on peut reprocher à ce jeu. (à moins d’être aigri ou d’être imperméable aux genres autres que les FPS)
Entre la campagne et les mini-jeux, c’est ultra complet et il y a vraiment de quoi s’amuser et se faire de petites sessions pour le plaisir.
Le jeu est complètement décalé avec ses zombies farfelus, c’est bourré d’humour, le gameplay est bon, même la musique est bien, à la fois légère et parfois plus “zombiesque”.
Vous l’aurez compris, j’ai été conquis par ce jeu.

Quand on compare avec les gros titres à 50€, les petits jeux simples et attachants peuvent parfois procurer bien plus de plaisir et à un prix modeste ! Le jeu est à 10€ sur Steam, et à 20€ (?!) sur le site officiel où vous pouvez aussi télécharger une démo. (Note : le jeu n’est pas encore traduit en français)

Le trailer :
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Et la chanson (dans le même ton que le jeu, et les répliques des zombies sont énormes) :
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Sur ce, allez chasser ces zombies de votre pelouse !