Archive pour avril 2008

En 1999, un jeu atypique sort sur la gameboy : Pokémon.

Si le levelling constitue une part importante du jeu pour augmenter ses pokémons, certaines subtilités sont malheureusement impossibles pour un joueur seul.

C’est ainsi que certains Pokémon, tel Insécateur, n’existent que sur une version (Rouge ou Bleue), et obligent donc de trouver un partenaire et un câble Link pour échanger des Pokémons.

Mais à part la frustration d’être amputé de certains persos, on peut se dire que finalement, si on veut juste combattre avec ses pokémons, on peut se débrouiller sans. Et non, certains Pokémons, telle la dernière évolution d’Abra, n’évoluent que si ils sont échangés par ce fameux câble Link.

Les Pokémons étaient déjà assez chiants à trouver et attraper, la version suivante augmentait fortement leur nombre et rajoutait un paramètre horrible : le temps. Genre il fallait jouer à 4h du matin à tel endroit pour attraper tel Pokémon.

Déjà qu’avant j’étais obligé de trouver une liste/soluce pour m’en sortir, là j’ai complètement décroché. Trop nombreux, trop chiants, obligation d’organiser des échanges. L’attirance pour les Pokémons, déjà ébranlée par le phénomène de mode et leur nouveau look trop en rondeur, s’est arrêtée là, aux premières versions Rouge et Bleu. J’étais indifférent à tout ce qui s’est passé ensuite.

The World Ends With You

Je vous disais tout le bien de ce nouveau jeu sur DS, que je conseille d’essayer.

Charmé par le jeu, je m’investis pas mal dans ses mécanisme pour bien le maîtriser. Quelle ne fut ma stupeur lorsque j’ai compris que les pouvoirs avaient certaines subtilités proches du système des Pokémons…
Et encore une fois, aucun moyen in-game d’en apprendre toutes les ficelles…

Je pose donc un coup de gueule. Parce que ça me RUINE le jeu. Et je vais expliquer le système ici pour que ceux qui commencent fassent bien attention.

Les pins qui représentent les pouvoir peuvent soit être maîtrisés (mastered), soit évoluer.

Un pin qui doit être maîtrisé ne pose aucun problème, tant qu’il gagne des PP “Pin Points” en combat ou autre, ils augmentent leur niveau (de 1 à 6 en moyenne) et deviennent maîtrisés. C’est le cas des Pins du début du jeu, et c’est cool.

En revanche, les pins qui doivent évoluer, parfois plusieures évolutions, tirent parti des 3 types de PP, et la barre de niveau se remplit de leur couleur associée.

Vert = Shutdown PP (SDPP) S’acquérissent en laissant des pins dans le set de combat, en éteignant la console et quand on rallume, ça compte le temps écoulé et distribue des points pour jusqu’à 7 jours.

Bleu = Battle PP (BPP) Les points gagnés en combat.

Rouge = Mingle PP (MPP) Les points gagnés en communication sans-fil, pas online puisque le jeu ne le gère pas. En échangeant des player cards, en vendant des items, etc.

Il faut UN TYPE DE PP PARTICULIERS pour accomplir une évolution. Donc si un pin nécessite des SDPP ou des MPP, vous ne devez pas beaucoup l’utiliser en combat, le type de PP voulu doit être dominant, sinon le pin devient juste maîtrisé.

Et c’est là que ça coince, c’est même catastrophique. Du coup, je ne peux plus utiliser certains pins parce que je veux les faire évoluer en pouvoirs plus puissant.

Pour les SDPP, shutdown, c’est chiant mais simple. Quitter le jeu, changer la date de la console, revenir et ainsi de suite. On s’y fait.

Mais dans la lignée évolutive de certains pins, c’est par exemple 3x du SDPP, et puis d’un coup il y a deux évolutions possibles, l’une en MPP et l’autre en SDPP. Evidément, il faut que la MPP soit plus puissante. Ou certains n’évoluent qu’en MPP plusieures fois.

Traduction : je suis obligé de ne plus me servir de mon pouvoir en attendant de faire du wifi.

Ce système est atroce. Je suis un joueur solitaire, et je ne vois pas souvent d’autres personnes avec une DS irl (je rappelle que le jeu ne gère pas le online). Et je suis sûr que voir quelqu’un une fois ne suffirait pas à donner assez de MPP pour accomplir mes évolutions, d’autant que de nombreux pins restent à acquérir au fur et à mesure du jeu.

Je tiens à préciser que ce n’est pas déterminant pour la partie, mais bon, j’ai acheté mon jeu, et je veux le maîtriser.

Et comme bien sûr ça n’est pas bien précisé in-game, voici une liste des pins pour voir leurs caractéristiques et les conditions d’évolution.

Edit : il est possible de laisser tourner le jeu en mode wifi et quelques points peuvent arriver de manière aléatoire. Ça permet de ne pas avoir comme seule possibilité de devoir trouver quelqu’un d’autre, mais c’est ridicule de forcer les joueurs à en arriver là. Ils auraient mieux fait de garder le système de BPP pour tout.

The World Ends With You

Mercredi 23 avril 2008

Je le dis dès le départ : on a affaire à l’un des meilleurs jeux DS.

Et pourtant, j’étais sceptique quand je l’ai essayé.

Il provient de Square Enix/ Jupiter, et sort de la fantasy pour un univers très urbain, moderne et stylisé.


(Des Reapers) ———– (Le Héros)

Le scénario me fait penser à Gantz : le héros se réveille dans le quartier de Shibuya, et a des missions : rejoindre un endroit et éliminer des monstres, les noises, en un temps limité.
C’est un solitaire misanthrope qui doit pourtant se lier avec une partenaire, car les “joueurs” de cette farce aux règles obscures doivent forcément être en équipe liés par un pacte. Ils vont rencontrer d’autres joueurs, et les Reapers, des personnages très puissants qui sont derrière tout ça et dont certains sont là pour encadrer les joueurs, d’autres pour les tuer…
Les joueurs sont piégés dans une réalité alternative, ils peuvent lire les pensées des gens, mais à part les Reapers, personne ne peut les voir.
Il y a pas mal de dialogues, les règles et les personnages se dévoilent petit à petit. Les dialogues ne sont pas mielleux, et le héros n’est pas du tout un gentil : son but, c’est de survivre, et le reste n’est qu’une gêne. Il serait prêt à tuer sa partenaire pour s’en sortir.

En dehors des combats, on déplace le héros dans les rues, les boutiques et la foule. A part les combats qui font avancer l’histoire, on choisit soi-même quand et quels monstres combattre.
L’historie est découpée en chapitres découpés en jours. Ce rythme de jours permet d’arrêter sa session de jeu et de reprendre à un autre moment sans se retrouver perdu et ne plus savoir quoi faire.

Les phases d’action contribuent à marquer la différence avec les autres jeux.
Un combat dure en moyenne entre 10 et 30 secondes. Oui, c’est hyper rapide, et le gameplay est lui-même très nerveux.
Il y a une spécificité : chaque personnage combat sur un écran. On contrôle le héros en bas au stylet, chaque “pouvoir” se déclenchant en traçant d’une certaine manière. En haut, le deuxième personnage est contrôlé avec les boutons, ou alors contrôlé automatiquement si on le lâche pour se concentrer en bas. Les deux combattants, en gagnant des combos, peuvent booster l’autre, et sous certaines conditions faire une attaque synchronisée dévastatrice sur les deux écrans à la fois.

Si les premiers combats apparaissent brouillons et bordéliques, au fur et à mesure notre maîtrise et notre technique s’étoffent, mais ça reste particulièrement bourrin.

Les pouvoirs (sous forme de petit badges) sont divers et variés, et on ne peut avoir qu’un seul set de quelques uns lors d’un combat (le nombre possibles à mettre dans un set augmente au fur et à mesure, mais rien de très mirobolant : il faudra faire des choix). Il y a des trainées de flammes, des pics de glace, des boules de feu, des coups de sabre, des éclairs, le fait d’utiliser des objets du décor (barrières, voitures, motos) en les balançant sur un ennemi, etc. Et chacun s’active d’une manière différente avec le stylet : tapoter pour lancer les boules de feu, faire un trait vers le haut pour faire jaillir un pic de glace, rester pointé sur une cible pour l’électrocuter, parcourir le sol pour créer une barrière de flammes, etc.
Il y a aussi quelques pouvoirs passifs, ou à utiliser de temps en temps en cliquant dessus.

C’est très nerveux et rapide, et c’est vraiment une expérience à tenter, tellement dynamique et rapide que farmer n’est même plus une torture…

Pourquoi farmer ? Pour monter de niveau ses pouvoirs, mais la plupart sont limités à quelques niveaux (beaucoup seulement un), donc ça n’est pas trop problématique. Pour se monter de niveau le perso, et si on fait exprès de baisser sa barre de niveau et être plus faible, on a un pourcentage de chances plus élevé de gagner de l’argent sur les ennemis. Et pas besoin de faire ça pendant une heure, ça vient vite.

Pourquoi de l’argent ? D’autres spécificités du gameplay, qui ne se dévoilent que petit à petit afin que le joueur ait le temps de tout maîtriser. Ainsi, on pourra s’acheter des vêtements et de la nourriture, à la fois pour augmenter ses stats, mais aussi parce que suivant l’endroit où on se trouve, un style de vêtements va booster les attaques, et un autre va les diminuer. (C’est très simple, le style favorisé est affiché dans le menu, le problème c’est que les styles sont nombreux !)

Le système d’achat est particulièrement intéressant… En fait, pour la plupart des items, on ne sait pas du tout quelle est l’influence sur les stats, c’est le commerçant qui va nous le dire à mesure qu’on regarde les items. Mais il faudra devenir un bon consommateur pour qu’il en révèle un plus grand nombre et d’autres secrets…

Ah et en parlant des choses bien pensées… Quand on éteint sa console et que plus tard on revient dans le jeu, on a la surprise de voir que les pouvoirs placés dans le set, et qui pouvaient encore évoluer, ont gagné pas mal de points pendant notre absence…

Les musiques sont résolument modernes et dans le contexte, principalement de la jpop (pas de rock dommage), et pour l’instant à part 1 morceau lors d’un combat, j’ai tout apprécié alors que je ne suis pas très fan du genre.


Au final, un jeu extrêmement dynamique et rafraîchissant, très nerveux et bourrin mais avec un gameplay très riche (et complexe tout en restant facile à utiliser) qui se dévoile petit à petit, et une histoire intéressante qui nous change un peu. On tient là une nouvelle perle pour la DS, un jeu exceptionnel dans son traitement et son gameplay.

Note : le jeu n’est pas traduit en français. Et on peut sauvegarder quand on veut, mais seulement à partir du moment où le jeu nous autorise à le faire pour la première fois, donc lorsque vous commencez pour la première fois veillez à avoir quand même un peu de temps devant vous.

Note 2 : le multijoueur consiste en un mini-jeu, assez dispensable.

Note 3 : finalement, il y a des défauts…