La France n’a que faire des mes demandes de trêves. Le Pape m’a demandé de ne point l’attaquer, alors que ça fait quelques temps que le conseil des nobles me charge de faire des blocus maritimes sur Toulouse et Bordeaux.
Si je désobéis à cet ordre direct du Pape, tous les pays chrétiens me déclareront la Guerre, et il ne manquerait plus que ça alors que je suis occupé contre les Maures que je viens de repousser d’Espagne. Je décide donc de faire profil bas et de continuer la préparation de mon armée pour une campagne de conquêtes en Afrique du Nord.
Mais alors que je ne dois rien tenter contre la France, mes espions observent une grosse convergence de troupes : de grosses armées Françaises s’approchent de mes frontières. Par punition, ou avertissement dira-t-on, je fais discrètement assassiner un noble de la famille Française à la tête d’une des armées.
Je décide d’envoyer l’armée que je préparais vers le Nord, près de la frontière et de l’avancée des troupes Françaises. D’autant plus que je n’ai jamais voulu cette Guerre contre la France, et ma grande métropole en frontière est peu défendue. Pire encore, mon Roi y est de séjour.
Mais, tandis que mon armée fait marche à travers l’Espagne, une armée Maure passe le détroit de Gibraltar et pénètre sur mes Terres. Ça commence à sentir mauvais lorsque je vois la taille et la puissance de l’armée : pas bon pour moi…
Heureusement, cette armée porte la bannière du Jihad, et je me souviens qu’un Jihad a été lancé sur Constantinople. Je serre les dents en espérant avoir vu juste et que cette armée ne fait que passer et n’en profitera pas pour me piller tandis que je suis occupé avec les Français…
La trêve Papale a pris fin, et déjà une armée Française assiège la ville où se trouve mon Roi. Derrière les Pyrénées marche une autre grosse armée, celle que j’ai privée de son commandant un peu plus tôt.
Mon armée, prête à l’affrontement, campait derrière la ville. Alors que les Français commencent le siège, je décide de les prendre de flanc pour une première bataille décisive.
Cette bataille que l’Histoire retiendra comme La Bataille des Brumes.
Le brouillard m’empêche de voir mon ennemi. Une falaise borde ma droite, je décide de m’en servir comme bouclier pour mes flancs.
Je place mes lignes maladroitement face à la cuvette devant moi, en plaçant mes hommes en haut de pente pour briser facilement les charges ennemies.

Si tout se passe comme prévu, je vais le voir arriver par ma gauche, et mes arbalétriers montés vont l’attirer vers ma colline. Les arbalétriers avec pavois, un grand bouclier qui les protège des tirs ennemis, vont le lacérer de leurs traits mortels, puis il va se briser sur mon infanterie dans la contre-pente. De la cavalerie se tient prête sur la colline, pouvant profiter de la pente à mon avantage, et encore de la cavalerie sur la gauche de la colline pour couvrir mes flancs. Mes canons vont se placer sur la droite, d’où ils disposent un petit champ de tir sans mettre en danger mes hommes.
Enfin, tout ça c’est la théorie, car soudain mes hommes aperçoivent la marche ennemie : ILS SONT SUR LES FALAISES!
Tout mon plan risque de tomber à l’eau, l’ennemi a une énorme pente à son avantage et peut me déborder par la droite. Et mes canons lents à déplacer qui sont en train de prendre position…

A mesure qu’ils s’approchent, on peut distinguer la masse grouillante de soldats français, avec une masse compacte qui n’augure rien de bon…

Soudain, mon conseiller militaire m’apprend que l’artillerie ennemie a pris position. Il n’y a donc plus un instant à perdre !

Heureusement pour moi, cet imbécile a fait descendre l’artillerie de la falaise. Si il l’avait gardée autour de ses troupes, elle m’aurait lacéré avant que je ne puisse m’approcher. J’en profite donc pour dépêcher deux unités de cavalerie histoire de la laminer vite fait avant le début des hostilités.
Observant vite le terrain, je repositionne mes troupes au pas de course : pour m’atteindre, l’ennemi n’a qu’un chemin, un petit défilé descendant de la falaise et donnant directement sur mes collines.
Je ne peux pas prendre possession du défilé, ce qui serait suicidaire vu son avancée et sa position de force.
Je décide donc de me placer en retrait, forçant donc ses archers à ne pas tenir les hauteurs, desquelles je serais hors de portée.
Mais je construis néanmoins une semi nasse pour réceptionner le gros de ses troupes, en prenant soin d’utiliser la falaise pour couvrir mon flanc droit.
Mes deux unités de cavalerie inactive attendent derrière mes lignes, prêtes à fondre sur l’ennemi si il crée un début de brèche.
Mes arbalétriers montés, eux, galopent en cercle un peu plus pas, vers la cuvette sur ma gauche, ils pourront ainsi harceler les flancs de l’ennemi dès sa sortie du défilé.
En revanche, je ne peux plus rien faire de mes canons : en hauteur, mes hommes sont devant et risquent de se faire décimer par un boulet malheureux, et en bas l’angle est assez mauvais. Je préfère tout de même l’envoyer en bas, au cas où.

Une première vague d’ennemis a réussi à passer le défilé, ce sont les arbalétriers. Mais les miens, déjà en position et bien plus performants, ont déjà commencé le massacre et forcent les arbalétriers français à se replier.

L’ennemi reprend vite ses esprits et fait donner la charge de la cavalerie, permettant à la fois de peut-être briser mes lignes et d’autoriser sa masse d’infanterie à progresser plus en sécurité.

Mais ce ne sont pas mes lignes que vise la cavalerie ennemie : ce sont mes arbalétriers, débordant de la protection qu’offrent mes fantassins lourds.
Devant l’urgence, j’envoie ma propre cavalerie.

Hélas, dans le sillage de la cavalerie française, se cache également une charge de fantassins lourds au même endroit, risquant d’en plus anéantir ma cavalerie.

Devant la nouvelle urgence, je fais se replier une des mes deux unités de cavalerie qui chargeaient l’artillerie ennemie. En chargeant dans le dos de l’ennemi j’espère briser son assaut.
Mes arbalétriers montés continuent leur œuvre, ne courant pour l’instant aucun danger, la cavalerie ennemie étant occupée ailleurs.

L’attaque ennemie commence à déborder mes lignes tandis qu’une masse importante passe le défilé et se profile derrière les unités de tête.

De plus en plus d’ennemis se ruent à l’assaut, un quart de mes fantassins lourds est déjà en soutient à la cavalerie mais je décide d’envoyer un deuxième quart, soit au total toute la moitié gauche de ma ligne d’infanterie lourde.
Par malheur, ma cavalerie qui revenait en renfort se fait percuter par la masse de soldats ennemis…

Tout ceci s’est déroulé très rapidement, en effet, ma cavalerie envoyée au début vient à peine de briser l’artillerie ennemie. Il me faut néanmoins tuer tous les servants pour qu’ils ne puissent reprendre leur position.

L’artillerie hors d’état de nuire et mes lignes renforcées doivent avoir impressionnés mes hommes, qui me signalent que la bataille tourne en notre faveur. Tant mieux pour leur moral, ce n’est pas le moment de flancher.
Ma cavalerie qui s’était faite happer par la masse ennemie n’est pas totalement débordée et tente de se dégager. Je vois que quelques hommes sont coincés par la quantité d’ennemis autour : il y aura malheureusement des pertes, et je ne peux rien faire pour empêcher cela.

Une partie de mes arbalétriers se sont reculés des corps à corps et continuent de cribler l’ennemi. Une unité d’arbalétriers, celle prise avec la cavalerie, ne peut plus s’évader et compte sur mes fantassins et cavaliers pour leur éviter un massacre.
Une bonne partie de l’armée française n’est pas encore venue au contact, je ne puis donc me risquer à envoyer le reste de mon infanterie dans l’assaut, ce qui aurait pour effet de libérer un de mes flancs.
Tout ce que j’ai à faire, c’est d’espérer que mes hommes tiennent.

Ma cavalerie auparavant bloquée est parvenue à s’enfuir, entrainant dans son sillage quelques ennemis dont des fantassins lourds…

Finalement, la masse ennemie a été tentée de pourchasser mes arbalétriers montés qui devaient bien les harceler.
Grave erreur, mes unités ont pour elles la mobilité et reculent de plusieurs mètres tout en continuant de noyer l’ennemi sous un déluge de flèches.
(La perspective par les pentes donne de drôles d’effets…)

Le combat est rude mais mes lignes tiennent bon. J’en profite pour replier mes arbalétrier avec pavois qui peuvent maintenant s’éloigner du corps à corps sans trop de risques.


C’est alors que la masse ennemie qui se précipitait sur mes arbalétriers montés se referme sur le front, risquant d’éclater ma cavalerie.

Dans l’urgence, je décide de les évacuer. De toute façon, la cavalerie ennemie a fini par tomber. Je les fait sortir par le côté d’où viennent des paysans ennemis, peu dangereux pour mes armures lourdes.
L’attaque ennemie étant maintenant prévisible, je peux lancer ma deuxième moitié de fantassins lourds en soutient

C’est pendant cette manœuvre que le général ennemi décide de tomber au combat, portant un coup au moral des troupes ennemies.

Je profite de la dispersion ennemie pour envoyer de la cavalerie lourde isolément sur plusieures de ses troupes.

Cette charge est décisive, l’ennemi se retrouve rapidement amputé de moitié et je me referme inexorablement sur le front, entourant ses troupes dans un combat à mort.
C’est à ce moment que le Roi et ses renforts, arrivés de la cité à proximité me rejoignent. Ils n’auront pas le temps d’intervenir.

Prise de panique, le moral abattu, toute l’armée ennemie prend ses jambes à son coup et s’enfuit.
Dans les deux directions prises par les fuyards j’envoie ma cavalerie terminer le travail.

Le champ de bataille s’éclaircit et laisse entrevoir les dépouilles des soldats tombés au combat.

Tous les survivants ennemis ayant décidé de s’enfuir, la victoire est mienne.

Je souhaite quand même éliminer le maximum de troupes ennemies pour châtier ces Français et les empêcher de se reformer après la bataille.

Je parcours avidement le champ de bataille en espérant ne pas y voir trop de mes hommes. Le décompte sera fait après la bataille…



Pendant ce temps, mes cavaliers terminent de pourchasser les fuyards et finissent par se croiser, le nettoyage terminé.


La bataille est terminée, le décompte des victimes peut se faire.


C’est sur ce constat que s’achève la Bataille des Brumes : j’ai laminé les Français pratiquement sans pertes.
Mes armures lourdes et mes soldats surentrainés m’ont garanti un soutient inestimable, et c’est avec optimisme que je regarde d’un oeil maintenant narquois l’armée française en passe de traverser les Pyrénées.
Je vais juste en profiter pour remplacer mes unités qui ont été le plus touchées.
Après la bataille, je dois néanmoins décider du sort que je réserve aux prisonniers. Je pourrais demander une rançon, mais mes caisses sont plus florissantes que jamais. Je pourrais les exécuter pour augmenter la crainte de ces chacals et les avetir de ne plus poser le pied sur mon territoire.
Mais mon armée est la plus puissante, je n’ai plus rien à craindre d’eux.
Je libère les prisonniers,
“Je suis bon.” (cf. 300)