Aloha Moe

le blog de Pellegrino_San.

Archive pour septembre 2011

[Old] Whole Lotta Rosie

Mercredi 28 septembre 2011

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Le grand saut

Mardi 20 septembre 2011

Après y avoir passé un mois en février pour des vacances, je me suis enfin décidé à bouger mon cul et à foutre un bon coup de pied dans le tas de feuilles mortes qu’est mon petit quotidien tranquille. Ça faisait longtemps que ça nous trottait dans la tête, ça sera donc début novembre, un aller simple avec Singapore Airlines à bord d’un 777 puis d’un A380 direction Sydney, Australie.

Le préavis de l’appartement est donné, ma démission posée c’est donc un peu tard pour reculer maintenant. Le programme ? Nous serons dans un premier temps chez le fils de la belle-mère de ma copine qui a un joli appartement, puis il faudra trouver un logement et un job. Pour le logement, nous pensons nous diriger pour les débuts vers une colocation pour les avantages que ça représente (moins cher, pratiquer la langue 24/7, rencontrer des gens sympa tout de suite, flexibilité…). Pour le boulot, mon but est de pouvoir exercer mon “vrai” métier en Australie ce qui nécessite de passer l’IELTS (mon diplôme en lui-même est pleinement reconnu à condition d’avoir ce test de langue). J’aurais peut-être pu le passer en France mais je ne pensais pas avoir le niveau pour l’entretien en anglais. Je vais donc essayer de trouver n’importe quel job du moment qu’il me permette de pratiquer l’anglais afin de passer l’IELTS au plus vite et ainsi commencer à exercer.

Nous partons avec un WHV d’un an, que nous pourrons vraisemblablement prolonger grâce a mon boulot si cela nous plait. Pas mal de projets, notamment celui de faire le tour du pays une fois mon test passé (comme pas mal de monde apparemment), aller faire un tour en NZ, en NC, peut-être en Asie et bien sûr faire la fiesta. Je posterai ici régulièrement mes aventures comme d’autres l’ont fait avant moi (notamment mouito qui m’a donné envie de partir là-bas avec ses articles). Je ferai notamment un article sur les préparatifs avant le départ.

Même si objectivement nous n’avons pas grand chose à craindre, ce n’est tout de même pas rien de prendre un aller simple vers un pays situé à 15000 bornes dont on ne pratique pas beaucoup la langue et pour une durée indéterminé… Je me tape régulièrement des vieux moments d’angoisse à base de “on reste ici on peut récupérer notre appart et notre boulot J’AI PEUR J’AI FROID PUTAIN”, mais je pense qu’à un moment il faut se sortir les doigts pour découvrir autre chose, même si on ne sait pas encore vraiment quoi. C’est assez excitant en fait.

[Old] Wham! - Wham Rap!

Samedi 17 septembre 2011

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:D

[Old] Massive Attack - One Love

Samedi 17 septembre 2011

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[Old] Moby - Go

Vendredi 16 septembre 2011

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Une journée de planeur

Mardi 13 septembre 2011

Profitant d’un jour de repos je suis allé faire un tour de planeur sur l’aéroclub du coin n’en ayant pas fait depuis fort longtemps, accompagné du beau-père de ma copine. C’est un peu la deuxième maison de beau-papa, grosse expérience en avion militaire, planeur, ancien instructeur sur les deux machines. Voulant voir un peu la vie d’un aéroclub, je me suis pointé à 9H pour le briefing.

La salle est bondée de monde, mais la moyenne d’âge doit être à vue de nez de 50 ans. Ça s’explique d’une part par le fait que c’était un jour en semaine en dehors des périodes de vacance, mais aussi que voler demande quelques moyens financiers que des jeunes n’ont pas forcement (même si le planeur est l’une des activités aéronautiques les moins chères). Bref, pour ceux qui n’ont jamais assistés à un briefing c’est assez simple, on parle de ce qui s’est passé la veille, des éventuels incidents. Puis vient la grosse partie météo, les plafonds attendus, les vents d’altitude… (je ne peux pas trop plus vous en parler, je n’y connais pas grand chose). Puis vient le moment de la distribution des planeurs pour la journée. Le club dispose d’une belle flotte (planeurs écoles, planeurs performants, single ou duo…), donc pas de conflit. C’est le chef pilote qui fait la distribution et il en profite pour négocier une journée de remorquage à mon beau-père lorsque vient le choix de notre planeur. Pris sur le dépourvu, celui-ci accepte “pour le club”.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que pour mettre un planeur (aéronef sans moteur) en l’air, il faut un moyen de propulsion. Certains clubs utilisent des treuils, mais la solution la plus courante est de se faire remorquer par un avion avec un câble. En France, les aéroclubs fonctionnent souvent avec des bénévoles, ici par exemple les remorqueurs ne sont pas payés. La plupart du temps cela ne pose pas de problème, puisque des pilotes ayant besoin d’heures se battent pour pouvoir les monter sans rien payer (dans le cadre d’un PPL par exemple). Mais en période creuse, les pilotes ayant leurs brevets manquent un peu et les clubs se débrouillent comme ils peuvent. A savoir tout de même que la plupart des clubs demandent à leurs remorqueurs d’avoir aussi un brevet de pilote de planeur.

Un Piper Pawnee

Un Piper Pawnee

Un Dimona

Un Dimona

Une autre spécificité au planeur par rapport à l’avion, c’est le temps qu’il faut pour être en l’air. La notion d’entraide est très importante, pour sortir les planeurs, pour les amenés en piste, il y a toujours un mec ou un mécanicien a aider pendant 20 secondes. Si bien que qu’en ouvrant les hangars à 9H30, nous étions en piste à 12H seulement. Bref, ça prend énormément de temps…

Nous avons donc pris notre Duo Discus, un joli bébé biplace de 20 mètres d’envergure. Après lui avoir enlever ses collants, nous l’amenons en bout de piste avec la bagnole du beau-père et un câble (c’est assez sportif pour celui qui tient le planeur durant la manœuvre d’ailleurs). Commence alors le tour de l’appareil, mise en place de la batterie puis briefing d’avant vol. Je serai en place avant j’aurai donc en charge deux ou trois petites choses simples, à savoir le changement de fréquence radio, le train d’atterrissage et la sensibilité du variomètre. Petite explication sur l’utilisation du parachute et nous nous mettons en place dans l’étroit cockpit en attendant le remorqueur.

Notre Duo Discus

Notre Duo Discus

Et sa grande verrière

Et sa grande verrière

De gauche à droite et de haut en bas : laltimètre, le badin, le Flarm, le compas, deux variomètres, la bille, le thermomètre et le système radio

De gauche à droite et de haut en bas : l'altimètre, le badin, le Flarm, le compas, deux variomètres, la bille, le thermomètre et le système radio

Le décollage est assez brutal, mais une fois en l’air le remorquage ne se fait pas sentir. Largage du câble à 800 mètres et c’est parti pour essayer de choper des thermiques. Ça monte pas très très bien mais nous pouvons compter sur le vol de pente pour faire grimper l’altitude. Évidement, les paysages sont superbes de la-haut, mais il faut en permanence être en observation des nuages pour monter. Énormément de spirales et au bout d’une heure et demie, c’est celle de trop. Je commence à avoir l’estomac franchement retourné. C’est à ce moment là que le beau-père me demande si je veux prendre mon premier cours de pilotage, bien entendu je ne peux pas refuser. A moi les commandes donc, mon premier exercice sera d’essayer de garder un cap a vitesse constante. C’est beaucoup plus fin et réactif que ce que j’imaginais (le modèle y fait aussi, pas vraiment fait pour un débutant) et forcement j’applique des correction de trajectoire beaucoup trop brutales ce qui entraine un fort tangage. Avec des petites corrections et un peu au palonnier ça va beaucoup mieux. A ce moment là, ça va un peu mieux niveau stomacal mais je dois céder les commandes durant 10 minutes pour reprendre des thermiques. C’est à partir de là que je commence à être franchement malade, chaque spirale me rapprochant un peu plus du petit sac en papier. Je commence à avoir de sévères vertiges, de fortes nausées et je sue comme un jambon sous cellophane. Le son du variomètre commence à devenir un peu lointain et je pense à Cougar, le pilote dans les vapes de la scène d’ouverture de Top Gun. C’est à ce moment que beau-papa me demande si ça va, je réponds “moyen”. “D’accord, c’est parce que tu ne pilote pas,  tu prends les commandes et on va rentrer”. En effet, ça va un peu mieux et il en profite pour m’apprendre les virages, avec des belles erreurs de débutant (oublier de ramener le manche au neutre une fois inclinaison souhaitée, ne pas utiliser le palonnier). C’est plaisant mais je n’en peux plus, vraiment à deux doigts de repeindre la verrière. Nous atterrissons 10 minutes plus tard (10 minutes très longues) et il me faut bien un quart d’heure pour reprendre mes esprits une fois à terre.

En attente dun remorqueur

En attente d'un remorqueur

La seule photo exploitable prise là-haut

La seule photo exploitable prise là-haut

Au final, bien content du vol durant 1h30 j’en ai pris plein les yeux et la tronche mais les 30 dernières minutes ont été très pénibles. Heureux d’avoir piloté un peu, mais un peu déçu d’avoir été malade. Il parait que c’est courant lorsqu’on a pas volé depuis un moment en planeur et surtout lorsqu’on a pas les commandes. D’après beaucoup il ne faut pas s’arrêter à ça, beaucoup de pilotes sont malades lorsqu’ils commencent. Je regrette aussi d’avoir pris mon reflex à la place de mon TZ6 et que le temps là-haut soit si “brumeux” (pas de photo d’en haut pratiquement). La suite ? Je pars à l’étranger dans deux mois dans un pays où la pratique du planeur est plaisante, je pense donc passer mon brevet si je peux, et un PPL peut-être à côté.

C’est ce que je faisais à cet instant

Dimanche 11 septembre 2011

Étrange sensation que d’avoir l’impression de se réveiller avant de s’endormir. J’émerge péniblement avec quelques dents de sagesse en moins et allume la télévision de ma chambre d’hôpital. Je regarde les images et dis à ma mère que ce film est très bien fait.

Un avion percute la seconde tour.