Aloha Moe

le blog de Pellegrino_San.

Archive pour août 2011

Ce que je retiens de ma Dreamcast

Samedi 13 août 2011

Lorsque j’ai écrit mon petit article sur l’Amiga 500, j’avais en tête d’en faire un similaire sur la Dreamcast (enfin pas que), autre bécane chère à mon cœur. La DC est donc la dernière console de SEGA, ultime tentative de la part de la firme pour sortir la tête de l’eau après une 32 bits bien décevante au niveau des ventes. Gros fail, avec une durée de production de moins de 3 ans la DC enterre définitivement la compagnie à hérisson en tant que fabriquant de console. Rétrospectivement les raisons de cet échec sont multiples : concurrence avec Sony et sa PS2, EA et Square qui boudent la console, une ludothèque pas très fournie (mais de qualité), certains évoquent aussi le piratage. Bref, financièrement c’est un échec cuisant. Pour beaucoup de joueurs par contre, la Dreamcast reste une console mythique…

Hardware et accessoires

Une DC japonaise et sa manette

Une DC japonaise (spirale rouge) et sa manette


Première console 128 bits disponible sur le marché, première console permettant de jouer en ligne aussi. Le modem était ridicule (33 kbit/s pour la version européenne !) et le service n’était pas au top. Le support des jeux était le GD-ROM d’une capacité supérieur aux CD, officiellement pour lutter contre le piratage. Très belle réussite puisque la console étant tout de même capable de lire les CD je n’ai jamais vu autant de jeux piratés que sur la DC (un launcher, un CD gravé et roule). Quatre ports manettes d’origine et esthétiquement très réussie (c’est subjectif mais je trouve qu’on a jamais fait mieux). Je ne suis pas un grand spécialiste du hardware donc je ne m’entendrai pas là-dessus mais bon, la DC en avait sous le ventre pour une console de salon.

Le fameux VMU

Le fameux VMU

Pour la manette c’est simple, c’est pour moi la meilleure jamais produite. Excellente prise en main, robuste, stick confortable. Au milieu de la manette se trouve un emplacement dans lequel nous pouvons insérer les cartes mémoire de la DC. Ces cartes mémoire sont très spéciales, elles sont appelées VMU (pour Visual Memory Unit). Une carte mémoire avec un écran LCD, un ensemble stick/boutons et donnant la possibilité de jouer à des mini-jeux, c’est aussi ce qui fait le charme de cette console. A noter aussi quelques autres accessoires, un ensemble clavier/souris (essentiellement pour jouer à Phantasy Star Online), un kit vibration, des maracas (\o/) et un stick arcade pour les nombreux jeux de baston.

Quelques jeux marquants

La ludothèque de la Dc est pauvre, il faut bien avouer. Pauvre, mais de qualité. EA et Square n’ont pas voulus supporter la console, ce qui explique en partie son échec. Lorsque je lançais la console, j’avais un peu l’impression d’avoir une borne d’arcade à la maison. Petite sélection des jeux notables, bien sûr il en manque beaucoup. Vous connaissez déjà ces jeux donc pas de pavés descriptifs.

Crazy Taxi

De l’arcade pure, on doit amener un client à destination avant la fin du décompte et au travers de la circulation. Juste du fun sur fond de bande son énergisante (The Offspring et Bad Religion). Ya ya ya ya ya !

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F 355

A apprécier en manuel et sans aide au pilotage.

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Jet Set Radio

Tokyo sous les bombes en roller et avec une excellente bande son. L’un des premier jeu en cell-shading (le premier ?).

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Soulcalibur

Grosse claque visuelle à l’époque et accessoirement le seul jeu de baston auquel j’ai joué. Cervantes FTW !

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Virtua tennis 2

Toujours inégalé pour moi.

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Power Stone

Un ancêtre de SMB, très marrant à 4, mais bordélique à mort.

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Il y a beaucoup d’autres jeux qui valent le coup, mais comment faire l’impasse sur LE jeu de la Dreamcast. Certainement l’un de mes jeux préférés, Shenmue (et je suis pourtant loin d’être un japfag). Ce jeu vaut à lui seul l’achat de cette console, même maintenant.

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L’après production

En 2001 la production s’arrête et SEGA devient un simple développeur. La console continue de vivre à travers des fans qui développent des homebrews et les émulateurs sont là pour ceux qui voudraient s’essayer aux jeux à moindre frais. Je n’en ai testé aucun personnellement mais pourquoi pas (si vous avez des conseils). Acheter une DC de nos jours est loin d’être impossible en occasion, mais elle est fragile au niveau du bloc optique. Elles ne sont pas encore trop chères donc profitez-en. Pour ma part j’ai arrêté d’y jouer lorsque ma deuxième console est morte, il y a déjà quelques années. J’ai plusieurs fois pensé m’en reprendre une (surtout lorsque je lance une vidéo de Shenmue en fait), mais n’ayant plus de cathodique je n’ai jamais franchi le pas. Ceci dit, j’en rachèterai surement une un jour, ayant adoré cette console.

[Indie] Trauma

Samedi 13 août 2011

L’autre jour en lançant Steam, je suis tombé sur ça un peu par hasard :

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Alors bon, je suis bon public dès que ça touche à l’énigmatique, au piano et tout ça. Il était tard, je l’ai acheté sans trop réfléchir et bien mal m’en a pris.

Trauma est donc un jeu indépendant dans lequel le joueur va revivre les rêves étranges d’une fille hospitalisée suite à un accident. Enfin revivre est ici un bien grand mot puisque c’est seulement à travers une succession de photos fixes et en mode point-and-click que nous pouvons le faire. On se retrouve donc a naviguer de tableaux en tableaux, l’interaction avec les décors frisant le zéro : nous avons parfois la possibilité de zoomer, de collectionner des polaroids (il y en a 9 par rêve, ils ne veulent rien dire) et parfois de résoudre des énigmes a deux sous en dessinant une forme avec la souris pendant que la fille nous conte une histoire sans queue ni tête.

Et c’est tout, le gameplay se résume à cela. Pas d’inventaire, pas d’objet, juste un jeu qui n’en ai pas vraiment un tellement c’est creux. Je n’ai pas joué à Heavy Rain mais ça me fait penser un peu à ça. L’ambiance est plutôt pas mal, mais c’est vraiment trop vide en contenu et surtout de sens pour que ça sauve le peu qui pourrait encore être sauvé. C’est dommage il y avait peut-être de quoi satisfaire les gens comme moi qui aiment ce genre de délire mais même en cherchant bien, les énigmes, récits et mises en situation ne veulent strictement rien dire et c’est inintéressant au possible. A vrai dire, ce qui fait qu’on fini ou pas un niveau est encore un mystère pour moi.

Je n’argumente pas beaucoup mais à 5 euros ça ne vaut vraiment pas le coup. La durée de vie est très courte (seulement quatre rêves/niveaux) et ce jeu est tellement chiant que je n’ai même pas réussi à le finir même en me forçant. A tester bourré peut-être et encore…

Aujourd’hui, ça fait pile deux ans que j’ai arrêté de fumer. Cool story me direz-vous mais deux années sans une seule clope, sans une seule bouffée, ce n’est pas rien. Je clopais entre un et deux paquets de Marlboro par jour, j’ai commencé à 17 ans et j’ai stoppé à 25. J’ai arrêté du jour au lendemain, sans même préparer ça et sans même en avoir réellement envie en fait. J’ai juste arrêté, c’est tout.

Les premières heures ont été faciles, puis c’est devenu hardcore je suis donc allé à la pharmacie pour me prendre des patchs de nicotine. Pas de chance, grosse allergie cutanée j’y suis donc retourné pour me prendre des Niquitin Mini en commençant par le dosage intermédiaire. Bizarrement ça me donnait le hoquet à chaque fois que j’en prenais un , j’ai donc baissé le dosage et c’était parfait. Ce sont des petites pastilles avec un gout de menthe très forte. L’inconvénient, c’est que c’est plus cher que des cigarettes (environ 7 euros la boite de 20 pastilles). Ça a duré environ 4 mois, je vivais très bien le fait de bouffer des pastilles toute la journée jusqu’au jour où la pharmacienne s’est foutu de la tronche en me disant qu’il fallait peut-être songer à arrêter d’acheter ces boites par palettes de 300. Je devais être mal luné ce jour là, mais ça m’a vexé au point de jeter mes Niquitin fraichement acheté à la poubelle et à arrêter ces trucs. On pourrait dire que la pharmacienne a fait son boulot mais je ne pense pas que c’était volontaire et elle a surtout perdu un bon client sur ses boites de pastilles.

Bref, je suis maintenant clean de toute nicotine. Je respire beaucoup mieux, je ne tousse plus le matin et je suis beaucoup beaucoup plus calme (tout le monde me le dit). Je n’ai quasiment pas pris de poids en faisant un peu de sport.

Est-ce que j’ai encore envie de fumer ? Oui, presque quotidiennement et je pense que ça va durer toute ma vie. Mais c’est juste une idée qui part comme elle vient, ce n’est pas une obsession comme au début du sevrage (celle du matin au réveil me manque pas mal). Comme dit mon paternel : “courage, plus que 50 ans à avoir encore envie”.