Première partie ici

Deuxième partie ici

2) Comparer et identifier

Ok, ok, j’ai pris un peu mon temps.

Bref, on a vu comment générer un code qui “représente” notre iris analysé. Mais que faire de ce code ? Comment le comparer avec les autres ?

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Première partie ici

Troisième partie ici

2) Procéder au prélèvement

Entrons dans le vif du sujet. Vous êtes bien coiffé, affichez un grand sourire et vous placez devant l’objectif. Clic.

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*** blabla perso, vous pouvez passer ***

Je suis actuellement à Montréal, en semestre d’échange à Polytechnique Montréal pour mon école d’ingénieur parisienne, option info. Etant donné qu’il s’agit d’un semestre hors cursus (j’ai déjà validé l’ensemble de mes crédits en France), qui n’a pour seule motivation que d’entériner « l’expérience internationale » requise pour le diplôme, j’ai été assez libre dans mon choix de cours.

Le campus de lUdM, avec Polytech au fond.

Parmi ceux choisis se trouvent le bien nommé « INF6803 – Traitement vidéo et applications ». 6ème année, ce qui correspond en France à du bac +7. Doctorat donc (enfin, au Canada le doctorat européen est appelé maitrise, et le master est appelé baccalauréat. Quant au bac… aucune idée). Passons.

INF6803 consiste à l’étude des différents modèles mathématiques permettant l’analyse d’images ou de vidéos. Les cours théoriques est un étalage de méthodes et les TP se résument à « tu vois cette méthode ? Tu l’implantes (yeah, québécois !) avec Matlab ». Matlab, pour un programmeur c’est assez spécial. Pas de typage clairement défini (enfin, si, mais ce n’est pas toi qui les définis), des performances d’escargot si on n’utilise pas uniquement des matrices (Matlab, « Matrix Lab »), une documentation lacunaire et une nouvelle version par an qui s’amuse à renommer/supprimer des fonctions régulièrement. Mais on s’y fait. Et je ne vais pas vous faire un cours sur Matlab, c’est jusque que j’aime me plaindre.

*** blabla perso ***

Pour ce cours j’ai eu à faire une présentation sur la reconnaissance d’iris, en me basant sur cet article : http://www.cl.cam.ac.uk/~jgd1000/irisrecog.pdf. Après avoir roxxer lors de ma présentation, je me suis dit que ça pourrait en intéresser certains. Et puis c’est toujours agréable de parler d’un sujet qu’on vient de « maitriser ». Ma fibre narcissique me chatouille. Brrrr… Petite cochonne.

Evidemment, il ne s’agit pas d’être exhaustif. Ça reste de la généralisation. Cet article sera séparé en trois sous articles, pour être plus digeste.

1)      Pourquoi l’iris ?

2)      Procéder au prélèvement

3)      Comparer et identifier


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EuroSatory 2010 (56k warning)

Vendredi 18 juin 2010 à 17:13

Je l’avais évoqué sur le topic des huiles de nofrag, une connaissance m’a proposé d’aller faire un tour à l’EuroSatory (Grande Messe de l’armement qui se tient tous les deux ans).

Cest déjà le bordel

C'est déjà le bordel

Direction le parc des expositions de Villepinte. Me voilà arrivé au bout d’une heure de RER B, de temps grisâtre et d’entorse (ouai ça commençais bien). C’est un jeudi après-midi donc pas de démonstration pour moi, seulement la visite des stands.

Spécial dédicace aux autres malades de nofrag : j’ai souvent sur moi un petit couteau “camarguais” - lame de 7cm avec cran d’arrêt. C’est pratique pour le saucisson. Bref, évidemment je me suis retrouvé comme un con en déposant mon couteau dans les coupelles des portiques de sécurité. L’agent me lache un vieux regard, ouvre le couteau et me dit :

-”Ca peut tuer?”

-”Heu…” *l’air d’un con*

Finalement, après concertation avec son supérieur je suis passé, le couteau dans la poche.

Pour la suite, je vais simplement balancer quelques photos, commentés ou non. Je n’ai pas mémorisé le nom de tout ce que j’ai vu, dommage ^^

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BD : Freaks’Squeele

Dimanche 7 février 2010 à 23:21

“Comme ca se prononce.”

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Viol de deux vierges par un loup-garou.

Ankama j’aime bien. J’ai fait parti des premiers beta-tests de Dofus (cette lointaine époque où le jeu se résumait à du pvp), j’ai suivi la release avec assiduité, charmé par son univers décalé. Et, avec le succès du jeu et l’arrivée massive de “jeunes” joueurs j’ai vu mon intérêt décroitre, cela ne m’empêchant pas de revenir de temps à autres (pour jouer avec la petite soeur par exemple). Mais, quelques soit les errements de Dofus (et Dofus Arena et Wakfu), Ankama j’aime bien.

Quand ils ont annoncé vouloir créer une maison d’édition, j’ai suivi. Ils ont commencé petit : artbook et manga Dofus (sympathiques et sans prétentions). Et ils sont maintenant gros. Trop gros pour que je puisse suivre toutes les sorties (qui ne captent pas toutes mon intérêt de toute façon). Mais parmi leur flot incessant de parutions il y a deux séries qui mérite l’attention : Mutafukaz et Freaks’Squeele (et les artbooks CFSL )

Je ne suis pas fan de bd et je suis bien content d’avoir fait mon fanboy Ankama sur ce coup-ci.

Comme je suis loin d’être un docteur-ès papier à bulle, je vais faire bref :

Histoire: Bienvenu à l’académie des héros. Bon, en fait pas l’Académie, avec un grand A. Non, juste une académie de héros de bas étage. On va y suivre trois énergumènes y faire leurs classes. Sans être totalement wtf, la proportion de “partage en couille sévère” est assez importante. Notamment dans le tome 2 avec la révolte des pains d’épices. Bref, c’est du bon, c’est léger et ca se lit (et relit) sans problème.

Dessin: Monsieur Maudoux dessine bien, les couvertures parlent d’elle même. La majorité est en noir et blanc, avec quelques rares chapitres en couleur. Les volumes sont beaux, et le tout reste lisible en toute situation. Je vous laisse feuilleter quelques pages sur le site d’Ankama pour vous faire une idée plus précise (ou amazon, même si c’est un peu dé-saturé).

Format: Comme d’habitude chez Ankama, le format est particulier. Pas vraiment du franco-belge, pas du comic ni du manga non plus. 27.5 x 19.5, 140 pages (dont une dizaine de making-of), du (très) beau papier et une couverture cartonné qui ne demande qu’à être caressée. C’est un peu le format idéal pour moi: il se prend bien en main, et ne vous obliger pas à le mettre à plat pour le ranger dans la bibliothèque (ce qui lui vaut donc un +5 en ergonomie)

Pour conclure, le troisième volume vient de sortir. Je ne me le suis pas encore offert mais ça ne saurait tarder (quand j’aurai une autre raison valable pour aller à la fnac/virgin en fait).

ps: j’ai fini il y a peu Universal War One, si certains connaisse d’autre parutions du même genre (bonne sf + bon graphisme) je suis preneur.

Bouquin SF : Le cycle d’Ender

Mercredi 20 janvier 2010 à 21:41

Certains livres vous plongent littéralement dans une autre vie. Le cycle d’Ender, de l’Américain Orson Scott Card, en fait partie. Ça faisait longtemps que je n’avais pas ainsi dévoré un livre. C’est agréable. En plus la fin est bonne, sans twist, sans ouverture horripilante. Une fin qui laisse au lecteur le simple contentement d’avoir vécu une grande histoire et cotoyé, et apprécié, des personnages forts. On en ressort le sourire aux lèvres et le reste de la nuit se passe en ressassant les souvenirs qui nous en reste.

Le Cycle d’Ender est composé de quatre livres :

- La Stratégie Ender

- La voix des morts

- Xénocide

- Les enfants de l’esprit

Ce cycle fait néanmoins partie d’une plus grande série de livre, l’Enderverse, explorant d’autres facettes du personnage d’Ender et de ses compagnons.

J’ai entamé la lecture de la Stratégie Ender sans rien savoir du livre. Je voulais simplement étoffer mon bagage SF et ce cycle revenait souvent dans les lectures conseillées. Les quelques prix Hugo et Nebula m’ont convainqu de m’y attarder. Je me suis donc retrouvé en compagnie d’Ender, gamin surdoué catapulté au sein d’une école militaire expérimentale formant les officiers pour la seconde guerre contre les Doryphores (même si je préfère leur nom anglais de “buggers”), qui nous avait autrefois mis une rouste avant d’être miraculeusement défais. Un joli programme.

Cerise sur le gateau : je suivais Ender dans ses entrainement au combat en zero-G au moment où Shattered Horizon débarquait sur nos PC. Malheureusement personne chez Futuremark n’a semble-t-il entendu parler de la technique des “pieds en avant” employé par notre petit Ender.

Le schéma est classique : on suit ce gamin qui réussit tout ce qu’il entreprend, même si il doute parfois, même si il tombe parfois. On sait de toute facon qu’il y arrivera, il fait partie de cette race de héros qui n’ont pour seul véritable ennemi qu’eux même. En l’occurrence, la peur d’Ender de ressembler à son frère, le brutal Peter. Le style est efficace, maitrisé, mais loin des flamboyances d’un Bradbury ou d’un Matheson. Pour tout dire, j’ai été séduit mais jamais ébahi comme j’ai pu l’être parfois. Néanmoins, j’ai persisté, impatient de savoir quelle suite pourrait donner Card à ce premier livre qui ne se terminait pas sur une ouverture particulière.

Je commençais ainsi La voix des morts, Xenocide et les Enfants de l’Esprit, qui forment un unique récit fleuve. Là encore, je ne connaissais rien des livres (pas même les résumés) et les première pages se sont résumées à peu près comme ça : “Ah ouai, quand même…”. Je n’en dirais pas plus, ca serait gacher le plaisir des autres. Bref, ces trois derniers tomes changent complètement la donne et insuffle à la série une dimension exceptionnelle. On touche à ce que j’affectionne particulièrement dans la sf : faire correspondre des évènements à des échelles totalement différentes. Le sort du monde et la paix d’un ménage. Le style évolue aussi un peu, suivant les necessité d’un récit qui se détache totalement du premier tome dans les enjeux proposés, même si l’axe principale (la relation à l’Autre) reste inchangé. Ender, même s’il reste central, n’est plus l’unique pièce de se récit, on pourra ainsi suivre de nouveaux personnages.

Je ne détaillerai pas plus, pour préserver ceux qui souhaiterons tenter l’expérience.

En tout cas, voilà une série que je conseille à tout le monde. Et commencer le premier tome ne vous engagera à rien, puisqu’il est clairement indépendant des suivants.

ps: je me suis fait les quatre tomes en anglais sans pour autant être bilingue. Si vous pensez avoir un niveau correct, l’expérience est tentable. Et on peut trouver des ebook en anglais sur la toile si vous souhaitez y jeter un coup d’oeil.

Feedback : Roccat Kave

Samedi 16 janvier 2010 à 1:03

Mon bien aimé Siberia ayant rendu l’âme récemment (suite à un affrontement contre une roue de fauteuil…), je me suis mis en quête d’un nouveau casque pour des films (un peu) et du jeu (beaucoup). En parcourant les rayons virtuels de materiel.net, je passe devant nombre de modèles dont ca :

Roccat, 5.1, circum aural fermé, 82€

moi (frustré@nofrag) : “Mouarf, un casque 5.1, pas encore au point ces trucs.”

moi (bisounours@jv.com) : “Ouai mais c’est du Roccat, leurs souris ont bonne réput quand même”

moi (frustré@nofrag) : “Apple aussi fait du bon matos en général. Tu veux qu’on reparle de leurs écouteurs ?”

moi (bisounours@jv.com) : ” Les commentaires sont élogieux quand même.”

moi (frustré@nofrag) : “Mais y pas de vrai test sur le net, que les commentaires de mecs qui viennent de claquer 80€ dans une connerie.”

moi (bisounours@jv.com) : “Apprend à faire confiance. Tant de bons commentaires ne peut être si insignifiant”.

moi (frustré@nofrag) : “Pi’ merde, fait ce que tu veux.”

L’objet fut donc commandé (chez ldlc pour le coup (et non le coût), puisque je trouvais plus pratique de me faire livrer dans leur succursale parisienne. Mal m’en a pris : plus d’une semaine d’attente, merci les “tempêtes” de neiges).

Alors, ca donne quoi ?

Trois lettres : BOF.

Packaging : Pour sur, c’est joli, on voit bien le poduit. Par contre, c’est relativement chiant à dépecer. On a même des bouchons de protection sur les jacks (woot !). Et pas de housse.

Look & Feel : le casque est assez joli. Tout de noir vétu, avec un logo lumineux sur le côté. L’assemblage est bon, principalement du plastique, avec des charnière en métal, gage de qualité. Pas de jeu, même l’arceau respire la solidité. Le micro est bien clipsé, il reste dans la position qu’on lui donne.  La télécommande est le point faible du lot : le couvercle fait cheap et les potars encore plus, avec du jeu en horizontal et l’impression de ne pas régler grand chose. La molette est, par contre, sympathique. Les câbles sont corrects, sans atteindre le niveau d’indestructibilité de celui du Siberia.

Installation : le boitier se branche via une triple jack (+1 pour le micro), ainsi qu’une prise usb pour l’alimentation (nécessairement une de l’arrière de la carte mère, vu que les câbles jacks et usb sont “solidaires. Le boitier est lui même relié au casque. Le problème étant que tous les câbles sont inamovibles, c’est chiant pour le transport et pour l’installation. Déjà qu’on est comme un con à genoux sous son bureau, si en plus il faut se trainer les 3.4m de câbles + boitier + casque…

Comme le boitier se branche directement en triple jack, pas besoin de drivers, il suffit de passer sa carte en 5.1. La seule “initialisation” à faire concerne les potars du boitier, qu’il faudra régler à votre bon vouloir.

Confort : Ca sert. Pas trop, mais quand même, casque fermé oblige. Le casque n’est pas le plus léger et on sent rapidement l’arceau, même si ca reste dépendant des têtes, la mienne étant grande (1m90 inside). Et on a chaud au bout d’une heure d’exercice. Mon avis est sans doute biaisé (difficile de faire plus léger qu’un Siberia) et la plupart des défauts sont inhérents au caractère fermé du casque. Le casque peut aussi se replier sur lui même. C’est bien, mais quand on ne peut pas débrancher les cables (et le boitier…) ça ne sert pas à grand chose.

En parlant de fermé : oui, le casque isole. Par contre, il n’isole pas l’ensemble du spectre de la même manière. Par exemple, le ronronnement de mon pc, privé de ses graves par l’isolation est devenu un médium continu assez désagréable, surtout qu’on a rien d’autre à entendre. Néanmoins, en utilisation, on y prête absolument pas attention.

5.1 : Il y a deux façons de produire du son 3D avec un casque (plus quelques rares autres, chez Beyer par exemple, mais le ticket d’entré est à 2000€) : soit on place plusieurs enceintes dans l’écouteurs soit on traite le signal numériquement (un Razer Megalodon par exemple, ou un Mixamp d’Astro). Le Kave utilise la première option, chaque écouteur contenant divers enceintes.

Ca marche ? Oui et non. Ça ne vaut clairement pas un 5.1 de salon, surtout pour les sons venant de l’arrière. On n’a pas de “révélation” (ou alors je n’ai pas les oreilles pour), la vidéeo de démo contenu avec le casque m’a laissé relativement dubitatif.  Néanmoins, inconsciemment, on trouve la direction des sons bien plus rapidement. Ca ne fera pas monter votre ratio, mais le constat sous MW2 est là : oui, on situe plus facilement la provenance des sons, surtout les tirs. Obliquer sa course sans avoir à consulter le radar est un plaisir. En Hardcore, ça devient même un véritable avantage. Je ne sais pas si tous les jeux s’y prête, néanmoins. J’attendais beaucoup de L4D et j’ai étais assez déçu. Devant la multitude de son, le Kave se retrouve noyé. De plus, certains sons semblaient provenir d’en haut, là où il n’y avait rien (à moins qu’on ai eu un update “witch volante” sans que je ne le sache).

Le son, le vrai : C’est là où est le problème. Ok, on a la direction, mais tout le reste est, au mieux, moyen. Peu de détails, peu d’attaque, s’il fallait caractériser le son ça serait “mélasse”. Des basses, certes, mais qui déborde de partout. Comble pour un système 5.1, la spatialisation est à chier (quoi attendre d’autre venant d’un casque fermé avec de nombreux, mais petits, drivers). Oublier la musique. Oublier les films. Oublier le plaisir des sons d’ambiances, seuls les sons avec de l’impact sont correctement rendus (que les tirs et les bruits de pas en gros). Mais là encore, mon avis est biaisé : je le compare avec mon feu Siberia et mon sr125i, deux casques ouverts classiques. Mais, ces références mises à part, le son reste quelconque.

Pour :

- construction

- casque fermé : isolation correcte

- on entend vraiment la direction du son (faible à l’arrière néamoins)

Contre :

- oubliez la musique et les films

- son vaseux

- casque fermé : ca sert et le son ne respire pas

Conclusion :

Connaitre la direction du son est-il si important? Quand c’est au détriment de la qualité sonore globale, je pense que non. Non seulement cela réduit l’utilisation du casque (du jeu uniquement) mais en plus, d’un point de vue ludique, vous pouvez oublier de suite tous les petits détails sonores. Si vous êtes un rusheur, pourquoi pas,  vous retourner instinctivement vers votre assaillant est un plus. Si vous aimez camper, ou du moins avancer discrètement, à l’affut du bruit de rechargement d’une m4 pour savoir quand frapper, oublier. Dans tous les cas, si vous aimez être immergé dans le son d’un jeu, c’est un non définitif. Pour 80-90€  on peut trouver mieux sur tous les points (hors 5.1) (Razer, Koss, Steelsseries…).

Le casque a été renvoyé chez ldlc et je continue ma recherche du Saint Graal :)

La Route, un film qui est froid et faim.

Samedi 19 décembre 2009 à 0:52

Premier article de ce blog. Je ne sais pas trop pourquoi j’en ouvre un, je ne sais pas trop dans quelle direction je compte le mener. On verra bien. Pour commencer, je vais vous parler d’un film que je suis allez voir il y a peu (ce soir quoi). Enjoy.

La Route

Laffiche du film

Il neige, il fait froid, si on allait au cinéma se réchauffer un peu. Avatar, c’est fait. Hmm… y a pas grand chose en fait en ce moment. On va ce rabattre sur une “vieille” sortie.

La Route est tiré d’un roman de Cormac McCarthy, l’auteur de No Country For Old Men, dont les frères Cohen ont fait un excellent film. L’affiche est tenue par M. Mortensen, dont le talent n’est plus à démontrer. L’histoire, en bref : un cataclysme a frappé l’humanité (guerre nucléaire?). Dix ans plus tard, Mortensen, accompagné d’un fils né juste après l’évènement, tente de rejoindre le sud du pays.Du post-apo, un bon auteur, un bon acteur. Ça commence bien.

Froid

Ce film est froid. Par ses décors d’abord, qui nous plongent dans des forêts mortes et humides ou au travers de villes désertes, délabrées. Certains panoramas sont saisissants, presque irréels, à la fois  vides et riches. Ils possèdent un véritable poids. On regrettera parfois des changements un peu brusques mais l’atmosphère est, elle, toujours égale. Ce n’est ni du 28 jours plus tard, ni du Je suis une Légende, ni du Children of Men. On a à la fois peur de rester seul, peur de rencontrer quelqu’un. Les construction humaines n’en sont plus, elles font désormais corps avec la nature dévastée.

Cette même austérité se retrouve dans la mise en scène. Pas de clinquant, pas d’effet stylistique. Les changements de plan se font de manière lente et régulière. Les couleurs sont déssaturées, l’affiche étant très proche du rendu du film. Ce manque de couleur, s’il fait partie intégrante de l’ambiance, nuit quelque peu à la lisibilité. On met parfois du temps à bien comprendre quelles “choses” nous sont montrées. L’impression finale est singulière : peu de couleur, mais une image toujours très riche. La profusion de couches (de vêtements, de feuilles mortes, de débris) complète cette sensation. Ce n’est pas un froid pure, mordant, qui vous saisie. C’est un froid humide, sale, celui dont on ne se défait jamais vraiment.

Au milieu de cela, on observe la relation entre ce père et son fils. Un père aimant, totalement dévoué à son unique tache : sauver son enfant, quitte à noyer cet amour sous la nécessité de la survie. Il rassure mais n’enlace pas, il sauve mais n’écoute pas. Les moments de tendresse sont rares, salvateurs, mais toujours emprunts d’angoisse (aussi bien pour le future qu’à cause de souvenir du passé). Au contraire ce fils, qui n’a jamais connu que ce monde dévasté, n’est au final qu’un gamin comme les autres, curieux, “gentil”. On a envie de les secouer et de leur dire : “Bordel, parlez-vous ! Profitez !”

Faim

La faim est un élément scénaristique primordiale. Pas de garde manger à tous les coins de rues ici. Dix ans se sont écoulés, la nature est morte, laissant l’homme sans culture ni gibier. Le cannibalisme est courant parmi les très rares survivants. L’histoire est rythmée par cette recherche de nourriture (Mortensen qui cherche de la nourriture et les rencontres fortuites qui voient en Mortensen de la nourriture). Ne vous attendez pas à du gentil baroudage. Pas de “un nouveau personnage s’est joint à votre groupe”. Pas besoin de punks à crète ou de sournois militaires lorsque la nourriture fait défaut, la violence est ordinaire. D’ailleurs, jamais les “méchants” ne sont filmés comme tel. On nous montre seulement les actes, libre au spectateurs de juger. Ce choix rend les rencontres d’autant plus stressantes : rien ne nous indique, dans la mise en scène, si le nouveau venu représente un réel danger ou s’il s’agit d’un simple marcheur. Certaines scènes sont par ailleurs assez dures. (Le cannibalisme n’est jamais montré directement, mais certaines pratiques qui en découlent le sont. )

De cette construction découle un rythme particulier : de brefs moments d’intensité suivit d’un important ralentissement du rythme quand les deux reprennent la route. Sucres rapides et longue digestion. Si l’adéquation avec l’ambiance est parfaite, je dois avouer avoir ressentit de l’ennui ça et là. Ça donne la désagréable impression, en tant que spectateur, de ne pas être à la hauteur. Surtout que la prestation de l’ensemble du casting est de haute volée, mené par un Mortensen toujours excellent.

———————–

En bref, bonne interprétation, un univers singulier, d’un réalisme cru, un beau travail sur l’image. Si vous n’avez pas peur de quelques lenteurs et d’un scénario finalement assez quelconque allez-y.

N’hésitez pas à donner votre avis, j’ai un style assez… j’en sais rien en fait. Donc, tout conseil est le bienvenu.

[Bouquin] SF et colonisation.

Lundi 18 octobre 2010 à 23:00

Aujourd’hui : colonisation.

Lenvol de mars. Notés les magnifiques caractères argentés.

(Cet article n’a pas pour vocation de donner envie de lire. C’est plus un moyen pour moi de coucher sur le papier quelques menues idées. Donc je vous merde.)

La colonisation est un thème assez répandu dans la SF, qu’elle soit en toile de fond, simple conséquence de l’expansion spatiale de l’humanité, ou un thème plus central. J’ai eu l’occasion de lire récemment (et moins récemment) deux livres qui m’ont semblés particulièrement similaires :

- Révolte sur la lune (The moon is a harsh mistress, 1966, prix Hugo 1967), de Robert A Heinlein (1907, 1988). Lu en VO sur mon HTC Hero, comme pour le Cycle d’Ender. J’ai donc désormais la capacité visuelle d’un Gilbert Montagné réincarné en taupe.

- L’Envol de Mars (Moving Mars, 1993, prix Nebula 1994) de Greg Bear (1951,-)

Deux auteurs renommés, séparés par plusieurs décennies. Je ne connaissais Heinlein qu’au travers de l’adaptation ciné de son Starship Troopers, alors que j’avais déjà bien entamé la collection de Bear (cycle de La Voie, cycle de La Reine de Anges, cycle de Darwin). Un monsieur que j’aime lire mais qui a une tendance marquée à partir dans le brainfuck scientifique total en fin de livre (ou dès le début si c’est une suite). Et il bosse actuellement sur un bouquin sur les Forerunners. Mais si, la civilisation disparue dans Halo…

Bref, pourquoi réunir c’est deux là ? Parce qu’ils ont pas mal de similitudes pardi.

  • nous sommes sur la lune/mars. Une colonie éloignée de la terre, mais qui en ressent encore l’influence.
  • les deux récits commence d’ailleurs par des troubles publiques contre cette influence
  • dans les deux cas, les sociétés crées accordent une place particulièrement importante aux femmes (qui sont/ont été en infériorité notable du à l’historique de la colonisation)
  • il s’agit de récits “autobiographiques”. Néanmoins, la période couverte différe (quelques mois chez Heinlein, plusieurs années chez Bear).
  • nos héros vont avoir une importance notable dans la “libération” de leur planète respective, même si on note chez les deux une propension à se trouver embarquer de facto dans les emmerdes.
  • une guerre totale (mais suicidaire) contre la terre, avec un petite différence : les luniens d’Heinlein se contenterons de jetter de (gros) cailloux quand les marsiens de Bear auront droits à de bien jolies choses en fin de bouquins. Plus proche du BFG que du pied de biche.
  • bien sur, les interactions avec la Mère Terre et au sein même de la colonie sont au coeur du récit.

Comme souvent, c’est d’ailleur le monde décrit qui est le plus interessant. Les galleries, l’ordre social, les petits détails qui donnent tout sa crédibilité.

La différence entre les deux se fera surtout sur les personnages :

Heinlein est moins profond : un héros résigné, un prof philo-anarchiste, un jeune femme. Ouai juste une jeune femme. Sans adjectif. Elle ne sert à rien, elle subit tout. Merde, on passe pas des dizaines de pages à dire que les femmes sont über importantes dans la société lunaire pour nous coller une potiche en seule rôle féminin.  Heinlein n’était peut être pas aussi en avance sur les moeurs que le monde qu’il dépeint.

Bear nous présente un société matriarcale et c’est naturellement que le personnage principale est une femme. Attirée par des mecs louches. L’avantage que s’est donné Bear c’est la période. Quelques ellipses par ci par là et on passe de 20 ans à 40, pour finir bien plus loin encore, dans l’épilogue. D’où une évolution des personnages (et du récit) facilité, moins lourde.

Il est toujours intéressant  de voir ce que deux auteurs peuvent écrire en partant d’un postulat si proche, surtout quand presque 30 ans les séparent.

Deux livres que j’ai lu avec plaisir et, surtout, avec intérêt.

PS : World War Z ca poutre. Achetez-le.

[Bon plan] Je lâche du matos.

Samedi 9 octobre 2010 à 0:57
J’ai récemment fais du rangement et force est de constater (futur expression qui donne envie de tuer) que j’ai accumuler un certain nombre de merdes. Et parmi ces merdes, un certain certain nombre de merde dans un état relativement neuf. Bref, je n’ai pas envie de m’embêter à les vendre mais les garder ne sert à rien non plus. Donc je les offre (fdpin en métropole, grand prince).
Les produits :
- un casque Creative Fatality HS-800, qui semble avoir les faveurs du public mais qui n’a pas supporté la comparaison avec le hd595 arrivé au même moment. Micro détachable, prises mini-jack in et out standards.

  • Pas de boite (ca prend de la place).
  • Utilisé une fois pour tester.  Le câble est encore serré par le petit bitonio en plastique.
  • Je rajoute un convertisseur mini-jack vers jack parce que j’en ai plein.
  • La pochette simili-cuir Creative est présente.
-  un micro de bureau Plantronics Audio 300, mini-jack standard. Remplacé par une version usb pour raison d’entrée ligne de la carte son qui déconne.

  • Pas de boite

-Gears of war, xbox 360. Version vendu avec un pack console (une même boite pour gow1 et gow2). Je ne m’en sers pas et un ami l’a déjà.

  • Manuel, boite combo de gow1 et gow2 (mais je garde gow2).
Si vous pensez avoir “besoin” d’un des trois faites moi signe dans les commentaires, les formalités étant les suivantes :
  • attestation de membritude à wefrag datant d’avant ce billet.
  • attestation sur l’honneur qu’un des présents articles vous intéresse au moins un peu
  • attestation de motivation sous forme d’un dessin pourri sous paint facultative mais bienvenue.
Envoi samedi ou en début de semaine selon mon humeur/horaires d’ouverture de la poste.