E-Monde

le trou du cul du néophyte le blog de Nomys_Tempar.

Archive pour la catégorie ‘Non classé’

Je vous explique : ça fait plus de 6 mois que je suis sur l’écriture de 2 textes très différents. Pour les deux j’ai écrit environs une page et là je ne sais plus où aller avec. Est-ce que mes développements d’idées sont foireux ? Est-ce que j’ai juste pas assez de matière pour continuer à parler de ces sujets ? J’en sais rien…

Donc je vous les partages pour recueillir vos avis, vos idées et vos blagues vaseuses. Avec l’espoir que vos réflexions m’amèneront à savoir si je dois les laisser tomber ou bien les continuer dans une autre voie.

L’artiste, l’artisan et la propriété intellectuelle :

On le sait, la propriété intellectuelle touche les artistes et les artisans et le libre les invite tout deux à libéré cette propriété intellectuelle pour qu’elle devienne juste la « matière intellectuelle ».
Grossièrement un artiste et un artisan, ça libère son travail de la même manière : en documentant son travail, en libérant l’idée (ce que les artisans font déjà) et en mettant à disposition « ce qu’il faut pour refaire ».
Et les deux utilise aussi des « matériaux intellectuelles » libres, concepts, plans, assemblages, qu’ils soit sous forme physique (par exemple un plan de machine à écrire imprimable avec une imprimante 3D) ou sous forme d’idée (par exemple l’inspiration d’un film à partir d’une photographie).
L’artisan et l’artiste deviennent alors plus semblable qu’ils ne l’ont jamais été car ce qui leur reste à tout deux est leur savoir-faire.

En ce sens le Libre nivelle les différences entre l’art et l’artisanat, entre l’artisanat et l’amateurisme, et entre l’amateur et le professionnelle. Car il permet à tous de travailler avec des outils performants et il permet à tous d’utiliser le savoir d’autrui pour travailler le mieux possible.
Faut-il donc éliminer toutes ces catégories désuètes de notre vocabulaire car elle ne sont plus d’actualité ?

Heureusement non, mais il faut pourtant en redéfinir les paramètres et les applications.

Le Libre est souvent présenté comme ayant un point faible : l’argent. En effet la rémunération des personnes créant des contenus libre est une question qui revient souvent. Et en plus le rapport à l’argent dans le monde du Libre est ce qui caractérise les différentes catégories énoncer ci-dessus.

Je m’explique : en simplifiant un peu l’artisan est l’ancien terme pour designer, c’est-à-dire que c’est un créateur et un fabriquant d’objets (ou de services) utilitaire (entendez par là qu’ils ont une ou des fonctions précises et identifiées). L’artisan peut donc être rémunéré pour ce qu’il délivre physiquement à son spectateur (un objet, un service, etc…). Exemple : j’ai besoin d’une fourchette, je connais un gars qui fabrique des fourchettes, je lui achète une fourchette (exmple à deux balles te voilà !).
On peut établir que dans la vie d’un artisan la rémunération intervient très tôt, dés qu’il a fabriquer un objet et qu’il a un spectateur intéresser par son objet (ou l’inverse). Ensuite si l’artisan à du succès il va se diversifier (donc réinvestir) et/ou augmenter ses tarifs (profiter de sa renommé) qui sont tout à fait justifier s’ils ne l’obligent pas à « refermer » son travail.

Pour l’artiste, c’est moins évident, car il produira des objets/services pas ou peu utilitaire et donc il aura du mal à trouver un spectateur qui sera prêt à acheter son travail. Mais son travail se diffusant avec le temps (et librement) il va gagner en renommé, ce qui lui permettra d’avoir plus de facilité à vendre.

Il y a donc un système de revenu à plusieurs vitesses, qui ne sont pas très différentes des systèmes traditionnels, qui est dépendant du type de contenu produit par la personne plus que de son statut.

L’amateur et le professionnel forment un débat à part, car le professionnel est souvent vue comme une référence de qualité face à l’amateur et son amateurisme (qui sous-entendent qu’il n’y connaît en fait rien). Mais le libre permet qu’un amateur travaille comme un professionnel avec les mêmes techniques et les mêmes exigences de qualités.
On pourrait se dire alors qu’il n’y a plus de professionnel, mais si il y en a toujours, par contre c’est l’amateurisme qui est en train de disparaître et là aussi le professionnel reprend son sens premier, à savoir : un professionnel est une personne qui vit de sa pratique. On peut donc être artisan professionnel ou artiste professionnel, mais si on est pas professionnel rien ne nous empêche d’être artiste ou artisan.

business-cat

Petite image de circonstance

Tentative de définition du film interactif :

Depuis quelques années l’industrie du jeu vidéo à vu se développer des jeux atypiques dans lesquels le gameplay est réduit à son plus simple appareil (non ça n’est pas sale).
Ce sont des jeux dont on dit qu’ils ne sont pas vraiment des jeux vidéo mais plutôt des films interactifs car il ont plus de rapport avec le cinéma ou avec un film.
Des jeux, que nous appelleront « oeuvres » car le mot est ici plus neutre, comme le récent Proteus ou le moins récent Heavy Rain, The Walking Dead, the Graveyard, sans oublier l’ancien Dragon’s Lair.
Ma réflexion est de me dire que personne n’a l’air d’être tout à fait sur que ces œuvres soient des films interactifs (sans parler du sous-entendu péjoratif du terme). Donc je vous propose ma petite tentative d’explication du pourquoi du comment.

Et là Wikipédia arrive à ma rescousse en me disant que le film interactif est un type de jeu vidéo, sous-genre du jeu d’aventure.
Problème résolut : toutes ces œuvres font donc partie du genre des films interactifs et leur médiums est le jeu vidéo.
Non mais si c’était aussi simple personne ne douterait, personne ne ponctuerait ses phrases de pas vraiment et de plutôt évasifs. Les phrases d’introduction des tests du monde entier ressemblerai à : « Voici le dernier jeu vidéo film interactif du studio Machin… ».
Mais c’est pas le cas voyez.

Reprenons la phrase typique : Le jeu X n’est pas vraiment un jeu vidéo mais plutôt un film interactif, vu ses liens évident avec le Cinéma (vous reconnaîtrez ici une caricature de moultes tests d’Heavy Rain de Quantic Dream). Hola ! Doucement ! Alors on a le jeu vidéo, qui est un médium, ou un canal d’expression. Ensuite on a le film interactif, qui est un sous-genre de jeu vidéo. Et on a le Cinéma qui est un Art.
Si je retraduit la phrase elle devient : Cette œuvre ne fait pas partie du médium jeu vidéo, mais plutôt du genre film interactif (?) étant donné ses ressemblance avec l’Art cinématographique.
Il y a là une confirmation de notre confusion dans les termes.

Le film c’est quoi ? Selon mon Larousse, le film est un déroulement continu d’événements.
Qu’en est-il lorsque le déroulement d’évènement est interrompu ? Lorsqu’il est en pause ? Et que c’est le spectateur qui décide de quand il l’est ?
On a un dispositif permettant de d’interagir avec le film, le film devient donc littéralement interactif.

Le film interactif serait donc le dispositif qui nous permet de regarder un film « à la maison » car dans les lieux fait pour visionner des films on ne peut pas mettre pause ou éteindre la diffusion avant la fin (cinéma ou exposition pour la vidéo).

L’art vidéo serait celui disponible sur Youtube et formater dans les expositions et les festivals, l’art cinématographe est lui limité à la salle de cinéma.

Le jeu vidéo est autre, car lié au « gameplay » mais c’est un méta-médium (c’est-à-dire qu’il est une agrégation de médiums). Et il autorise donc l’utilisation d’autres médiums comme le film (cinématiques) ou la photographie (dans les point’n click par exemple).

En conclusion soit on suit Wikipédia et on considère que tous ceux qui opposent Dragon’s Lair et jeu vidéo ont tord car Dragon’s Lair est juste un jeu vidéo du genre film interactif. Soit on considère qu’ils ont tord car Dragon’s Lair est un jeu vidéo et n’a rien à voir avec un film (même si les codes de l’un peuvent servir à l’autre).

NB : Les corrections orthographiques/conjugaisons sont les bienvenues.

Dogmazic 2013

Jeudi 17 janvier 2013

L’association Musique Libre ! vient de publier un article expliquant le contenu de la v3 de la plateforme/archive de musique libre Dogmazic, ça se trouve sur le blog de Dogmazic.

Je vous fais suivre la déclaration de Dogmazic à l’annonce de la mort de Roland C. Wagner, R.I.P. Roland.

Roland C Wagner que nous connaissons sous le pseudonyme Brain Damage sur Dogmazic est décédé le 5 août 2012 dans un accident de voiture.
Auteur de science fiction connu et reconnu par ses pairs, il a été un actif important sur le forum de Dogmazic. Alors nous tenions à lui rendre hommage.
Roland C. Wagner : La Gratuité c’est le vol !

Il avait notamment organisé une résistance des auteurs de science fiction contre la loi Hadopi. Il était viscéralement pour la diffusion de la culture et son accès pour tous.

Puis, avec son groupe mythique, Brain Damage, a déposé de nombreux enregistrements sur Dogmazic.
66 morceaux et quelques clips forment le passage musical de Roland C. Wagner et de son groupe sur Dogmazic.

Plus qu’un témoignage de condoléances envers ses proches c’est un véritable remerciement à lui, son œuvre, et tout ce qu’il aura fait pour faire avancer les débats sur Dogmazic et ailleurs.

Les nombreux témoignages qui ont fleuris sur le net pour lui rendre hommage sont là pour à chaque fois dire à quel point le bonhomme était agréable pour ceux qui n’ont pas eu la chance de l’avoir rencontré.

Quelques articles en parlent :
Rue 89

Et témoignages de fans qui en parleront mieux que moi.
http://forums.belial.fr/viewtopic.php?f=7&t=2812
http://www.culture-sf.com/forum/deces-de-ROLAND-WAGNER-149418-1

Et la page de son éditeur pour aller voir ce qu’il écrivait :
http://www.l-atalante.com/

« l’un de ses cœurs s’est arrêté mais les deux autres – textes et musique – battent encore. »

Bonne route à toi.

Je link avec du retard le dernier article parut sur dogmazine qui est le blog de Dogmazic (archive de musique libre). Cet article est une réaction sur l’utilisation des Creative Commons par la SACEM.

J’en profite pour vous linker la dernière compile du caniche, dont le thème est “2012 Fin et Suite”. Qui nous pond une bonne compile de bruit, d’images et de vidéo underground.

A propos de l’expérience SACEM / Creative Commons

La SACEM et Creative Commons viennent d’annoncer la mise en place d’une expérience pour une durée de 18 mois, permettant aux sociétaires de la SACEM de « développer la promotion de leurs œuvres » en ayant recours, tout en continuant à confier la gestion de leurs œuvres à la SACEM, aux licences Creative Commons, option Non-Commerciale (CC BY-NC / CC BY-NC-SA / CC BY-NC-ND version 3.0 France).[1]

Jusqu’à présent, la SACEM avait toujours officiellement refusé une telle compatibilité.

Depuis leur création, le collectif Revolution Sound Records[2], l’association Musique libre ![3] avec sa plateforme Dogmazic[4] militent et œuvrent pour la reconnaissance et la promotion de l’usage des licences dites « libres[5] » ou ouvertes. Dans ce cadre strict, nous pouvons dire que la prise en compte de ces pratiques et outils juridiques par la SACEM semble être une avancée… si elle prend ces outils pour ce qu’ils sont : une philosophie du partage.

Toutefois, face à la forme que prend cet accord, nous ne pouvons être que critiques devant cet effet d’annonce de la SACEM, soutenu par la fondation Creative Commons et son chapitre français.

Critiques concernant le modus operandi pour arriver à cette expérience, car nombre d’acteurs du mouvement du Libre (associations, labels, auteurs, mélomanes) ont été exclus des débats, et leurs différents points de vue et expériences, les rares fois où ils ont été entendus, ont été ignorés.

Critiques concernant la base « juridique » de l’accord, à savoir la version 3.0 France des licences CC (licence en cours de transcription, avec une évolution plus que contestable vers une augmentation des responsabilités de l’acceptant[6]). Nous nous étonnons aussi de voir que CC France continue d’ignorer les nombreuses réserves à l’encontre de cette version, réserves portées par certains acteurs du mouvement du Libre (acteurs de terrain en prise directe avec les usages au quotidien des licences libres et ouvertes).

Critiques envers la volonté de la SACEM (avec le poids qui est le sien — celui d’un monopole de fait) de baliser la notion d’usage commercial au sein de ces licences, et ce en exonérant l’auteur de toute responsabilité. De plus, il apparaît clairement que cette définition engendre déjà des problèmes concernant certains lieux comme les bibliothèques ou les médiathèques(7), certains sites de diffusion portés par des association loi 1901 (Dogmazic, RSR…), certaines initiatives et certains outils (bornes Pragmazic[8], netlabels, web radios).

Critiques et prudents envers la dialectique employée par cette annonce dans laquelle l’utilisation de licences libres ou ouvertes est considérée UNIQUEMENT comme un outil de promotion, dont la gratuité serait le seul argument, remisant au loin la philosophie et l’éthique liées au mouvement du libre et portées par un grand nombre d’auteurs et de mélomanes promoteurs des licences libres ou ouvertes.
« Libre » ne signifie pas gratuit, mais implique un autre rapport entre le créateur et le public.

Pour nous, membres de collectifs, d’entreprises et d’associations d’auteurs et de mélomanes, la musique libre est partie prenante d’une réflexion autour des enjeux politiques, économiques, sociaux et culturels de la création et de la diffusion musicale. Elle n’est pas un simple outil promotionnel au service de l’industrie musicale.

Les termes de cet accord montrent que la SACEM ne sort pas de son conservatisme. La SACEM pose des limites qui rendront la libre diffusion presque inapplicable pour ses propres membres et qui vont apporter aux actuels usagers des licences libres et ouvertes beaucoup de confusion, entraînant par la même occasion une insécurité juridique fâcheuse pour le public.

Ignorant les fondements de la culture libre, la SACEM s’impose (avec l’aide hélas du chapitre français de la fondation CC) sur un terrain qui s’est construit sans elle. L’ère de la simpliste dichotomie « amateurs / professionnels » est révolue : la musique sous licences libres ou ouvertes a désormais accédé à la reconnaissance par sa qualité, son pluralisme et sa diversité.

Des efforts de pédagogie doivent être poursuivis afin de démontrer qu’une alternative est réelle, que la musique sous licences libres ou ouvertes (au-delà d’un moyen d’expression et de visibilité) est aussi un acte philosophique, parfois militant ou revendicatif.

Nous appelons le chapitre français de la fondation CC à s’appuyer de nouveau sur la communauté du mouvement du Libre, à nous entendre, à prendre en considération nos revendications ou idées d’évolution, à ne plus se murer derrière un silence hautain et surtout à ne plus parler en notre nom. CC France n’est pas l’unique dépositaire du Libre en France (pas plus que la fondation CC ne l’est dans le monde), et il existe bien d’autres licences utilisées(9)).

Par conséquent, nous continuerons à ne pas diffuser d’œuvres d’artistes sociétaires de la SACEM, y compris ceux ayant opté pour une licence CC, tant que la SACEM n’aura pas corrigé sa définition de la non-commercialité, et qu’elle limitera l’expérience à des licences faisant peser des risques juridiques sur les utilisateurs.

De plus, les nouvelles orientations de CC France vers une culture libre uniquement promotionnelle sont très éloignées de notre façon de voir les choses concernant le lien entre le donnant droit et l’acceptant. Nous refusons de plonger l’acceptant dans l’insécurité juridique qui découle de la déresponsabilisation de l’ayant droit. Cela nous oblige à exclure et à refuser toutes les œuvres placées sous une licence CC version 3.0 France.

Nous appelons les acteurs du Libre partageant nos points de vue et perspectives à réfléchir COLLECTIVEMENT à la mise en place d’outils pour donner un réel cadre éthique à NOTRE vision du Libre et pour permettre au mouvement des cultures libres d’être réellement représenté, afin de pouvoir peser dans les débats à venir.

21 janvier 2012
Le collectif REVOLUTION SOUND RECORDS
http://www.revolutionsoundrecords.org
L’association MUSIQUE LIBRE !
http://www.dogmazic.net/

(1) : http://creativecommons.fr/549/
(2) : http://www.revolutionsoundrecords.org/
(3) : http://asso.dogmazic.net/
(4) : http://www.dogmazic.net/
(5): http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_libre
(6): http://aisyk.blogspot.com/2011/12/evolution-des-articles-5-et-6-des.html
(7): http://scinfolex.wordpress.com/2012/01/10/accord-sacemcreative-commons-quelles-incidences-sur-les-usages-collectifs/
(8) : http://www.pragmazic.net/
(9) : http://wiki.vvlibri.org/index.php?title=Tableau_Licences et http://www.dogmazic.net/static.php?op=copyleftLicence.html&npds=-1

La petite intro qui va bien

Jeudi 26 août 2010

Salut à tous,

Ce blog est destiné à accueillir plusieurs réflexions ou états de fait que j’ai sur le jeu vidéo actuel, ses méthodes de création, son industrie, son évolution, etc… Les idées exprimées seront aussi  clair et argumenté que possible (même si me connaissant c’est pas gagné). Le but de tous ça étant que ces articles puissent permettre d’engager une discutions en ouvrant certaines porte, en en enfonçant d’autres ou en passant à coté.

Je sors des beaux-arts avec un diplôme d’art et un diplôme de communication et je suis un gamer, mon point de vue est donc celui d’un joueur et d’un créateur même si je ne crée pas de jeux vidéo pour l’instant.

hl1_ending