E-Monde

le trou du cul du néophyte le blog de Nomys_Tempar.

Archive pour mai 2013

Je vous explique : ça fait plus de 6 mois que je suis sur l’écriture de 2 textes très différents. Pour les deux j’ai écrit environs une page et là je ne sais plus où aller avec. Est-ce que mes développements d’idées sont foireux ? Est-ce que j’ai juste pas assez de matière pour continuer à parler de ces sujets ? J’en sais rien…

Donc je vous les partages pour recueillir vos avis, vos idées et vos blagues vaseuses. Avec l’espoir que vos réflexions m’amèneront à savoir si je dois les laisser tomber ou bien les continuer dans une autre voie.

L’artiste, l’artisan et la propriété intellectuelle :

On le sait, la propriété intellectuelle touche les artistes et les artisans et le libre les invite tout deux à libéré cette propriété intellectuelle pour qu’elle devienne juste la « matière intellectuelle ».
Grossièrement un artiste et un artisan, ça libère son travail de la même manière : en documentant son travail, en libérant l’idée (ce que les artisans font déjà) et en mettant à disposition « ce qu’il faut pour refaire ».
Et les deux utilise aussi des « matériaux intellectuelles » libres, concepts, plans, assemblages, qu’ils soit sous forme physique (par exemple un plan de machine à écrire imprimable avec une imprimante 3D) ou sous forme d’idée (par exemple l’inspiration d’un film à partir d’une photographie).
L’artisan et l’artiste deviennent alors plus semblable qu’ils ne l’ont jamais été car ce qui leur reste à tout deux est leur savoir-faire.

En ce sens le Libre nivelle les différences entre l’art et l’artisanat, entre l’artisanat et l’amateurisme, et entre l’amateur et le professionnelle. Car il permet à tous de travailler avec des outils performants et il permet à tous d’utiliser le savoir d’autrui pour travailler le mieux possible.
Faut-il donc éliminer toutes ces catégories désuètes de notre vocabulaire car elle ne sont plus d’actualité ?

Heureusement non, mais il faut pourtant en redéfinir les paramètres et les applications.

Le Libre est souvent présenté comme ayant un point faible : l’argent. En effet la rémunération des personnes créant des contenus libre est une question qui revient souvent. Et en plus le rapport à l’argent dans le monde du Libre est ce qui caractérise les différentes catégories énoncer ci-dessus.

Je m’explique : en simplifiant un peu l’artisan est l’ancien terme pour designer, c’est-à-dire que c’est un créateur et un fabriquant d’objets (ou de services) utilitaire (entendez par là qu’ils ont une ou des fonctions précises et identifiées). L’artisan peut donc être rémunéré pour ce qu’il délivre physiquement à son spectateur (un objet, un service, etc…). Exemple : j’ai besoin d’une fourchette, je connais un gars qui fabrique des fourchettes, je lui achète une fourchette (exmple à deux balles te voilà !).
On peut établir que dans la vie d’un artisan la rémunération intervient très tôt, dés qu’il a fabriquer un objet et qu’il a un spectateur intéresser par son objet (ou l’inverse). Ensuite si l’artisan à du succès il va se diversifier (donc réinvestir) et/ou augmenter ses tarifs (profiter de sa renommé) qui sont tout à fait justifier s’ils ne l’obligent pas à « refermer » son travail.

Pour l’artiste, c’est moins évident, car il produira des objets/services pas ou peu utilitaire et donc il aura du mal à trouver un spectateur qui sera prêt à acheter son travail. Mais son travail se diffusant avec le temps (et librement) il va gagner en renommé, ce qui lui permettra d’avoir plus de facilité à vendre.

Il y a donc un système de revenu à plusieurs vitesses, qui ne sont pas très différentes des systèmes traditionnels, qui est dépendant du type de contenu produit par la personne plus que de son statut.

L’amateur et le professionnel forment un débat à part, car le professionnel est souvent vue comme une référence de qualité face à l’amateur et son amateurisme (qui sous-entendent qu’il n’y connaît en fait rien). Mais le libre permet qu’un amateur travaille comme un professionnel avec les mêmes techniques et les mêmes exigences de qualités.
On pourrait se dire alors qu’il n’y a plus de professionnel, mais si il y en a toujours, par contre c’est l’amateurisme qui est en train de disparaître et là aussi le professionnel reprend son sens premier, à savoir : un professionnel est une personne qui vit de sa pratique. On peut donc être artisan professionnel ou artiste professionnel, mais si on est pas professionnel rien ne nous empêche d’être artiste ou artisan.

business-cat

Petite image de circonstance

Tentative de définition du film interactif :

Depuis quelques années l’industrie du jeu vidéo à vu se développer des jeux atypiques dans lesquels le gameplay est réduit à son plus simple appareil (non ça n’est pas sale).
Ce sont des jeux dont on dit qu’ils ne sont pas vraiment des jeux vidéo mais plutôt des films interactifs car il ont plus de rapport avec le cinéma ou avec un film.
Des jeux, que nous appelleront « oeuvres » car le mot est ici plus neutre, comme le récent Proteus ou le moins récent Heavy Rain, The Walking Dead, the Graveyard, sans oublier l’ancien Dragon’s Lair.
Ma réflexion est de me dire que personne n’a l’air d’être tout à fait sur que ces œuvres soient des films interactifs (sans parler du sous-entendu péjoratif du terme). Donc je vous propose ma petite tentative d’explication du pourquoi du comment.

Et là Wikipédia arrive à ma rescousse en me disant que le film interactif est un type de jeu vidéo, sous-genre du jeu d’aventure.
Problème résolut : toutes ces œuvres font donc partie du genre des films interactifs et leur médiums est le jeu vidéo.
Non mais si c’était aussi simple personne ne douterait, personne ne ponctuerait ses phrases de pas vraiment et de plutôt évasifs. Les phrases d’introduction des tests du monde entier ressemblerai à : « Voici le dernier jeu vidéo film interactif du studio Machin… ».
Mais c’est pas le cas voyez.

Reprenons la phrase typique : Le jeu X n’est pas vraiment un jeu vidéo mais plutôt un film interactif, vu ses liens évident avec le Cinéma (vous reconnaîtrez ici une caricature de moultes tests d’Heavy Rain de Quantic Dream). Hola ! Doucement ! Alors on a le jeu vidéo, qui est un médium, ou un canal d’expression. Ensuite on a le film interactif, qui est un sous-genre de jeu vidéo. Et on a le Cinéma qui est un Art.
Si je retraduit la phrase elle devient : Cette œuvre ne fait pas partie du médium jeu vidéo, mais plutôt du genre film interactif (?) étant donné ses ressemblance avec l’Art cinématographique.
Il y a là une confirmation de notre confusion dans les termes.

Le film c’est quoi ? Selon mon Larousse, le film est un déroulement continu d’événements.
Qu’en est-il lorsque le déroulement d’évènement est interrompu ? Lorsqu’il est en pause ? Et que c’est le spectateur qui décide de quand il l’est ?
On a un dispositif permettant de d’interagir avec le film, le film devient donc littéralement interactif.

Le film interactif serait donc le dispositif qui nous permet de regarder un film « à la maison » car dans les lieux fait pour visionner des films on ne peut pas mettre pause ou éteindre la diffusion avant la fin (cinéma ou exposition pour la vidéo).

L’art vidéo serait celui disponible sur Youtube et formater dans les expositions et les festivals, l’art cinématographe est lui limité à la salle de cinéma.

Le jeu vidéo est autre, car lié au « gameplay » mais c’est un méta-médium (c’est-à-dire qu’il est une agrégation de médiums). Et il autorise donc l’utilisation d’autres médiums comme le film (cinématiques) ou la photographie (dans les point’n click par exemple).

En conclusion soit on suit Wikipédia et on considère que tous ceux qui opposent Dragon’s Lair et jeu vidéo ont tord car Dragon’s Lair est juste un jeu vidéo du genre film interactif. Soit on considère qu’ils ont tord car Dragon’s Lair est un jeu vidéo et n’a rien à voir avec un film (même si les codes de l’un peuvent servir à l’autre).

NB : Les corrections orthographiques/conjugaisons sont les bienvenues.