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Piratage : soignons le mal à la racine

Vous le savez, amis développeurs et éditeurs, l’industrie du Jeu Vidéo traverse aujourd’hui une crise sans précédents. Pas besoin de vous faire un graphique avec des jolies courbes pour vous rappelez que les chiffres de vente s’effondrent, qu’on est au bord de la faillite, et que si ça continue comme ça je ne nous donne pas plus de deux ans à vivre. Mais c’est notre métier, putain ! C’est notre passion ! Notre argent !

Est-ce qu’on va laisser le piratage détruire nos emplois ? Est-ce qu’on va laisser ce fléau détruire le Jeu Vidéo comme il a déjà détruit la Musique et le Cinéma ? Bordel, dîtes-moi qu’on vaut quand même mieux que ces tarlouzes d’Hollywood ! On parle du Jeu Vidéo là ! On parle d’un truc sérieux, merde !

Alors oui, on a déjà essayé pas mal de choses et les résultats n’ont pas suivi. Mais là, croyez-moi, j’ai cogité toute la nuit, et même encore un peu ce matin sous la douche, et je pense avoir trouvé un truc pour nous sortir de l’impasse.
Comme je sais que vous aimez quand ça va vite et qu’on réfléchit pas trop je vous la fait court.

L’idée résumée en 3 mots : PRIX, PROTECTION et QUALITÉ.

patron_piratage

Vous allez voir, c’est évident quand on y pense.

Tout d’abord : LE PRIX

Bon, je vous apprends rien : les jeux vidéo ça coûte cher. Mais ça empêche pas papi et mamie de raquer pour se payer une DS XL et d’engraisser tous ses bouffeurs de riz de chez Nintendo. Sérieux, avec tout le thon qu’ils s’empiffrent les japs je sais même pas comment il peut encore rester des poissons dans la mer.
Mais bon, c’est pas de ça que je voulais vous parler.

Les jeux vidéo coûtent chers mais, et c’est là mon idée, ils ne coûtent peut-être pas assez chers encore. Je sais, comme ça ça a l’air con mais attendez que je vous explique.
Aujourd’hui ça vaut combien un jeu ? En magasin, je parle. 50/60 euros en moyenne. Bon c’est vrai que des fois on arrive bien à les niquer en leur refourguant des jeux finis à la pisse pour 70 euros, + 10 ou 20 euros avec les bons DLC. Si je ne m’y connaissais pas en business je vous dirais un truc du genre “baissons le prix des jeux et les joueurs suivront” mais c’est pas comme ça que ça marche.

On le voit bien sur Iphone : quand un mec sort une application merdique à 0.79€ il en vend 1000 à tout casser. 790€ de ventes, excusez-moi l’expression mais c’est un peu un score de tapette indépendante qui concourt pour l’IGF. Alors que quand un mec met une application tout aussi merdique que l’autre à 1000€ bam! il en vend 8 en quelques jours et il se fait des couilles en or. 8000€ pour un simulateur de pet, c’est peut-être de l’argent qui pue la merde mais c’est de l’argent avant tout.

On a longtemps fait l’erreur de croire que le Jeu Vidéo était un divertissement populaire. Mais en vrai c’est un truc de bourges, on peut pas aller contre ça. C’est pas le Cinéma qui me fera mentir d’ailleurs. Vous avez vu le prix des billets ?
Bref, qu’est-ce qu’ils aiment les bourges ? Le luxe, la rareté, avoir l’impression de posséder un truc que la France d’en bas pourra jamais se payer. On augmente le prix des jeux, et je vous paries que dans un mois, même si on fait moins de ventes on aura fait décoller notre chiffre d’affaires. D’ailleurs j’en ai touché deux mots à cet enfoiré de Kotick - je l’adore ce gars - et il m’a dit qu’il avait déjà commencé à tester cette formule avec succès.

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Ensuite : LA PROTECTION.

Si vous vous souvenez bien, on avait trouvé un bon truc y’a quelques années en bloquant le nombre d’installations possibles pour un jeu PC. Le problème, c’est que même mon fils a été frustré de pas pouvoir installer ces jeux de noël offerts par la boîte sur les 4 PC de la maison, et vous savez comme j’aime pas entendre mon gosse pleurer. On a donc rapidement fait machine arrière.

Aujourd’hui, je vous propose un truc relativement infaillible : l’obligation d’être connecté à internet pour jouer.

Bon déjà, ça va dans le même sens que le Prix : on écarte de nos potentiels acheteurs les derniers péquenots de province qui vivent dans leurs grottes et on garde seulement la crème de la crème, ceux qui sont assez riches pour pouvoir se payer le net.
Mais c’est pas le seul effet bénéfique, loin de là. Ca peut arriver, et ça arrivera sûrement, que la connexion des joueurs coupe ou que nos serveurs plantent. Dans ce cas là, on freeze le jeu et on demande au joueur de patienter. Quand ça repart, le jeu reprend au dernier checkpoint. Mine de rien, en additionnant les loadings et le parcours perdu depuis le dernier checkpoint, à chaque coupure on peut facilement gagner 5 minutes de temps de jeu.

Si on organise régulièrement des coupures, on peut réussir à gratter jusqu’à une demi-heure de jeu par jour. Les mecs mettront plus de temps à finir leurs jeux, et mettront donc plus de temps avant de balancer leur jeu sur le marché de l’occasion. On vendra ainsi plus de jeux neufs et l’argent reviendra dans nos poches et pas dans celles de ces romanichels de Micromania ou de Cash Converter.

Si je me trompe pas, le père Guillemot et EA sont déjà sur le coup. Parait qu’ils se marrent bien en lisant les forums de geeks boutonneux qui pestent sur le système mais qui peuvent pas s’empêcher d’acheter Assassin’s Creed 2 et Command and Conquer 4 s’ils veulent pas passer pour des cons à la récré.

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Enfin : LA QUALITÉ.

Et là je vais devoir être sérieux un peu parce que c’est un peu délicat comme sujet. Je veux bien aider, j’ai des solutions, mais je suis pas non plus Mère Teresa. Y’en a parmi vous qui font du bon boulot, qu’on vraiment de bonnes idées et qui se défoncent pour faire les meilleurs jeux possibles. Ceux là on va pas pouvoir les garder.

Réfléchissez un peu les gars : faire des bons jeux c’est du temps mais c’est aussi beaucoup d’argent, et si je veux pouvoir payer mon divorce à la fin de l’année va falloir que j’économise un max.

En plus, c’est pas rendre service aux joueurs que de leur donner des bons jeux. Ca leur donne pas envie d’acheter de nouveaux jeux, plus souvent, et vous savez comme je suis pour la diversité culturelle. C’est important que les jeunes jouent à un grand nombre de jeux et pas seulement à quelques-uns.

Et peu importe la qualité, y’aura toujours un con d’intello pour leur faire croire que ça sert à quelque chose de jouer aux jeux merdiques et que ça leur apprend ce qu’il ne faut justement pas faire. Sauf que si un jour l’envie leur prend de créer des jeux et de venir chez nous, croyez-moi ils seront pas déçus du voyage.

19 commentaires pour “Piratage : soignons le mal à la racine”

  1. jopopoe dit :

    J’ai beaucoup aimé ^^

  2. megaman dit :

    “On a longtemps fait l’erreur de croire que le Jeu Vidéo était un divertissement populaire. Mais en vrai c’est un truc de bourges, on peut pas aller contre ça. C’est la Cinéma qui me fera mentir d’ailleurs. Vous avez vu le prix des billets ?”

    Le pire c’est que ton “billet au second degré” pourrait être vrai . Par exemple avec les exclus PS 3, y’a des mecs assez fous pour s’acheter la PS3+metal gear solid 4 ou God of war 3 uniquement pour l’exclu: à tout pêter ça fait le jeu à 390 euros!! Plus c’est cher, plus c’est rare, plus ça donne envie.

  3. mouito dit :

    so true bro

  4. divide dit :

    Ouaip mais alors toi Nemo, t’en pense quoi ? Parce que mine de rien ton avenir financier va sous peu passer par les ventes de ton futur jeu vidéo.
    C’est bien gentil de se moquer, mais toi aussi tu va devoir mettre un minimum de protections, et vendre ton jeu plus cher que 79 centimes…
    Et je comprend malgrès tout Ubisoft quand ils essaient d’être plus violent au niveau des protections, apparemment quand ils ont tenté l’expérience inverse (Prince of Persia sans DRM) ca ne leur a pas réussi…

  5. Aliocha dit :

    Chavez on t’appelle !

  6. Nemo dit :

    Bonne question en effet, divide :)
    Aujourd’hui je me moque mais bientôt c’est moi qui pleurera.

    Je fais partie de ceux qui pensent qu’on ne peut de toute façon pas arrêter le piratage, et surtout pas avec des méthodes qui punissent les bons acheteurs. Comme un peu tous les indépendants, je ne souhaite pas mettre de DRM ou de protection sur mes jeux. Il y a d’autres moyens de limiter les dégâts :

    - Faire des bons jeux.
    C’est facile de dire ça, mais je le pense vraiment. Sortir un jeu bien fini et peaufiné, c’est un devoir envers les acheteurs. On doit proposer des jeux finis si on veut que les joueurs commencent à respecter un peu notre travail.

    - Vendre un jeu à un prix raisonnable.
    Je vais faire court sur ce point mais j’aurai de quoi écrire pendant des heures. Franchement, ça rime à quoi de payer 70€ pour un jeu ? C’est de la folie pure. Avec 70€ on mange bien et bon pendant deux semaines au moins. Malgré toute la passion que j’ai pour le Jeu Vidéo, je pense que c’est une activité secondaire qui ne doit pas empiéter sur la vie. Donc pour moi, aujourd’hui, un jeu ça doit être vendu maximum 30€. Au delà, c’est du vol et c’est irresponsable. Oui mais alors les AAA qui sont fait à coup de millions de dollars avec des équipes gigantesques, ils font comment ? Bah ils ont qu’à pas faire. Faut être complètement irresponsable pour oser dépenser autant d’argent dans la création d’une oeuvre de divertissement et/ou culturelle. Y’a des choses plus intelligentes à faire avec cette argent.

    - Sortir d’abord le jeu sur consoles.
    Si le jeu est multi-support, un développeur peut, sans prendre en otage les joueurs acheteurs, sortir le jeu d’abord sur des plateformes relativement sécurisées, et ensuite sur PC. Ca évite qu’il soit pirater à grande échelle dès le premier jour. Je pense que ça a du réussir à Braid.

    - Communiquer et responsabiliser les joueurs.
    C’est pas mal lié aux jeux indépendants, mais perso j’ai + envie de donner mon argent à des gens que je connais (petites équipes), qui me semblent honnêtes et qui se défoncent pour faire leur jeu. C’est exactement le même raisonnement qui me pousse à aller acheter ma pizza chez un petit commerçant (même si je dois marcher un peu) plutôt que de commander à une grande enseigne et de me faire livrer à domicile. Pour ce qui est de la responsabilisation, faut juste pas hésiter à dire “voilà ce qui va arriver si tu pirates notre jeu”. Ca peut aider des gens à comprendre l’importance de l’achat. Et le mec qui veut pirater, de toute façon je peux pas l’en empêcher.

    Bon je m’arrête là mais je pense qu’il y a d’autres solutions que la punition, vraiment.
    Juste pour finir avec Ubisoft et leur nouvelle politique du tout online sinon tu joues pas, y’a eu pire en matière de DRM. Je comprends qu’ils cherchent des solutions, et c’est sûrement pas la pire qu’ils auraient pu trouver. Parce que bon, faut pas déconner mais on est tous connectés 24 sur 24 hein. C’est juste pas de chance quand ça coupe. Sauf quand on habite dans des zones où la connexion n’est pas stable, sauf quand on veut jouer en voyageant, etc…. Et déjà avec ces deux exemples on voit que leur système est bancal et enlève beaucoup de liberté. Quand on achète un jeu, surtout au prix où ils sont aujourd’hui, on doit pouvoir y jouer partout, tout le temps. C’est juste pas discutable pour moi.

  7. velociraptor dit :

    la solution : un jeux bâclé, cher, 100 euros, pleins de DRM, et qui s’auto-détruit à la fin. Quelqu’un sait pourquoi les jeux coutent moins cher en Angleterre ? ce sont les taxes ou les vendeurs qui se goinfrent ?

  8. Fredox dit :

    divide a dit :
    Et je comprend malgrès tout Ubisoft quand ils essaient d’être plus violent au niveau des protections, apparemment quand ils ont tenté l’expérience inverse (Prince of Persia sans DRM) ca ne leur a pas réussi…

    Ils n’avaient qu’à tenter l’expérience sur un bon jeu surtout.

  9. Christophe dit :

    Je suis très pessimiste, et je ne pense pas que faire un bon jeu réduise le piratage (du moins sur les plateformes très sujettes au piratage).

    Je suis même persuadé du contraire : le piratage, pour beaucoup de gens, est devenu une manière de consommer comme une autre, en particulier pour les jeunes qui ont toujours connu ça. Quand un film ou un jeu marche très bien dans le commerce, il est très piraté. Si c’est une merde, il ne sera pas plus piraté qu’il ne sera acheté.

    L’exemple qui me vient à l’esprit c’est World of Goo. Un bon petit jeu bien fini, fait par une petite équipe d’indépendants, et (dans mes souvenirs) des chiffres sur le piratage à faire froid dans le dos.

  10. SPTX dit :

    T’es un mec bien.

    Comme moi.

    Christophe a dit :

    Je suis très pessimiste, et je ne pense pas que faire un bon jeu réduise le piratage (du moins sur les plateformes très sujettes au piratage).

    Certainement pas, mais ça augmente les ventes.
    De plus un faible pourcentage de pirates sont en réalité des acheteurs potentiels.

  11. D0h dit :

    Tu raisonnes comme si ton utilisateur final est un joueur (et c’est tout à ton honneur).
    Sauf que, depuis la vision d’un service marketing, c’est un client et un client c’est fait pour être plumé, peu importe le média et sa qualité que tu utilises pour cela.
    Et je suis sur que dans les multinationales du jv, cette article au second degré est utilisé comme feuille de route par la production.
    D’ailleurs, je penses que c’est la faiblesse des indépendants, malgré le fait qu’ils peuvent cartonner niveau qualité, ils n’auront malheureusement jamais la force médiatique pour vendre leurs produits.

  12. Nemo dit :

    Mon utilisateur final est en effet quelqu’un qui souhaite jouer, un joueur. Ce n’est pas un client, parce que ce que je créé c’est bien un jeu et non un produit. Ce jeu il peut être gratuit ou avoir un prix, ça n’en fait pas pour autant à mes yeux un produit.

    Je fais des jeux parce que c’est un de mes moyens d’expression. Si je peux en vivre, tant mieux. Si je ne peux pas, tant pis. Je suis encore libre de penser autrement que d’un point de vue marketing.
    Si des personnes kiffent de bosser dans un studio de jeu ou un éditeur comme ils bosseraient dans une banque, tant mieux pour eux. C’est pas mon cas, et ça ne le sera jamais. Et c’est pas parce que je n’ai pas “la force médiatique pour vendre un produit” que je me sentirais faible envers qui que ce soit.

    A ce rythme là, tu vas me dire aussi que c’est triste que mon pizzaïolo préféré ne vende pas autant que Pizza Hut. Mais il a peut-être pas envie, tu sais. On n’a peut-être pas tous envie d’être riche.

  13. Grendel dit :

    On a certainement tous envie d’être riche, mais pas à n’importe quel prix ;)

  14. oliver dit :

    Moi je voudrais bien ne pas pirater du tout et je pense que j’y arriverais un jour. Mais pour le moment je suis étudiant et donc, je cherche à faire plutôt gaffe à mes sous.
    En général, j’achète les jeux, une fois qu’ils ont baissé de prix, ou d’occaz. De temps en temps, je craque et j’achète plein pot (mais c’est rare et ça a jamais été pour des jeux EA ou Activision qui coutent vite cher neufs).

    Le reste, je DL, mais quand le jeu me plait vraiment et que j’ai envie de récompenser la boite, j’achète quelques temps après. A itre d’exemple : STALKER SoC, Bioshock, Oblivion.
    Je pense que j’acheterais beaucoup plus facilement une fois que je toucherais un salaire.
    Par contree, j’avoue que l’image de la l’éditeur compte énoirmément : j’ai en général peu de scrupules à DL des jeux EA ou Ubisoft, qui sont devenues bien énormes et dont les prix sont parfois du foutage de gueule (j’achéterais limite les éditions budgets de certains jeux EA, mais elles sont en général autour de 20€, contre 15€ pour les autres !)

    Passé un temps c’était cool car la FNAC à côté de chez moi proposait assez facilement des éditions collectors qu’ils cherchaient à écouler à prix réduit. Maintenant il le font plus. chuis deg.

  15. Fwouedd dit :

    D0h a dit :
    Tu raisonnes comme si ton utilisateur final est un joueur (et c’est tout à ton honneur).
    Sauf que, depuis la vision d’un service marketing, c’est un client et un client c’est fait pour être plumé, peu importe le média et sa qualité que tu utilises pour cela.

    Là tu résumes bien la situation et, à mon avis, c’est l’une des raisons qui font que le piratage soit si ancré dans notre quotidien.

    Le lien consommateur - producteur est tellement lointain, tellement inaccessible et y’a tellement de gros chiffres qui circulent autour des dernières productions que personne n’en a rien à foutre que les derniers jeux Ubi et autres se vendent ou pas.

    Et puis bon, ce qui me fait doucement marrer dans cette histoire de rentabilité c’est qu’aujourd’hui, les frais de com sont absolument monstrueux :
    l’honnête consommateur paye indirectement les sites web et magazines qui sont devenus des recueils de pub camouflés en sites de tests, et donc en sites d’aides à la consommation.
    Il paye les énormes stands dans les salons, les vrais pubs qui inondent les bus et la tv, et tout ce qui permet aux gros de vendre de bonnes grosses merdes en arrivant à convaincre les acheteurs que le buzz = qualité et que l’exigence c’est être aigri.

    Alors non seulement le consommateur paye sa propre désinformation, mais en plus il rend les indé et petits dev complètement invisibles sur le marché. Un chouette cercle vicieux. Le même qui avait permis à Lorie et autres putes qui font de la merde d’être au top des ventes de zik.

    Perso, je pense qu’il n’y a plus rien à faire contre le piratage, bon ou pas, dev indé ou pas, la clientèle a tellement pris l’habitude de se faire enfler sur les produits culturels et on leur impose un rythme de consommation tellement élevé (et qui ne tiens évidement pas compte des capacités budgétaires de sa cible principale) qu’ils n’en n’ont plus rien à faire d’être honnêtes ou pas.

  16. Mysterius dit :

    Je serais curieux de savoir combien coûte le développement d’un jeu comme Prince of Persia. Je n’ai pas trouvé de chiffres.

    Non parce que quand je vois que Ubisoft s’est désolé des 2.2 millions de copies vendues un mois après la sortie du jeu, je me dis “aïe”.

  17. Aliocha dit :

    D’après une source d’ici, ils étaient dégoûtés parce que le spyware qu’ils avaient planqué dans le jeu leur indiquait qu’il y avait deux millions de joueurs legit pour neuf millions de pirates.

  18. Lion2 dit :

    Pour moi la qualité, la quantité et un juste prix sont certainement les meilleures garantes de ventes si touteffois on ne foire pas la communication avec les joueurs comme la team de Zeno Clash.

    Le taux de piratage ne dépend que de la mentalité des gens.

    Christophe a dit :
    L’exemple qui me vient à l’esprit c’est World of Goo. Un bon petit jeu bien fini, fait par une petite équipe d’indépendants, et (dans mes souvenirs) des chiffres sur le piratage à faire froid dans le dos.

    Modaddict citait 90% de piratage…

    Attention au prix, 30 euros c’est quand même cher pour un jeu indé. Persos je n’aurais acheté, ni World of Goo ni même Braid pour 35 euros par exemple.

    Le problème des jeux indé c’est que ce sont la plupart du temps des petits exécutables sans même un code de validation ou un truc du genre. Le recel est donc facilité à l’extrême sans même avoir besoin de passer par du P2P, un simple ftp suffit amplement.

  19. Laey dit :

    Ou sinon, vous prenez deux studio… Valve et Blizzard, vous les faites pas chier a obliger le multiplateforme aux devs.

    Après vous me parlerez de multinationale, qu’on préfère financer des indé… C’est vrai. Mais voila, les deux studio ne se sont jamais casser le cul a empêcher les gens a jouer aux solo de leur jeux, piraté. Par contre, entre steam “le jeune” et battle.net “le vieux”, je veux pas dire mais, ça fait un moment que les deux boites on largement sécurisé leurs bébés, mais quasiment que sur le multiplayer.

    La “crise” c’est simplement que les gens on pas forcement de quoi dépenser leur argent par les fenêtres.
    Veuillez les excuser de ne pas vouloir acheter un bel étron sous cellophane a 70euro. Et les gens qui pirates, sont aussi pour une grande partie des gens qui ne jouent pas a tout les jeux qu’ils télécharge, ou presque. Si ils avaient téléchargé un bon jeu, ils l’auraient surement acheté (Metro2033 le dernier pour moi). Ok, je doit être le seul sur un millier de telechargement du jeu a l’avoir acheté. Quand on sais que les autre ne l’aurais pas acheté quoi-qu’il arrive, on arrête de parler d’argent perdu et on prend cela pour de la pub gratuite pour son jeu.

    Et … sortir avant sur consonle … :/ Je veux pas être chiant, mais les consoles pucé sa éxiste depuis 20ans, alors perso j’ai pas envie d’être emmerdé alors que j’ai très certainement téléchargé un dixieme de ce que des consoleux on pu pomper sur le net. J’ai pas a être emmerdé plus que ces consommateurs, qui on un pc vieux de 5ans avec 10 touche au lieu de 60+ et des restrictions partout, sont proportionelement moins a telecharger via leur plateforme.
    Mais le temps ou les foyer avaient sois un console, sois un ordinateur est un peu loin. Les consonleux, on un pc, dans 99% des cas. Et même si pour certain, les lacunes pour contrôler plus de bouton qu’on as de doigts les handicape trop pour jouer a un jeu pc, sa les empêche en rien de pomper de l’ .iso de dvd de jeu.

    Enfin… cette pseudo crise, c’est les éditeurs de bouses commercialles qui sont en train de la subir; pas vraiment les autres.

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