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Archive pour mai 2009

Sur la route de l’indépendance

Jeudi 28 mai 2009

Les choses se précisent : je sais maintenant que je quitterai mon boulot dans un peu moins de 3 mois. Et après ? Après, j’ai déjà des plans, pour lesquels je travaille depuis un petit moment et qui se précisent un peu plus chaque jour. Ca commence à prendre forme bien qu’il reste encore beaucoup de travail pour bâtir des fondations solides à mon projet.

Depuis que je sais ce que je veux faire de ma vie, j’ai fais la rencontre de personnes qui ont plus ou moins les mêmes aspirations que moi, et dont la présence ou les travaux me motivent vraiment à avancer dans la direction que je me suis fixé. L’une de ses personnes vit très loin de la France, en Argentine, et fait ses propres jeux, seule. Ce soir, j’ai eu envie de lui poser quelques questions sur la vie de développeur indépendant. Bien que sa situation soit différente de la mienne, nous partageons le fait d’avoir travaillé 3 ans dans deux grosses boites dont les dirigeants sont très proches (ça c’est le détail qui tue), avant de vouloir quitter l’industrie du jeu pour vivre autre chose, notamment travailler sur des projets plus petits et plus personnels.
Cette personne m’a rappelé une chose très importante : “être indépendant, ce n’est pas simplement faire tels ou tels jeux de telles ou telles façons, c’est avant tout un mode de vie”. Il ne faut pas voir dans ces propos un goût pour le romantisme ou la bohème, non. On parle ici de manière de consommer différente, tout simplement parce que quand on est indépendant, on n’a pas d’autre choix que d’économiser et de faire attention à la façon dont on vit si on ne veut pas tomber à la première difficulté venue.

Finis les restaurants, les achats compulsifs et autres dépenses superflues : il va vraiment falloir m’adapter car je risque de devoir vivre avec beaucoup beaucoup moins d’argent qu’aujourd’hui (et pourtant je ne roule pas sur l’or). Je sais que des gens m’aideront si vraiment je ne m’en sors pas, mais ça n’est pas une solution. En dehors de l’aspect financier, il y a d’ailleurs d’autres “problèmes” que je devrais régler. Je liste quelques guidelines qui me viennent à l’esprit et qui feront tilt quand je les relirai :

ETRE INDEPENDANT
- Faire la cuisine soi-même, ne pas manger à l’extérieur
- Trouver un moyen de payer un plus petit loyer (un troisième coloc ? déménager dans un plus petit appartement ?)
- Savoir prioriser mes projets, mettre de côté ceux qui me paraissent les moins importants ou qui me motivent les moins
- Vendre les trucs qui ne me servent à rien pour me faire un peu d’argent et être plus “léger”
- Utiliser la médiathèque au maximum, sinon privilégier l’occasion pour les éventuels achats
- Pratiquer un sport gratuit, pas la peine de payer l’accès à une salle de sport si c’est juste pour courir
- Etre positif, ne pas baisser les bras ou faire la gueule car c’est une perte de temps et d’énergie
- En revanche, savoir prendre son temps, ne pas vivre constamment à 200 km/h (ça esquinte)
- Trouver des sources de soutien, des rappels à la motivation
- Avoir une vraie chaise de bureau, c’est un outil de travail comme un autre

Bilan - Avril 2009

Vendredi 8 mai 2009

Bilan - Avril 2009

Comme le temps passe vite… 4 mois déjà et, si j’ai bien conscience d’avoir vécu plein de choses, j’ai toujours l’impression de n’avoir pas ou peu progressé sur mes objectifs “professionels”. Pourtant, j’ai fais de belles rencontres dernièrement, et ai commencé de nombreux projets, mais qui n’avancent pas assez vite, ou sur lesquels j’ai l’impression de ne pas être utile. Pourquoi ?
Trop d’idées ? Manque de concentration ? Sûrement.
Manque de temps ? Manque de combativité ? Peut-être.
Manque de savoir-faire ? Manque de talent ? Possible.

Bon, on va quand même essayer de faire un vrai bilan plutôt que de s’apitoyer.

- Être en bonne santé. Pas de gros changements, ni en bien ni en mal. Il faudrait que je fasse du sport au mois de mai, que je cours comme un dératé, que je fasses du DDR jusqu’à ne plus avoir de jambes, que je répare mon vélo… Il faudrait.

- Nourrir l’esprit. Amusant, je n’ai vu que des films asiatiques ce mois-ci : Adieu ma concubine (violent, triste, beau), Les 3 royaumes (bastoooon, des personnages super charismatiques), Ponyo sur la falaise (un des meilleurs Miyazaki, super ambiance), Le château ambulant (à voir ne serait-ce que pour le chien) et Nos années sauvages.

- S’épanouir professionnellement. Ma demande de travail partiel a finalement été refusé : on ne peut pas facilement prendre de virages avec un gros paquebot, il y a beaucoup d’inertie. Du coup, on me propose de de quitter le navire plus tôt que prévu. Va-t-on me jeter au dessus d’une mer infestée de requins, ou bien dans une mer assez calme pour que je puisse nager jusqu’à une île et construire mon propre radeau. Un petit radeau, fragile mais plus facile à manier. A côté de ça, j’ai fais la rencontre de quelques marins sympathiques avec lesquels j’ai commencé à couper du bois en prévision de la construction du radeau. Je suis chargé de trouver de la corde, mais je n’en ai pas encore trouvé. Si j’arrête de courir dans tous les sens, peut-être.

- Économiser. Rien à signaler. Ni trop, ni trop peu. Ca va.

Des idées, j’en ai. Des projets qui commencent, j’en ai. Des projets qui aboutissent, j’aimerai en avoir. Si ce n’est pas le cas, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. Alors, bien que le mois de mai soit déjà bien entamé, je vais devoir bosser, bosser, bosser, …