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Archive pour mars 2009

Un message venu du passé

Mardi 31 mars 2009

Il y a 6 mois, je (re)découvrais le site FutureMe.org qui propose de s’envoyer des messages dans le futur. Ainsi aujourd’hui, jour de mon 25° anniversaire (merci, merci), j’ai reçu un message de mon moi passé qui souhaitait me dire quelque chose :

Cher futur moi,

Aujourd’hui t’as 25 ans ! 25 ans !
J’espère pour toi que tu as réussi à entamer la production d’un jeu personnel, ou que tu es bien dans ton boulot.
Si ce n’est pas le cas, alors arrête d’attendre ! Déjà que moi aujourd’hui je m’ennuies, alors si toi aussi tu t’ennuies dans le futur, y’a plus d’espoir…

Enfin si, y’en a.
Maintenant t’arrête de faire le con, et tu te casses. Tu te mets en indépendant, et tu le fais ton putain de jeu, ok ? Les impôts sont passés, normalement t’as un peu économisé, donc tu peux le faire. Et advienne que pourra !

Allez va, j’arrête de t’embêter et je te souhaite d’aller bien.

Toi, le 1°octobre 2008.

Hé bien, cher moi du passé, je te trouves de bon conseil.
Et je vais te répondre : oui, j’ai entamé la production d’un jeu personnel. Certes, ça n’avance pas aussi vite que je le souhaiterais mais je saurais me montrer patient.
Concernant mon travail actuel, j’ai peur de ne pas pouvoir l’être autant car, tout comme toi, je m’ennuies. J’essaie de tout faire pour quitter ce job dans les meilleures conditions, ce qui, mine de rien, prend pas mal de temps (d’ailleurs ça stagne un peu en ce moment).
Mais rassures-toi, moi du passé, je saurais écouter ta voix qui est aussi un peu la mienne.

J’veux voir la neige - 14

Dimanche 22 mars 2009

Simon : “Et si on louait une voiture pour le week-end ?”
Moi : “Ah oui, c’est une bonne idée ! Tu veux aller où ?”
Simon : “Je sais pas, c’est à toi de me dire.”
Moi : “Euh…”

Cette discussion a eu lieu lundi soir, et vendredi on ne savait toujours pas exactement où on voulait aller. Ca ne nous a pas empêché de louer une voiture et de prendre la route samedi matin.

A 30 minutes au nord de Québec s’étend sur 670m2 le parc national de la Jacques Cartier. C’est l’endroit idéal pour faire toute sorte de randonnées, dont des randonnées en raquettes. Sauf que nous, on n’avait pas de raquettes, alors on a suivi les chemins de randonnée en chaussures. Conséquences : sur le verglas, tu glisses, sur la neige, tu t’enfonces. A tour de rôle, nous avons exécuté de magnifiques figures à base de pied qui part en avant, corps qui part en arrière, rotation de 360°en freestyle, essai de rattrapage à un arbre invisible, chute violente et fou rire.
Le paysage enneigé et paisible était tout simplement magnifique.

Après deux bonnes heures de marche et de descentes sur le cul, nous reprenons la route pour aller voir les chutes de Montmorency. A cette époque de l’année, il fait encore froid et les particules d’eau qui remontent en nuages au pied des chutes forment un énorme monticule de glace sur laquelle les gens aiment à se faire prendre en photo.

Nous nous dirigeons ensuite un peu plus vers l’ouest de Québec pour aller visiter la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré. L’immense édifice apparait soudain au centre du “village” de Sainte-Anne : on se demande bien pourquoi c’est cet emplacement qui a été choisi pour construire la basilique.
L’intérieur est vraiment magnifique, malgré une chapelle un peu kitch aux peintures modernes surprenantes. Je vous laisse juger par vous-même…

En repartant, nous sommes intrigués par une enseigne.

A présent, direction l’ile d’Orléans qui se trouve au milieu du Saint-Laurent, non loin de Québec. Nous avons rendez-vous à 18h dans une cabane à sucre afin d’y souper et de goûter au folklore québécois. Nous suivons un chemin en terre qui s’enfonce dans les champs et trouvons, en contrebas,un grand parking boueux et presque complet. Pourtant, pas de cabane en sucre à l’horizon… Un employé nous demande d’attendre : “Le tracteur va arriver dans 2 minutes”. La peur d’un “folklore” destiné à amuser les touristes nous envahit de plus en plus. Lorsque le tracteur nous dépose plus bas, sur les bords du Saint-Laurent, et que nous rentrons dans la cabane à sucre, il n’y a plus de doutes à avoir : nous sommes dans un repaire à beaufs et à touristes.

La salle est super bruyante, un vieux joue de l’accordéon accompagné par une boite à rythme et en chantant “Agadou dou dou, pousses la banane et mouds le café” (tube typiquement québécois), mais la cuisine, à base de sirop d’érable surtout, est sympa. Après le dixième “Bonneuh fête E-mi-lie !” (chanté sur l’air de Joyeux Anniversaire) le repas se termine sur une dégustation de sirop d’érable sur neige, avant le retour à l’appart. On dirait pas comme ça mais on a bien ri quand même.

Le lendemain, nous partons pour Trois-Rivières. Il n’y a pas forcément grand-chose à y voir, mais c’était histoire de. D’ici, je laisse Simon, au-revoir, merci pour tout, vraiment, et prends le bus pour Montréal.

Voilà, c’est sur cet excellent week-end que s’achève mon voyage au Québec. Demain, c’est à Flo que je dirais au-revoir avant de prendre l’avion qui me ramènera en France.

J’veux voir la neige - 13

Samedi 21 mars 2009

Sur les conseils de Simon, je pars aujourd’hui vers le nord de la ville pour me rendre sur les bords de la rivière Saint-Charles. La période de dégel au Québec a déjà commencé mais la rivière, elle, reste encore bien blanche et immobile. Je la longe en remontant vers le port : entre voies rapides, usines et immeubles d’habitation, on ne peut pas dire que le chemin soit très bucolique, mais être un peu à l’écart de la ville est quand même reposant.

Dans le port encore gelé, les bateaux restent posés sur les quais.
Je remonte au Vieux Québec et j’en profite pour aller visiter la basilique Notre-Dame-de-Québec devant laquelle je suis déjà passé plusieurs fois, mais que je n’avais pas reconnu comme étant une basilique (parce qu’elle est vraiment très petite).

A l’intérieur, ce qui me frappe surtout ce sont les énormes téléviseurs HD accrochées aux murs et qui sont du plus bel effet.

Sur un vitrail, très joli au demeurant, Jésus fait coucou.

En sortant de la basilique, je fais un saut chez Ashton, une chaine de restaurants qu’on pourrait assimiler à du fast-food mais qui, m’a-t-on dit, fait de bonnes poutines. Un fast-food qui fait des bonnes poutines… Dubitatif, je préfère jouer la carte de la sécurité en prenant un trio Burger Double Ashton, Coke Diet et je fais remplacer les frites par un bébé poutine. Les frites sont ok, la sauce moyenne, mais le fromage fait vraiment trop pouic-pouic sous la dent et n’a pas énormément de gout. Par contre, le burger est vraiment bon.

Je sais ce que vous vous dîtes : manger des hamburgers c’est mal, et vous avez raison parce qu’en France, si on veut manger un burger, les choix sont limités et la qualité est rarement au rendez-vous. Mais ce qu’il y a de bien ici c’est que beaucoup de restaurants en proposent et que chaque restaurant a sa façon de faire un burger. Du coup, c’est une découverte de tous les instants.

A part ça, ce soir c’est le week-end, et ça va être rock ‘n’ roll !

J’veux voir la neige - 12

Vendredi 20 mars 2009

Faut dire ce qui est, je ne suis pas un grand marcheur, ni un grand sportif d’ailleurs. Mais depuis le début de mon voyage, j’ai fais des kilomètres et des kilomètres de marche avec des chaussures peu adaptées. Ainsi, il m’arrive en fin de journée d’avoir très mal au pied droit jusqu’à ne plus pouvoir le poser par terre.

Donc, en prévision du prochain week-end, j’ai décidé que ce jeudi serait un jour de repos total : je ne suis pas sorti de la journée, j’ai passé mon temps sur l’ordinateur a regardé des documentaires sur le jeu vidéo, à discuter avec des amis et à jouer.

Cette petite pause que je me suis accordé m’a aussi permis de faire le point.

Ca fait un petit moment maintenant que le Québec m’attire. Vous qui me lisez, vous savez que si j’ai entrepris ce voyage c’est aussi pour me faire une idée du pays en vue d’un possible déménagement.
J’exagère un peu les traits mais pour beaucoup de monde que je connais, vu de la France le Québec c’est “ze place to be” et “c’est vachement mieux que la France”.

Car on parle souvent du Québec comme d’une terre d’accueil et de réussite professionnelle : combien de fois ai-je entendu que “machin connait truc qui a sa fille qui est parti vivre au Québec” et tout va pour le mieux. De plus, on raconte, dans le petit monde du jeu vidéo français, qu’au Québec il y a beaucoup d’aides à la création de jeu et en cela on se dit que ça doit être un pays où il fait bon vivre et travailler.

C’est d’une certaine façon ce que je pensais avant de venir ici, mais j’ai un peu révisé ma position. Attention, ça ne veut pas dire que mon voyage a été mauvais, bien au contraire : j’ai vu plein de choses nouvelles, des belles et des moins belles, mais j’ai appris (et c’est à cela que servent les voyages, n’est-ce pas ?). Il m’a aussi permis de réfléchir à ce que je cherche vraiment, et peut-être n’ai-je pas besoin de traverser l’Atlantique pour le trouver (ou pour me trouver, comme dirait mon frère).
J’aurai l’occasion d’en parler plus longuement avec chacun d’entre vous.

Mais le voyage n’est pas encore terminé : il me reste encore 4 jours pour voir plein d’autres choses. Hier d’ailleurs, je me suis rendu compte que les petits gribouillis que je faisais au collègue avec Nicolas (les aventures d’un mec dans un chariot qui dévale des montagnes russes) aurait pu donner quelque chose d’excellent si on avait poussé le concept plus loin.

Alors hier soir, avec Simon, on a essayé d’en faire un nous aussi mais en 5 minutes, et voilà ce que ça donne. Un chef d’oeuvre dont on se souviendra longtemps.

J’veux voir la neige - 11

Jeudi 19 mars 2009

Suite et fin de mon exploration du parc Champs-de-Bataille avant de me rendre au musée de la Civilisation, dans lequel j’ai passé toute mon après-midi.

Parce que je suis certes venu au Québec pour voyager, prendre des vacances et découvrir le pays, mais pas seulement. Je voulais voir la neige, et j’espérais aussi en apprendre plus sur les nations Amérindiennes, les Inuits et leurs cultures. Une sorte de “repérage” pour des futurs projets.

Je me suis donc principalement consacré à deux expositions permanentes que sont :
- “Le Temps des Québécois”, qui retrace l’histoire du Québec depuis les premières expéditions françaises et la fondation de Québec en 1608 par Samuel De Champlain jusqu’à aujourd’hui.
- “Nous, les premières nations”, qui évoque l’histoire et la culture des quelque 70 000 Autochtones qui vivent encore aujourd’hui au Québec.

Dans la première, j’apprends qu’on n’a pas été si dégueulasse avec les autochtones à l’époque et qu’on a plutôt cherché à créé des alliances plutôt qu’à massacrer tout le monde.
Dans la deuxième, j’apprends qu’on s’est quand même bien incrusté chez les autochtones, jusqu’à les forcer à partir ou à être parquer, et que le travail de reconstruction culturelle ne fait que commencer.
D’un côté une Histoire qui reste relativement propre, de l’autre un présent qui ne sent pas forcément très bon.

La salle de la deuxième exposition présente de très beaux objets issus des différentes nations Amérindiennes et inuits. L’utilisation des appareils photos étant interdites, je prends papier et crayon et rédige quelques notes qui me seront sûrement très utiles plus tard.
En l’absence de mes images, je vous conseille d’aller visiter la page internet que le musée consacre à cette exposition et à cliquer sur les quelques photos disponibles.

Je vous laisse avec la dernière série de photos consacrée au parc Champs-de-Bataille.