Ma vie elle est fraîche, frérot. (le blog de KominAaa)
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octobre 2010

Trente-quatrième jour

Dimanche 17 octobre 2010 à 15:33

Je me lève très tot, j’ai envie d’être le premier, journal en main, à appeller les annonces de taf. Pas question qu’un travail super sympa me passe sous le nez.

6h40 je suis debout. J’essaie de pas faire trop de bordel en m’habillant pour pas réveiller les estoniens qui dorment. D est déjà parti bosser, H se lève aussi. Y dort encore.

Je m’enfile un lait-banane et me prépare à sortir, il fait froid et je me les pèle bien. Je compte aller m’inscrire à l’agence de taf par laquelle H a trouvé du travail.

Je sors donc par la porte à l’arrière du backpacker et me dirige vers le centre de la bourgade. Je cherche ou sont les journaux, dans le coin que le mec de la pizzeria m’avait pointé du doigt la veille. Un peu galérien, je me retourne sans indices, en face de moi une petite pile plastifiée de journaux ‘Times”, trouvé.

Je me dis qu’il est juste 7h, personne dans les rues, les trucs n’ouvriront pas avant bien 9h.  Je décide de me rentrer et de lire les annonces tranquillement dans me coin. Il fait un froid à geler dans le salon, je décide de revenir dans la chambre au chaud.

Je tourne les pages, sur une quarantaine de pages, des annonces de bagnoles et des pubs, les 3 dernières comportent des annonces de boulot et autres trucs. Que des trucs pas très funky, nettoyeur, serveuse au restaurant chinois et autres trucs, véhicules indispensables. Je me dis que bon mine de rien le coin me déprime. Je sors ma carte de la région et me dis que je partirai bien a Albany, la saison des fraises et des cerises va y commencer bientôt.

A vue d’oeil c’est un peu plus que la distance Margaret River/ Perth mais ca reste faisable, j’estime ca à deux jours de stop.

Un des estoniens se reveille, je lui file le journal pour les annonces de taf car j’ai pris ma décision.

Je file prendre ma douche, Y prépare ses affaires, il part à Perth car ce soir il a un vol vers Bali pour deux semaines. Après une bonne douche, je me sens motivé et je me prépare à partir, je vais mes courses tout de suite histoire de pas avoir à les faire avec le sac sur le dos.

Je passe en centre-ville, une nenette joue du violon, je lui fais un petit sourire en passant, qu’elle me rend. Bon on va voir ce que donne cette journée.

Toujours la même chose, du spam, à boire et du thon, camping en vue. Je rentre et finis de préparer mon sac. Marque Augusta sur mon petit cahier, salue les estoniens et souhaite un bon voyage a Y, je rend mes clés et mes draps à l’accueil et en avant l’aventure.

Je passe la porte et me voilà encore sdf.

Je marche vers le sud, à la sortie de la ville, passe le rond-point et attend. Je suis encore un peu trop en ville pour que ca marche on dirait, après une dizaine de minutes, un mec en pickup s’arrête. Je lui demande de me déposer au carrefour avec l’autoroute qui part vers l’est. On parle en chemin, je lui apprend des insultes en Francais, Il bosse dans la construction, la discution est brève car le trajet l’est aussi. Il me laisse sur le carrefour, je le remercie et sors mon cahier, marquer Nannup dessus, 6 ou 7 voitures plus tard, il cinquantenaire rondouillard me dit qu’il peut m’avancer d’une cinquantaine de de kilomètres.

J’accepte et en route, il est fermier et on parle de choses et d’autres, il me dit que l’Australie Occidentale pourrait faire sécession de l’Australie si elle voulait, car elle est en quasi autarcie, quasi auto-suffisance et ses ressources sont immenses. Hmm, il me dépose a un autre carrefour. J’attend et je m’emmerde un peu, peu de voitures passent.

Après quinze minutes, seules une dizaine de voitures sont passées, un gros 4×4 file a toute vitesse et me passe devant, fais demi tour un peu plus loin, je commence à m’approcher puis estime que c’est juste que le conducteur avant raté la sortie. Je cours vite fait vers voiture sans trop le sentir. Il s’approche et refait demi tour, s’arrêtant pour me laisser monter.

Je m’approche, une nana au volant, visiblement la trentaine, une tresse à la Lara Croft et des fringues d’aventurière est au volant. Elle descend de la voiture et m’ouvre le coffre en me demandant si je suis allemand, je la remercie bien que n’étant pas allemand. Je m’installe, un gros appareil photo est accroché à l’appuie tête du siège. Hm ce doit être un artiste! Elle roule, elle s’appelle T, elle est allemande, elle roule vers Albany.

Parfait! On se raconte plein de choses intéressantes et on accroche bien, T se balade en Australie et prend des photos.

Tandis que nous nous exposons notre vision du monde tout au long du voyage. S’arrêtant de temps à autres pour prendre des photos. Je profite de chaque seconde, rencontrer des gens desquels on peut apprendre autant est rare.

En chemin on s’égare et après un long cul de sac, on arrive dans un champ blindé de kangourous, quelques emus se la ramènent.

On arrive sur Albany, il est pas loin de 16h. Je suis 1 jour et demi en avance sur mon planning, bien joué. J’appelle ma pote, qui devrait être en ville pour lui demander où sont les bons backpackers sur la ville. Il y en a un près de la côte. Albany’s Backpackers. T se gare et je lui propose de lui payer la moitié de l’essence. Elle refuse, par peur de me ruiner. Elle prefererai un diner indien. On se retrouvera devant l’église a 19h, après tout je lui dois bien ça et j’ai beaucoup aimé notre discution tout au long de la journée.

Je retrouve ma pote et nous mettons en route pour que je réserve une chambre pour les 2 nuits qui viennent, histoire de de test.

On part boire un verre dans le bar de l’hôtel où T à pris une chambre, à Albany, pas 50 choix, la ville n’est pas énorme et les pubs/bars ne sont pas légion.

On se raconte les nouvelles autour d’un pichet de bière quelconque. Faisons quelques petits projets et viennent les 19h. Mon amie me quitte pour dîner et T arrive, ayant troqué l’attirail de baroudeuse contre une tenue décontractée classe pour la circonstance. Je me sens fier, accompagné d’une jolie femme. Il n’y a pas d’indien dans la ville et on se rabat sur un chinois. Pendant le repas, elle me révèle qu’elle est une Trekkie et fan de SF en général, on parle de nos goûts culturels.

Nous sommes les derniers à sortir du restaurant, il n’est que 21h car ici, tout finit très tôt… Je propose à T de venir boire un verre avec les amis de ma pote, elle à les yeux qui faiblissent, après un tour en ville, je la raccompagne à l’hôtel. Je lui souhaite une bonne nuit à l’entrée de l’hotel en lui donnant mes coordonnées, lui disant que je l’accueillerai à Lyon avec plaisir. Je me dis que c’est pas tout les jours qu’on accroche autant avec des inconnues, je pars vers le bar en souriant. Commande une pinte et les amis de mon amie arrivent, Il y a un couple d’italiens, mon amie française et son homme canadien.

Je m’emmerde un peu, joue au billard avec des mecs et prend ma raclée, tant pis ca fait progresser. Je me rentre un peu claqué, un autre mec dans la chambre dort déjà.

1h, au lit.

PS: je pars à l’aventure, j’essaierai de poster des messages quand j’aurai la connection qu’il faut.

Trente-troisième jour

Vendredi 8 octobre 2010 à 5:16

Ce matin, je traîne au pieu et comme il pleut, je ne culpabilise pas.

D joue de la guitare, car il n’y a pas de taf pour lui aujourd’hui. On discute musique pendant que je traîne sur le net. La journée se passe lentement et je sors faire quelques courses. Vite fait de quoi manger.

Je passe près d’une petite pizzeria et me dis qu’une pizza serait super bien calée dans mon estomac. Je commande, demande au mec quels sont les jours de parution des journaux avec les annonces de taf. Mercredi et Samedi.

Je rentre manger ma pizza dans la salle télé du backpacker, D regarde Black Books, une série anglaise.

On regarde ensuite un épisode de South Park. Je me fais chier. En rentrant vers la chambre je décide de voir les options pour peut-être filer directement à Albany.

Je décide d’aller voir la dernière agence de travail à l’extérieur de la ville, casque sur les oreilles. Le temps est assez merdique, couvert est pleuviotant de temps à autres.

Après une longue marche, je sors de Margaret River. Passant par des petits chemins de merde, je comprends pas trop les rues. J’aime pas ne pas me retrouver sur un plan, ça m’énerve.

Après avoir tourné comme une fille perdue dans une cave, je me retrouve enfin sur la bonne route et comprend que j’aurais du tourner mon plan a 90° dans le sens trigonométrique dès le début.

Je rentre dans l’agence Down To Earth, même topo, pas de taf avant 2 semaines. Bon ok, je repars.

Je passe la fin d’après midi dans la chambre sur le pc. D joue encore de la guitare, c’est cool. H revient peu après et ils jouent en duo. On décide de se faire une petite pizza.

C’est le jour des pizzas en solde. Du coup ca aura été pizza midi et soir.

Le mec au comptoir essaie de faire épeler son nom à H pour la commande, mauvaise idée… Y n’as pas trop de problème car il porte un nom de dinosaure de chez Nintendo.

On mange tranquillement nos pains couverts de bouts d’animaux morts cuits dans des légumes écrasés et c’est bon. On s’échange des parts, bière à la main.

La française arrive et je lui demande comment s’est passé son baleine spotting. Pas mal, même si elle s’est pris de la brume dans la gueule et paradoxalement un coup de soleil en même temps. Le soir nous accueillons de nouveaux roomates, 3 estoniens qui viennent d’arriver en Australie. L’un d’eux est une putain de masse à la Koubiak. Je finis ma soirée tranquillement, réfléchissant au lendemain.

Couché assez tôt car je vais essayer de voir si le journal du mercredi contient des annonces de taf.

Trente-deuxième jour

Mercredi 6 octobre 2010 à 3:04

Je suis reveillé tot car le soleil se lève vers 5h50 par ici, je suis vraiment content de ce sac de couchage, c’est un sac de guerre.

Il est 7h30 je me dis qu’il faut que je reste à l’intérieur tant qu’il fait trop froid dehors, que j’attende un peu de soleil pour sécher la rosée sur ma tente.

La buée s’est accumulée à l’intérieur et ça sent bien le pied. Le trafic est continu à l’extérieur, tout le monde se rend au boulot en ce lundi matin.

Vers 8h je me motive et me dis que malgré l’inertie qui m’entoure il faudra bien se lever et replier tout ca. Je commence donc par trier un peu les petits objets qui trainent à droite a gauche, à les remettre dans leurs sacs respectifs.

Puis vient le moment d’ouvrir la porte, je m’étire deux secondes et jette le reste d’huile de mon thon. Je finis la bouteille de citron qui à perdu toutes ses bulles mais je suis bien content d’avoir une gorgée de truc à boire.

Je sors et roule mon sac de couchage. Comme d’habitude j’en chie pour le faire rentrer dans son étui. Je dégonfle mon matelas en le Hulk-Hoganisant et je range tout ca sur mon sac.

Place toutes mes affaires à l’extérieur et démonte l’armature de la tente avant de la plier. Une fois le check up-complet effectué je me lance sur le chemin, traverse l’autoroute quand une fenetre de lancement décente se présente à moi, je vais longer le mur anti-bruit.

Au bout de quelques centaines de mètres une occasion se présente, il ya quelques lattes d’arrachées qui donnent sur un cul de sac dans un lotissement, je profite de cette oeuvre de vandalisme et la remercie. Je marche dans le lotissement au matin, quelques voitures passent ici ou là, tournant autour des petits rond-points. Je marche vers le sud-ouest. Deux kilomètres plus tard j’arrive sur un parking de supermarché. Cool je vais me faire un petit dèj et un stock pour la journée. J’entre et confie mes sacs à l’acceuil.

Je prends un peu de thon, une boite de jambon en conserve, des tartelettes au citron, un lait-banane et une bouteille d’eau minérale. Je paye le tout et prend mon petit déjeuner sous l’oeil de la sécurité et des nettoyeuses qui se sentent bien seuls sans autres clients.

Une fois ma petit collation finie, je retourne prendre mon sac, organise mes provisions et me remet en route. Je tente le stop le long de la route mais une fois encore mes craintes se vérifient, plus il y de monde qui passe, moins tu est susceptible d’être pris en stop. Je marche et je m’arrête par alternance, j’attend une bonne demi-heure mais personne ne daigne me filer un coup de main.

Les femmes n’osent même pas me rendre le regard que je leur porte, quelques hommes un peu désolés me font des signes comme quoi ils ne vont pas dans ma destination. Mais je pense juste que la plupart s’en fout simplement.

Je suis devant un arrêt de bus et un Bus s’approche, il va vers Mandurah, je me dis tant pis, il faut que j’avance et j’ai bien mal aux jambes. Je prend mon ticket a 6h et en avant pour 40 bornes. Le bus longe la mer sans jamais l’apercevoir. Des gens montent puis descendent 2 arrets plus loin, mais tout est bien vide. Je pousse mon gros sac a terre pour laisser passer une maman et sa pouponmobile.

Une petite cinquantaine de minutes plus tard, Mandurah Station. La gare où devait arriver le train si je l’avais pris la veille. Tant pis. Je descend du bus et me diriger vers le point d’information, savoir à peu près où me placer pour avoir le plus de chance d’être pris. Une femme s’avance et rentre dans l’office, je m’engouffre. Elle se retourne et me dit qu’ils ne sont pas encore ouverts, ils ouvrent a 10h. Je lui demande juste dans quelle direction générale est le centre ville. Elle me pointe du doigt la direction par laquelle je suis arrivé.

Je dois être de l’autre coté alors. Je regarde vite fait sur ma boussole ou se trouve le sud et suis une artère fréquentée jusqu’à trouver un panneau Bunbury. Je marche le long de la route, encore une fois pas de trottoir, je marche sur l’herbe.

Je m’installe juste après un feu rouge, les gens ne seront pas encore lancés mais tous iront dans la bonne direction et auront l’occasion de s’arreter, il ya de la place sur le bas coté.

J’écris Bunbury sur mon petit panneau (ce doit vouloir dire Bonne Bourre en australien) 30 minutes et quedalle, cette fois j’ai pas vraiment le choix il faut que je trouve un truc. Je change de panneau, j’écris BunBury avec une petite pompe à essence $ /2, ce qui n’est pas très parlant quand on le décrit mais je juge que c’est compréhensible par un conducteur qui démarre. Toujours rien.

Une quinzaine de minutes plus tard, un campervan s’arrête sur le bord de la route. Je prend mon sac et je cavale vers eux. Un mec m’ouvre la porte laterale et me dis qu’ils passent par Bunbury, Au volant, une minette avec un accent très fort. Je fous mes sacs sur le sol du van et m’assois à l’arrière. Je me présente et les remercie. O a 30 ans et vient de Melbourne, B en a 24 et est italienne, il me disent qu’il comprennent que je suis français de part mon accent. Hm quand je suis en galère je gère moins où quoi ?

Ils me disent qu’ils vont à Margaret River faire du picking, je leur dit que c’est nickel! O est un peu rustre je pense qu’il aimait bien être le mâle alpha du van et que l’arrivée d’un autre mec le perturbe, je sens qu’ils sont en couple mais pas vraiment, je décide de les laisser vivre leur vie.

B me parle un peu, elle veut être graphiste dans la pub. O propose qu’on écoute un peu de zik, il me demande si j’ai une préference en particulier. De la Trance? Il nous met de la Goa, 15 ans d’age. Marrant. On headbang légèrement en roulant. B prend des libertés avec le tracé des lignes au sol, elle conduit en se retournant et fait des embardées, heureusement le van ne dépasse pas les 80km/h. Ils me disent qu’ils sont désolés pour l’odeur de transpi mais il cherchent une douche après plusieurs jours de camping. Je leur dit pareil.

Je leur suggère de s’arrêter en route à Bunbury histoire de voir s’il n’y a pas des douches publiques. Après un petit périple, on y arrive et a l’office du tourisme je demande des infos sur les douches, il y en a des gratuites mais elles sont froides, celles payantes sont à 5$ la douche. Je lui demande où sont les backpackers dans le coin. Elle m’en note 3. Je retourne vers mes acolytes, leur propose d’aller négocier une douche là bas.

On se met en route et on se gare devant l’entrée, j’étais déjà passé devant la première fois sans y faire attention.

On rentre, personne à l’acceuil, un message dit que ca ouvre à 4pm. Un mec regarde la télé sur le canap’ au fond. Je lui demande si le manager est là. Il me dit que non, je lui expose ma requête, il me dit qu’il est un pote du manager et qu’il n’y a pas de problème, je propose 2$ par douche, c’est le tarif qu’on avait trouvé acceptable avec les autres dehors. On prend nos affaires et allons prendre une bonne douche.

J’ai fini en premier alors je retourne dans la salle télé discuter un peu avec le mec, Il est chef et bosse dans un restau à coté. Le manager est a Perth et passe le soir. Il me file des tuyaux pour la pêche, apparement il ya beaucoup de bons coins sur la côte et ont peut chopper un gros saumon tous les soirs avec du matos basique. Il faudra que j’essaye.

On sort tous et mettons 6$ dans la boite en métal fermée pour les suggestions, le mec nous dis qu’il expliquera ça au patron.

On se remet en route et je m’endors bercé par Bob Marley.

Vers les 15h, nous sommes arrivés a Margaret River, ils se garent, je les remercie, leur propose de payer la moitié de l’essence mais ils refusent, O me file son numéro pour boire un coup un de ces 4. Je leur donne mes infos sur les agences pour le boulot et les campings du coin les moins chers.

Je récupère tout mon bordel et me met en quête d’infos, la madame me marque les backpackers sur ma carte. Je m’en enquiers mais l’accueil du premier est fermé, je tente d’appeler le numéro mais je n’ai plus de crédit, bizarre. Je passe au IGA acheter du credit et au Chemist pour acheter un truc contre les cloques au pieds. Je me fous sur une pelouse à l’exterieur du parking et installe mes pansements en rechargeant mon téléphone.

Je tente d’appeler le camping de la dernière fois, ils devaient tondre les moutons et ça m’intéresserai bien d’apprendre, la nana me dit qu’ils n’ont plus de place et que de toute façon ça aurait été pour regarder. Tant pis.

Je passe à la banque activer ma carte que j’ai reçu l’autre jour puis trouve un backpacker ouvert mais il est cher, j’en ai marre de trimballer mon sac alors je prends 2 nuits. Je pose mes affaires dans la chambre et sors faire un tour.

Je vais en ville m’inscrire dans les agences de fruitpicking et vois les noms d’O et de B.

Je fais des petites courses pour le soir et une française sur Albany m’appelle, on se raconte nos lifes, je lui dit que je risque de rester un petit peu sur Margaret River avant de partir sur Albany.

Le soir, je rentre au backpacker et fais la connaissance des mes roomates, deux japonais, Y et H plus un anglais, B. Ils sont sympa malgré un gros problème de compréhension de l’anglais de Y.

On parle taf, H et B bossent mais ont galéré pour trouver ça fait un bout de temps qu’ils sont là, c’est la période creuse ici. Je pars acheter un pack de Pils de l’autre jour et leur propose un petit apéro. Ça les branche, en fait on mange ensemble, je rencontre aussi une Française et sa pote Allemande. Elle est lozerienne de St Chély d’Apcher, c’est marrant les gens qui viennent se perdre ici. Elles vont voir les baleines demain, ca fait un peu cher pur moi.

Je salue tout le monde et je vais dans la chambre pour matter des trucs sur le net.

Je m’endors vers minuit.

Trente-et-unième jour

Mardi 5 octobre 2010 à 15:51

Ce matin je suis reveillé par L qui vient me dire bonjour, il doit être 9h30 par là, apparement les lesbiennes avaient prévu d’aller à Fremantle se ballader. Je check mon itinéraire pour Margaret River tant que j’ai un peu d’internet. L fait des pancakes taiwanais.

Vers 12h on décide de partir tous les deux car les filles trainent au pieu. Du coup je vérifie une dernière fois mon matos, range tout et on se met en route. Mon sac me ruine le dos puis je m’habitue un peu. On marche à pied jusqu’à la gare, ca fait bien ses 2 petits kilomètres.

On arrive à la gare et nous prenons le train pour Fremantle, L ronronne sur mon épaule. Elle n’a jamais pris cette ligne, je lui montre la mer et on admire le paysage. Un fois arrivés on se ballade en ville, passant par les endroits où je suis déjà allé. La prison et ses portes peu larges, je me cogne dans les gens, j’ai pas encore l’habitude du gabarit assez large de mon sac.

On remonte le port, c’est blindé de gens aujourd’hui, les terrasses sur les quais sont blindées et un groupe joue du free jazz sur un bateau. Je cherche la brasserie Little Creatures qu’on m’avait recommandé, aujourd’hui est un jour à Pils bien fraîche. Il y a une file d’attente pour le bar… Je prends deux bouteilles de Pils maison, le vendeur me demande si je vais les boire dehors, sans réflechir je lui dis oui. Je vois qu’il tique un peu, je lui dis que ouais je suis au courant, en même temps c’est pas avec 2x 33cl de Pils qu’on va se mettre une mine. Je sors avec mes bouteilles et ma taiwanaise.

On s’installe sur un banc dans le parc, entre ombre et soleil, parlons de nos projets futurs et de la suite du voyage. Elle va peut être repartir sur Sydney pour trouver un taf de bureau dans sa branche. Je pars tout à l’heure.

On savoure notre binouze qui s’avère un peu décevante mais pas trop non plus. Le soleil se cache, on va se mettre dans l’herbe, des mecs jouent au foot, tout le monde pratique son sport favori sauf moi… J’échange néanmoins quelques tendresses avec L qui me charme encore plus par sa gentillesse. L’heure que je m’étais fixé pour partir ne tarde pas à arriver.

J’embrasse une dernière fois L, lui dit aurevoir et lui souhaite toute la chance possible pour la suite de son voyage puis je lance mon sac sur le dos, ma sacoche avec le pc autour de l’épaule.

J’allume mon lecteur mp3 et je mets l’épisode 476. Fait chier ce casque Nokia pourri qui ne joue les basses que quand on presse le bouton du kit main libre, il faut que je retrouve l’autre casque. Je quitte le parc en centre ville de Freemantle et marche vers le sud le long de la rue. Deux kilomètres plus loin je décide de tester si le spot se prête au stop. Je pose mon sac sur un escalier de magasin fermé et sors de ma sacoche mon cahier, sur une page je marque au feutre ma première étape, Mandurah. J’espère que je serai à Margaret River avant la fin de la semaine…

Je plie ma feuille et la fais rentrer dans la pochette plastifiée de mon plan.

Je teste une dizaine de voiture, aucune ne ralentit. Je rejette mon sac sur mes épaules et continue vers le sud, je marche en gardant ma pancarte vers les voitures qui passent. J’arrive dans une zone commerciale avec le Woolworth ouvert ce dimanche jusqu’à 5pm, tant mieux, je me dis qu’il serait malin de faire de petites courses. Je marche sur le parking assez vide jusqu’à trouver l’entrée du magasin. J’y rentre et passe à l’accueil demander s’il est possible qu’ils me gardent mon sac, la nana à l’air perdue, elle me dit de le mettre dans un caddie et de le garder avec moi… Bon ca change pas grand chose, j’espère juste qu’on va pas me demander de le vider à la sortie.

Je rentre et tourne dans les rayons reflechissant à ce qui peut me permettre de passer la nuit en ayant mangé solide tout en restant peu encombrant. J’opte pour deux boites de thon, une boite de mais et 1,25l de soda au citron, le sucre ça me filera un coup de fouet.

Je paye et sors sans problème, je mets les boites dans mon sac et laisse la bouteille dans le sac plastique, à la main. Je sors du parking et continue la route au jugé d’après la boussole. Je sors peu à peu de Fremantle, toujours en marchant avec ma pancarte.

Le choix est simple, soit je reste en place et fais face au voitures, ce qui est rassurant pour les conducteurs; soit le marche, ce qui m’avance légèrement et me file des points de persévérance auprès des conducteurs.

Les routes sont vraiment pas faites pour les piétons ici, pas de trotoir, je marche sur l’herbe du bas coté. Je passe devant un camping dont les toits des bungalows rappelleront des souvenirs au gens d’Arkane et à ceux qui ont joué à Dark Messiah. J’espère qu’ils ont pas autant galéré que moi à optimiser le VIS quand ils les ont construit.

Le monte sur le bas coté herbeux et galère, un pickup s’arrete en double file, je vais vers la porte, un peu incrédule. Le mec me dit qu’il ne va pas jusqu’a Mandurah mais il peut m’avancer. Je lui dit qu’en effet ca serait sympa, je me grouille de foutre mes sacs sur les sièges arrière car une file se forme derrière mon conducteur.

On discute en route, il est Docker à Fremantle, il rentre chez lui de sa journée de taf, où il pilote une grue de déchargement. Je lui dit respect, que je suppose que ça doit demander beaucoup d’équilibre, un peu comme quand on pilote un hélicoptère. Il relativise, il y a des servomoteurs qui font tout le travail. On parle du temps où il fallait décharger les bateaux à la force du coude; il me dit qu’il a connu ça, 35 ans qu’il est docker. Il me pointe du doigt les usines navales et les raffineries, un peu dégoûte que le plus bel endroit de la coté ouest soit défiguré comme ça. Il me montre la base navale de la marine australienne au loin sur l’île en face, on voit en effet deux dômes radars énormes.

Son fils fait du backpacking en Europe et il fait aussi du stop, il me dit qu’il se sent redevable envers ceux qui lui filent un coup de main là bas. Il me dépose à l’entrée de Rockingham, à mi chemin entre Freemantle et Mandurah effectivement. Il m’indique une station de train un tout petit peu plus loin au sud, si j’ai pas de chance avec le stop.

Je le remercie et descend tout mon bordel en vitesse. Je me remet en route. marche sur un chemin piétonnier séparé de la route. quelques centaines de mètres plus loin, effectivement, la station qu’il m’avait indiqué. J’hésite, mais je me dis que l’aventure c’est l’aventure et que tant pis. J’ai le dos qui ramasse mais je me sens fier de repousser les limites en général.

Je marche sur le bas coté de ce qui devient une voie rapide, puis au bout d’un kilomètre il n’y a plus de bas coté. Je marche collé au bord du mur, la bande d’arret d’urgence est très large. Un kilomètre plus loin, je peux m’abritter derrière un rail de sécurité. C’est illusoire de faire du stop ici, l’autoroute, d’autant plus que c’est une voie d’accelération…

Au bout de 5 kilomètres de marche, une sortie d’autoroute avec une montée. Je vais pas passer sous le pont alors j’envisage de monter la sortie d’autoroute pour la traverser le sac sur le dos. Je surveille bien le passage des voiture et négocie une traversée relativement sécurisée. Je teste le stop vite fait sur la descente de l’autre coté, sans succès; compréhensible.

Je continue donc à marcher, en galère, le soleil commence de plus à être bien bas à l’horizon, il va falloir se résoudre à bivouaquer. Ce qui me fait le plus flipper c’est le manque de place, je suis coincé entre le grillage de la voix de chemin de fer sur la voie de gauche et une petite bande de verdure avec mur anti-bruit sur la voie de droite. Seul salut possible, un terre plein assez large entre les deux voies, avec un petit contrebas, couvert par les branche des arbres, je traverse la voie quand le traffic se calme un peu et y descend. Y trainent quelques déchets, j’y vois un livre déchiré mais peu de traces de passage. Il commence à faire un peu sombre, je cherche un coin à l’abri des regards de voitures et relativement plat.

J’en trouve un bien couvert mais légèrement en pente, tant pis, on ne peut pas avoir le beurre et le compte en banque du PDG de Lesieur.

Je monte ma tente et me sens soudainement un peu plus cher moi, je fous toutes mes affaires dans ma tente et la referme.

Je me suis approprié l’espace sauvage. J’entends les voitures passer à droite et à gauche, plus le train toutes les 20 minutes. Avec ma lampe torche je cherche ma boite de thon et l’ouvre, mange le thon dedans avec la lame de mon couteau/ouvre bouteille de poche. Je veux vider l’huile qui est contenue dehors mais me rate et fous la moitié de la conserve par terre. Putain ça va surement attirer les animaux sauvages ça; des dingos d’autoroute.

Je me sens un peu seul, j’allume mon pc avec la clé 3g et passe en coup de vent sur facebook et msn rassurer ma famille et partager ce moment exceptionnel avec des tierces personnes. Je jette un coup d’oeil sur googlemaps avec la vue satelite pour avoir des options pour me sortir de la demain.

Apparemment le mur antibruit donne sur une résidence de l’autre coté et il y a une route alternative en centre ville un peu plus loin. Je vais voir ça demain.

Je m’endors un peu au froid, en essayant de capter une radio avec mon téléphone portable. Mais bon les grésillements me résignent, j’ai pas besoin de me resigner. Tant pis, je m’endors. Vers 2h, il fait carrement froid, je me dis que ca serait cool que je gonfle mon matelas car le sac glisse lentement vers le bas et la terre est dure. Je gonfle les boudins un à un, la tete dans le cul dans le sac. Au moins j’entend plus les voitures.

Un camion passe.

Trentième jour

Mardi 5 octobre 2010 à 13:30

Je suis réveillé par une tawainaise qui vient accrocher ses vêtements à sécher sur les lignes au dessus de ma tête vers 8h15. Je lui fais coucou sans les bras depuis mon sac de couchage, ondule mon corps de droite à gauche et essaie de produire l’épice.

Ses yeux deviennent d’un bleu percant et elle retourne dans la cuisine. L vient me dire bonjour. On s’étais dit qu’il falait qu’on parte à 8h40 de la colloc histoire de faire tout les trucs qu’on s’était fixés avant 11h, heure où la voiture doit être rendue.

Je mange vite fait un petit déj et on charge nos trucs dans le coffre. En sortant je jette ma valise noire toute morte et nous filons vers le K-Mart de Morley rendre la gazinière camping. Trouvons une place sur le parking dans la partie couverte après avoir tourné un bout de temps. Traversons la galerie marchande et obtenons 15+17$ en retour à la caisse.

Direction Midland ensuite pour rendre mon sac à tente de merde. Après une bonne demi heure, on y arrive, l’endroit ou j’ai perdu un point de vie au genou.

Je rentre dans le magasin et demande au mec de me rembourser, mais bien sur comme j’ai pas le ticket, j’en chie. Je lui demande si on peut regarder les registres d’achat, bizarrement au jour et à l’heure de l’achat, rien sur la liste. Je suis blasé et repart avec mon sac entre les jambes.

L et moi partons rendre la voiture en centre ville, après un peu de tournage dans tous les sens, nous trouvons l’entrée et je rentre rendre notre monture. On l’a lavée vite fait la veille pour virer la poussière rouge des pistes et quelques moustiques morts, rien à signaler donc.

Je reprends ma caution et les jours en moins sont déduit du total. Nous voilà maintenant redevenus simples piétons, fini le massacre de passants à la Carmaggedon… J’ai un sac d’affaires à envoyer à ma mère car elles me surchargent. On se dirige vers la poste mais j’avais complètement zappé qu’elle était fermée le week-end.

L regarde vite fait sur son Android malgré que je lui dise que c’était bon je me débrouillerai autrement, il y a une poste ouverte près du centre commercial. Ça m’arrange énormément. On y va et a l’accueil, une postière m’explique, soit je peux choisir une enveloppe 25 litres si j’ai pas de trucs fragiles, soit un carton mais c’est plus cher. J’ai des fringues, une casque audio, une paire de pompes et des câbles usb de merde à renvoyer, le flacon d’eau de Cologne ne peut pas être envoyé, il va falloir que je le garde.

Je fais peser le tout par une autre postière qui me pose des questions dignes de l’inquisition, elle me met mal a l’aise cette femme. Non j’ai pas de drogues, et oui il y a bien ce que je suis en train d’écrire dans ce colis, et si j’ai l’air suspect avec mes fautes d’orthographe c’est parce que tu me mets la pression grosse conne. 12kg en sea mail, réception dans 3 mois, 50$.

Je remercie L de m’avoir attendu et gardé le sac, On va aller filer les fringues en trop que X nous a laissé à l’Emaüs local, Good Sammy. On traverse le centre piétonnier et un duo de world music joue sur la place, c’est sympa comme morceau, on dirai de la trance sans beat. Le mec joue du dulcimer et la nana du tamtam et d’une espèce de Gaffophone entre didjeridoo et corne de brume. On esquisse un pas de danse à deux en passant.

J’arrive a refourguer mon sac au Good Sammy en plus des fringues, c’est bon j’ai plus rien d’encombrant. En passant a Dick Smith je prends un petit lecteur mp3 de merde pour m’écouter des podcasts d’ A State Of Trance quand je serai sur la route tout seul.

J’invite L à prendre un petit café pour la remercier de sa compagnie ce matin, puis on remonte vers Northbridge, elle y fait quelques courses pour préparer un truc de bridés à manger. J’achète de quoi faire ma salade Lyonnaise de l’autre fois parce que j’ai kiffé. On passe dans un marché italien, dans un entrepôt à l’ancienne, les légumes en vrac, des vieux posters de foot des années 80.

On se rentre tranquillement, en marchant le long des maisons, L me dit que deux des filles d’hier sont lesbiennes et qu’elle iraient faire un tour au club gay/lesbien du coin le soir.

J’ai dit à L que je lui apprendrai le peu que je sais en danse, elle aimerai apprendre les danses latines, je me rappelle un peu des cours de Bachata avec la miss. On va voir si j’ai pas trop rouillé. Je lui file les mp3 que j’ai sur mon HD et elle met son MacBook dans la buanderie.

On teste, hum il me reste deux ou trois trucs qui reviennent après quelques minutes de pratique, elle à l’air de bien se marrer, cool.

Plus tard, les filles rentrent, elles sont à table en train d’écouter de la house/dance australienne avec un pote à elles visiblement très homo. On discute, c’est sympa. Je regarde sa playlist Itunes (beurk). Le gros son en ce moment en Australie c’est Duck Sauce - Barbara Streisand (O-God Remix), spécial le son.

Les filles préparent un truc au porc, avec des bouts d’estomac. Hmm, je fais ma salade et miam miam.

Elles ont deux cubis de vin, qu’on se partage. Je tiens l’alcool alors ça me fait pas grand chose, on se fait GanBei sur GanBei ! Mais on a quand même vite fait de raconter n’importe quoi.

La soirée se passe, on danse et on raconte des conneries, j’apprends la Bachata à mon pote la folle taiwanaise puis on sort au club. L à enlevé ses lunettes et détaché ses cheveux. J’avais un avis assez neutre sur son physique. Certes assez bien foutue les potes! C’est la nana pas populaire qui enlève ses lunettes, détache ses cheveux et se maquille pour devenir la bombe sexuelle du lycée dans les merdes à la American Pie, plutôt mimi tout ça.

Elles ont une voiture mais on est trop pour rentrer dedans. L et moi y allons à pied. En chemin on se tease un peu. On arrive à l’entrée du club, il y a une file de jeunes gens au look alternatifs. On entre après s’etre fait scanner la gueule. Bon le son à l’interieur est pas superieur, on se rabat sur la terrasse, les hommes dansent avec les hommes et les femmes dansent avec les femmes.

On tourne pour trouver nos amis dans ce méli-mélo mais on en chie. On revient en terrasse pour danser latino sur de la musique de jeunes. On se prend une bière locale. La soirée se passe et finalement j’embrasse L pendant un collé serré un peu improvisé sur du Lady Gaga. Elle reçoit un message de notre ami gay, il est avec les filles, depuis tout à l’heure on tourne en rond en se cherchant.

On se retrouve, comme il danse en bonne compagnie on le laisse tranquille. Moi et mademoiselle dansons tous les deux mais bon mine de rien on passe plus de temps à s’embrasser qu’autre chose. On décide de rentrer.

Je dois freiner mes ardeurs car elle est en dortoir avec 6 autres filles… tant pis, bonne petite soirée quand même, elle m’apprend des rudiments de mandarin en rentrant. Je lui cuisine un petit dessert et les autres ne tardent pas à rentrer (tous les clubs/bars ferment en général à 3h ici). Je fais un bisou à L et je m’enfile au chaud un peu refroidi.

Vingt-neuvième jour

Mardi 5 octobre 2010 à 5:14

Je me réveille encore le nez dans la rosée, je suis pas trop en retard aujourd’hui, il est 8h et quelques. Je replie mon matos, ma fausse tente et mon matelas, pour le rendre tout a fait plat, j’aspire l’air à l’intérieur.

Quand le soleil se lève, il chauffe vraiment, on passe du frigo au four. Les perce-oreilles dans l’herbe cherchent à se réfugier dessous mon matos, je les vire et après moults efforts, je réussis à faire rentrer le tout dans sa niche.

Les autres se réveillent et on prépare le petit déj, aujourd’hui c’est le dernier jour de camping, on mange et vérifie qu’on à rien oublié. La veille, j’ai discuté avec deux françaises qui passaient au camping aussi. Elle finissent leur tour, mais n’ont traîné qu’avec des français. Elles me disent qu’elles ont autant de mal en anglais qu’au début, tu m’étonnes. Je les salue vite fait ce matin.

Petite douche, rembalage de tout et on file vers la dégustation de café qu’on nous a indiqué la veille.

On tourne un peu en rond en voiture puis on trouve enfin le portail, nous garons et entrant par le verrière sur le coté.

A l’interieur, déco de Jacques Vabre, de la musique cubanisante de café passe, des sacs de café entrouvers oubiés par le Gringo traînent çà et là. On s’approche du comptoir et un quarantenaire avec des airs de Daniel Craig jongle avec les tasses à café. Nous demande si nous sommes des connoisseurs. Je répond que non, j’ai jamais trop aimé le café et que j’aurais justement aimé en goûter un excellent pour relativiser mon avis si possible.

Il nous fais goûter des cafés dans l’ordre de robustesse, c’est pas pire que le café de chez Arkane. Mais bon il doit falloir développer un goût pour, comme le vin je suppose. Pour finir il me sert un café glacé au lait, je goûte. Hm pas mauvais, j’hésite a prendre une bouteille mais je vais encore pas savoir la trimballer. Tant pis.

Les autres trainent dans le café, je me sens d’humeur latine, je choppe mon laptop et mets de la musique sur ma clé USB. J’en ai marre d’écouter les CDs de D’ en boucle, même si quelques uns sont cool. Du coup hop un peu de DnB brésilienne, un mix Global Underground downtempo et du merenge.

On repart direction Busselton, D’ veut nous faire voir la plus longue jetée de l’hémisphère sud et manger une glace artisanale. On roule, on roule et finalement on passe à la plage en chemin, mangeons quelques chips, je m’exerce aux ricochets malgré le peu de galets disponibles.

Après un peu plus de route, on se gare en centre ville, allons voir la jetée dont l’accès est fermé puis allons au petit parc derrière avec des jeux pour gamins, qui semblent bien marrants, du coup on squatte quand même. Après avoir cassé des visages d’enfants, le terrain de jeu est à nous.

Tourniquets, balancelles et autres tape-culs nous amusent.

On reprend la caisse et sortons le long de la plage, un peu plus loin, un glacier appellé Simmo’s, avec un petit parc pour les gamins attenant. Je demande une glace triboule, Bubblegum, réglisse et yahourt aux fraises. Pas mauvais mais je dis à la madame que j’ai pas fait 12000 bornes pour bouffer des glaces de qualité inférieures à celles de Nardonne dans le Vieux Lyon. Je lui fais un bisou sur la joue pour me faire pardonner car elle pleure.

Un petit carrousel joue de la musique expérimentale extrêmement lente et sombre, à moins que ce ne soit le bruit du moteur.

Chacun mange sa glace respective et on part en chantant la chevauchée des Valkyries de Wagner, de plus en plus fort, sous le regard incrédule des gens.

Direction Bunbury pour manger un fish&chips qui claque parrait-il. On le trouve et c’est vrai qu’il claque, malgré l’attente. Masse de frites+poisson.

On discute de l’organisation pour le retour, X pars ce soir de l’aéroport, L compte chercher du taf demain et D’ est a l’ouest. On a la voiture jusqu’au mardi sans trop d’idées. Trouver d’autres gens pour faire un deuxième tour? Faire ramener la voiture par D’ ? J’ai des affaires chez lui encore… On téléphone savoir si on peut rendre la voiture en avance.

La réponse est oui et l’addition s’avérera être assez avantageuse, tant mieux. L me propose de squatter dans sa grosse coloc de taiwanais, elle téléphone à la chef de coloc qui accepte, il n’y a plus de place dans les chambres mais je dis que je suis ok pour dormir sous l’auvent dehors, tant que je peux faire ma lessive et utiliser la cuisine et l’electricité. Elle me dit ok pour 7$ la nuit, cool.

On pars direction Perth, il est presque 15h, il va falloir se grouiller, d’autant qu’on aimerai rendre le gazinière portable et les bouteilles qu’on a pas utilisé. J’aimerai rendre mon sac de tente acheté à Midland aussi.

On roule tant qu’on peut. A mi-chemin, l’autoroute est fermée, sans trop en comprendre la raison, on est détournés vers la nationale et son lot de camion à doubler. Apparement doubler sur une nationale en Australie c’est pas trop dans les moeurs, je fais des manoeuvres de pilote doublant 4 caisses à la fois qui impressionnent mes passagers, et semblent inspirer les autres conducteurs de la file.

On arrive dans la banlieue de Perth ou on reprend l’autoroute, le soleil se couche. Direction chez D’ reprendre les affaires restantes et mettre à jour nos comptes pour le voyage. Tout le monde me doit des thunes, que je récupère. On dit aurevoir a D’ et filons chez L préparer le départ du taiwanais.

J’arrive dans la colloc, c’est blindé de minettes taiwanaises qui ont l’air de me trouver à leur goût, on dirait que je fais rêver l’asiatique. Je prend une douche vite fait en me battant pour qu’elles n’ouvrent pas la porte de la salle de bain. X est prêt, on file dans la voiture, je mets du bon funk à fond, fenêtres ouvertes, histoire qu’il se rappelle de sa dernière soirée sur Perth.

On cherche un Hungry Jack’s pour manger un bout avant son départ, il me dit que la vie est faite de coincidence car il avait mangé un whopper le premier jour où il est arrivé. Je lui dis que bof, c’est surtout qu’il aime souvent manger la nourriture des porcs, qu’il laisse le destin hors de tout ça.

Je Gran Turismote dans les rues de Perth, naviguant au jugé jusqu’a trouver des panneaux qui nous indiquent la direction pour pas être en retard à l’aeroport et nous arrivons pile à l’heure.

On dépose X et lui souhaitons un bon voyage, il était sympa ce con, il va me manquer un peu. L et moi rentrons fenêtres ouvertes avec la Midas Touch.

En arrivant je me fais offrir un verre de whisky par une des nenettes, un massage par une autre. Une troisième me file des bandes à mettre sur les muscles endoloris. C’est quoi cette colloc c’est le blog de Baby ici? Je les remercie beaucoup et leur fait des bisous. Je leur dis que je sais pas comment les remercier, elles me proposent de rester demain soir car elles font une petite fête.

L me propose de monter ma tente, je refuse, j’ai pas besoin de tente. Peut-être était-ce pour avoir un peu d’intimité au milieu de toutes ces filles (je me suis fait la reflexion plus tard :l ). Hmm bref, des mecs rentrent, je les salue puis salue tout le monde après avoir mis mes fringues en machine et les avoir étendues.

Je me couche avec les bandes sur les épaules, c’est comme mes mes épaules machaient des chewing-gum à la menthe, c’est bizarre mais cool puis je m’endors.

Vingt-huitième jour

Mardi 5 octobre 2010 à 2:57

Je me reveille avec le soleil, un peu de rosée sur le visage mais bien au chaud, merci le sac de couchage. Pour une fois qu’un objet fait bien son taf.

Je paresse un peu dans mon sac, c’est un peu handicapant de pas pouvoir se retourner dans tous les sens mais bon une fois les bonnes positions trouvées, ça marche. J’entends les autres se lever. D’ dormait dans la tente, X dans le siège avant de la voiture et L sur le siège arrière.

Au bout d’un petit moment vers 9h X vient me reveiller en me disant que le petit déj est pret. Je proteste en lui disant que j’ai pas envie d’aller à l’école. Je me lève et le remercie, font chier à se lever tôt, je vais faire la vaisselle du coup.

Petit dej avec des tartines, oeufs brouillés fromage et autres trucs.

Je range et après un saut aux chiottes et un débarbouillage je range tout mon matos, on parlemente sur le fait de rester au camping la nuit suivante. Je trouve qu’on derait ranger notre matos car finalement on a rien à perdre, à part 10 minutes de rangement et on pourra camper autrepart si besoin. Au pire on revient.

Tandis que les autres finissent deux ou trois trucs je coupe du petit bois à la hache près du foyer. Je galère un peu au début puis prend le coup.

La voiture chargée, on part sur la route, premiere halte, un vignoble a quelques petits kilomètres de là. On se gare sur le parking à coté du bus de l’office du tourisme qui organise un tour de la région pour les dégustations.

On rentre dans la petite maison qui sert de cadre dégustatoire. J’ai l’air fin moi le français qui connait rien en pinard. J’ai une préference pour les blancs alors je goûte majoritairement des blancs. Le passe pas mal, on peut dire que c’est du bon vin. puis surviennent deux rouges, pragmatiquement bons eux aussi. Pour l’amour de la pétanque je lui demande de tester son rosé. Surprise, du bon rosé, ca mérite d’être signalé On se casse je prends un prospectus pour pas que le vendeur ressente son vide intérieur.

Deuxième arrêt, un autre vignoble, dès l’entrée, ca annonce la couleur, grands murs blancs surmontés de ferroneries et d’une grande porte forgée noire. Le chemin que nous empruntons mene bien vite au parking, sur la gauche. A l’entrée de la propriété, un énorme drapeau australien flotte au vent.

Je gare la voiture et on se met en marche vers la maison blanche au fond. J’ai du mal a reconnaitre le style architectural. Nous marchons dans des jardins à la francaise, très bien entretenus mais les facades sont blanches immaculées avec des ornementations style hollandaises.

Je rentre dans le batiment, et on s’adresse à l’une des tables de dégustations. Ici, ils font majoritairement du blanc. Le deuxième qu’ils me servent est excellent. Je demande à gouter leur jus de raisin, j’aime pas le jus de raisin en temps normal. Celui ci est délicieux, avec un léger goût de bois.

Je recrache le vin en général sauf quand il est excellent, je me dis quand même que je vais me calmer parce que je conduis. J’achete 2 bouteilles de jus de raisin, pour faire bonne figure et parce que je le trouve très bon. D’ nous attire vers la deuxième salle du bâtiment, qui fait office de salle de restaurant, ça va c’est décoré avec goût et ça sent la Peugeot. Sur le couloir principale, une fresque avec un bateau et les armoireries d’Ostende. Ouais c’est bien Hollandais le style de la maison.

On file vers un troisième vignoble. Je commence à déguster mais je dis aux autres que je vais aller me poser dans la voiture, à force de changer de démarche pour éviter d’avoir mal au genou j’ai des cloques sur un pied, je vais désinfecter ca et changer de pompes pour voir. Je suis assis à l’avant, porte ouverte en train de me trifouiller les pieds, un petit campervan en face s’arrête, deux minettes discutent en français, je les salue. Elles sont la pour 2 mois et on loué le van et font le tour à toute vitesse. Je crève leur pneus avec mes dents pour les faire chier en les regardant droit dans les yeux.

Les autres ne tardent pas a rappliquer et on file droit vers le Sud, Pembelton, où il y a un grand parc forestier. Une heure et demie de route plus tard, on y est et on s’arrête encore et toujours à l’office du tourisme puis acheter des meatpies à l’épicerie du coin. Miam la tarte à la viande. Je prends aussi un sachet de fruits secs.

La maman de D’ qui avait pris mon numéro de portable car elle avait lavé celui de son fils avec son pantalon, m’envoie un message. Elle à reussi à vendre sa maison. D’ sera SDF à partir de décembre.

Après avoir bouffé nos trucs, on se remet en route et arrivons en foret quelques virages plus tard. 10$ de droit d’entrée… Bien, on se gare et arrivons face à l’arbre à grimper qu’ils utilisent pour détecter les feux de forêt. Fatchhh c’est haut, mais bon j’aime bien la grimpette alors je m’y mets avec l’appareil photo dans un main. Arrivé 80m plus haut une plateforme domine la forêt, on y voit les plumes de quelques feux controllés.

On redescend et faisons un petit tour dans la forêt. J’invite X à passer en France un de ces quatre, histoire de faire une pétanque et de pichonner, Il me dit que je passe à Taiwan quand je veux, woké c’est tentant.

On se pose sur un banc et sortons les fruits secs, des perroquets s’approchent car ces petits sagouins en veulent aussi. On cède, bande de pigeons homosexuels. On se casse pour rentrer vers Margaret River.

Avant que la soirée ne tombe, on fait des courses au Coles pour chopper de quoi faire un barbeuk digne de ce nom. Chipolatas et pièces de vaches, des oignons accompagnés d’une bouteille de blanc au bottleshop du coin.

On allume le barbeque à gaz et le fais un billard avec un anglais du camping.

D’ et L essaient d’allumer le feu, D’ fait le malin mais ils en chient comme des pires. Il me fait “non attends mec faut pas mettre le petit bois maintenant” quand je tente de réorganiser son papier qui brûle sans prendre.

Tu m’étonnes, il essaie en posant masse de papier sur les branches et en allumant le tout toutes les 30 secondes. Je m’allume un petit feu dans le coin du foyer et mes branches commencent a prendre, je le propage en foutant du bois sur son papier et en retournant le tout. Pour faire le malin et l’érudit il y à du monde, pour faire survivre la tribu mon pote, plus personne.

Soirée au coin du feu, un vieux hippie à la soixantaine nous raconte sa life puis va chercher sa guitare pour chanter un peu à la Cat Stevens. Au début j’admire, puis après ça devient un peu relou. Pour être un bon guitariste de feu de camp il doit y avoir une bonne formule, de la souplesse, l’envie d’apprendre de nouveaux morceaux et de faire participer les autres. Bref, je sais je suis aigri.

Je vais me pieuter car ma jambe en mousse me relance.

Vingt-septième jour

Lundi 4 octobre 2010 à 16:53

Aujourd’hui c’est le jour de Pascal Duquesne+19. On se lève vers 7h30, on doit chercher L, l’amie de X près de Northbridge. On charge la voiture, se met en route vers 9h. Elle charge ses affaires et c’est parti. On s’arrange pour prendre l’autoroute vers le sud après avoir galéré avec les échangeurs.

On roule tranquillement, je flippe un peu au début avec le nombre de voitures mais au final ca s’espace un peu et on se retrouve dans une densité voiturière décente. On passe par la station service, 20$ de fuel plus tard on repart.

On file à 100 ou 110 à l’heure, vitesse maximale autorisée mais parfois je m’autorise 7 ou 8 petit kilomètres à l’heure de plus, conduite à la française. On s’arrete à Bunbury en passant, une petite ville portuaire sur la côte, avec une skyline composée d’un seul immeuble.

Passage à l’office du tourisme et petites courses au Coles.

X est super organisé, son premier reflexe quand il arrive dans une ville est de passer à l’office du tourisme tel un retraité demander toutes les infos dont il a besoin. J’ai jamais fait ca c’est vrai que c’est moins con que de tourner trois heures pour avoir l’air d’un baroudeur.

On repart pour le sud. Après 1h de route dans la forêt on s’arrête sur le bord de la route pour picniquer.

On traverse la route avec précaution et essaie la rivière à coté. S’installant je remarque un kangourou mort, puis je me fais piquer par des enculés de moustiques. Après avoir bitché auprès des autres j’obtiens qu’on bouge loin de la misérable rivière d’eau croupie.

On finit notre collation et roulons jusqu’à Margaret River. Un fois sur place on se gare et même chose, office du tourisme, la nana marque les campings en ville et on en choisit une peu à l’écart, Big Valley. Apparement, c’est 10$ par personne pour la nuit.

Il est encore tôt et on choisit de faire un tour à la mer, les routes se retrécissent et à l’issue d’une petite côte, la mer s’offre à nous. Que c’est beau.

On se gare et je vais faire le con sur les rochers. D’ fait semblant de méditer tandis que X et L prennent des photos en bons bridés qu’ils sont. Une fois que j’ai fait le tour des rochers tout le monde se voiturise et comme c’est l’heure du pastaga, direction camping.

Comme des cons, on prend la mauvaise route et la route finit par se transformer en piste, qui se transforme en chemin. Notre Sedan Toyota n’est pas vraiment faite pour et les roues se couvrent de merde. On sera bon pour un nettoyage, normalement le contrat stipule qu’on est couverts par l’assurance si on sort de la route. On avance encore, je fais du 4×4 avec une 2 roues motrice et après un moment on est de nouveau sur de la piste.

Un petit virage plus tard, la route s’élargit, un petit panneau camping nous apparaît et après l’avoir suivi, on traverse un très vaste champ, c’est presque aussi épique que le seigneur des anneaux. Les moutons nous observent.

On roule vers la réception, une femme nous acceuille et nous explique les règles du camping. Elle nous marque les endroits interessants de la région sur la carte. Les vignobles les plus classieux, routes à prendre et les attractions du coin, sympa. On installe la tente, perso je dormirai dans la mienne qui s’avère en fait être un sac à tente… Bon je dormirai sur mon sac à tente, dans mon sac du couchage. Je gonfle mon matelas.

On se prépare des nouilles viteuf et on discute avec certains des campeurs, on tente un petit billard puis D’ va chercher sa guitare et commence sa chanson miaularde comme à chaque fois… relou, les gens on vite fait de décamper. Je vais me coucher tôt et du coup je teste mon sac de couchage en plein air.

Tranquille, la nuit à la belle étoile et le sac isole bien, je m’endors peu à peu en regardant la masse d’étoiles filantes qui s’animent, dont une hallucinante qui traverse lentement le ciel de part en part pendant bien 2 secondes. Les campeurs font une contre fête loin de D’, j’hésite à sortir ma sarbacane mais je sais que je vais avoir trop froid aux bras pour viser.

Vingt-sixième jour

Lundi 4 octobre 2010 à 16:06

Je me lève tôt, aujourd’hui on a une mission.

8h15 debout, X frappe à la porte de la chambre mais je suis déjà reveillé comme une sentinelle.

Je mange un truc vite fait puis on court vers l’arret de bus. On en attrape un facilement car c’est la semaine…

En route on parle de nos aventures, je lui dis qu’aujourd’hui je veux checker à la poste voir s’il ont recu mon TFN que j’avais demandé et ma carte bancaire.

On descend en centre ville, je me dirige vers la poste, lui vers Northbridge où il compte se renseigner sur les tarifs de location de caisse.

J’ai vite fait d’aller à la poste malgré mon genou qui me fait toujours mal. J’y recupère effectivement du courrier, cool. Je retourne sur Northbridge, avant d’appeller X pour savoir ou il en est, je compte imprimer des lyrics que j’ai téléchargé la veille pour les apprendre. Je les imprime chez Peter Pan’s vite fait. X m’appelle et on se retrouve à l’angle devant le Brass Monkey, un bar de Northbridge. Son amie L est avec lui. Il veut acheter une tente pour le voyage, on se met donc en route vers les magasins de camping du centre ville.

Je discute avec L car jusqu’ici j’en ai pas vraiment eu l’occasion, elle fut monopolisée par D’ qui lui à fait son numéro de mec cultivé. Sympa la miss.

On regarde les prix des tentes dans différents magasins mais c’est pas en dessous des 50 euros…

X est le roi de l’organisation, il a deja regardé sur le net où était la location la moins chere de la ville, apparement c’est No Birds qui remporte la palme. On rentre et on voit le tarif, a peu pres 371 pour une semaine assurance comprise. On se tâte, appelle D’ car lui à une voiture, mais comme on va faire de la piste c’est tendu niveau assurance et dégats… Du coup pour perdre de temps on décide d’accepter.

On repart avec la Toyota, filons au Kmart en banlieue, je conduis car c’est moi qui ai le plus d’XP au volant. Je flippe au tout début car je dois conduire dans un miroir mais peu à peu, la confiance vient. Nous arrivons au centre commercial de Morley, avec son K-mart, on me l’avait deja recommandé, masse du trucs pour presque rien. On déniche du matos de chinois, une tente 3 places pour 15 euros… (j’ai du mal a croire qu’elle protège quiconque de la pluie cependant) une plaque à gaz portable à 20 euros.

On file chez D’ avec la voiture, L à un portable Android avec googlemaps, on en est bien contents pour trouver la route, d’ailleurs X fait un bon copilote.

Une fois chez D’ on décide de manger vite fait un bout, puis de finir de préparer nous affaires pour filer en début d’après midi. Je décide de jeter ma valise morte et d’envoyer mes affaires en trop chez ma maman en Normandie, pour ne pas à avoir à les porter sur mon dos.

Je mets tout mon bordel dans ma valise noire que je laisse cher D’ et on part une fois le reste dans le coffre. D’ prend sa guitare et des CDs pour la route.

On cherche un truc interressant à faire pour la journée. D’ nous propose le Perth Royal Show, d’ailleurs une pote francaise y bosse. On passe devant et c’est blindé, bof. Du coup on file vers une plage calme qui donne sur le lac principal de Perth, dans une banlieue richou. Je sarbacane D’ au curare car son arrogance m’horripile parfois.

C’est vrai que c’est calme, le sable blanc à du être importé des iles, il est tout fin.

Le temps passe et on rentre en voiture. Faut qu’on passe en centre ville pour que X récupère son porte-monnaie qu’il a perdu à la poste principale. On le dépose, lui disant qu’on va se garer légèrement plus loin, le centre ville est bondé. Il oublie son portable dans la voiture. Sa pote tente de le rejoindre, sans succés. Tant pis on rentre, il sait prendre le bus de toute façon.

Arrivés à la maison de D’, sa maman nous a trouvé une tente, exactement celle qu’on a acheté, merci quand même. X rentre, on prépare nos valises.

Le soir, on compte sortir voir les feux d’artifices du Royal Show. On sort et prend la caisse mais au dernier moment on se dit qu’il est un peu tôt et qu’on va devoir attendre deux heures. Finalement on opte pour une soirée en ville.

On se gare sur Northbridge et partons dans un barbecue coréen sur Gilford road, commandons de la barbaque avec un peu d’accompagnement. Sur les murs sont projetés des clips de Kpop, ca me fait penser au blog de Helpy.

On se dit qu’on va faire un restau-crawl, on paye l’addition pour les entrées puis filons dans le bar où je suis sorti la toute première fois sur Perth. Quelques bières plus tard on tente un restau chinois, Utopia. Ils ne servent plus mais tant pis on prend un Bubbletea, c’est super bizarre je m’attendais à du thé pétillant mais je ne décrirai pas ça pour vous laisser la surprise si vous avez l’occasion.

Du coup on file dans un autre restau, dans un petite rue perdue derrière une autre petite rue, on se croirait a hongkong, avec les néons et les fumées, les immeubles dans le fond me fond penser à Blade Runner, tout est écrit en mandarin. J’ai soudainement envie d’un nouveau départ dans les colonies de l’espace.

On y commande chacun un plat, qu’on mange. On paye l’addition et on file fumer la shisha, et la shisha elle taxe, 20 euros pour 2 personnes…

On mange quelques patisseries. Je me paye un début de bad trip avec le tabac au melon, ça me fait flipper je décide d’arrêter là car le tabac au raisin c’est pire et comme c’est moi qui conduit pour le retour, erf.

Au retour je gère et on se couche vers 0h30, demain, départ!

Je dors encore mal avec mon matelas  à la tetris arrangé pour minimiser la taille du trou de coussin.

Vingt-cinquième jour

Lundi 4 octobre 2010 à 15:07

Aujourd’hui je me suis reveillé avec legèrement moins mal à la patte qu’hier. Durant la nuit j’ai remis mon petit matelas sur le gros dégonflé histoire de pas me faire ruiner le dos par les lattes.

Aujourdhui on a picniqué à la plage avec des connaissances taiwanaises de X, quand je me lève j’ai la surprise d’entendre une femme dans le couloir , je prends cette voix pour la soeur de D’ dans un premier temps puis en allant pisser, m’appercois que c’est une amie taiwanaise de X. Je m’habille en revenant dans la chambre puis je sors. X prépare un petit déjeuner taiwanais, omelettes au basilic, sa race en est niquée car c’est super bon, il faut faire cuire un peu le basilic comme des épinards.

Après tergiversations on se met en route vers la plage, Floreat beach au nord de Perth, Je prends une pack de 24 binouzes tasmaniennes au IGA local.

Lorsqu’on arrive, les barbeuks sont occupés, sauf un, en panne. Des asiats finissent de cuire leurs steaks puis on s’incruste bière à la main. On fait cuire les saucisses et les oignons qu’on a amenés après avoir gratouillé la graisse des précédents utilisateurs à l’eau et au papier.

Nous mangeons au soleil, des blacks jouent au foot près de nous, ce qui m’enerve, on se croirait à Miribel avec des blaireaux et leur ballon. Une de leurs femelles vient nous demander quand est ce que nous aurons fini avec la plaque de cuisson. Ils ont acheté de la Heineken, marrant les gens importent très cher de très pauvres bières d’Europe.

Les amis de X arrivent après avoir traversé la banlieue en marchant sur le sable. D’ va chercher sa guitare et commence à chanter. C’est hardcore, je n’ose pas lui dire qu’il a une voix de clébard…

Bref, on avance dans l’après midi, j’improvise un Should I stay or Should I go des Clash à contretemps sur du Weezer et un des blacks arrive pour poser son flow sur du Red Hot Chilli Pepper. Il nous raconte qu’il est zimbabwéen et rappe à propos de la Carlsberg qu’il a en main. son fils de 4 ans pose un tout petit flow sur une instru de D’. Je reprends Toxic de Britney Spears à l’ancienne en pensant à mon idole Gordon Freeman.

Les asiatiques partent et le soleil se couche, X me revèle qu’une des taiwanaise à kiffé mon style et veut mon corps. Elle était mimi, ca va. On range les affaires en chantant un bon anniversaire à un des zimbabwéens puis on rentre dans la mitsubishi de D’.

Ce soir, après avoir racompagnée l’amie de X à l’arrêt de bus, on mange en parlant encore politique.

Puis je vais me coucher, demain on se lève tot et on va chercher la voiture…

Je me couche tandis que la maman de D’ me filer deux gros coussins du canap’ qui sont assymétriques, je passe la nuit le cul dans un trou. Mon genou se remet lentement.

PS: Bisous à ma grande tante qui lit ce blog et le trouve bi1.