1337D

le blog de Greystoke.

Le mois de janvier, ça craint

Lundi 23 janvier 2012 à 1:27

Le mois de janvier en Nouvelle Zélande, ça craint un peu. Autant novembre et décembres sont propices au travail, janvier lui, est tout mort. Dans les vignes, on fini juste le ”wire lifting” (remonter les câbles qui tiennent les vignes), ça dure un peu moins de deux semaines. Tout les autres fruits et légumes finissent de pousser, ne sont pas encore mûrs pour la récolte. Les travaux d’élagage sont étalement finis, il ne reste donc pas grand chose. Heureusement, tout reprend progressivement en février.

Avec Viv’, mon nouveau camarade de voyage, on a travaillés 5 jours dans les vignes. On aurait bien voulu faire plus, mais au s’est retrouvés bien vite au chômage technique, faute de vignes supplémentaires à travailler.

Au chaud dans les vignes !

Nous avons donc fait 5 jours de wire lifting intensif. Le premier jour fût franchement affreux. Il faisait une chaleur pas possible, quelque chose comme 25º, mais attention, ne riez pas ! Ici quand il fait 25º, c’est pas comme chez nous ! En effet, avec le trou dans la couche d’ozone en partie au dessus de la NZ, les UVs ne sont plus filtrés, du coup le moindre rayon de soleil a une intensité vachement élevée ! (On peut prendre des coups de soleil sous la pluie, c’est dire !).
Bref, chaleur à crever, et surtout, nos petites mains n’étaient pas du tout habitués à ce travail ! Du coup, on s’est retrouvés avec des ampoules massives à tout les doigts. Et en prime un gros mal de tête à la fin du boulot pour moi, malgré le chapeau et la chemise pour se protéger du soleil. Dans les vignes, il faut boire énormément, sinon on se déshydrate très vite. Habituellement, je bois assez peu, dans les vignes, je buvait 4/5l par jours.

Les jours suivants se sont mieux passés, durs, mais j’ai trouvé un système pour réduire les ampoules : sparadrap sur les doigts, plus gros scotch noir sur les gants. Résultat, beaucoup moins d’ampoules.
Les mains se sont faites en 2 jours au boulot, après ces deux jours de souffrance, la corne s’est développée, et plus de soucis !

Nous avons donc travaillés jeudi, vendredi, samedi, lundi et mardi. Le derniers jours, nous avons tracés comme pas possible, je pense qu’on a fait pas mal de sous. Si je dit je pense, c’est parce que je ne sait pas combien, malgré le fait que nous soyons maintenant 6 jours après la fin du boulot ! En effet, vendredi, nous avons été consulté nos comptes en banques Néo Zélandais pour voir la somme astronomique que nous avons gagnés. Quelle fût notre surprise quand sont avons découvert respectivement pour Viv et moi 230 et 290$ NZ ! (143 et 180euros).
J’ai crû de prime abord que nous nous étions fait roulés par le contractor qui nous avait embauché, mais la réalité est plus simple : Il paye avec une semaine de décalage, donc nous allons recevoir le reste vendredi prochain, joie !

La vidéo en dessous, c’est le trajet que nous avons fait durant ces quelques jours. Sympa n’est-ce pas ?

Nous sommes au chômage depuis quelques jours, nous ne pouvons plus restez à Blenheim, vu l’absence totale de job. Nous allons allez demain du côté de Motueka, une petite ville bordée de dizaines de vergers pleins de pommes, pour trouver un job. À priori, la saison des récoltes ne devrait commencer que dans 2/3 semaines, mais nous ne pouvons pas rester comme ça à tourner dans le vide. Nous avons de toute manières quelques plans d’avance, dans le sud comme dans le nord. À nous de trouver le bon plan.

En attendant la suite, quelques petites photos !

Sur la route

Encore un couché de soleil qui tue à Blenheim

Un arc en ciel massif

Une porte secrète pour servir des boissons dans un bateau restaurant !

Quelques nouvelles ! Second road-trip - Partie 1

Samedi 14 janvier 2012 à 9:45

Me revoilà à Blenheim après  3 semaines de pérégrinations. Me revoilà aussi depuis 2 semaines, dans les vignes, mais je suis aussi de retour à mon ancienne colocation, et ça c’est chouette.

À la fin de mon contrat chez Wither Hills, le 16 décembre il me semble, nous avons décidés, avec Clémence, ma camarade de voyage originelle, de prendre la route pour un road-trip de deux petites semaines. Elle décollais d’Auckland le 30 décembre, il fallait donc mettre ce temps limité à profit !

Voilà le road trip que l’on à fait :
Agrandir le plan

Sacré ballade, hein ? Les étapes sont dans l’ordre alphabétique. Le plus beau fût pour moi le mont Cook, totalement impressionnant. L’environnement montagneux de cette montagne est fantastique, constitué de glaciers, lacs, vallées aux dimension gigantesques. J’ai beau habiter dans les alpes, j’ai été scotché à chaque instants.

Le lac de Queenstown.

Nous avons d’abord été à Queenstown, suite à un changement d’itinéraire dû à la météo (nous aurions du nous arrêter au mont Cook, mais il était dans les nuages.
Queenstown est une super ville, très jeune, très sportive, l’ambiance est cool et relax, l’environnement impressionnant.
Queenstown s’est autoproclamée ”capitale mondiale des sports extrêmes” ! Et c’est vrai qu’il y a un sacré choix d’activités ”extrêmes” à faire. Il y a de nombreux saut à l’élastique possibles, parapente, jet-boat, chute libre… Le hic, c’est que tout est très cher. Queenstown est une super ville, faut-il encore avoir le budget ! Les seules activités gratuites sont la baignade dans l’eau à 8 degrés, et le frisbee golf ! En effet, le joli parc ombragé au sud-ouest de la ville dispose de cibles pour jouer à cette activité hautement sérieuse.

Queenstown est une ville extrême de tout points de vue : paysages extrême, activités extrêmes, hamburgers extrême (le Fergburger, magnifique). Lire le reste de cet article »

Depuis 3 jours, le temps est pourri sur Blenheim, ville qui est pourtant censée être une des plus sèche de la Terre du Milieu. Mais la notion de sécheresse est toute relative en Nouvelle-Zélande, c’est un peu comme parler de sécheresse à un breton, il va vous regarder d’un air embué (ben oui, à cause de l’humidité), et vous répondra qu’il a encore jamais vu ça, et que de toute façon c’est qu’une de ces légendes, comme cette fameuse ”province” dont parlent tous les parisiens, et que personne n’a encore réussi à localiser sur la carte Française.

Du coup, je travaille sous la pluie ! En fait, j’ai le choix de travailler ou non, car dès qu’il se met à flotter trop fort, nous pouvons partir et rentrer à la maison. Et comme je suis un être terriblement avide de dollars, je travaille ! Et c’est dur. Mère de dieu, que c’est dur.
Le bud rubbing est déjà à la base une discipline difficile pour le corps et l’esprit, mais avec en plus une multitude de gouttes qui vous tombe EXPRÈS dessus, rien que pour vous embêter, ça donne un petit côté esclavagisme à la tâche (car on est pas plus payé si il pleut, NAMÉHO).
Du coup, cette pluie augmente d’environ 210,1337% mon plaisir quand je prend ma douche le soir, à 3:21pm, et rend tout les autres jours sans pluie si merveilleux que j’y trouve mon compte, une fois que je suis au chaud à la maison. Car pendant que je suis sous la pluie, je passe globalement mon temps à chercher les insultes les plus originales possibles à adresser au dieu de la pluie, pour qu’il trace sa route, cet espèce d’ostrogoth, ce moule à gauffre, ce marin d’eau douce.
Du coup, j’ai envie de faire une troisième phrase avec “du coup”, mais je sait plus quoi dire. Zut.

_igp7741

Couché de soleil sur le Marlborough. C'est ici que j'habite, et où je travaille.

Je me rend compte que je depuis que je bosse, je ne regarde pas mes dépenses quotidienne, mais qu’en fait ça part super vite. Heureusement, je gagne plein de flouze, et nous sommes payés à la semaine dans les vignes, donc il est plus simple de gérer son absence de budget.
Le week-end, jusqu’à maintenant, mon activité principale consistait à aller boire de la Tui (la bière locale qui est franchement pas mal, bien meilleure qu’une Heineken à mon goût assez peu développé est matière de houblon fermenté) au Fairweather un bar pas classe, mais qui se la joue classe, donc qui veux que t’enlève ton chapeau quand tu rendre, et finir par danser de la plus ridicule manière au loft, une ”boîte”, qui passe la musique la plus horrible possible, mais tout le monde s’en fou, vu que tout le monde est là pour trouver un/une/des partenaires pour la nuit, et que tout le monde à un taux d’alcool surprenamment bas, malgré les mouvements désordonnés de toutunchacun. (Vous pouvez désormais respirer, si ce n’est pas trop tard !)
Généralement, je suis le sober driver, et si vous connaissez le fameux sketch de Groland, vous connaissez la suite.

Boire est une activité normalement onéreuse en Nouvelle-Zélande (globalement aussi cher qu’en france, malgré que le niveau de vie soit plus faible), mais je me suis aperçu d’un phénomène tout à fait paradoxal, qui est le suivant.

Si vous prenez un individu ”X”, de type français, que l’on appellera Max pour plus de commodité, et que cet individu à décidé de ne pas boire afin de préserver ses finances, les individus ”Y”/”Z”/”ainsi que tout le reste de l’alphabet”, de types KIWI (les Néozélandais), vont lui payer des bières, des rhum-cocas, et des shooters de chartreuse, par-ce qu’il n’arrête pas de raconter à qui veux l’entendre, mais aussi à qui n’en a rien à faire, qu’il est né dans la ville où l’on fabrique ladite Chartreuse, et même que c’est le meilleur alcool du monde, et même que c’est un remarquable antiseptique, BREF…
L’individu Max, ayant prévu de passer une soirée tranquille, fini par expliquer à tout le monde que quand même, les moines en chartreuse, ils sont cools, et qu’ils cueillent les fleurs, et qu’ils ont fait voeux de silence, et blablabla….
Tout ça pour dire que la quantité d’alcool absorbée est inversement proportionnelle à la quantité d’argent originellement engagée.

_igp7758

La côte Est, entre Blenheim et Kaikoura

Le week-end dernier, je suis allé faire du ”Whale watching” à Kaikoura. C’est une activité bien touristique, mais qui vaux son pesant de cacahuètes ! Le tour à duré environ 2h30, et nous avons vu 2 cachalots, des monstres de plus de 15m, et ainsi qu’une cinquantaine de dauphins Dusky, sautant partout autours de notre embarcation. Si vous avez l’occasion de faire ce genre d’activité quand vous êtes en voyage, remballez votre air de touriste indépendant et offusqué par toutes ces activités touristiques pour les touristes, et FONCEZ !

Très difficile de photographier un dauphin en train de sauter. Ils sont d'une rapidité stupéfiante.

Très difficile de photographier un dauphin en train de sauter. Ils sont d'une rapidité stupéfiante.

Ce week-end, je vais faire 4h de route après le boulot vendredi pour me rendre à Barrytown avec Clémence, pour faire tout le samedi une autre activité touristique, mais un peu plus originale et confidentielle : un atelier de fabrication de couteaux ! On y fait son couteau de A à Z, ça dure tout le journée, bouffe comprise ! Je ferrait quelques photos de la journée et de son résultat.

Pour résumer tout ça, le travail dans les vignes est très difficile, mais le reste est génial. Je rencontre plein de gens, des marrants, des intéressants, des marrants et intéressants, des chiants, et des Tchèques. C’est la fête le week-end, et c’est dur le lundi !

——–

Cette après-midi, alors que je venait de recommencer à travailler sous une délicieuse pluie qui donne toute sa saveur aux jours où il ne pleut pas, et après m’être avalé mes deux sandwichs pain/beurre/bleu hors de prix/jambon naze de Nouvelle-Zélande/tomate/salade/beurre/pain d’environ 250g chacun; cette perle est tombée droit dans mes oreilles.
C’est une anecdote,que le personnage principal (Arthur Dent) raconte à sa toute fraîche amoureuse (Fenchurch).

Cette anecdote, à eu pour effet de me faire littéralement rifougner, jusqu’à l’hilarité la plus débile. Le tout bien sûr sous l’oeil interrogateur et suspicieux de mes camarades et de Carol, ma superviseuse, qui se demandent parfois si je ne prend pas de la drogue qui fait rire en scred entre deux rangées de pieds de vignes. Et c’est le cas : j’écoute les bouquins de Douglas Adams, ce qui est un peu l’équivalent littéraire d’un gros spliff de Sativa, sauf que c’est légal et que ça devrais être prescrit d’office à tout les dépressifs, qui seraient alors forcés lire les bouquins tout en faisant du jogging, car il parait que c’est très bon contre la dépression.

Bon, trêve de blablas, voilà le petit extrait :

«Je vais te raconter une histoire, dit Arthur.
- Bien.»
Ils trouvèrent un carré d’herbe relativement libre de couples littéralement empilés, et s’assirent pour contempler les canards époustouflants et les ondulations du soleil couchant sur l’eau qui coulait sous les canards époustouflants.
«Une histoire», dit Fenchurch en serrant contre son corps le bras d’Arthur.
«Qui te donnera un aperçu du genre de choses qui m’arrivent. Elle est parfaitement véridique.
«Tu sais, parfois les gens racontent des histoires qui sont censées être arrivées au meilleur ami du cousin de leur femme mais qui ont sans doute été en bonne partie inventée en cours de route.
«Eh bien, mon histoire est une histoire de ce genre, sauf qu’elle est réellement arrivée, et la raison pour laquelle je sais qu’elle est réellement arrivée, c’est que la personne à qui elle est réellement arrivée, c’est moi.
- Comme pour le billet de tombola.»
Arthur rit. «Tout juste. J’avais un train à prendre, poursuivit-il. J’arrivais à la gare…»
Fenchurch l’interrompit. «Est-ce que je t’ai déjà raconté ce qui est arrivé à mes parents dans une gare ?
- Oui, tu me l’as raconté.
- C’était juste pour vérifier.»
Arthur jeta un coup d’oeil à son bracelet-montre.
«Je suppose qu’on pourrait envisager de rentrer.
- Non, racontre moi d’abord ton histoire, protesta Fenchurch avec insistance. Tu es arrivé à la gare.
- J’avais une vingtaine de minutes d’avance. Je m’étais gouré sur l’horaire de mon train. Je suppose qu’il est au moins également possible, ajouta-t-il après un instant de réflexion, que ce soit British Rail qui se soit gouré sur l’horaire du train. Ca ne m’était encore jamais arrivé.
- Continue, rit Frenchurch.
- Alors, j’achète un journal pour faire les mots croisés, puis je vais au buffet me prendre un café.
- Tu fais des mots croisés ?
- Oui.
- Lesquels ?
- Ceux du “Guardian”, en général.
- Je les trouve trop intellos. Je préfère ceux du “Times”. Et tu les as terminés ?
- Quoi donc ?
- Les mots croisés du “Guardian” ?
- Arrête, je n’ai pas encore trouvé le temps d’y jeter un oeil. J’en suis encore à essayer de me payer mon café.
- Bon, très bien. Tu te payes ton café.
- D’accord. Et j’en profite pour me payer quelques biscuits.
- Quelle marque ?
- Rich Tea.
- Bon choix.
- Oui, j’aime bien. Chargé de tous ces nouveaux trésors, je vais m’installer à une table. Et ne me demande pas à quoi elle ressemblait parce que tout cela remonte à un certain temps et que je ne m’en souviens plus. Elle était sans doute ronde.
- D’accord.
- Bon, alors laisse moi te donner l’idée générale. Je suis assis à la table. A ma gauche, le journal. A ma droite, la tasse de café. Au milieu de la table, le paquet de biscuits.
- Je le vois parfaitement.
- Ce que tu ne vois pas, dit Arthur, parce que je ne l’ai pas encore mentionné, c’est le type déjà installé àla table. Il est assis en face de moi.
- A quoi il ressemble ?
- A un type parfaitement ordinaire. Mallette. Complet d’homme d’affaires. Bref, apparemment pas le genre de mec enclin à faire des trucs bizarres.
- Ah, je vois tout à faire. Et qu’a-t-il fait ?
- Il a fait ceci : il s’est penché, a tendu la main par-dessus la table, a saisi le paquet de biscuits, l’a déchiré, en a pris un et …
- Et quoi ?
- … et l’a mangé.
- QUOI ?
- Il l’a mangé.»
Fenchurch le contempla, ahurie. «Dieu du ciel, et qu’as-tu fait ?
- Eh bien, vu les circonstances, j’ai fait ce que tout Britannique digne de ce nom aurait fait à ma place. Je me suis senti poussé à … l’ignorer.
- QUOI ? Mais pourquoi ?
- Eh bien, ce n’est pas le genre de comportement auquel on nous forme, n’est-ce pas ? J’ai eu beau me triturer les méninges, j’ai découvert qu’il n’y avait rien dans mon éducation, mon expérience ou même mes instincts primitifs qui puisse me dicter comment réagir devant un individu, tranquillement assis en face de moi et qui, sans vergogne, vient simplement de me piquer un de mes biscuits.
- Eh bien, tu aurais pu… je ne sais pas moi… je dois avouer que moi non plus, je ne suis pas sûre de que je j’aurais fait. Alors, que s’est-il passé ?
- J’ai vrillé furieusement mon regard sur la grille de mots croisés. Incapable de trouver une seule définition, j’ai bu une gorgée de café, mais il était trop chaud, j’étais donc acculé. Alors, n’écoutant que mon courage, j’ai pris un biscuit, en essayant de toutes mes forces de ne pas remarquer que le paquet était déjà mystérieusement ouvert…
- Mais tu as riposté, tout de même. Réagi avec fermeté.
- A ma façon, oui. J’ai mangé le biscuit. Je l’ai mangé de manière parfaitement visible et délibérée, afin qu’il n’ait aucun doute sur ce que je faisais. Moi, quand je mange un biscuit, ajouta Arthur, il le reste. Mangé.
- Alors qu’a-t-il fait ?
- Il en a pris un autre. Véridique, insista Arthur, c’est exactement ce qui s’est passé. Il a pris un autre biscuit et il l’a mangé. Clair comme le jour. Aussi sûr que nous sommes assis là tous les deux.»
Fenchurch gigota, mal à l’aise.
Arthur poursuivit : «Et le problème, c’est que n’ayant rien dit la première fois, je me trouvais, quelque part, encore plus coincé pour aborder le sujet la seconde. Que veux-tu dire? «Excusez-moi, mais je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer, euh…» Ca ne marche pas. Non, je l’ai donc ignoré avec, si c’était possible, encore plus de vigueur qu’auparavant.
- Doux Jésus !
- J’ai contemplé de nouveau les mots croisés, toujours sans parvenir à remplir la moindre case alors, n’écoutant que mon courage, j’ai décidé de faire comme Hamlet.
- C’est à dire ?
- J’ai décidé de crâner. J’ai pris un second biscuit. Et durant un instant nos regards se sont croisés.
- Comme ceci ?
- Oui, enfin, non, pas tout à fait comme ça. Mais ils se sont croisés. Rien qu’un instant. Puis nous avons l’un et l’autre détourné les yeux. Mais je peux te garantir qu’il y’avait de l’éléctrécité dans l’air. Et même, ajout Arthur, une certaine tension qui montait autour de la table. A ce moment-là.
- J’imagine.
- On a fini tout le paquet comme ça. Lui, moi, lui, moi…
- TOUT le paquet ?
- Enfin, ce n’était jamais que huit biscuits, mais sur le coup, ça m’a paru une éternité pâtissière. Même des gladiateurs n’ont pas dû connaître pire.
- Des gladiateurs, remarque Fenchurch, auraient dû subir l’épreuve en plein soleil. Encore plus éprouvant physiquement.
- Certes. Bon. Quand le paquet vide n’a plus été qu’une carcasse inerte gisant entre nous, l’homme s’est levé enfin, son forfait accompli, et il est parti. J’ai poussé un soupir de soulagement, tu penses bien. Coup de bol, mon train était annoncé d’ici quelques minutes. J’ai donc fini mon café, me suis levé, j’ai pris le journal et sous le journal …
- Oui ?
- Il y’avait MES biscuits.
- Hein ? dit Frenchurch? QUOI ?
- Véridique.
- Non !» Elle s’étrangla et se renversa dans l’herbe, prise de fou rire.
Elle se rassit.
«T’es complètement givré, s’esclaffa-t-elle. T’es vraiment un crétin presque fini.»

Le travail c’est la santé !

Lundi 28 novembre 2011 à 7:42

Je viens d’attaquer ma 3ème semaine de boulot chez Wither Hills, un vignoble réputé pour son sauvignon blanc, dans la région du Marlborough.

Je bosse au vignoble de Rarangi Road, à 3mn de voiture de chez moi, ce qui est vraiment cool pour les économies d’essences. Ici, les vignobles sont totalement gigantesques. Je n’y connaît rien en vignobles en France, mais les dimensions des parcelles sont impressionnantes.

Un tout petit bout du vignoble Le boulot est dur, très dur. On fait pas mal de choses différentes dans les vignes, mais il n’y a pas de job ”facile”. Certaines taches ont l’air triviales vues de l’extérieur, mais répétées pendant 8 heures, ça leur donne une tout autre difficulté.

Le plus dur, et de loin, est le “bud rubbing”. Cela consiste à frotter les pieds de vigne pour enlever les pousses qui s’y trouvent et qui affaiblissent la plante. Pour frotter le pied, nous avons des gants en tissus dont toute la partie intérieure est recouverte d’une couche épaisse de caoutchouc (comme ça). Il faut se pencher jusqu’au sol pour bien frotter le pied et bien enlever toutes les pousses, même de micro feuilles difficilement visibles à la volée !

Et gare à vous si vous en oubliez ne serait-ce que 5 ou 6 sur une rangée comme celles qui sont sur les rangée de la photo ci-dessus, le superviseur vous demande illico de repasser dans tout la rangée, ce qui est une perte de temps assez massive (10mn allez/retour en marchant normalement), et vu que nous sommes payés au rendement, ça fait mal !

Malgré la difficulté physique du bud rubbing, c’est tout de même attrayant pour le côté monétaire ! J’ai réussis à me faire 170$ (brut) en une journée de taff.

L’autre grande tache que nous faisons en ce moment, c’est le “shoot thinning”, qui consiste à éclaircir les pieds en enlevant certaines pousses. Ce n’est pas très dur physiquement (bien que dur pour le dos à cause d’une position un peu tordue pour être efficace), mais c’est franchement abrutissant.
Ça à l’air facile à première vue, mais il faut choisir avec soin quelles branches enlever, sous les consignes du superviseur. En fonction des parcelles et des types de raisin, nous n’enlevons pas le même nombre de branches… Parfois 6, parfois 15, parfois il faut préserver la branche haute au sud… Bref, c’est en réalité très précis, et le superviseur est très tatillon, car si le travail est mal fait, les conséquences peuvent êtres assez graves sur les prochaines étapes de la culture viticole !

Un travailleur en plein wire lifting ! Nous faisons aussi dur “wire lifting”, où il faut placer des câbles d’acier sur  des clous planté dans les poteaux tout les 4 pieds. C’est très rapide, vu que nous nous arrêtons tout les 4 pieds (donc ça va 4 fois plus vite que les autres taches !), et il est possible de faire pas mal de sous en marchant super vite entre les poteaux, voire en courant.

Ma ”peut-être” tendinite au pied droit (vu que je ne suis pas allez chez le médecin, je n’en sait rien en fait, ahah) m’empêche malheureusement de courir toute la journée… Mais je me rattrape sur le reste.

Je me suis découvert des talents dans les vignes. Avec mon pote et colocataire Tangui, nous avons fait les meilleurs score lors de la première semaine de boulot. Fierté !

Pour m’occuper dans ce boulot absolument passionnant, j’écoute plein de musique, et surtout, je me passe des livres audio. Je n’avais jamais fait ça avant, c’est un peu bizarre au début, mais on s’habitue et ça devient très agréable. Je me suis téléchargé des bouquins de Dan Brown : Deception Point (sympa), Forteresse digitale (chiant), et là je vais attaquer Le Symbole Perdu.
J’écoute aussi des émissions de radio de France Inter, comme “Sur les épaules de Darwin”, “RDV avec X”…. Bref, je trouve de quoi me nourrir le crâne !

J’ai réussi à me faire 700$ net la première semaine, et mon contrat dure pour l’instant jusqu’au 16 décembre. Je verrai bien pour la suite, je n’ai pas d’autres projets que de bosser pour me mettre des sous de côté.

Je pète la forme, car 8h de marche tout les jours, ça entretient ! Je vais essayer de faire quelques photos dans les vignes histoire de vous montrer à quoi ça ressemble. À la prochaine !

Ça y est, je vit dans mon palace sur Rarangi beach, à 15mn en voiture de Blenheim. C’est le méga pied. En parlant de pied, je suis en train de me fumer les tendons d’achille, et c’est un poil la galère car je risque de commencer le boulot dans quelques jours tout au plus. Et le boulot, c’est courir de pied en pied dans les vignes pour arracher les bourgeons et lever les fils.

Avant hier, je suis monté avec Tanguy à Abel Tasman retrouver Clémence, pour faire une petite rando dans ce parc réputé comme un des plus beau de Nouvelle Zélande. C’était sympa de retrouver ma randonneuse infatigable pour une jolie rando. Nous avons bien marchés, genre 8h, c’était crevant, mais la bière à la fin est tellement bonne, que ça vaut trop le coup !

Pour les nofragé, RDV par ici pour les photos !

Wwoofing foireux à French Pass

Mercredi 2 novembre 2011 à 10:40

Je vous écrit depuis Blenheim, je suis actuellement en collocation chez un couple (un kiwi et une japonaise), qui louent une piaule.

Je me suis retrouvé ici un petit peu par hasard. Mercredi dernier (il y a une semaine), j’était parti faire un wwoofing, dans les Marlborough sounds, à French Pass, mais finalement ça s’est révélé un plan super foireux.

Le jour où je suis parti, il pleuvait des cordes, et French Pass est à 2h de route de Picton (c’est la ville où l’on arrive quand on prend le bateau entre l’île du Nord et l’île du Sud). La première heure de conduite se fait dans une ambiance plutôt  civilisée, jusqu’à Rai Valley. À partir de Rai Valley, c’est la solitude !

Quelques maisons par-ci, par-là (c’est à dire une tout les 10km environ), des virages pas possible, une route dans un état à faire peur à un Land Rover Defender, et surtout, cette foutue pluie et ce brouillard à couper au couteau sur les crête. Je me marrait pas trop.

Petit intermède pour vous décrire comment était mon humeur aussi le jour de mon départ :

J’ai passé 3 semaines de roadtrip avec Clémence, avec qui je me suis éclaté. On a vu plein de super trucs, des paysages à couper le souffle, des ambiances fantastiques, on a rencontré des gens supers, on s’est marrés, c’était vachement intense. J’en suis même un peu tombé amoureux, mais c’était visiblement pas réciproque, snif.

Je peux dire que ces 3 semaines sont parmi les meilleurs moments que j’ai jamais vécus.

Donc ce fameux mercredi, quand j’ai laissé Clémence au backpacker, pour aller à mon wwoofing, que la pluie s’est mise à tomber, et que j’était tout seul dans mon van après 1 mois de cohabitation avec Clémence, personne sur le siège passager, j’ai le moral qui m’est tombé tout droit dans les chaussettes. Mais genre profond dans les chaussettes, j’avais presque les larmes aux yeux (et j’ai les larmes aux yeux que quand je regarde le roi lion !)

Petit bonus, pour classer définitivement cette journée comme officiellement merdique, j’ai crevé sur la gravel road qui menait à mon wwoof, et je n’avais jamais changé une roue auparavant ! Je suis donc sorti de mon van, sous la pluie battante, avec pas de réseau, et pas de maisons avant 10km, et j’ai regardé l’air dépité mon pauvre pneu avant gauche tout plat.

Pour changer un pneu sur un van comme le mien, il y a un système antivol astucieux, qui consiste en un crochet qui retient le berceau de la roue de secours. Il suffit de dévisser un écrou, situé sur le pare-choc arrière, visible une fois qu’on a ouvert le coffre.

J’ai jeté un coup d’oeil dans les quelques outils présents dans la voiture, et là… Pas de clé pour cet écrou !

Merde (un vrai merde, un profond qui vient du coeur, bien authentique).

Mais heureusement, j’avais l’outils indispensable à tout baroudeur : LA PINCE LEATHERMAN.

Cette authentique merveille, m’a vraiment sorti d’une bonne galère. Grace à ce cadeau offert par ma maman (à qui j’ai bien pensé quand j’était en galère sous la pluie), j’ai réussis à dévisser l’écrou et à libérer ma roue de secours (lisse, mais fonctionnelle).

Le tout m’a pris 45mn, car j’ai commencé naturellement par lever la voiture avec le cric, sans penser que la roue allait tourner quand je tenterai de dévisser les écrous de roue.

Maintenant, je sait faire ! Mais c’est quand même pas marrant.

J’ai ensuite roulé pendant 15 minutes avant d’arriver à Cissy Bay, le coin où je devait faire le wwoof. J’ai tourné pendant 10 minutes ,car les proprio n’ont pas trouvé bon d’indiquer le nom de la ferme devant le portail, ni leur nom, ni même de numéro !

Pour abréger un peu, car je me sens un poil volubile ce soir, le couple chez qui j’était était carrément chiant. J’était venu pour apprendre sur le boulot dans les fermes bio, m’occuper d’animaux, faire un peu de jardinage, le tout 4h par jour en l’échange du toit et de la nourriture.

Et bien je me suis retrouvé à bosser tout la journée, avec un couple qui ne parle pas, n’écoute pas de musique, ne lit pas, et se couche à 8h30 pour se lever 12h plus tard (ben oui, dormir aide à passer le temps !)

Quand le vendredi matin, après 4h de boulot tout seul dans un champ en pente, à arracher des plantes piquantes, urticantes et anesthésiantes, je me suis mis à copieusement broyer du noir.

J’ai envoyé un message à un autre wwoofing qui avait l’air cool dans les Marlborough Sounds, et quand j’ai reçu une réponse, j’ai remercié mes hôtes et j’ai pris mes jambes à mon coup (en priant que je ne crève pas une deuxième fois, n’ayant plus de roue de secours !).

Je me suis retrouvé à Picton, à attendre à 17h30, que mes nouveaux hôtes arrivent pour m’emmener chez eux (un endroit accessible uniquement par bateau). Mais finalement… Personne !

Là je me suis demandé ce que j’allait faire : presque plus de sous, aucun projet, et la saison qui était censée commencer la semaine suivante. Bref, la déprime, tout seul perdu au bout du monde. Là mes parents m’ont franchement manqués !

Je me suis rappelé d’un gars super sympa rencontré au Brown Kiwi, Tanguy, un breton, qui m’avait dit qu’il allait à une coloc super sympa près de Blenheim (20mn de Picton). J’avais pris son numéro, je lui ai donc passé un coup de fil.

Le 5 Bay End, Rarangi Beach

Ce fût une très bonne idée, car Tanguy est un gars super sympa, et la coloc dans laquelle il vit est carrément géniale ! C’est une très grande maison, à 50m de la plage, très moderne, et ses colocs sont tous chouettes.

J’ai donc maintenant des potes sur Blenheim, et c’est le pied !

Le seul truc encore chiant, c’est que le travail saisonnier dans les vignes tarde à débuter, et j’ai besoins de sous pour continuer mon voyage. Chaque jours où je ne bosse pas représente des pertes sèches dans mon budget, et c’est chiant ! Rien de dramatique, mais c’est toujours pénible. Je suis un poil en flottement, le temps de trouver un boulot, mais je sent que ça arrive.

Nous avons fait aujourd’hui le tour des grands vignobles, pour laisser nos coordonnées. Maintenant, il n’y a plus qu’a attendre que le travail commence.

La solution en cas de grosse galère consiste à travailler pour les contractors, des sous traitants qui travaillent dans les vignes, et qui sont réputé pour arnaquer les voyageurs (tout les kiwis à qui nous en avons parlés nous ont dit de nous en méfier comme de la peste).

Mon moral est donc a nouveau dans le vert, même si mes parents et ma petite soeur me manquent. J’ai très hâte de commencer à bosser pour gagner du pognon et faire de nouveaux projets !

Je vais essayer de faire quelques photos de Blenheim, mais il n’y a franchement pas grand chose à voir. Les environs sont sympas par contre.

Aller, à la prochaine pour de nouvelles aventures, et surtout plus de photos !

En bonus, une photo d’un phoque au travail :

Un phoque au travail

Queen Charlotte Track & Nelson Lakes

Lundi 24 octobre 2011 à 1:41

La semaine dernière, nous sommes arrivés dans l’île du Sud, à Picton. Le lendemain de notre arrivée, nous sommes descendus à Blenheim pour y chercher du travail. Malheureusement, la saison commence tout doucement fin octobre, on nous a donc dit de revenir dans une semaine minimum.

Histoire de s’occuper pendant ces quelques jours, nous avons décidés de faire le Queen Charlotte Track, un trekk de 3 jours dans les Marlborough Sounds, une ballade de 71km quand même.

Le water taxi s'en va... On se sent seul au monde

Ce fût une superbe rando, je n’avait jamais fait un marche aussi longue avant, et ça m’a vraiment plu. Je pense maintenant faire de nouvelles ”Great Walks” en NZ, comme le Milford Track.
J’ai fait un peu de photo, pas mal de panoramiques comme d’hab. Les paysages sont vraiment à couper le souffle.
L’environnement sur cette rando est assez varié, on marche sur des terrains un petit peu différents, mais globalement, c’est des chemins avec des ornières boueuses tout les 30m. La forêt est extrêmement humide à cette époque, il pleut beaucoup.

Vue sur les Sounds

On a croisé assez peu de monde : Personne le premier soir, dans le camping du DOC (juste avec des chiottes et de l’eau potable quand bouillie), à Camp Bay. On a juste été prendre un bière dans l’accommodation du coin, puis nous sommes retournés faire la cuisine dans es chiottes, car il pleuvait, et nos tentes une place ne permettent pas de cuisiner.

Canard chapardeur

Il y a pas mal de Weka partout, ce sont des genre d’oiseaux sans ailes chapardeurs. L’un d’entre eux est d’ailleurs venu faire du bruit autour de nos tentes la nuit, ça m’a fait flippé !

Le deuxième soir, on a croisé un Chilien et une américaine qui faisaient la même chose que nous, on a pu bien discuter en anglais, c’était cool. Un couple de Canadiens retraités est aussi venu discuté avec nous, et ils nous ont parlés d’histoires de randos au canada avec le problème des ours et des sprays anti-ours.

La meilleure biere du monde

Après une demi-journée de repos à Picton, dans un backpacker qui fourni du Chocolate Pudding à la glace gratuit, nous nous sommes dirigés vers Nelson afin d’aller vers les Nelson Lakes. Ayant mal aux pieds suite à la rando, j’ai décidé de rester au van pendant que Clemence faisait une des boucles courtes du coin (en l’occurence autour du mont St Arnaud).
Le point de vue était vraiment exceptionnel.

Si vous souhaitez plus de photo, j’ai fait une grosse galerie sur montre autre blog. Aller donc jeter un coup d’oeil par !

Quelques photos, avec moi dessus

Lundi 17 octobre 2011 à 1:19

Je suis à Wellington avec Clémence, et nous prenons le ferry pour l’île du sud dans l’après midi. Nous allons y chercher du travail. Nous avons pris un horaire tard pour le ferry, afin d’avoir le couché du soleil sur la baie en arrivant à Picton. Je sens que je vais mitrailler !
Hier soir, il y avait le match NZ-Australie, on a été le voir en ville dans une ”fanzone” (place avec un grand écran installé), il y avait une super ambiance !

Je donnerais quelques news supplémentaires dans quelques jours, histoire de vous parler de la recherche de boulot saisonnier en NZ.

Traversée du lac gelé sur le Tongariro, dur pour les cuisses !

Ça capte

Petite bière dans la rivière chaude... Un bon moment !

Je sers le café à la fin d'un pique-nique champêtre

Un bon café, une bonne ambiance

Préparation intensive !

Si vous observez attentivement cette image, vous pouvez y déceler un grimpeur

Un spot de surf à Raglan

Le Coromandel, Rotorua et le Tongariro

Mardi 11 octobre 2011 à 2:16

Coucou ! Ça fait un petit bout de temps que je n’ai pas donné de nouvelles, faute au manque de points wifi dans les parages. Je suis à Wellington, et ce soir je repart en direction d’Auckland en passant par les lieux qui nous intéressent.
Mes deux potes français, Yann et Mathieu décollent le 14 d’Auckland pour une semaine aux Fidji. Je redescendrai ensuite tranquillement direction Wellington pour prendre le ferry et aller travailler dans le Marlborough.

J’ai rencontré Yann et Mathieu à Coromandel Town, dans un backpacker. Nous avons décidés de prendre la route ensembles, car nous faisions le même itinéraire. Ce fût une rencontre heureuse, les deux gars sont super sympas, et ce sont maintenant deux très bons amis !
Nous avons été visiter ensemble Cathedral Cove, un gros trou dans une falaise sur un plage, c’était sympas, surtout les environs, très jolis.

Cathedral Cove

Le Coromandel est une très belle région, avec des côtes finement découpés et une multitude de petits îlots, qui devaient appartenir à la terre auparavant. Il y a beaucoup de petites routes très sinueuses et assez fatigantes à pratiquer, mais les paysages sont tous fantastiques.

Nous avons voulus aller à Hot Water Beach, un site géothermique gratuit (ce qui est assez rare par ici) où il suffit de creuser le sable pour trouver des sources d’eau chaude. Sur place, nous nous sommes aperçus que l’espace avec les sources étant tout petit, genre 20 mètres par 10, et squatté par une petite centaine de touristes. Finalement, nous avons abandonnés, et sommes partis trouver notre backpacker.

Le lendemain, nous nous sommes rendus à Rotorua, une ville réputée pour ses sites géothermiques et ses spectacles Maoris. Au I-site (les offices du tourisme NZ), on s’est retrouvés avec une toute petites liste de 6 activités gratuites, dont Kerosene Creek, une rivière chaude grâce à la géothermie. Nous y sommes allés, et nous avons passés au moins 3 bonnes heures dans la flotte, il pleuvait, c’était génial.

Une jolie vue sur la baie près de Cathedral Cove

Le lendemain, nous sommes allés sur un autre site géothermique, payant cette fois : un grand parc avec plein de phénomènes géothermiques. Il y avait des trous avec de la boue en ébullition, des lacs acides, beaucoup de souffre, bref, ça sentait mauvais, mais c’était très chouette. Je retient surtout la couleur du dernier lac acide, d’un vert ”fluo” assez surréaliste.
Nous avons mangés sur place, et des touristes français du pays basque nous ont filés leur reste de poulet en sauce, c’était bon !

Le lendemain, nous avons pris la route direction Taupo et le mont Tongariro. Nous avons trouvés un backpacker très sympas et pas cher (10 dollars pour moi et le van !), dont le gérant voulais que les All Blacks perdent la coupe du monde (on a pas réussis à savoir pourquoi !). Après une bonne nuit, nous avons pris la route en direction du Tongariro, pour faire la fameuse meilleure rando à la journée du monde !

Un petit bout du Tongariro, la tête dans les nuages

Le début de la rando est très facile : il y a un chemin fait en planches de bois jusqu’au début de la montée raide. Ensuite, ça attaque plus sec, mais les chemin sont totalement délimités avec des planches sur les côté et du gravier, visiblement importé vu sa couleur différente du terrain. Dès que ça monte trop fort, il y a des marches, et ça tue les cuisses !
Par bonheur, ma jambe gauche ne m’a pas fait très mal.

Pause repas devant le Ngauruhoe

Nous sommes passés devant le Ngauruhoe, qui n’est autre que la montagne du Destin dans laquelle Frodo jette l’anneau dans le Seigneur des Anneaux. Et je peux vous dire que c’est un sacré volcan ! Les parois sont lisses et abruptes, nous ne l’avons pas grimpés, mais je compte bien revenir en été pour m’occuper de ça.

La deuxième partie de la ballade se passe pas mal dans la neige, il faut dire que nous nous y sommes pris un petit peu tôt pour la saison et que cette ballade est censée être faites en été (nous sommes au printemps ici). La neige était heureusement pas trop molle, mais c’était assez épuisant de marcher la dedans sans raquettes où crampons. Nous avons vus des paysages magnifiques, et surtout très variés.

Je pense que c’est le point de fort de cette rando : la variété. Nous avons marchés sur plein de terrains différents : pierre, bois, terre, neige, sable, gravier, boue… Crevant mais pas lassant !

Nous avons terminés la rando dans les temps, et le soir, nous sommes allés manger au burger king, histoire de reprendre toutes les calories perdues dans la journée !

Fin de la rando !

Si vous voulez voir plus de photos du Tongariro, j’ai fait un article galerie sur mon autre blog.

Le Northland en photos

Lundi 3 octobre 2011 à 3:38

Je vous écrit depuis la bibliothèque d’Auckland où le Wifi est gratuit ! Je me suis arrêté à Auckland avec Clémence histoire de faire une petite pause avant d’attaquer Coromandel.

Le temps est pourri depuis que j’ai quitté les 3 Slovaques (3ème jour de mauvais temps), hier il pleuvait comme pas possible, un vrai déluge. En van, c’est assez chiant, car on ne peux pas faire grand chose.

 

Végétation dense dans la forêt des Kauris

Eva, Agnes et Agnes, les trois Slovaques que j’ai pris en stop en partant d’Auckland, m’ont proposées de m’arrêter sur la route pour visiter les grands arbres de la forêt des Kauris. C’était super, Eva y étant déjà allée alors elle à pu nous donner quelques infos sur ces fameux arbres. Je n’avais jamais d’arbres aussi énormes.

On a roulés jusqu’à 8h30, où je les ai posées chez George, leur hôte pour un wooffing. Eva m’a conseillée d’aller à Ahipara, où je pourrait très certainement trouver de la nourriture.
Avant de partir, elles m’ont filés du pain, des conserves de thon et de poulet, une bananes et une pomme, bref, de quoi survivre au moins un soir et un matin. Merci les filles.

Arrivé à Ahipara, j’ai voulu aller me garer sur la Ninety Miles Beach, une fameuse plage que l’on peux emprunter en voiture. Malheureusement, j’ai trouvé la seule entrée avec du sable souple. J’ai donc fait 5 mètres, et je me suis retrouvé ensablé.

Ensablé sur la Ninety Miles Beach

Heureusement, j’ai rencontré Themoty, un jeune Kiwi complètement bourré, ensablé lui aussi, qui attendait que son frère d’Auckland vienne le sortir de là (à 2 heures de route). Il m’a payé une bierre, m’a montré son équipement pour aller dans le bush (il m’a fait flippé quand il est sorti de sa voiture avec une machette).
Son frère est arrivé, m’a dit ”Hi mate” (salut mon pote), et m’a sorti de là en 3 secondes avec son 4×4.

J’ai passé une bonne nuit !

Mon van n'est pas content !

Le lendemain, j’ai pris la route direction le cap Reinga, à deux heures de là.
Brouillard partout, impossible d’y voir à plus de 60m. Dommage. Ça m’aurait fait faire une petite marche.

Désirant prendre une douche, je me suis arrêté à un camping du DOC, où il y a des douches (froides). J’y est rencontré Jeff et Clémence, deux français super sympas qui ont partagés leur repas (je n’avais plus rien du tout à manger).

Je suis reparti avec Clémence, car elle cherchais du mon pour voyager, et Jeff attaquai un woofing le lendemain.

On a pas mal roulés, là on se dirige vers Coromandel. Il y a là bas la Hot Water beach, une plage située sur une source chaude, il suffit de creuser un trou dans le sable pour avoir le l’eau chaude ! Je vous raconterai tout ça.

En attendant la suite des avantures voici quelques photos !

Si vous voulez voir toutes les photos, j’ai mis une gallerie sur mon autre blog : Meanwhile in NZ