1337D

le blog de Greystoke.

Archive pour la catégorie ‘nouvelle zélande’

Aujourd’hui, un article sans photos, mais avec plein de blabla.

Ça fait maintenant 5 semaines que je travaille dans les pommes, à Hastings. Voilà le récit d’une journée ”banale” du travail de cueilleur de pommes en Nouvelle Zélande.

6h20 : Premier réveil, j’émerge difficilement, éteint le réveil, et me rendors.

6h35 : Deuxième réveil, cette fois-ci je me lève, j’enfile mon pantalon bien sale, mon marcel élimé, et je sors du van pour aller manger. Je m’envoi une bonne grosse tasse muesli bien complet, rince la tasse et m’envoi un bon café bien corsé, le tout en regardant les news sur reddit.

7h10 : Je prend mes sandwichs, ma bouteille d’eau, et direction le van avec Vini, mon camarade français. David, le Tchèque qui ne parle parle pas un mot d’anglais, mon à l’arrière. Je fait un petit détour sur la route pour récupérer Graham et son frère, les deux gars d’Auckland, et c’est parti direction Anza, Evenden Road.

7h28 : J’arrive à l’orchard (verger en anglais), tout le monde sors de la voiture et se dirige vers son tracteur respectif. J’enfile mes grosses pompes de rando, met mon pantalon dans mes chaussettes (technique secrète pour éviter que la flotte ne remonte trop vite sur le pantalon), et me dirige vers mon groupe.

7h30 : Je suis dans une bin (caisse où l’on met les pommes), avec devant moi, Stefan, Dave, Kevin, David, et Mike, au volant du tracteur fonçant à travers les rangées interminables de pommiers.
On s’arrête devant notre rangée, la 35ème d’un bloc de 70, elle fait 300 bon mètres, avec un pommier tout les 1m30 environ. Les arbres font environ 4 mètres, nous avons 2 escabeaux à notre disposition pour atteindre le haut.
Ce matin l’air est frais et le ciel dégagé. Merde. il va faire beau, on va avoir chaud. Les pommes sont couvertes de la rosée du matin, elles sont bien rouges à cause du froid. Elles sont froides et humides, elles mettent du temps à perdre la fraîcheur de la nuit. Elles sont à 5/6 degrés, mes doigts sont engourdis aux bouts de 3 minutes 42 secondes, mais on doit cueillir, coûte que coûte.
Les sacs de cueillette sont mouillés par rosée matinale, conséquence directe : les cuisses de mon pantalon sont trempées. J’ai froid, j’accélère ma cadence pour me réchauffer un petit peu. Vivement 10h que le froid disparaisse !
Dans l’équipe, on s’encourage les uns les autres en gueulant des ”Let’s go ! Come on ! Speed up !”  de temps en temps.

Le temps passe, les bins se remplissent à bon rythme, mais nous sommes un peu lents. On se donne des objectifs pour se surpasser et gagner plus de sous. Par exemple, on se donne 15 minutes pour remplir notre bin, ce qui nous permet de calculer ce que nous pouvons faire dans la journée. Toute les 5 minutes, je donne le temps : ”10 minutes left guys”, ”5 minutes left, we are late !”.

Aujourd’hui nous avons décidés de faire 25 bins, soit 5 bins chacun. Payés 35$ la bin, ça nous fait une journée payée 175$, c’est pas trop mal. Hier nous avons fait 6 bins chacun, mais le rythme était vraiment extrême.

8h40 : Nous avons remplis nos 4 première bins, Mike pars avec le tracteur et les 4 bins posées sur les 4 remorques. Nous avons 3/4 minutes de repos avant qu’il revienne avec 4 bins vides. Nous remplissons nos sacs de cueillette pour gagner quelques précieuses minutes sur la prochaine bin, ainsi qu’un sac supplémentaire. Nous buvons un coup et mangeons une pomme.
En parlant de manger des pommes, habituellement je ne mange pas de pommes, mais je peut vous dire que les pommes cueillies sur l’arbre n’ont absolument rien à voir avec les pommes achetées au super marché. Croquantes, juste juteuses comme il faut, l’acidité est parfaite… Elles sont délicieuses.

Nous gardons un bon rythme le reste de la matinée. De temps en temps, nous croisons une autre équipe, ils nous regardent d’un air un peu surpris par notre vitesse surnaturelle.
En effet, notre équipe est la meilleure du verger, et ça représente une bonne centaine de personnes !

12h : Nous avons remplis 15 bins, nous partons prendre la pause déjeuné. Chouette, encore un tour dans les bins sur le tracteur, j’adore ça.
Arrivé à la petite baraque qui contient le bureau du patron et la petite salle de pause (équipée d’une bouilloire électrique murale !), je vais récupérer mes sandwichs dans le van, choppe une chaise, et me pause à l’ombre de la baraque. Ça fait du bien de pauser ses fesse ! J’attaque mon premier sandwich. Composition : pain de mie complet, 2 tranche de jambon bien épaisses, fromage et salade. Ça cale bien le ventre, et c’est plein de protéines !
Tout le monde mange, et en silence ! Pendant 5 bonnes minutes, le temps d’avaler notre repas, personne ne parle. Ensuite, chacun se prend sa boisson. Ce sera une gigantesque canette (un demi litre) de ”Mother” la boisson énergisante locale.

12h28 : C’est reparti. Le soleil tape dur, je me tartine de crème solaire, car sinon, les épaules brûlent. Le boulot est dur, nous avançons, mais non sans mal.

Nous travaillons vite et bien. L’après midi est ponctuée par quelques pauses toute les 1h10. J’ai très chaud, je transpire beaucoup et bois beaucoup aussi. Les bretelles du sac m’irritent les épaules.

17h : La journée est finie, et je suis bien content ! Tout les soir, c’est une vrai libération quand le boulot se termine. Je salut les gars de l’équipe, Mike et le boss, je monte dans mon van, et c’est parti pour les 10mn de route qui me séparent de la maison.

17h10 : Douche ! Et pas n’importe laquelle : La meilleure douche du monde ! Tous les jours, c’est le même rituel. Eau chaude quand il à plu, et eau froide quand il fait chaud. Je dois me frotter avec vigueur si je veux retirer toute la crasse que j’ai sur moi. La poussière mélangée à la transpiration, c’est dur à enlever. J’ai aussi sur la main gauche et le bras droit une grosse trace grisâtre : l’aluminium de l’échelle sali vachement.
Après la douche, je m’avale une tasse de muesli. et je me pose sur ma chaise. Je fait un peu de PC, un peu de guitare… Je discute avec Vini le français, Kim & Clare les Canadienne, voir Tomas le Tchèque…

19h20 : C’est l’heure du dîner. Pour moi ça sera un bol de nouilles chinoises, avec une boite de thon, un verre d’eau et une énorme portion de yogourt (ici j’achète des pots de 1kg que je dévore en 2/3 jours). En général je regarde le Petit Journal sur mon PC, ou alors je regarde la télé avec les filles.

20h20 : fabrication des sandwichs ! Je met tout ça au frigo, puis c’est parti pour le dodo. Je me met dans mon pieu avec mon PC et je me regarde un épisode d’une série. Dès fois deux, mais c’est rare car je m’endors souvent en plein milieu.

Voilà, c’est un peu ma journée type. Mais malgré tout, j’aime ce boulot. Mon équipe est super, le patron est réglo, mais surtout, bosser dur comme ça me fait du bien. J’me sens comme un vrai travailleur, un vrai gars, un dur, bref, super bien ! Le travail est très dur, beaucoup de gens ne tiennent pas le coup et partent au bout du premier jour. Je suis fier de travailler comme ça, de gagner ma croûte littéralement à la sueur de mon front, et aussi au sang de mes bras et jambes (en passant entre les bins et les arbres, il y a des branches qui nous griffent . Parfois aussi en tendant le bras pour attraper une pomme, on se griffe la main ou le bras). J’ai maintenant plein de cicatrices sur les jambes, les bras et les mains.

C’est une expérience extrêmement enrichissante, car ça vous rappelle la valeur de l’argent, et que les fruits qui n’ont l’air de rien sur leurs étalages dans les super-marchés, mais qu’ils sont le travail de plein de gens, qui triment dur pour que vous puissiez les mangers.
Ça aide aussi à relativiser sur sa condition quand on est en France. On est pas si mal que ça, tout compte fait !

Le mois de janvier, ça craint

Lundi 23 janvier 2012

Le mois de janvier en Nouvelle Zélande, ça craint un peu. Autant novembre et décembres sont propices au travail, janvier lui, est tout mort. Dans les vignes, on fini juste le ”wire lifting” (remonter les câbles qui tiennent les vignes), ça dure un peu moins de deux semaines. Tout les autres fruits et légumes finissent de pousser, ne sont pas encore mûrs pour la récolte. Les travaux d’élagage sont étalement finis, il ne reste donc pas grand chose. Heureusement, tout reprend progressivement en février.

Avec Viv’, mon nouveau camarade de voyage, on a travaillés 5 jours dans les vignes. On aurait bien voulu faire plus, mais au s’est retrouvés bien vite au chômage technique, faute de vignes supplémentaires à travailler.

Au chaud dans les vignes !

Nous avons donc fait 5 jours de wire lifting intensif. Le premier jour fût franchement affreux. Il faisait une chaleur pas possible, quelque chose comme 25º, mais attention, ne riez pas ! Ici quand il fait 25º, c’est pas comme chez nous ! En effet, avec le trou dans la couche d’ozone en partie au dessus de la NZ, les UVs ne sont plus filtrés, du coup le moindre rayon de soleil a une intensité vachement élevée ! (On peut prendre des coups de soleil sous la pluie, c’est dire !).
Bref, chaleur à crever, et surtout, nos petites mains n’étaient pas du tout habitués à ce travail ! Du coup, on s’est retrouvés avec des ampoules massives à tout les doigts. Et en prime un gros mal de tête à la fin du boulot pour moi, malgré le chapeau et la chemise pour se protéger du soleil. Dans les vignes, il faut boire énormément, sinon on se déshydrate très vite. Habituellement, je bois assez peu, dans les vignes, je buvait 4/5l par jours.

Les jours suivants se sont mieux passés, durs, mais j’ai trouvé un système pour réduire les ampoules : sparadrap sur les doigts, plus gros scotch noir sur les gants. Résultat, beaucoup moins d’ampoules.
Les mains se sont faites en 2 jours au boulot, après ces deux jours de souffrance, la corne s’est développée, et plus de soucis !

Nous avons donc travaillés jeudi, vendredi, samedi, lundi et mardi. Le derniers jours, nous avons tracés comme pas possible, je pense qu’on a fait pas mal de sous. Si je dit je pense, c’est parce que je ne sait pas combien, malgré le fait que nous soyons maintenant 6 jours après la fin du boulot ! En effet, vendredi, nous avons été consulté nos comptes en banques Néo Zélandais pour voir la somme astronomique que nous avons gagnés. Quelle fût notre surprise quand sont avons découvert respectivement pour Viv et moi 230 et 290$ NZ ! (143 et 180euros).
J’ai crû de prime abord que nous nous étions fait roulés par le contractor qui nous avait embauché, mais la réalité est plus simple : Il paye avec une semaine de décalage, donc nous allons recevoir le reste vendredi prochain, joie !

La vidéo en dessous, c’est le trajet que nous avons fait durant ces quelques jours. Sympa n’est-ce pas ?

Nous sommes au chômage depuis quelques jours, nous ne pouvons plus restez à Blenheim, vu l’absence totale de job. Nous allons allez demain du côté de Motueka, une petite ville bordée de dizaines de vergers pleins de pommes, pour trouver un job. À priori, la saison des récoltes ne devrait commencer que dans 2/3 semaines, mais nous ne pouvons pas rester comme ça à tourner dans le vide. Nous avons de toute manières quelques plans d’avance, dans le sud comme dans le nord. À nous de trouver le bon plan.

En attendant la suite, quelques petites photos !

Sur la route

Encore un couché de soleil qui tue à Blenheim

Un arc en ciel massif

Une porte secrète pour servir des boissons dans un bateau restaurant !

Me revoilà à Blenheim après  3 semaines de pérégrinations. Me revoilà aussi depuis 2 semaines, dans les vignes, mais je suis aussi de retour à mon ancienne colocation, et ça c’est chouette.

À la fin de mon contrat chez Wither Hills, le 16 décembre il me semble, nous avons décidés, avec Clémence, ma camarade de voyage originelle, de prendre la route pour un road-trip de deux petites semaines. Elle décollais d’Auckland le 30 décembre, il fallait donc mettre ce temps limité à profit !

Voilà le road trip que l’on à fait :
Agrandir le plan

Sacré ballade, hein ? Les étapes sont dans l’ordre alphabétique. Le plus beau fût pour moi le mont Cook, totalement impressionnant. L’environnement montagneux de cette montagne est fantastique, constitué de glaciers, lacs, vallées aux dimension gigantesques. J’ai beau habiter dans les alpes, j’ai été scotché à chaque instants.

Le lac de Queenstown.

Nous avons d’abord été à Queenstown, suite à un changement d’itinéraire dû à la météo (nous aurions du nous arrêter au mont Cook, mais il était dans les nuages.
Queenstown est une super ville, très jeune, très sportive, l’ambiance est cool et relax, l’environnement impressionnant.
Queenstown s’est autoproclamée ”capitale mondiale des sports extrêmes” ! Et c’est vrai qu’il y a un sacré choix d’activités ”extrêmes” à faire. Il y a de nombreux saut à l’élastique possibles, parapente, jet-boat, chute libre… Le hic, c’est que tout est très cher. Queenstown est une super ville, faut-il encore avoir le budget ! Les seules activités gratuites sont la baignade dans l’eau à 8 degrés, et le frisbee golf ! En effet, le joli parc ombragé au sud-ouest de la ville dispose de cibles pour jouer à cette activité hautement sérieuse.

Queenstown est une ville extrême de tout points de vue : paysages extrême, activités extrêmes, hamburgers extrême (le Fergburger, magnifique). Lire le reste de cet article »

Depuis 3 jours, le temps est pourri sur Blenheim, ville qui est pourtant censée être une des plus sèche de la Terre du Milieu. Mais la notion de sécheresse est toute relative en Nouvelle-Zélande, c’est un peu comme parler de sécheresse à un breton, il va vous regarder d’un air embué (ben oui, à cause de l’humidité), et vous répondra qu’il a encore jamais vu ça, et que de toute façon c’est qu’une de ces légendes, comme cette fameuse ”province” dont parlent tous les parisiens, et que personne n’a encore réussi à localiser sur la carte Française.

Du coup, je travaille sous la pluie ! En fait, j’ai le choix de travailler ou non, car dès qu’il se met à flotter trop fort, nous pouvons partir et rentrer à la maison. Et comme je suis un être terriblement avide de dollars, je travaille ! Et c’est dur. Mère de dieu, que c’est dur.
Le bud rubbing est déjà à la base une discipline difficile pour le corps et l’esprit, mais avec en plus une multitude de gouttes qui vous tombe EXPRÈS dessus, rien que pour vous embêter, ça donne un petit côté esclavagisme à la tâche (car on est pas plus payé si il pleut, NAMÉHO).
Du coup, cette pluie augmente d’environ 210,1337% mon plaisir quand je prend ma douche le soir, à 3:21pm, et rend tout les autres jours sans pluie si merveilleux que j’y trouve mon compte, une fois que je suis au chaud à la maison. Car pendant que je suis sous la pluie, je passe globalement mon temps à chercher les insultes les plus originales possibles à adresser au dieu de la pluie, pour qu’il trace sa route, cet espèce d’ostrogoth, ce moule à gauffre, ce marin d’eau douce.
Du coup, j’ai envie de faire une troisième phrase avec “du coup”, mais je sait plus quoi dire. Zut.

_igp7741

Couché de soleil sur le Marlborough. C'est ici que j'habite, et où je travaille.

Je me rend compte que je depuis que je bosse, je ne regarde pas mes dépenses quotidienne, mais qu’en fait ça part super vite. Heureusement, je gagne plein de flouze, et nous sommes payés à la semaine dans les vignes, donc il est plus simple de gérer son absence de budget.
Le week-end, jusqu’à maintenant, mon activité principale consistait à aller boire de la Tui (la bière locale qui est franchement pas mal, bien meilleure qu’une Heineken à mon goût assez peu développé est matière de houblon fermenté) au Fairweather un bar pas classe, mais qui se la joue classe, donc qui veux que t’enlève ton chapeau quand tu rendre, et finir par danser de la plus ridicule manière au loft, une ”boîte”, qui passe la musique la plus horrible possible, mais tout le monde s’en fou, vu que tout le monde est là pour trouver un/une/des partenaires pour la nuit, et que tout le monde à un taux d’alcool surprenamment bas, malgré les mouvements désordonnés de toutunchacun. (Vous pouvez désormais respirer, si ce n’est pas trop tard !)
Généralement, je suis le sober driver, et si vous connaissez le fameux sketch de Groland, vous connaissez la suite.

Boire est une activité normalement onéreuse en Nouvelle-Zélande (globalement aussi cher qu’en france, malgré que le niveau de vie soit plus faible), mais je me suis aperçu d’un phénomène tout à fait paradoxal, qui est le suivant.

Si vous prenez un individu ”X”, de type français, que l’on appellera Max pour plus de commodité, et que cet individu à décidé de ne pas boire afin de préserver ses finances, les individus ”Y”/”Z”/”ainsi que tout le reste de l’alphabet”, de types KIWI (les Néozélandais), vont lui payer des bières, des rhum-cocas, et des shooters de chartreuse, par-ce qu’il n’arrête pas de raconter à qui veux l’entendre, mais aussi à qui n’en a rien à faire, qu’il est né dans la ville où l’on fabrique ladite Chartreuse, et même que c’est le meilleur alcool du monde, et même que c’est un remarquable antiseptique, BREF…
L’individu Max, ayant prévu de passer une soirée tranquille, fini par expliquer à tout le monde que quand même, les moines en chartreuse, ils sont cools, et qu’ils cueillent les fleurs, et qu’ils ont fait voeux de silence, et blablabla….
Tout ça pour dire que la quantité d’alcool absorbée est inversement proportionnelle à la quantité d’argent originellement engagée.

_igp7758

La côte Est, entre Blenheim et Kaikoura

Le week-end dernier, je suis allé faire du ”Whale watching” à Kaikoura. C’est une activité bien touristique, mais qui vaux son pesant de cacahuètes ! Le tour à duré environ 2h30, et nous avons vu 2 cachalots, des monstres de plus de 15m, et ainsi qu’une cinquantaine de dauphins Dusky, sautant partout autours de notre embarcation. Si vous avez l’occasion de faire ce genre d’activité quand vous êtes en voyage, remballez votre air de touriste indépendant et offusqué par toutes ces activités touristiques pour les touristes, et FONCEZ !

Très difficile de photographier un dauphin en train de sauter. Ils sont d'une rapidité stupéfiante.

Très difficile de photographier un dauphin en train de sauter. Ils sont d'une rapidité stupéfiante.

Ce week-end, je vais faire 4h de route après le boulot vendredi pour me rendre à Barrytown avec Clémence, pour faire tout le samedi une autre activité touristique, mais un peu plus originale et confidentielle : un atelier de fabrication de couteaux ! On y fait son couteau de A à Z, ça dure tout le journée, bouffe comprise ! Je ferrait quelques photos de la journée et de son résultat.

Pour résumer tout ça, le travail dans les vignes est très difficile, mais le reste est génial. Je rencontre plein de gens, des marrants, des intéressants, des marrants et intéressants, des chiants, et des Tchèques. C’est la fête le week-end, et c’est dur le lundi !

——–

Cette après-midi, alors que je venait de recommencer à travailler sous une délicieuse pluie qui donne toute sa saveur aux jours où il ne pleut pas, et après m’être avalé mes deux sandwichs pain/beurre/bleu hors de prix/jambon naze de Nouvelle-Zélande/tomate/salade/beurre/pain d’environ 250g chacun; cette perle est tombée droit dans mes oreilles.
C’est une anecdote,que le personnage principal (Arthur Dent) raconte à sa toute fraîche amoureuse (Fenchurch).

Cette anecdote, à eu pour effet de me faire littéralement rifougner, jusqu’à l’hilarité la plus débile. Le tout bien sûr sous l’oeil interrogateur et suspicieux de mes camarades et de Carol, ma superviseuse, qui se demandent parfois si je ne prend pas de la drogue qui fait rire en scred entre deux rangées de pieds de vignes. Et c’est le cas : j’écoute les bouquins de Douglas Adams, ce qui est un peu l’équivalent littéraire d’un gros spliff de Sativa, sauf que c’est légal et que ça devrais être prescrit d’office à tout les dépressifs, qui seraient alors forcés lire les bouquins tout en faisant du jogging, car il parait que c’est très bon contre la dépression.

Bon, trêve de blablas, voilà le petit extrait :

«Je vais te raconter une histoire, dit Arthur.
- Bien.»
Ils trouvèrent un carré d’herbe relativement libre de couples littéralement empilés, et s’assirent pour contempler les canards époustouflants et les ondulations du soleil couchant sur l’eau qui coulait sous les canards époustouflants.
«Une histoire», dit Fenchurch en serrant contre son corps le bras d’Arthur.
«Qui te donnera un aperçu du genre de choses qui m’arrivent. Elle est parfaitement véridique.
«Tu sais, parfois les gens racontent des histoires qui sont censées être arrivées au meilleur ami du cousin de leur femme mais qui ont sans doute été en bonne partie inventée en cours de route.
«Eh bien, mon histoire est une histoire de ce genre, sauf qu’elle est réellement arrivée, et la raison pour laquelle je sais qu’elle est réellement arrivée, c’est que la personne à qui elle est réellement arrivée, c’est moi.
- Comme pour le billet de tombola.»
Arthur rit. «Tout juste. J’avais un train à prendre, poursuivit-il. J’arrivais à la gare…»
Fenchurch l’interrompit. «Est-ce que je t’ai déjà raconté ce qui est arrivé à mes parents dans une gare ?
- Oui, tu me l’as raconté.
- C’était juste pour vérifier.»
Arthur jeta un coup d’oeil à son bracelet-montre.
«Je suppose qu’on pourrait envisager de rentrer.
- Non, racontre moi d’abord ton histoire, protesta Fenchurch avec insistance. Tu es arrivé à la gare.
- J’avais une vingtaine de minutes d’avance. Je m’étais gouré sur l’horaire de mon train. Je suppose qu’il est au moins également possible, ajouta-t-il après un instant de réflexion, que ce soit British Rail qui se soit gouré sur l’horaire du train. Ca ne m’était encore jamais arrivé.
- Continue, rit Frenchurch.
- Alors, j’achète un journal pour faire les mots croisés, puis je vais au buffet me prendre un café.
- Tu fais des mots croisés ?
- Oui.
- Lesquels ?
- Ceux du “Guardian”, en général.
- Je les trouve trop intellos. Je préfère ceux du “Times”. Et tu les as terminés ?
- Quoi donc ?
- Les mots croisés du “Guardian” ?
- Arrête, je n’ai pas encore trouvé le temps d’y jeter un oeil. J’en suis encore à essayer de me payer mon café.
- Bon, très bien. Tu te payes ton café.
- D’accord. Et j’en profite pour me payer quelques biscuits.
- Quelle marque ?
- Rich Tea.
- Bon choix.
- Oui, j’aime bien. Chargé de tous ces nouveaux trésors, je vais m’installer à une table. Et ne me demande pas à quoi elle ressemblait parce que tout cela remonte à un certain temps et que je ne m’en souviens plus. Elle était sans doute ronde.
- D’accord.
- Bon, alors laisse moi te donner l’idée générale. Je suis assis à la table. A ma gauche, le journal. A ma droite, la tasse de café. Au milieu de la table, le paquet de biscuits.
- Je le vois parfaitement.
- Ce que tu ne vois pas, dit Arthur, parce que je ne l’ai pas encore mentionné, c’est le type déjà installé àla table. Il est assis en face de moi.
- A quoi il ressemble ?
- A un type parfaitement ordinaire. Mallette. Complet d’homme d’affaires. Bref, apparemment pas le genre de mec enclin à faire des trucs bizarres.
- Ah, je vois tout à faire. Et qu’a-t-il fait ?
- Il a fait ceci : il s’est penché, a tendu la main par-dessus la table, a saisi le paquet de biscuits, l’a déchiré, en a pris un et …
- Et quoi ?
- … et l’a mangé.
- QUOI ?
- Il l’a mangé.»
Fenchurch le contempla, ahurie. «Dieu du ciel, et qu’as-tu fait ?
- Eh bien, vu les circonstances, j’ai fait ce que tout Britannique digne de ce nom aurait fait à ma place. Je me suis senti poussé à … l’ignorer.
- QUOI ? Mais pourquoi ?
- Eh bien, ce n’est pas le genre de comportement auquel on nous forme, n’est-ce pas ? J’ai eu beau me triturer les méninges, j’ai découvert qu’il n’y avait rien dans mon éducation, mon expérience ou même mes instincts primitifs qui puisse me dicter comment réagir devant un individu, tranquillement assis en face de moi et qui, sans vergogne, vient simplement de me piquer un de mes biscuits.
- Eh bien, tu aurais pu… je ne sais pas moi… je dois avouer que moi non plus, je ne suis pas sûre de que je j’aurais fait. Alors, que s’est-il passé ?
- J’ai vrillé furieusement mon regard sur la grille de mots croisés. Incapable de trouver une seule définition, j’ai bu une gorgée de café, mais il était trop chaud, j’étais donc acculé. Alors, n’écoutant que mon courage, j’ai pris un biscuit, en essayant de toutes mes forces de ne pas remarquer que le paquet était déjà mystérieusement ouvert…
- Mais tu as riposté, tout de même. Réagi avec fermeté.
- A ma façon, oui. J’ai mangé le biscuit. Je l’ai mangé de manière parfaitement visible et délibérée, afin qu’il n’ait aucun doute sur ce que je faisais. Moi, quand je mange un biscuit, ajouta Arthur, il le reste. Mangé.
- Alors qu’a-t-il fait ?
- Il en a pris un autre. Véridique, insista Arthur, c’est exactement ce qui s’est passé. Il a pris un autre biscuit et il l’a mangé. Clair comme le jour. Aussi sûr que nous sommes assis là tous les deux.»
Fenchurch gigota, mal à l’aise.
Arthur poursuivit : «Et le problème, c’est que n’ayant rien dit la première fois, je me trouvais, quelque part, encore plus coincé pour aborder le sujet la seconde. Que veux-tu dire? «Excusez-moi, mais je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer, euh…» Ca ne marche pas. Non, je l’ai donc ignoré avec, si c’était possible, encore plus de vigueur qu’auparavant.
- Doux Jésus !
- J’ai contemplé de nouveau les mots croisés, toujours sans parvenir à remplir la moindre case alors, n’écoutant que mon courage, j’ai décidé de faire comme Hamlet.
- C’est à dire ?
- J’ai décidé de crâner. J’ai pris un second biscuit. Et durant un instant nos regards se sont croisés.
- Comme ceci ?
- Oui, enfin, non, pas tout à fait comme ça. Mais ils se sont croisés. Rien qu’un instant. Puis nous avons l’un et l’autre détourné les yeux. Mais je peux te garantir qu’il y’avait de l’éléctrécité dans l’air. Et même, ajout Arthur, une certaine tension qui montait autour de la table. A ce moment-là.
- J’imagine.
- On a fini tout le paquet comme ça. Lui, moi, lui, moi…
- TOUT le paquet ?
- Enfin, ce n’était jamais que huit biscuits, mais sur le coup, ça m’a paru une éternité pâtissière. Même des gladiateurs n’ont pas dû connaître pire.
- Des gladiateurs, remarque Fenchurch, auraient dû subir l’épreuve en plein soleil. Encore plus éprouvant physiquement.
- Certes. Bon. Quand le paquet vide n’a plus été qu’une carcasse inerte gisant entre nous, l’homme s’est levé enfin, son forfait accompli, et il est parti. J’ai poussé un soupir de soulagement, tu penses bien. Coup de bol, mon train était annoncé d’ici quelques minutes. J’ai donc fini mon café, me suis levé, j’ai pris le journal et sous le journal …
- Oui ?
- Il y’avait MES biscuits.
- Hein ? dit Frenchurch? QUOI ?
- Véridique.
- Non !» Elle s’étrangla et se renversa dans l’herbe, prise de fou rire.
Elle se rassit.
«T’es complètement givré, s’esclaffa-t-elle. T’es vraiment un crétin presque fini.»

Quelques photos, avec moi dessus

Lundi 17 octobre 2011

Je suis à Wellington avec Clémence, et nous prenons le ferry pour l’île du sud dans l’après midi. Nous allons y chercher du travail. Nous avons pris un horaire tard pour le ferry, afin d’avoir le couché du soleil sur la baie en arrivant à Picton. Je sens que je vais mitrailler !
Hier soir, il y avait le match NZ-Australie, on a été le voir en ville dans une ”fanzone” (place avec un grand écran installé), il y avait une super ambiance !

Je donnerais quelques news supplémentaires dans quelques jours, histoire de vous parler de la recherche de boulot saisonnier en NZ.

Traversée du lac gelé sur le Tongariro, dur pour les cuisses !

Ça capte

Petite bière dans la rivière chaude... Un bon moment !

Je sers le café à la fin d'un pique-nique champêtre

Un bon café, une bonne ambiance

Préparation intensive !

Si vous observez attentivement cette image, vous pouvez y déceler un grimpeur

Un spot de surf à Raglan

Préparation du voyage - 3 : Les sacs

Mercredi 21 septembre 2011

Les sacs sont faits ! Enfin, j’ai rempli ma valise et mon sac à dos, histoire d’être sûr que tout rentre, et surtout de vérifier le poids pour l’avion. Tout est OK, tout rentre sans problème, c’est donc un petit soulagement !
Voilà quelques photos histoire de vous donner une idée.

Tout le contenu de mon sac à dos

Et tout ça rentre sans soucis (mis à part les guides que je vais mettre dans ma valise, pour le poids) ! Je part au plus léger, mais je n’ai pas résister à prendre des bouquins pour l’avion. J’ai pris du Dan Simmons : le tome 2 de ”l’échiquier du mal”, et le tome 1 de ”l’éveil d’endymion”.

Le sac fermé.

Le voyage  est quand même très long, et même si je l’ai déjà fait (pour aller en Nouvelle-Calédonie), j’ai envie de demander une place ”issue de secours”, qui donne beaucoup plus de place pour les jambes, mais les 150 euros supplémentaires à débourser me refroidissent un peu.

En tout, j’en ai pour 20h20 de vol, avec 2h05 d’escale à Singapour le temps de changer d’avion. Par contre je vais être dans un a380 entre Paris et Singapour, et ça c’est cool !

Hier, j’ai été acheter avec ma mère quelques dernières bricoles au Vieux Campeur : une trousse de secours histoire de mettre quelques produits de première nécessité en cas de soucis, un savon et shampoing concentrés, une crème à raser, un caleçon qui sèche super vite pour la rando, une paire de chaussettes longues anti-ampoules, et une pince Leatherman (Blast), pour se sortir de toutes les situations périlleuses !

Les pompes de rando prennent une place dingue dans la valise, et j’ai du bien les nettoyer, car la Nouvelle Zélande ne plaisante pas avec la boue sur les chaussures ou affaires de camping.
En effet, leur insularité les a protégé jusque là de bactéries, insectes et autres petits animaux pouvant déséquilibrer l’écosystème. Les douanier Neo Zélandais sont très accueillants, mais il ne plaisantent pas avec ça.
Il y a de grands panneaux et des poubelles avant le passage au dispositif de biosécurité, et si par malheur vous avez oublié une pomme dans votre sac, ou de la boue sur vos pompes, l’amende est plutôt salée : 200 NZ dollars (environ 95€) à la première infraction constatée.
Ils ont des scanners comme aux douanes pour voir l’intérieur des sacs et repérer les choses dangereuses pour leur biosécurité.

On peut jeter un coup d’oeil par ici pour voir quoi faire concernant le voyage en Nouvelle Zélande pour être en règle.  De toutes façon, il faut juste retenir qu’il ne faut pas emmener de bouffe, et nettoyer ses chaussures avant de partir.

Le contenu de ma valise.

Tout est prêt maintenant, il ne me reste plus qu’à partir. En attendant, j’écrit des articles passionnants et je me télécharge de bons films pour l’avion…

Comme d’habitude, vous pouvez retrouver l’article d’origine ici : Meanwhile in NZ. N’hésitez pas à poster un commentaire s’il y a de grosses fautes d’orthographe ou si vous avez une question.

Mon blog pour la Nouvelle Zélande

Lundi 19 septembre 2011

Voilà la version ‘1.0′ de mon blog pour mon voyage en Nouvele Zélande.

Meanwhile in New Zealand

En fait, je poste ça ici juste pour le référencement, car de toutes façon, je fait des copié/collé de mes articles entre mes 2 blogs.
J’ai pu mettre un peu plus les doigts dans wordpress, et j’ai trouvé ça plutôt bien fait.

Pour m’excuser de ce message hautement inutile, voici une image de chat des internets.

Préparation du voyage - 2

Mardi 13 septembre 2011

En tant que g33k notoire, je part naturellement en Nouvelle-Zélande avec du matos.

J’ai revendu mon gros PC fixe pour me payer un minuscule PC portable Sony série S(b), un 13″ très léger et très fin. Il est même plus léger que mon ancien Eee PC 1005Ha. Il est plutôt puissant avec son i5 2410M@2.3ghz et surtout ses 8go de Ram : largement de quoi traiter les Raw de mon Pentax K-x confortablement. Je peux même faire un peu de vidéo et compositing avec Premiere Pro/After Effect. Et en plus, je l’ai fait graver, ce qui rajoute un bonus charisme de 94,768%.

Niveau photo, je part avec mon Pentax K-x, le 18-55 du kit, un sigma 30 f1.4, et un sigma 10-20. De quoi bien prendre les paysages somptueux de la Nouvelle-Zélande, mais un peu juste pour photographier la faune. Je ferait avec, l’achat d’un zoom voir télé n’étant pas dans mes moyens actuellement. Je me suis aussi acheté un très gros sac photo, de quoi transporter tout mon bazar sans être embêté : un Lowepro Compurover AW. Je peut tout mettre dedans, y compris mon PC portable, dans une grande poche bien protégée.

Il rentre tout juste dans les normes de baguage à main de Singapore Airlines, et je vais devoir veillez à qu’il ne dépasse pas les 7 kg.

Je me suis racheté un téléphone portable pour le voyage, un petit Samsung un peu ”tropicalisé”. Il résiste aux éclaboussures, aux poussières, sable, boue… Et il dispose d’une petite lampe !

Je pense m’acheter un disque dur externe petit et résistant aux chocs. J’aurai bien uploadé tout mes fichiers sur le net, mais je doute que je puisse trouver partout des connections internet avec un gros débit en upload, et à raison d’environ 15mo le Raw, ça chiffre vite.

Je part aussi avec mon arme secrète, j’ai nommé le Duct Tape. Cette invention divine répare à la fois les machines et les hommes.

Ce matériau magique m’a déjà servi de nombreuses fois en vadrouille :
réparation de tente, confection de sangle de guitare, fermeture de plaie, réparation de sac à dos, de chaussures, tongues et fringues, c’est pour moi l’allié indispensable de tout baroudeur. Et en plus, il peu servir à faire taire les gens trop pénibles, ce qui est un avantage non négligeable ! Couplé avec de la corde, on peut se sortir de toutes les situations tel Mac Gyver !

Question fringues, je suis obligé de prendre pas mal de choses vu que je part 7 mois, il me faut du chaud et du léger. En veste principale, je prend une veste de quart, c’est une veste de marin, un genre de coupe-vent de luxe, qui est prévu pour protéger des embruns, et résister quelques secondes à une immersion.

Avec une grosse polaire en dessous, on peut faire du ski par -10 sans soucis.

Je prend donc aussi des polaires, des pantalons de rando légers et épais, un jean, des t-shirts, des chemises, un t-shirt en lycra, des grosses pompes de rando, des sandales et tongs, et une paire de chaussures de ville. Je vous ferai un petit cliché de ma valise quand elle sera prête ! Je prend aussi une petite pharmacie pour soigner les éventuels petits bobos.

Etant donné la limite de 20kg pour le bagage en soute, il va falloir faire au plus léger, et ne pas emporter des trucs inutiles.

Préparation du voyage - 1

Lundi 12 septembre 2011

Et voilà, je décolle le 24 septembre de Paris Charles-de-Gaulles pour Auckland. Un voyage de 7 mois, retour le 25 avril 2012 à partir de Sydney.
Lire le reste de cet article »