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le blog de Greystoke.

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Presque un an après la fin de mon voyage en Nouvelle Zélande, j’ai enfin fait le petit montage. J’ai pris ces images durant mon dernier road trip, 3 semaines de balade avant de rentrer :

http://www.vimeo.com/62291691

J’ai terminé mes cours à Escape Studios fin septembre, et je viens de terminer ma demoreel, orientée camera tracking.

http://www.vimeo.com/51992583

Les cours se sont très bien passés, et je recommande définitivement cette école aux gens qui veulent faire des VFX pour les films. La seule restriction selon moi, c’est que pour avoir un bon résultat, il faut avoir déjà une expérience précédente en 3D. La plupart des débutants ont du mal à sortir de belles images du premier coup, ce n’est pas un problème, car avec un peu plus de pratique ils y a arrivent très bien, mais c’est un peu plus long. Beaucoup de gens semblent s’imaginer qu’il suffit de prendre des cours dans une école comme Escape Studios pour ensuite se faire embaucher des les plus grosses boites de Londres, c’est faux. La compétition est assez rude pour les juniors, et seul les meilleurs s’en sortent rapidement.

Quelque chose que j’ai remarqué tout au long de ma formation, c’est qu’on se met progressivement la tête dans le boulot, et qu’on fini par vivre uniquement pour le boulot. Les premiers jours à l’école, je voyais les élèves plus anciens discuter technique, et je me disais “putain, quelle bande de nerds”, et je suis devenu exactement pareil sans même m’en rendre compte.
Effets secondaires positifs : Maintenant je m’éclate comme un fou quand je bosse, et fait des effets visuels, c’est vraiment cool.
Effets secondaires négatifs : j’ai arrêté de courir alors que je ne pouvais pas m’en passer auparavant, et forcément j’ai grossi à force de manger des ramens à des heures pas possible.

Je commence tout juste à postuler un peu partout, mais malheureusement, la période est très calme à Londres en ce moment pour l’embauche. La raison principale est qu’il n’y a plus le Harry Potter annuel cette année, et donc moins de projets, moins de postes à pourvoir. Les rumeurs disent que le boulot arrive en janvier, et que ça va recommencer à embauche à tour de bras pour les juniors talentueux.
Il y a quand même quelques offres d’emplois auxquelles j’ai pu répondre, notamment chez MPC London & Vancourver, ainsi que Framestore. J’ai postulé, je pense que j’ai des chances, on verra.
J’ai aussi postulé au Jedi Master Program d’ILM qui a une session camera tracking en mars 2013. C’est une formation payée, et ça permet d’entrer chez ILM pour les meilleurs.

Si vous avez des questions précises à propos de ma formation, ou de la vie à Londres, n’hésitez-pas.

Nous sommes dimanches, et à Londres, il fait gris.

Ma première semaine à Escape studios viens de se terminer, le temps est passé vraiment très vite ! Le programme de cette semaine était :

Introduction to user interface
-Introduction to 3D space and the GUI
-Introduction to NURBS, polygonal and Shell modelling
-Introduction to rendering

Vu comme ça, pour quelqu’un qui est déjà un généraliste en 3D, ça peut sonner un peu chiant. Et bien pas du tout ! J’ai été extrêmement surpris d’apprend BEAUCOUP de choses. Le formateur nous a fait chaque jour un cours sur des fonctions/outils/modes du logiciel, mais en profondeur.
Pour vous donner un exemple, il nous a expliqué à quoi correspond un node “transform”, à quoi il est connecté, comment il fonctionne, même chose pour un “bend”, et plein d’autres outils. J’ai compris des choses au niveau du système nodal de Maya que je n’avais jamais exploré avant.
Pour chaque outil présenté, nous avons eu l’explication complète, avec les raccourcis clavier qui vont bien, et surtout les interactions avec les autres outils.

Tout au long du cours, le formateur nous a donné des “protips” sur Maya, des astuces appliquées dans les studios, et des méthodes pour se simplifier la vie et surtout éviter que tout merde. Je pensais vraiment en arrivant que je n’apprendrais pas grand chose la première semaine, mais je me trompais lourdement. J’ai appris énormément sur la bonne façon de procéder qui permet d’éviter les ennuis par la suite, et surtout maintenant je sais ce qu’il se passe derrière quand j’appuis sur un bouton.
Nous avons étudiés l’hypergraph connections/hierarchy, l’hypershade, le connection editor (que je n’avais jamais utilisé auparavent), certaines options intéressantes dans les nodes des objects… Que des choses simples, mais abordées avec une approche efficace  et compréhensible. Le rythme est du cour est en fait assez rapide, et il faut être très attentif. En parlant de ça, mes 12 camarades sont très sage ! Il faut dire qu’a 10000£ les 3 mois, ça donne envie d’être sérieux !

La semaine prochaine nous allons avoir une introduction au lighting et rendering, je vous ferais un petit article pour vous dire comment ça c’est passé. Je pense que ça va être très intéressant d’apprendre les méthodes de production pour ce genre de choses ! C’est ma partie préférée dans la 3D, et j’ai hâte de voir ce que ça va donner.

Autre chose dont j’ai envie de parler aussi, c’est le TRÈS gros bonus qu’offre cette école part rapport aux autres en europe, c’est l’accès aux tutoriaux en ligne sur le site. Escape Studios fourni aussi des cours particulier supervisés et autoformation via internet. Nous avons donc accès a un ÉNORME module de formation pour Maya, qui s’appelle Maya Essentials Bundle, il y q 72h de cours en tout, et ça couvre la totalité des fonctions de Maya. C’est un bundle qui coûte cher : 750£ (953€), et la qualité du contenu est vraiment exceptionnelle. L’été dernier j’avais pris un abonnement Digital Tutors, et j’ai trouvé que certains cours était très moyen, et que surtout, il n’y avait pas de vrai structure pédagogique, contrairement à Escape qui donne un ordre d’apprentissage efficace, avec des cours, des exercices, des approfondissement…
Petit plus, nous profitons aussi d’un accès à une sorte de “facebook” simplifier pour pouvoir partager nos image et recevoir des critiques. Plus tard dans la formation, nous allons aussi recevoir les accès aux modules Nuke for 3D Artists, Advanced Lighting et Advanced Shading. De quoi se former pendant des mois entiers !! Mon enthousiasme est à son maximum.

Image hosted by uppix.net

En cas de gros blocage, il est aussi possible d’envoyer un mot à un des formateur, et celui-ci vous répondra avec un email ou même une vidéo si besoin est, et les questions/réponses sont envoyées à tout les étudiants inscrits sur le site.
Dans les choses intéressantes sur le module de e-learning, il y a aussi des webinars sur plein de choses, et y compris sur des conseils pour le recrutement. J’y ai regardé une conférence sur comment bien faire son CV et sa demoreel pour les studios de VFX, et j’ai appris plein de choses (je me suis rendu compte que mon ancien CV était vraiment tout pourri pour ce secteur).

Escape studios, ce n’est pas qu’un école, ils vendent aussi du matériel et des logiciels, ils font du consulting, de l’installation de matos, et de la formation en entreprise. Ils ont quelques petits clients : Framestore, Double Negative, The Mill, Crytek…
Si je vous parle de ça, c’est parce qu’il y a dans le studio un service de recrutement et de placement, qui fonctionne bien entendu pour les meilleurs, et si il y a des postes à pourvoir. Ça ne veux pas dire qu’on va tous êtres embauchés à la sortie de cours, mais nous avons clairement plus de chances que les autres.

L’ambiance dans cette école est vraiment spéciale, mais dans un sens positif. C’est une ambiance de travail, ou celui qui bosse dur est respecté, mais c’est dans la détente et la fraternités. Je me suis tout de suite senti comme membre d’une communauté. Les formateurs sont disponibles, ainsi que les autres membres du studio (pour des conseils sur le recrutement), il suffit de demander. Le bar au milieu du bâtiment est vraiment super, et il y règne une chouette atmosphère, nous pouvons y manger ou prendre de la bouffe a emporter le midi, et le soir nous pouvons aller y boire une mousse. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait vendredi soir, et c’était bien sympa. J’adore discuter que en anglais, j’ai l’impression d’être une personne différente.

A côté de ça, je prend des cours de maths, via Khan academy, et je commence par la base de la base (j’ai décroché en 4ème, et j’ai eu 3 à l’épreuve de math du bac ES), une petite heure chaque jour. C’est un peu une petite vengeance sur tout ces profs de maths qui n’ont pas su m’intéresser à cette fantastique matière à l’époque !
La vie à Londres me plaît bien, et j’ai l’impression que je vais me faire de bons amis parmi mes camarades de classe. Nous avons tous pas mal de points commun, mais aussi beaucoup de différences, et ça c’est vraiment chouette.

Mais le truc qui fait que cette école est vraiment bien, et que les étudiants qui en sortent sont trop forts, c’est quand même que la machine a café est gratuite, et que le café est bon ! (d’ou le gain de performance !)

Autre chose, nous allons attaquer les projets très bientôt. Ça va consister à créer un objet en 3D, et l’intégrer dans une photo. Imaginez par exemple une photo d’une table avec un bouquin, et je rajoute un cendrier à côté.

Pour que l’objet soit intéressant, il faudrait qu’il ai :

-des matériaux différents
-une forme irrégulière (avec des courbes, mais aussi du plat)
-qu’il sois produit en masse (ou du moins que ce sois un objet de consommation courant)
-une histoire, un passé
-des surfaces brillantes

En gros, si je modélise un appareil photo ancien usé, ça répond bien au sujet. Mais je cherche d’autres idées, j’ai pensé à une platine vinyle, une carte avec des instruments comme jumelles/boussole, une montre à gousset…

Je n’ai pas encore réussi a trouver de photos intéressantes de vieux objets, dans le sens photo de photographe pro, avec une composition étudiée, des couleurs maîtrisées. Si vous avez des idées, je suis preneur !

Je ne suis plus en Nouvelle Zélande ! Je suis à Sydney, je prend mon avion demain pour Paris.

Voilà quelques photos que je trouve réussies sur la quantité abominable que j’ai faite. Comme d’hab, c’est pris avec mon K5, et le 18-55 tout pourri (mais j’ai un filtre pola, donc ça va).

Lake Wanaka

1.

2.

3.

Mount Cook

4.

5.

6.

7.

Fox Glacier

8.

Dernière semaine d’apple picking ! Je suis content de bientôt avoir fini, mais aussi assez triste, ce boulot est vraiment super !
Il y a deux semaines, nous avons réussis avec mon équipe de choc à faire 1100$ en une semaine… C’est une performance honorable, sachant que le salaire de base est de 400$ environ.

Stefan, l’allemand géant rapide comme la lumière est parti aujourd’hui, donc pour fêter honorablement ça, on a décidés de se casser une pomme sur le front.

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J’ai aussi réussi à vendre mon van, donc je pense partir lundi pour l’île du sud pour mon road-trip ultime. Dans le sud, j’ai plusieurs amis à voir par-ci par là, et je vais aller faire du kayak avec Stefan dans les Sounds !

La suite va être certainement très épique : je part tout seul, en mode improvisation, j’ai du monde à croiser, des fjords à explorer, peut-être de la neige à affronter, du saut à l’élastique à faire (peut-être à poil)… J’ai hâte !

Un article ! Après une bonne période d’inactivité, faut que je me remette au boulot !

Depuis deux semaines, je cueille des pommes, pour Lada, mon employeur Tchèque qui fourni des travailleurs aux vergers du coin. Le travail se passe bien, c’est dur, mais il y a une bonne ambiance. Le système d’embauche ici est assez tordu : les exploitants des vergers ne veulent plus s’embêter avec les travailleurs saisonniers instables, alors ils emploient des ”contractors” (entrepreneurs) qui eux même embauchent les voyageurs qui veulent travailler. De cette façon, les producteurs de pomme ont une main d’oeuvre pas cher et surtout à volonté, vu qu’il y a une grosse demande. Le résultat, c’est que les gens sont mal payés et les conditions de travail difficiles.

De mon côté, j’ai relativement de la chance. Lada à l’air honnête (c’est un ancien voyageur qui à trouvé l’opportunité de monter un business), et le producteur (Enza) pour lequel nous travaillons est aussi honnête. Nous travaillons par équipe, et c’est un système que j’aine bien ! Faut-il encore avoir une équipe qui envoie du gros ! Et notre équipe est la meilleure du secteur.
Nous sommes 6 furieux :
-Viv’ : mon pote français qui travaille vite et en silence
-Kevin : le taiwanais qui travaille un peu moins vite mais aussi en silence
-Martin : le Chilien maigrichon mais rapide comme l’éclair, qui répète en boucle ”aller aller fils de pute” (l’autre jour on s’est échangés des insultes dans nos langues, et c’est celle-ci qui lui à le plus plu.
-Dave : l’anglais plombier de Londres. très rapide aussi. Le pauvre gars est roux avec la peau claire, alors il est obligé de se mettre de la crème tout le temps s’il ne veux pas cramer.
-Stephen : l’allemand gigantesque (1m98) qui bosse à un rythme de malade toute la journée, tout en gueulant des ”LET’S GO GUYS !!”, ”COME ON” et WE’RE SLOWS !”
-Et moi : je bosse vite, et je donne le temps toute les 5 minutes.

Notre groupe est super. Nous travaillons vite (nous sommes les meilleurs !), le patron est content de notre job, malgré tout, c’est gratifiant ! Malheureusement,  Viv se tire ce week-end, et peut-être Martin aussi.
Tout les soir en rentrant du boulot, je me retire les échardes que j’ai dans les mains et quand je prend ma douche, je doit me frotter la peau comme pas possible car la crasse est franchement incrustée ! Tout un programme.
Je pense encore bosser 4 semaines, puis voyager 4 semaines avant de rentrer.

Bon ! Entre temps, j’ai aussi faits quelques sorties ! 3 en tout.
Première sortie : Tontariro avec Viv’ ! Nous n’avons pas fait l’alpine Crossing (je l’avait déjà fait avec Clémence, Yann et Mathieu), mais on à fait plus fort : l’ascension du mon Ngauruhoe, aussi connu sous le nom de Montagne du Destin dans le Seigneur des Anneaux !

Mount Doom, Challenge Accepted !

Cette montagne est un défi en elle même car le sol du tephra, un mélange de sable, graviers et plus gros cailloux rejetés par le volcan. En pratique, le sol est très mou et mobile, le tout conjugué avec la pente à 45 degrés, ça vous donne une marche très pénible car pour un pas en avant, on recule de deux ! Il faut être prudent car c’est vraiment casse gueule, et le plus dangereux reste les caillasses qui roulent le long de la pente à cause des autres marcheurs qui oublient de gueuler ”ROCK”. Il y a d’ailleurs régulièrement des accidents, et il y a déjà des morts.

L’ascension prend en moyenne 1h30 pour quelqu’un en forme, sans s’arrêter. Nous avons mis 2h avec Viv’, faut dire qu’on s’est arrêtés en chemin pour manger nos sandwichs, et qu’on a pris environs 4637 pauses pour souffler. Le dénivelé est quand même de 800m !

Bref, une super expérience, on bon défi physique et mental. Il y a pas mal de gens qui abandonnent après la première partie qui est un peu moins raide.
La descente est vachement marrante pour peu que vous sachiez marcher dans un pierrier. Viv et la Lotta, la Néerlandaise solitaire trouvée en haut du mont qui ne parlait que d’elle même, en ont un petit peu chiés avec leurs baskets. Viv à fait un trou énorme dans son futal à cause de glisser sur les fesses, et Lotta m’a dit une fois en bas qu’elle s’était ”limée le cul” (citation originale). Moi j’me suis vautré 2/3 fois, écorché le couche et la main droite en me rattrapant sur une pierre bien acérée (encore une idée de génie).

45 degrés !

Le pays de cette rando est vraiment incroyable. Totalement lunaire, ça ne ressemble à rien de connu ! L’ambiance volcanique m’a rappelé l’Etna, mais c’est quand même très différent. Plus on grimpe, plus la végétation deviens rare. Une chose m’a surpris, c’est la présence d’insectes proche du sommet. Il y avait quelques mouches et même quelques scarabées !

On a fini la rando en compagnie de Lotta qui n’a fait que parler d’elle durant les 3h du trajet retours jusqu’au parking, mais c’était quand même cool ! Arrivés au parking, nous avons bus la traditionnelle bière (une Tui bien sur), puis nous sommes repartis en vitesse ! Car en effet, nous avons fait ça sur la journée : 6h de route, 9h de marche, et le lendemain : cueillette des pommes ! Épique !

Bière de fin de rando !

Le week end suivant, deux Canadienne sont arrivées à notre appart. Il y avait un festival ”art-deco” ce week-end là à Napier. Nous leur avons donc proposés de se joindre à nous, ce qu’elles ont accepté avec plaisir.
Ce festival était bien sympa, c’était en fait plein d’évènements un peu partout dans la ville. Exposition de veilles voitures, concerts… Le truc qui fait la différence, c’est que tout les gens étaient habillés façon années 30 ! Une ambiance du tonnerre ! J’ai pris plein de photos, mais assez peu d’exploitables au final. Le 21mm est sympa, mais une longue focale aurait été plus adaptée pour prendre des gens en photo.

Hey ladies !

Curieux du soir

Les filles se sont bien éclatées, et nous aussi !

Si vous voulez voir plus de photo (une bonne trentaine de plus !), c’est sur mon autre blog !

Le chômage, c’est la galère.

Mardi 24 janvier 2012

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(Vous noterez le tee-shirt 12 parsecs qui viens de 10dollarshirts, à cause de vous.)

Le travail c’est la santé !

Lundi 28 novembre 2011

Je viens d’attaquer ma 3ème semaine de boulot chez Wither Hills, un vignoble réputé pour son sauvignon blanc, dans la région du Marlborough.

Je bosse au vignoble de Rarangi Road, à 3mn de voiture de chez moi, ce qui est vraiment cool pour les économies d’essences. Ici, les vignobles sont totalement gigantesques. Je n’y connaît rien en vignobles en France, mais les dimensions des parcelles sont impressionnantes.

Un tout petit bout du vignoble Le boulot est dur, très dur. On fait pas mal de choses différentes dans les vignes, mais il n’y a pas de job ”facile”. Certaines taches ont l’air triviales vues de l’extérieur, mais répétées pendant 8 heures, ça leur donne une tout autre difficulté.

Le plus dur, et de loin, est le “bud rubbing”. Cela consiste à frotter les pieds de vigne pour enlever les pousses qui s’y trouvent et qui affaiblissent la plante. Pour frotter le pied, nous avons des gants en tissus dont toute la partie intérieure est recouverte d’une couche épaisse de caoutchouc (comme ça). Il faut se pencher jusqu’au sol pour bien frotter le pied et bien enlever toutes les pousses, même de micro feuilles difficilement visibles à la volée !

Et gare à vous si vous en oubliez ne serait-ce que 5 ou 6 sur une rangée comme celles qui sont sur les rangée de la photo ci-dessus, le superviseur vous demande illico de repasser dans tout la rangée, ce qui est une perte de temps assez massive (10mn allez/retour en marchant normalement), et vu que nous sommes payés au rendement, ça fait mal !

Malgré la difficulté physique du bud rubbing, c’est tout de même attrayant pour le côté monétaire ! J’ai réussis à me faire 170$ (brut) en une journée de taff.

L’autre grande tache que nous faisons en ce moment, c’est le “shoot thinning”, qui consiste à éclaircir les pieds en enlevant certaines pousses. Ce n’est pas très dur physiquement (bien que dur pour le dos à cause d’une position un peu tordue pour être efficace), mais c’est franchement abrutissant.
Ça à l’air facile à première vue, mais il faut choisir avec soin quelles branches enlever, sous les consignes du superviseur. En fonction des parcelles et des types de raisin, nous n’enlevons pas le même nombre de branches… Parfois 6, parfois 15, parfois il faut préserver la branche haute au sud… Bref, c’est en réalité très précis, et le superviseur est très tatillon, car si le travail est mal fait, les conséquences peuvent êtres assez graves sur les prochaines étapes de la culture viticole !

Un travailleur en plein wire lifting ! Nous faisons aussi dur “wire lifting”, où il faut placer des câbles d’acier sur  des clous planté dans les poteaux tout les 4 pieds. C’est très rapide, vu que nous nous arrêtons tout les 4 pieds (donc ça va 4 fois plus vite que les autres taches !), et il est possible de faire pas mal de sous en marchant super vite entre les poteaux, voire en courant.

Ma ”peut-être” tendinite au pied droit (vu que je ne suis pas allez chez le médecin, je n’en sait rien en fait, ahah) m’empêche malheureusement de courir toute la journée… Mais je me rattrape sur le reste.

Je me suis découvert des talents dans les vignes. Avec mon pote et colocataire Tangui, nous avons fait les meilleurs score lors de la première semaine de boulot. Fierté !

Pour m’occuper dans ce boulot absolument passionnant, j’écoute plein de musique, et surtout, je me passe des livres audio. Je n’avais jamais fait ça avant, c’est un peu bizarre au début, mais on s’habitue et ça devient très agréable. Je me suis téléchargé des bouquins de Dan Brown : Deception Point (sympa), Forteresse digitale (chiant), et là je vais attaquer Le Symbole Perdu.
J’écoute aussi des émissions de radio de France Inter, comme “Sur les épaules de Darwin”, “RDV avec X”…. Bref, je trouve de quoi me nourrir le crâne !

J’ai réussi à me faire 700$ net la première semaine, et mon contrat dure pour l’instant jusqu’au 16 décembre. Je verrai bien pour la suite, je n’ai pas d’autres projets que de bosser pour me mettre des sous de côté.

Je pète la forme, car 8h de marche tout les jours, ça entretient ! Je vais essayer de faire quelques photos dans les vignes histoire de vous montrer à quoi ça ressemble. À la prochaine !

Ça y est, je vit dans mon palace sur Rarangi beach, à 15mn en voiture de Blenheim. C’est le méga pied. En parlant de pied, je suis en train de me fumer les tendons d’achille, et c’est un poil la galère car je risque de commencer le boulot dans quelques jours tout au plus. Et le boulot, c’est courir de pied en pied dans les vignes pour arracher les bourgeons et lever les fils.

Avant hier, je suis monté avec Tanguy à Abel Tasman retrouver Clémence, pour faire une petite rando dans ce parc réputé comme un des plus beau de Nouvelle Zélande. C’était sympa de retrouver ma randonneuse infatigable pour une jolie rando. Nous avons bien marchés, genre 8h, c’était crevant, mais la bière à la fin est tellement bonne, que ça vaut trop le coup !

Pour les nofragé, RDV par ici pour les photos !

Wwoofing foireux à French Pass

Mercredi 2 novembre 2011

Je vous écrit depuis Blenheim, je suis actuellement en collocation chez un couple (un kiwi et une japonaise), qui louent une piaule.

Je me suis retrouvé ici un petit peu par hasard. Mercredi dernier (il y a une semaine), j’était parti faire un wwoofing, dans les Marlborough sounds, à French Pass, mais finalement ça s’est révélé un plan super foireux.

Le jour où je suis parti, il pleuvait des cordes, et French Pass est à 2h de route de Picton (c’est la ville où l’on arrive quand on prend le bateau entre l’île du Nord et l’île du Sud). La première heure de conduite se fait dans une ambiance plutôt  civilisée, jusqu’à Rai Valley. À partir de Rai Valley, c’est la solitude !

Quelques maisons par-ci, par-là (c’est à dire une tout les 10km environ), des virages pas possible, une route dans un état à faire peur à un Land Rover Defender, et surtout, cette foutue pluie et ce brouillard à couper au couteau sur les crête. Je me marrait pas trop.

Petit intermède pour vous décrire comment était mon humeur aussi le jour de mon départ :

J’ai passé 3 semaines de roadtrip avec Clémence, avec qui je me suis éclaté. On a vu plein de super trucs, des paysages à couper le souffle, des ambiances fantastiques, on a rencontré des gens supers, on s’est marrés, c’était vachement intense. J’en suis même un peu tombé amoureux, mais c’était visiblement pas réciproque, snif.

Je peux dire que ces 3 semaines sont parmi les meilleurs moments que j’ai jamais vécus.

Donc ce fameux mercredi, quand j’ai laissé Clémence au backpacker, pour aller à mon wwoofing, que la pluie s’est mise à tomber, et que j’était tout seul dans mon van après 1 mois de cohabitation avec Clémence, personne sur le siège passager, j’ai le moral qui m’est tombé tout droit dans les chaussettes. Mais genre profond dans les chaussettes, j’avais presque les larmes aux yeux (et j’ai les larmes aux yeux que quand je regarde le roi lion !)

Petit bonus, pour classer définitivement cette journée comme officiellement merdique, j’ai crevé sur la gravel road qui menait à mon wwoof, et je n’avais jamais changé une roue auparavant ! Je suis donc sorti de mon van, sous la pluie battante, avec pas de réseau, et pas de maisons avant 10km, et j’ai regardé l’air dépité mon pauvre pneu avant gauche tout plat.

Pour changer un pneu sur un van comme le mien, il y a un système antivol astucieux, qui consiste en un crochet qui retient le berceau de la roue de secours. Il suffit de dévisser un écrou, situé sur le pare-choc arrière, visible une fois qu’on a ouvert le coffre.

J’ai jeté un coup d’oeil dans les quelques outils présents dans la voiture, et là… Pas de clé pour cet écrou !

Merde (un vrai merde, un profond qui vient du coeur, bien authentique).

Mais heureusement, j’avais l’outils indispensable à tout baroudeur : LA PINCE LEATHERMAN.

Cette authentique merveille, m’a vraiment sorti d’une bonne galère. Grace à ce cadeau offert par ma maman (à qui j’ai bien pensé quand j’était en galère sous la pluie), j’ai réussis à dévisser l’écrou et à libérer ma roue de secours (lisse, mais fonctionnelle).

Le tout m’a pris 45mn, car j’ai commencé naturellement par lever la voiture avec le cric, sans penser que la roue allait tourner quand je tenterai de dévisser les écrous de roue.

Maintenant, je sait faire ! Mais c’est quand même pas marrant.

J’ai ensuite roulé pendant 15 minutes avant d’arriver à Cissy Bay, le coin où je devait faire le wwoof. J’ai tourné pendant 10 minutes ,car les proprio n’ont pas trouvé bon d’indiquer le nom de la ferme devant le portail, ni leur nom, ni même de numéro !

Pour abréger un peu, car je me sens un poil volubile ce soir, le couple chez qui j’était était carrément chiant. J’était venu pour apprendre sur le boulot dans les fermes bio, m’occuper d’animaux, faire un peu de jardinage, le tout 4h par jour en l’échange du toit et de la nourriture.

Et bien je me suis retrouvé à bosser tout la journée, avec un couple qui ne parle pas, n’écoute pas de musique, ne lit pas, et se couche à 8h30 pour se lever 12h plus tard (ben oui, dormir aide à passer le temps !)

Quand le vendredi matin, après 4h de boulot tout seul dans un champ en pente, à arracher des plantes piquantes, urticantes et anesthésiantes, je me suis mis à copieusement broyer du noir.

J’ai envoyé un message à un autre wwoofing qui avait l’air cool dans les Marlborough Sounds, et quand j’ai reçu une réponse, j’ai remercié mes hôtes et j’ai pris mes jambes à mon coup (en priant que je ne crève pas une deuxième fois, n’ayant plus de roue de secours !).

Je me suis retrouvé à Picton, à attendre à 17h30, que mes nouveaux hôtes arrivent pour m’emmener chez eux (un endroit accessible uniquement par bateau). Mais finalement… Personne !

Là je me suis demandé ce que j’allait faire : presque plus de sous, aucun projet, et la saison qui était censée commencer la semaine suivante. Bref, la déprime, tout seul perdu au bout du monde. Là mes parents m’ont franchement manqués !

Je me suis rappelé d’un gars super sympa rencontré au Brown Kiwi, Tanguy, un breton, qui m’avait dit qu’il allait à une coloc super sympa près de Blenheim (20mn de Picton). J’avais pris son numéro, je lui ai donc passé un coup de fil.

Le 5 Bay End, Rarangi Beach

Ce fût une très bonne idée, car Tanguy est un gars super sympa, et la coloc dans laquelle il vit est carrément géniale ! C’est une très grande maison, à 50m de la plage, très moderne, et ses colocs sont tous chouettes.

J’ai donc maintenant des potes sur Blenheim, et c’est le pied !

Le seul truc encore chiant, c’est que le travail saisonnier dans les vignes tarde à débuter, et j’ai besoins de sous pour continuer mon voyage. Chaque jours où je ne bosse pas représente des pertes sèches dans mon budget, et c’est chiant ! Rien de dramatique, mais c’est toujours pénible. Je suis un poil en flottement, le temps de trouver un boulot, mais je sent que ça arrive.

Nous avons fait aujourd’hui le tour des grands vignobles, pour laisser nos coordonnées. Maintenant, il n’y a plus qu’a attendre que le travail commence.

La solution en cas de grosse galère consiste à travailler pour les contractors, des sous traitants qui travaillent dans les vignes, et qui sont réputé pour arnaquer les voyageurs (tout les kiwis à qui nous en avons parlés nous ont dit de nous en méfier comme de la peste).

Mon moral est donc a nouveau dans le vert, même si mes parents et ma petite soeur me manquent. J’ai très hâte de commencer à bosser pour gagner du pognon et faire de nouveaux projets !

Je vais essayer de faire quelques photos de Blenheim, mais il n’y a franchement pas grand chose à voir. Les environs sont sympas par contre.

Aller, à la prochaine pour de nouvelles aventures, et surtout plus de photos !

En bonus, une photo d’un phoque au travail :

Un phoque au travail