V : réaction à chaud (et univers très froid)
V comme vindicatif, V comme Vengeur masqué, V comme…. les adjectifs fourmillent dans ma tête, tellement j’ai été abasourdi par le message porteur du film. un excellent film, servi par un service qualité indéniable.
John hurt est relativement flippant en chancelier Sutler (point godwin?), une crise politique et humaine servant un désir assoifé de pouvoir et de mensonge. D’un autre coté, V apparait toujours pour moi assez mysterieux (ses desseins sont connus, mais le fond du problème est que si l’on destitue une dictature par une révolution du peuple, n’est-ce pas une dictature en elle-même?). Et de ce fait, mourir en servant une cause (aussi juste soit-elle. surtout dans ce cas précis : la liberté.) n’est-il pas un acte de martyr ? bref, j’ai aimé le coté retro-futuriste (un Londres asservi dans un futur pas si éloigné que ça du nôtre). En fait je salue la performance plus que bibliesque de Hugo Weawing, qui arrive à faire passer chacune de ses émotions à travers un masque, masque qui est aussi étroit psychologiquement que l’esprit du Chancelier Sutler et de son infâme homme de main, Creedy. la scène de torture de Evey (que l’on voit dans la bande annonce) a été pour moi une révélation ; il ne faut jamais baisser les bras face à des situations qui sont perdues d’avance (trouble politique blablablatum’endirasdesmeilleures).
Pour en revenir à la réalité, le film se juxtapose parfaitement avec le contexte actuel de la politique mondiale (irak, france entre autre. mais aussi les charnier, la ww2 avec l’épuration étnique directe et indirecte), assez marrant pour une histoire écrite il y a presque 15 ans.
courrez-y le voir tant que vous pouvez, et évitez d’y aller un 5 novembre ;)

"remember, remember, the 5th of november".
21 avril 2006 à 19:22 Citer
"(point godwin?)"
Un jour peut être les gens comprendront ce que signifie le "point godwin", oui un jour… Ou pas.
21 avril 2006 à 19:28 Citer
Je trouve que tu écris assez bien, tu as déjà été intéressé par une carrière dans le journalisme ?
21 avril 2006 à 19:47 Citer
Un article etroitement psychologiquement blibliesque s’il en est !
21 avril 2006 à 19:48 Citer
MAIS LISEZ LE COMICS FFS §§
21 avril 2006 à 20:01 Citer
ce film est à chier. La réalisation et le jeu des acteurs me fait penser aux dessins animés de TF1. Le bien contre le mal (qu’il est méchant le méchant !). Portman est plus émouvante dans garden state, c’est dire :(
21 avril 2006 à 20:02 Citer
Rhaxa, tu ne changera jamais! C bien…
21 avril 2006 à 22:36 Citer
C’est un bon film, une histoire interessante … Mais je n’ai pas aimé.
22 avril 2006 à 11:20 Citer
Bon, les gars… ‘faudrait arrêter de dire que les gens qui n’ont pas lu la BD sont des pouilleux et que ceux qui n’ont pas eu l’occasion de le voir en VO sont des pédés… Pour autant que je sache, ceux qui l’ont vu en VO ne savent pas si la VF est bonne.
22 avril 2006 à 13:49 Citer
La VF est vraiment bonne (si).
La BD et le film sont deux média’ complétement différents et on nous le prouve une nouvelle fois. On peut lire et regarder les deux sans qu’il y ai répétition (comme avec Sin City).
Une réussite.
22 avril 2006 à 13:57 Citer
J’habite dans le trou du cul de la Belgique (qui est le trou du cul de l’Europe) et les films, je dois les voir en VF à moins d’aller à Bruxelles… Et puis les gens qui me disent que la VF est vraiment nulle alors qu’ils n’ont jamais envisagé de voir le film en VF, ça me fait bien rire…
22 avril 2006 à 15:10 Citer
Je trouve que tu mens assez bien, tu as déjà été intéressé par une carrière dans la politique ?
22 avril 2006 à 18:40 Citer
les films en VF….. au secours !! je ne renie pas notre belle langue, mais des VF de la trampe de retour vers le futur ou encore star wars (ceux de 77), on en fait plus trop. les seuls films où la vf est bien, c’est les films français.
22 avril 2006 à 19:20 Citer
Ha ha ha, la voix de Vador dans la vieille trilogie est vraiment à chier en VF. M’enfin, ça reste un avis, hein…
22 avril 2006 à 19:55 Citer
Personne n’a dit que la VF de "V" était du niveau de celle de Star Wars…
23 avril 2006 à 13:54 Citer
"mais le fond du problème est que si l’on destitue une dictature par une révolution du peuple, n’est-ce pas une dictature en elle-même?"
Tu te relis parfois ? La dictature c’est une minorité qui impose sa volonté à la majorité. Une révolution populaire, ce n’est pas ce que j’appelle la minorité.
Sinon, j’ai été obligé de voir le film en VF (avant première la semaine dernière), et j’ai trouvé la doublure de V formidable, et le reste du niveau moyen des vf. Pour V le jeu du mec qui double est bon, finalement la seule chose que l’on perd ce sont les vers.
23 avril 2006 à 21:13 Citer
Ici, au Canada, les journaux le nomment "D for Vendetta", qui est la pire note pour un flim.
23 avril 2006 à 23:29 Citer
Si, et ça s’appelle la dictature du prolétariat, et c’était le credo de la doctrine marxiste-léniniste, soit dit en passant…une dictature, c’est uniquement le pouvoir totalitaire d’une catégorie sur une autre, y a aucune considération de minorité ou majorité…
Mais je dis ça, je dis rien, hein…
24 avril 2006 à 11:24 Citer
Voivi la critique de Chronic’art.
25 avril 2006 à 13:36 Citer
Hop
"un homme seul, parfois un groupe d’hommes"
Merci.
Et ensuite relis le billet, puis mon post. Une révolution (qui est un acte, ET qui n’est PAS un type de régime Etatique) ne peut pas être une dictature.
Ouais donc, tu dis ça, tu dis rien.
25 avril 2006 à 14:24 Citer
Larousse : "Dictature du prolétariat : période transitoire durant laquelle les représentants du prolétariat devront exercer tout les pouvoirs pour détruire l’Etat bourgeois et permettre le passage à la société sans classe"
Na !
C’est juste la formulation de Seske qui est mauvaise, c’est tout…
7 mai 2006 à 12:21 Citer
S’il n’y avait que cette formulation là.
Personellement, la formulation "masque qui est aussi étroit psychologiquement" m’a profondément bouleversé et je reconnais en sesque le grand journaliste du 21è siècle qu’il nous manquait pour nous montrer la voie vers un nouvel humaniste.
Je passerais sur les autres fulugrances de ce texte grandiose pour éviter d’en déflorer la surprise aux futurs lecteurs de ce qui sera, à coup sur, un grand classique de la critique de cinéma digne des Truffaut et consors.