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la philosophie selon se7en en 5 leçons

Le décryptage d’un film est l’une de mes passions, ceux qui me lisent depuis un bout de temps le savent. Passons le cas de Se7en, "petit" film policier qui est d’une apparence parfois trompeuse. Pour ceux qui ne connaissent pas ce chef d’oeuvre de David fincher, voici le pitch : Pour conclure sa carrière, l’inspecteur Somerset, vieux flic blase, tombe a sept jours de la retraite sur un criminel peu ordinaire. John Doe, c’est ainsi que se fait appeler l’assassin, a decidé de nettoyer la societé des maux qui la rongent en commettant sept meurtres bases sur les sept pechés capitaux: la gourmandise, l’avarice, la paresse, l’orgueil, la luxure, l’envie et la colère.

Mise en situation, leçon 1 : ce que l’on sait, c’est qu’un tueur (ici pas encore identifié comme un serial killer) sème le trouble dans une ville qui n’ai pas nommée une seule fois dans le film. Fincher passe donc un message subliminal : pas de lieu. Fincher opte donc pour un rendu glauque au point de ne pas prendre un temps defini (pas de lieu, on ne peut pas se retrouver dans le dit-lieu (exemple; si cela c’était fait à paris, j’aurais reconnu différents endroits de la capitale), le spectateur oublie la notion de temps et est donc pris en "hotage".
Je supose que la ville en question est new york, mais rien ne vient confirmer mes dires.

nb : fincher fait quand même allusion aux temps de plusieurs manières; il donne à chaque "situation" (ici le meurtre), un jour de la semaine. il pleut tout le temps.

Mise en situation, leçon 2 : le tueur est un inconnu. John Doe n’est qu’un sobriquet, un surnom (et même le nom sur l’acte de décès) qu’on donnait aux cadavres de guerre inconnus. il est à noter que John Doe veut dire aussi "Monsieur X". Fincher fait la même chose que précédement, il instore une cassure dans l’histoire, pas de nom à mettre sur la tête du coupable. une certaine peur nait dans l’esprit du spectateur, qui commence à s’induire en erreur. Fincher pousse même le bouchon jusqu’a ne pas nommer le tueur, ni Kevin Spacey au générique d’intro (j’y viens). Mais il ne manque pas de le nommer en premier sur le générique de fin (j’y viendrais également). Fincher fait joue énormement sur le fait que le tueur est le véritable héros du film (d’habitude, les héros sont cités en premier dans le générique de fin…), bien qu’il n’y ai aucun héros dans le film.

Mise en situation, leçon 3 : les motivations du tueur. qu’est-ce qui pousse John Doe à commetre ces meurtres ? Chacun des meurtres est ainsi effectué en relation avec l’un de ces pêchés, censés représenter tout le côté sombre du monde que John Doe s’évertue, par ces méfaits, à nettoyer. Il apparaît ainsi, à ses propres yeux, comme un justicier (voir leçon 2). Fincher tente de faire percevoir que nous vivons dans un monde pourris et que seul le mal pourra le mettre à neuf. (on combat le feu par le feu)

Mise en situation, leçon 4 : la lumière. Fincher prend ici un gros risque en ne filmant que les exterieurs sous la pluie. Et pourtant cela une signification hautement symbolique dans le film (d’ailleur le chiffre 7, hein….). Comme on le sait depuis la leçon 1, Fincher découpe les meurtre en 7 jours, 6 jours de pluie (le déluge) et un 7e jour de soleil (la redemption, le pardon. bref, le réalisateur fait état d’un apaisement au contraire de la colère de mills, jouant sur le contraste que j’ai trouvé eskellant). Notons enfin que le dernier meurtre a lieu un dimanche (puisque le dimanche est considéré comme un jour saint, de lumière et de joie).

nb: Fincher arrive à tout saturer dans le film. aussi bien l’image (tout les exterieurs sont etouffants au possible, la pluie qui tombe sans cesser une seule fois (et de plus, c’est des grosses gouttes, la musique de nine inch nails dans le générique, les meurtres qui prennent autant de place que l’image (le gros qui prend la moitié de l’écran, l’avocat qui prend la totalité de la photo, la victime de la paresse qui vit dans un bordel sans nom avec des sapins de voitures qui occupent les 3/4 de l’écran…)

Mise en situation, leçon 5 : les génériques. surtout celui du début, qui a dû en marquer pas mal :). on y voit les mains du tueur faire un bouquin. pourquoi le tueur ? on y voit les victimes. On remarquera aussi que le travail y est méticuleu (ortographe pas sûre), que le tueur met du temps à concevoir ses crimes. Fincher s’inspire des histoires de serial killer, surtout du silence des agneaux, auquel il fait allusion dans le film. Les tueurs y sont calculateurs, faisant leurs besognes comme on ferait bijoutier.
mais surtout on y voit un montage des plus reussi. le contraste noir/blanc y oppose la dualité bien/mal.

7 commentaires pour “la philosophie selon se7en en 5 leçons”

  1. Paill1 dit :

    méticuleux

  2. GGSTop dit :

    A voir en DVD: le bonus concernant la réalisation du fameux bouquin. Rien que ça vaut le détour.

    En fait ils avaient passé des journée à brainstormer pour le pondre, sans succès. Puis, un beau jour, un des assistants du film a piqué une colère, s’est isolé une journée, et a pondu ce chef d’oeuvre psychotique.

  3. Ezechiel dit :

    Après avoir lu ton analyse je n’ai plus qu’une seule envie : revoir le film.
    Tu aurais pu le faire en 7 leçons…

    Je vais le prendre en DVD pour voir les bonus.

  4. Prodigy dit :

    Désolé mais vire ton CSS là c’est illisible.

  5. seskemachine dit :

    il y a 7 leçons ;)

  6. Link182 dit :

    Super analyse d’un super film !
    Juste un truc : je l’ai en DVD mais je ne trouve pas le bonus sur le making of du livre ?!
    Est-ce parce que je n’ai que la version dite "normale" et pas la "über bien avec 5h de bonus" ?

  7. Anal-Breath dit :

    Je prefere tes analyses d’Al Bundy

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