La comparaison humaine
Force est de constater que je suis un fanboy de l’univers starwars, mais surtout des inspirations qui en découlent, je me suis permis de faire une petite analyse personnelle dans un article précédent. je me tourne maintenant sur des analyses filmiques et retranscrites à notre époque actuelle. Je ne ferais donc que des c/c que j’ai trouvé, ici et là. un peu comme je l’avais fait avec matrix, sur un vieux devoir de philo.
Lucas a bâti ses deux trilogies sur des principes récurrents dans notre civilisation. La première trilogie peut être assimilé par son propos à une tragédie antique. Le héros Anakin Skywalker, est un héros tragique, victime de ses passions. Débordé par son amour filial, par sa révolte contre un système en faillite, mais surtout par son amour pour la belle Padmé Amidala et son arrogance, autant de passions qu’il ne sait pas maîtriser, Anakin se laisse progressivement entraîner vers le côté obscur, et finit par détruire tout ce pour quoi il a toujours œuvré, et tous ceux qu’il a aimé.
La seconde trilogie, au contraire est bâtie d’une façon très académique sur le principe d’initiation. Le héros, incomplet, doit aller chercher au fond de ses forces obscures, les maîtriser pour pouvoir vaincre réellement. Ainsi, après la victoire partielle de l’épisode IV, Luke part sur la planète Dagobah, un endroit perdu, où autant de symboles, tels que l’épisode crucial de la grotte, où il s’affronte véritablement lui même (cet endroit est l’antre du mal, lui dit Yoda, son maître), mais aussi la ressemblance avec le décor du ventre du monstre dans lequel se retrouvent ses amis au même moment nous indique qu’il effectue une introspection. L’épisode VI, Le Retour du Jedi, est étrangement calqué sur l’épisode IV, avec une autre "Etoile de la mort". Mais Luke a cette fois accompli son introspection, vaincu ses démons, ce qui lui permet de vaincre l’empereur, non par la force, mais par le renoncement.
Deux scènes, chacune à la fin de chaque trilogie, illustrent l’endroit et l’envers du propos. Dans la première, Anakin arrive au moment où Windu s’apprête à achever Palpatine. Cédant à sa colère, il tranche la main de son supérieur et bascule définitivement du côté obscur. Dans la seconde, Luke Skywalker, qui a renoncé à tuer son père est aux prises avec l’empereur. Alors que celui-ci s’apprête à le pulvériser, Dark Vador intervient et assassine son maître, marquant le triomphe définitif du côté lumineux. L’une est donc le pendant de l’autre, et elles illustrent la différence entre le destin des deux personnages.
On peut voir en Luke et Anakin les deux types de héros, confrontés à la même tâche. Anakin est un héros tragique, et est victime de ses passions. Luke au contraire réussit à les vaincre et devient un jedi accompli. Ainsi, loin d’être grossièrement manichéenne, l’œuvre, centrée sur les héros, nous (ré)enseigne le principe de la dualité de l’être humain, posé par les philosophes grecs, mais présent dans tous les cercles de cultures. Chaque homme a un côté lumineux et un côté obscur, et celui-ci, assimilé aux passions, à l’irrationnel et à nos "forces intérieures" doit être maîtrisé et harmonisé avec le côté "raisonnable" et lumineux.
George Lucas s’est inspiré de nombreuses œuvres ou événements réels pour construire son univers. Cependant comme tout y est conceptualisé, il est abusif de voir dans tel ou tel élément la critique d’un élément particulier de notre monde. Ainsi l’Empire Galactique ne représente rien de plus que le concept du régime totalitaire, idem pour la république sur le déclin.
George Lucas reconnaît s’être inspiré de la Forteresse cachée d’Akira Kurosawa ; il connaissait d’ailleurs Kurosawa puisqu’il a co-produit (avec Francis Ford Coppola) un de ses film, Kagemusha (l’Ombre du guerrier).
Certains costumes sont inspirés de cette époque, comme les robes des jedi qui font penser aux kimonos et l’on peut entrevoir la forme des armures des samouraïs dans celle des stormtroopers (soldats de l’Empire), notamment dans la forme du casque. Sans compter le casque de Vador, inspiré lui aussi des casques de samouraïs.
La philosophie des jedi est elle très proche de celle des budo modernes, et notamment de l’aïkido, et la technique de frapper en dégainant le sabre s’inspire du iaijutsu.
La Force, énergie baignant l’univers et liant les êtres entre eux, se rapproche étrangement de la notion de ki (énergie vitale) et des expériences mystiques du shintoïsme, du bouddhisme ésotérique shingon et des shugenja (ascètes mystiques japonais).
Dans sa nouvelle trilogie, George Lucas a illustré le passage de la démocratie au totalitarisme. Celui d’une République à un Empire. Celui où l’autorité passe d’un Sénat à un Empereur.
La mise en scène d’un personnage tel que Palpatine rappelle le jeu politique de Jules César, qui passe de Consul à Dictateur à Vie en prenant le contrôle du Sénat, traçant en cela le chemin pour son neveu et fils adoptif Octave qui est proclamé Auguste à la tête de l’Empire en 27 av. J.C.. L’appareil militaire apparaît être la clef du pouvoir. L’armée de Clones n’est créée que pour imposer l’empire du Sénat Galactique. Elle évoque toute armée impérialiste comme l’étaient les Légions Romaines (ou encore les armées napoléonienne ou nazie).
L’architecture Naboo, ses coupoles, arcs et canaux, sont inspirée de celles de l’Empire byzantin et de Venise.
Né juste après la Seconde Guerre mondiale, Lucas s’est inspiré du nazisme pour créer son empire :
* les stormtroopers ne sont que la représentation des SS, des troupes d’élite "parfaites", en première ligne, soumis à une discipline de fer.
* la philosophie de l’empire d’uniformité totale et d’esclavagisme des races non-humaines est à mettre en parallèle avec le culte de la race aryenne et l’Holocauste.
* le culte à l’empereur rappelle le culte au Führer.
* de même, la création d’un empire dictatorial et contrôlant tout, même la bordure extérieure, répond au désir expansionniste nazi.
Pour sa nouvelle trilogie, Lucas s’est inspiré des États-Unis modernes envers lesquels il est très critique :
* L’alliance inter-corporation et la Fédération du Commerce en particulier sont une extrapolation des lobbies qui contrôlent la politique américaine et mondiale. En cela, la demande d’aide de la reine Amidala dans la menace fantôme est représentative des embrouilles bureaucratiques fomentées par les lobbies.
* La faiblesse du sénat et sa démocratisation sont aussi une extrapolation du sénat américain et de l’assemblée de l’ONU.
* Une armée puissante qui peut intervenir partout dans la galaxie comme sur le monde.
George Lucas a fait partie de la génération dont le Seigneur des Anneaux était le livre culte. Il a clairement repris un grand nombre d’éléments du livre de John Ronald Reuel Tolkien dans sa trilogie :
* L’Anneau Unique et le côté obscur de la Force sont tous deux sources de puissance mais aussi des pièges faustiens ;
* La « sous-création » d’un monde original ayant ses propres races, ses propres lieux, sa propre histoire et ses propres langues ;
* Le thème du bien et du mal, dans une épopée chevaleresque ;
* L’histoire se déroule durant un voyage (journey), ce qui devient dans La Guerre des étoiles le space opera ;
* Le personnage d’Obi-wan (dans l’ancienne trilogie) inspiré de celui de Gandalf, tous deux de vieux sages aux grands pouvoirs (mais ne s’en servant pas, ce sont plus des mentors), vétus d’un grand manteau gris et d’une barbe.
Je ne rajouterais que le mot de la fin: starwars est plus une oeuvre du présent que celle d’un futur éloigné (sauf que dans les films, il n’y a pas vraiment d’unité de temps, on ne sait pas trop si c’est dans le passé ou le futur, vu que le présent est vécu)
Source, ainsi que quelques madmovies pour pour le fond.
ceçi est mon dernier article sur starwars, je le jure :)
26 novembre 2005 à 15:50 Citer
Euh, la situtation de temps c’est là premiere chose que l’on sait… A long time ago, in a galaxy far, far away.
26 novembre 2005 à 16:02 Citer
justement, lorsque j’étais en école de cinoche (il y a 7 ans), ont avait travaillé sur cette phrase assez ambigüe sur le fond. bien interprété, c’est du passé. revu un peu plus en profondeur (et en revoyant le film), c’est ininterprétable. aucune date de temps ni de lieu.
ce qui est marrant, c’est que dans la classe t’avais le clan des mec qui disent que starwars se passe dans un futur, et d’autres qui disait qu’il n’y avait pas de temps prédéfinis. les points de vue de chacun étaient tout aussi interéssant les uns que les autres.
27 novembre 2005 à 10:42 Citer
En fait à cause de la complexitée de l’espace-temps et du manque de connaissance que sous subissons à sont sujet il n’est pas sage de sortir une réponse faite ou bonne sur le sujet.
Le temps dépent de la lumière et presque tout dans la galaxy émet de la lumière. Ainsi, si je pouvais voyager plus vite que celle-ci (hyper-espace, vitesse du tachyon, etc.) et pouvais aussi communiquer à cette vitesse avec un interlocuteur sur Terre, on suppose que je pourrais appeller mon interlocteur "dans le passé".
Je m’explique. Puisque le temps dépent de la lumière (et de sa vitesse), tout ce qui irait plus vite irais "dans le futur".
Je m’explique à nouveau. Si un photon et un tachyon étaient lancées de la même étoile/nébuleuse/source d’energie et en même temps tout en suivant ce schéma:
<——————————ESPACE TEMPS (ET)—————–(ÉVÈNEMENT X)————->
^
|
|
| Source d’énergie
E /
| O Tachyon——————————————————————————-|>
T Photon ————————————————————|>
|
|
|
V
Il serait possible de regarder dans la passé (ou le présent du Photon). Nous aurions déjà passé l’Évènement X que nous pourrions observer le Photon y passer à son tour (à condition de ne pas voyager VRAIMENT plus vite que celui-ci).
Suivant cette logique, ce qui serait le passé pour nous, audience/humains, serait le présent pour le monde de Lucas ou vice-versa. Tout dépendamment de l’existence ou non des tachyons dans un des deux mondes.
Notez que l’on dit "in a galaxy far, far away" et que donc on admès que c’est dans notre univers.
Aussi, sur ce que nous savons sur le BigBang, j’ai retenu une chose. Au moment l’explosion/implosion de l’Univers les 4 forces étaient regroupés en une seule (pendant environ 1 minute). Le temps que la matière et l’anti-matière s’annule l’un l’autre. C’était la Force (je déconne pas, on voit ça en astronomie/astro-physique). Les 4 forces étant:
- La Gravité
- L’Electro-Magnétisme
- Force Nucléaire Forte
- Force Nucléaire Faible
En analysant toutes les facettes connues de la Force (de Lucas) on pourrait probablement relier chacune d’entres elles à une de ces forces (en considérant que la Force (de la science) à son état primaire devait être beaucoup plus stable/puissante et peut-être contrôllable). Le plus évident serait la Lévitation comme contrôle sur la Gravité ou peut-être aussi l’Électro-Magnétisme pour le même pouvoir (puisque la Gravité est très très faible).
Pour plus d’infos sur les forces:
http://en.wikipedia.org/wiki/Force#Types_of_force
http://en.wikipedia.org/wiki/Fundamental_force
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Par contre on apprend dans la nouvelle trilogie que la Force est en fait le résultat d’une symbiose entres deux organismes vivants. On apprend aussi que Anakin a été conçu par la Force. Qu’il n’avait pas de père si ce n’est que la Force.
La Force serait donc Dieu et du Saint-Esprit (Les Méticloriens?) et Anakin son fils, Jésus. Les Méticloriens seraient donc les "éléments de divinité" dans les Jedis/Sith.
On pourra aussi faire le rapprochement entre les demi-dieux romains et grecs.
Pour les Sith on pourrait supposer deux choses. L’homme prend le dessus sur les Méticloriens par la force. Ce qui voudrais dire que l’homme est le Mal dès le début (à la naissance). Dans le même ordre d’idée, on pourrait dire que c’est les Méticloriens sont le Mal et que l’homme est le Bien à la naissance, mais qu’il devient le mal en étant corrompu. Débat philosophique éternel.
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Je ne suis pas aussi aguéri en la matière que vous et donc il est certain que j’ai fais des erreurs quelquepart dans mon parcours. Je me suis surtout basé sur la science, la philosophie et la religion pour rédiger ce commentaire.