Vampire (cycle Carpenter)
De nos jours. Jack Crow et son équipe de mercenaires effectuent une besogne un peu particulière. Ils travaillent pour le Vatican pour éradiquer les vampires à la surface de notre planète. Personne ou presque ne connaît l’existence de ces êtres exceptée l’Eglise qui dispose d’une poignée d’hommes aguerris pour les combattre. Alors que les chasseurs de vampires vient d’éliminer non sans difficultés quelques goules dans leur nid, Jack Crow remarque l’absence troublante leur maître, le chef de ces monstres doté d’une force colossale bien supérieure à celle de ses représentants. Faisant fi de cette remarque, les mercenaires décident de s’accorder une petite halte à la nuit tombée dans un motel du coin pour un moment de répit en compagnie de charmantes demoiselles. Alors que l’heure est à l’amusement, le maître surgit et décime quasiment le groupe en signe de vengeance. Jack, l’un de ses compagnons et une jeune femme mordue par le vampire parviennent à s’échapper. Mais les motivations du maître se révèlent également toute autre. Il veut s’approprier la Croix de Berziers qui lui assurerait l’immortalité et la possibilité de se déplacer le jour. Ivre de vengeance, Jack Crow est bien décidé à le supprimer.

Le réalisateur mélange une nouvelle fois les styles, en nous présentant un western contemporain avec une bonne dose de vampirisme. Soleil, chaleur, poussière, prison, saloon, pistolets en bandoulière, humour décalé, tout est bon pour nous offrir un excellent divertissement avec quelques pointes de gore. L’alliance des genres marche une nouvelle fois, comme l’avait déjà démontré le film de Tarantino « Une Nuit en Enfer » (que je vous conseille d’ailleurs si vous ne le connaissez pas) qui alliait thriller policier à film de vampires. Au niveau du film fantastique avec le thème des vampires, rien de spécial, il faut toujours les tuer avec un pieu dans le cœur ou alors les mettre au soleil où ils s’embrasent littéralement. Par contre, les gousses d’ails et les croix ne leur font plus d’effet. On apprend également que le maître communique avec ses goules par télépathie et que la croix de Berziers leur permettra de ne plus avoir à craindre le jour.
James Woods que l’on a déjà vu dans "Videodrome" de Cronenberg nous démontre à quel point il est excellent dans le rôle du chef des mercenaires. Des vannes en veux-tu en voilà, il représente l’archétype du personnage invulnérable à qui on ne la fait pas, cigare à la bouche, style mec décontracté dans les pires situations. Bref du sur-mesure en puissance pour l’acteur très à l’aise dans ce rôle d’anti-héros parfois très antipathique d’ailleurs, toujours avec ce coté Snake Plissken « New York 1997 ». Carpenter ne cache d’ailleurs nullement que ce genre de personnage représente un « lui-même » idéalisé, tel qu’il aimerait être. Il faut voir les patates que Jack Crow distribue à la fille, également dans la tronche du pauvre Père Adam et d’ailleurs au passage, Carpenter, un sceptique convaincu, en profite pour égratigner l’Eglise, ayant sans doute de vieux comptes à régler. Les acolytes de Jack, dont on ne saura presque rien d’eux, ne brandissent pas l’eau bénite et la croix en combattant les goules avec des phrases magiques (voir d’ailleurs le tee-shirt qu’arbore l’un d’eux représentant une femme nue sur une croix renversée). Non, ici place à l’artillerie lourde, on sort les flingues, qui d’ailleurs ne servent à rien face aux démons, et on harponne les vampires le plus souvent pour les faire sortir à la lumière et les cramer. Rien de tel qu’un bon coup de soleil… Bref, beaucoup de castagne, de vannes monstreusement ridicule, une dose de fantastique et le tour est joué. Quand aux vampires, ils s’habillent sans élégance, sans raffinement, ressemblant même parfois à des zombies sinistres et effrayants, contrairement à d’autres films traitant du même thème, avec un look gothique aseptisé. Le film casse le mythe du vampire élégant et discret comme dans le film de Copolla.
Encore une fois, Carpenter en signe la musique, très country-rock, qui en devient jouissive sur certains passage.
Un pur délire que tout bon cinéphile se doit de posséder.
31 mai 2005 à 18:52 Citer
Euh ouais… Euh, Vampire il est assez pourri aussi je trouve.
31 mai 2005 à 19:13 Citer
rhaaa t’es fou, il est puissant comme film, malgré qu’il soit kitch
31 mai 2005 à 19:27 Citer
Bah justement, j’aime bien le côté Série-B des films de Carpenter en général. Mais celui-là il dépasse tout.
Fais-nous une review de The Fog !
31 mai 2005 à 19:50 Citer
Je trouve le début exceptionnel, puis que ça retombe comme un vieux soufflé au fromage au milieu - on s’emmerde, et tout d’un coup, paf, Carpenter se souvient qu’il a une histoire à finir et torche son final en 10 minutes. Mouais. Mais le début est jouissif.
31 mai 2005 à 19:53 Citer
Juste une question. Ton texte, c’est du copier/coller ou de la transpiration personnelle ?
31 mai 2005 à 19:59 Citer
Hmm c’est clair que c’est un peu abusé sur le ctrl-c crtl-v là quand même, tu pourrais au moins citer la source..
31 mai 2005 à 20:01 Citer
Tu plonges seske… vraiment de plus en plus nul les films que tu postes. Remonte, allez t’es capable!
31 mai 2005 à 20:14 Citer
j’ai jamais dit que j’avais fait tout tout seul hein, faut pas non plus se lorgner :)
@lupus tu m’as casser mon fin de plateau, bordel §§§§§ (je comptais le mettre en source mais à la toute fin…tsss)
1 juin 2005 à 8:51 Citer
moi je veux ta review de L’Antre de la Folie :)
1 juin 2005 à 12:13 Citer
Tu bandes Padre ?
Il m’a bien fait rire ce film :D