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le blog de elpopo.

Un an à l’étranger

Les articles de KominAaa m’ont rappelé des souvenirs, je viens de réaliser que cela fait 1 an et 3 jours que j’ai quitté la France.

Hum, j’étais parti pour écrire un long article bilan, mais je me rends compte que l’introspection n’est pas mon fort. On va essayer de résumer tout ça.

Le départ

Donc, il y a un an presque jour pour jour, je décollais de Paris en direction de Toronto avec un simple permis de travail en poche.

Le premier mois est marquant. Un mois passé en auberge de jeunesse, à faire la fête tous les soirs. Tout plein d’anecdotes à faire pâlir Baby me reviennent. Au final, cette étape a été nécessaire pour moi. Ne connaissant personne, l’alcool et la fête sont des facteurs séculaires et païens d’intégration; et ça marche. C’est ici que j’ai fait mes premiers coupains. Difficiles d’éviter les français, au final, je pense même pas que ce soit la meilleure solution, il suffit de trouver le juste milieu.

Après un mois de branlette, il faut commencer à penser aux choses sérieuses.

Travail/Logement/Party

L’auberge de jeunesse, au bout d’un mois, ce n’est plus sain. Je me trouve une collocation bien placée dans le centre ville. Je commence à faire des petits taffs mal payés. Et je continue à faire la fête. Je claque beaucoup plus d’argent que je n’en gagne.

Retour à la réalité

Je préfère ne pas balancer les chiffres ici tellement c’est odieux. Mais bref, 6 mois après mon arrivée, j’ai plus un kopec. Je me trouve une autre collocation un peu moins chère qui s’avère au final bien meilleure que l’ancienne. Je trouve également un vrai métier qui me permet de renflouer un peu les économies tout en continuant à vivre correctement.

Après 6 mois, je commence à prendre un rythme de vie de… travailleur. Je connais maintenant la ville comme ma poche. J’ai mon cercle d’amis. Une copine. Des factures et un job. Je me sens bien.

La vie au quotidien

Toronto, c’est plus ou moins inconnu des francais pour qui le Canada se résume au Quebec, à Montréal et à l’accent rigolol. Il y a une certaine rivalité entre Toronto et Montréal, surtout depuis que Toronto est devenu la capitale économique. Les quebecois n’aiment pas Toronto, les francais qui sont à Montréal pour la plupart vont dire que Toronto c’est nul, que c’est plate ou je sais pas quoi. Je connais les 2 villes, et je préfère largement Toronto. L’ambiance y est meilleure, je croise pas des francais tous les 5 mètres. C’est réellement l’une des villes les plus cosmopolites du monde et c’est une grande expérience d’humilité et de respect de vivre ici.

L’apprentissage de l’anglais

Je pensais avoir un niveau suffisant en arrivant pour me démerder. Paf la claque dans la gueule. Entre parler en anglais à 5 pelés sur teamspeak et vivre au quotidien en anglais, c’est pas la même chose. L’immersion dans un milieu totalement anglophone peut se résumer à ça: Tu vas en chier, mais tu vas progresser car de toute manière t’as pas le choix.

Après un an ici, je suis loin de me considérer comme bilingue et je le serai certainement jamais (surtout à cause de ce putain d’accent du sud de la France qui ne me quittera jamais), mais je suis capable de passer des journées entières sans parler francais (syndrôme JCVD par moment quand je parle francais…) et de travailler efficacement en anglais. Oh, et puis faut le dire, l’accent français c’est un putain d’aimant à gonzesses. A mon retour en France, ca va me faire tout drôle de plus avoir cet avantage.

Et maintenant, que vais-je faire ?

Je sais pas. J’ai une demande d’extension de visa en cours, si c’est accepté je reste 18 mois de plus. Sinon je rentre en France d’ici 2 mois.

Le retour en France me fait sacrément peur. La France me manque. J’ai une bonne vie à Toronto.  Mes amis, ma famille me manquent. J’ai un travail ici, rien de sûr en France. Mais est-ce que rester 18 mois de plus ici n’est pas reculé pour mieux sauter, il faudra bien rentrer en France un jour.

Conclusion

C’est un très mauvais résumé d’un an de vie à l’étranger, je m’en excuse. Si c’étais à refaire je ferai plus attention niveau argent c’est certain; mais je le regrette pas vraiment car je me suis éclaté comme jamais.

Est-ce que je veux rester au Canada ? Je veux pas rentrer en France de suite.

24 commentaires pour “Un an à l’étranger”

  1. divide dit :

    Et ta copine ? T’envisage pas une relation sur le long terme du coup ?

  2. elpopo dit :

    On s’est séparée il y 2 mois, je vois quelqu’un en ce moment mais ce ne sera pas un facteur déterminant, du moins pour l’instant.

  3. giant dit :

    quelle demarche as-tu faites pour ton permis de travail ? je sais que pour bosser au canada, faut montrer patte-blanche…

  4. elpopo dit :
  5. Fanagt dit :

    @Giant : Il y a le PVT qui te permet d’avoir un permis de travail au Canada pendant 1 an. Les demandes se font sur dossier fin octobre/début novembre si je dis pas de bêtises (attention les places sont limitées). Le site http://canada.pvtistes.net/ est bien foutu, tu trouveras toutes les infos nécessaires.

    @elpopo : Très intéressant comme billet. Comptant profiter du PVT 2011, je lis beaucoup de retour d’expérience comme le tien. Le tableau que tu fais de Toronto est alléchant. Tu as eu des échos/expérience de Vancouver ou autres villes anglophones ? Quid du climat ? Des opportunités de boulots et le prix/facilité de se loger ? Ça mériterait bien un futur billet tout ça !

  6. Sir_carma dit :

    “je ferai plus attention niveau argent c’est certain; mais je le regrette pas vraiment car je me suis éclaté comme jamais.”
    Faudrait savoir ! Tu le referais la même connerie ou pas ?
    On voit déjà que la réponse est oui vu que tu t’es éclaté comme jamais !

  7. elpopo dit :

    pvtistes.net est vraiment la référence absolue pour avoir des infos :)

    J’entends beaucoup de bien de Vancouver, j’espère vraiment avoir l’occasion d’y faire un tour. Je connais aussi pas mal de gens qui ont été sur Calgary et Banff, mais c’était plus temporaire pour bosser comme saisonnier là-bas. Vancouver, il me semble que c’est un peu plus difficile pour trouver du taff et que le coût de la vie y est un peu plus cher. Ah et par contre ils ont un hivers doux mais il pleut beaucoup.
    La ville la moins chère pour se loger, c’est Montréal.
    Toronto, j’ai pas spécialement essayé de faire un “tableau alléchant”. En fait, c’est pas une jolie ville d’un point de vue européen et j’aurai du mal à la conseiller pour des vacances. Mais c’est agréable d’y vivre. Il y a toujours quelque chose à faire. L’été a vraiment été magnifique ici, très chaud presque jamais plu. L’hivers… ben il fait froid :D On s’y fait, ca empeche pas les gens de sortir et les filles restent en mini jupe par moins 30. Honnêtement, le froid n’est pas le principal problème, le plus pénible c’est que de novembre à mars, il fait toujours - de 0°c, et à la fin tu peux trouver le temps long. D’ailleurs, dès qu’il fait 10°c tu commences à voir des gens en short, c’est marrant.
    Le travail, c’est rarement un problème pour les français qui arricent ici. Comme je le disais dans l’article, les quebecois n’aiment pas l’Ontario, donc les entreprises recherchent énormément de personnes sachant parler francais.
    Le logement. J’habite à 15mn à pied du boulot, en plein centre ville (little italy) dans une colloc de 4 personnes. Vielle maison typique des quartiers résidentiels, je paie 600$ par mois. C’est la moyenne à peu près.

    @Sir_Carma, ouais faut être honnête, j’aime faire la fête et je suis un panier percé:/

  8. TheBigBang dit :

    Tu es parti à quel âge ?

  9. BalrogAlastor dit :

    600$ par mois mais sur quel salaire mensuel moyen ?

  10. elpopo dit :

    @TheBigBang, 27 ans

    @Balrog, 2400$ net + prime

  11. cardiattack dit :

    Bien sympathique ton histoire, aurais-tu des bons plans ou bonnes adresses pour bien découvrir Toronto ? Je viens tout juste de débarquer pour faire ma première année de Master à Glendon College, donc si tu as des tuyaux à faire tourner, je t’en serai très reconnaissant !

  12. ALX dit :

    Tu fais quoi comme job là bas ? T’es parti en ayant une idée de ce que tu pouvais y faire ou pas du tout ?

  13. Monsieur_Paul dit :

    C’est intéressant ce que tu dis sur Toronto. C’est vrai qu’en étant au Québec on a un a-priori négatif sur cette ville.

    Pour le permis, tu devrais viser la résidence permanente, ça simplifie quand même beaucoup les choses une fois que tu l’as. Et puis ça permet de revenir au Canada si ton retour en France se passe mal.

    Vancouver et sa région, j’ai découvert cet été pour les vacances et j’ai vraiment adoré. Maintenant, pour y vivre et y habiter c’est plus cher qu’au Québec c’est sur.

    Bonne continuation.

  14. Divideup dit :

    Et suivant comment se passe le PVT, on peut allonger sa durée et résider de manière permanente au Québec ?

  15. Sylario dit :

    T’as quel age elpopo?

  16. elpopo dit :

    @ALX, je travaille comme controleur financier pour un opérateur téléphonique.

    @Monsieur_Paul, la résidence permanente, si j’obtiens mon extension, j’y réfléchirai…

    @Divideup, oui après le PVT tu peux faire un visa “jeune professionnel” qui te permet de rester jusqu’à 18 mois de plus. En ce qui concerne la résidence permanente, pour l’ontario et le quebec ca passe différement, dans tous les cas, c’est un très long processus.

    @Sylario, parti à 27 ans, j’en ai 28 maintenant.

  17. ALX dit :

    Bon courage pour la suite en tous cas.

  18. Monsieur_Paul dit :

    Pour la résidence permanente, il nous a fallu environ 10 mois pour l’obtenir (au Québec), ce qui n’est pas très long tout compte fait. Tu résides déjà sur place et en plus tu as un travail, cela ne devrais pas te poser trop de problème.

    Maintenant, si tu travailles pour Rogers, tu peux aller crever :)

  19. elpopo dit :

    ahah non c’est pas rogers :)

  20. elpopo dit :

    cardiattack a dit :
    Bien sympathique ton histoire, aurais-tu des bons plans ou bonnes adresses pour bien découvrir Toronto ? Je viens tout juste de débarquer pour faire ma première année de Master à Glendon College, donc si tu as des tuyaux à faire tourner, je t’en serai très reconnaissant !

    Hésite pas à regarder régulièrement http://www.blogto.com/ pour savoir ce qui se passe.
    Après ca dépend ce que tu veux savoir, pour les sorties les gens restent souvent dans leur neighborhood (tu as certainement pu déjà constater que les transports en commun c’est pas le top :) ). J’habite sur college & bathurst, donc je sors plutôt vers the annex, little italy ou queen st west. Je vais rarement à l’est de spadina en fait. Je reste même souvent entre spadina/ossington ; bloor/king. C’est vraiment mon coin préféré.
    Sinon tant qu’il fait beau, il faut que t’ailles faire un pique nique sur les îles, te poser avec un pack de biere dans trinity belwood park (c’est interdit de boire en public mais très toléré dans les parks). Faut aussi se balader dans kensington market, se faire grilled cheese puis boire une pinte sur la terrasse de Ronnie’s… Septembre est généralement un beau mois, faut en profiter à fond car après c’est l’hivers qui arrive :)
    Si t’as des questions plus précises, n’hésite pas!

  21. KominAaa dit :

    Bien joli post, heureux que mon blog t’ai un peu motivé à l’écrire.

    Tu y es toujours du coup si j’ai bien compris?

    Je suis passé à Toronto y a 3 ans, ça avait l’air cool, on avait fait les flambeurs avec une ex dans le restau de la grande tour avec le parterre en verre. Il y a masse masse d’asiatiques ca m’avait fait halluciner.

  22. elpopo dit :

    A la base je pensais faire un peu comme toi, faire une sorte de chronique quotidienne, mais j’ai jamais eu le courage. Bonne continuation :)

  23. BLOP dit :

    Ca sert vraiment de parler francais pour un trouver du travaille qualifié? Pourquoi? Comment se porte la conjoncture dans cette contrée?

  24. elpopo dit :

    Pour trouver du travail qualifié, il te faut déjà avoir un excellent niveau d’anglais. C’est assez subjectif comme notion, donc.. imagine toi dans une réunion de travail avec que des anglophones, et tu dois être capable de parler sans qu’ils te fassent répeter toutes les 30 secondes.
    Le français est juste un bonus qui te permet:
    1) d’être payé plus. (pour mon poste, je touche 2$/h supplémentaire que mon collègue non bilingue, tu calcules à coup de 40h par semaine, ca te fait 300$ de plus par mois.)
    2) d’avoir accès à certain poste où le fait de parler anglais est considéré comme un asset.

    En gros, ça sert de parler francais, car même si il n’y a qu’une minorité de gens parlant français au Canada, ca reste une langue officielle. Toutes les grosses entreprises ont leurs sièges à Toronto, et ils ont forcément besoin de francophones pour travailler avec les quebecois.

    La conjoncture économique n’est pas franchement extraordinaire, mais le pays recommence à créer plus d’emplois qu’il n’en détruit, et au final, sans être fabuleux c’est plutôt convenable comparé à l’europe.

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