Little Big Adventure 2
Wednesday 25 January 2012
Nous sommes en 1997, le 486DX4 100MHz et ses 400mo de disque dur blindé ras-la-gueule (avec C&C Red Alert qui prend 40mo, 10% du disque ! On a des jeux qui font 150go sur nos disques de 1,5To ? Et également Duke3D qui est assez volumineux.) commencent à méchamment s’essouffler, tout comme la SuperNes du salon qui fait pâle figure à côté des Playstation et Saturn qui occupent le terrain du salon, mais pas le mien (enfin celui de papa et maman, c’est bon laisse-moi tranquille chui grand j’ai 14ans moi). Moi j’attends avec fébrilité la sortie de la Nintendo 64, parce que les cartouches c’est mieux que les CD, je connais parce que j’ai des jeux sur CD-ROM moi, monsieur !
Bref c’est dans ce contexte de transition vidéo ludique qu’Adeline software nous propose un nouveau jeu kromeugnon, à savoir la suite de LBA, qui s’appelle donc Little Big Adventure 2. Il était une fois un planétoïde où tout allait bien, car Twinsen a sauvé le monde et tout va tellement bien qu’il a pris du bon temps et que madame sa copine Zoé est enceinte. Mais pas de bol un énorme orage éclate et votre copain le dinofly fait un atterrissage forcé dans le jardin. “Vite Twinsen, fonce à la pharmacie du centre-ville et trouve un remède pour le dinofly qui s’est blessé et qui s’est mangé la pelouse”. Twinsen sort donc de la maiso…..s….D……e….r….t…..g…….h….zz….(ceci est un fast forward textuel)…..h….j…i…X….s…..e….. Et s’est alors que les Esmers débarquent sur Twinsun, avec un discours de paix préenregistré un peu louche.
Techniquement plus riche que le 1
Oui, si la vue en intérieur reste la même 3D isométrique, tout est mieux. En effet, les décors sont plus riches dans la plupart des sites de Twinsun. Les maisons comportent plus d’objet et se ressemblent moins les unes les autres. Il faut dire qu’on a beaucoup moins la possibilité d’aller “chez les gens” de Twinsun, car l’île qui contenait le plus d’habitation n’est pas accessible. Mais ça fait que chaque intérieur est plus soigné et que l’on n’a pas d’impression de bâclé, c’est très chouette. Les “types” de décors sont également plus varié, avec des trucs orientaux sur l’île du désert, qui donnerait même envie d’y passer des vacances, des grottes pour certains habitants de Zeelich, la planète des Esmers, des hôtels de luxe, des usines, des bases lunaires, mais également des patterns du 1er opus revisité, comme par exemple les égouts de l’ile de la Citadelle ou bien le Temple du Ragequ… de Bù qui est devenu un parc d’attraction.
Au niveau des personnages, ils sont un peu plus détaillés. Maintenant, Twinsen a des yeux… Oui, grosse plus-value. Certains ont également une vraie texture sur les fringues, mais c’est assez rare, comme par exemple les mages. Ici ce qui va considérablement augmenter, c’est le nombre de perso en tout. Avec la deuxième planète, nous avons 4 nouvelles espèces à rencontrer, mais les dev ont inclus pas mal d’à côté, comme de nouveau gros méchant (genre le Tralü du début, où bien l’énorme machin qui protège le sort de protection), les crocos du casino. Pour une espèce donnée il existe maintenant plus de modèle 3D, ce qui pousse la personnalisation des PNJ encore plus loin. Les rencontres sont donc plus variées, ce qui dynamise un peu l’histoire et le gameplay.
Pour terminer, le gros ajout par rapport au premier opus, ce sont les extérieurs, qui sont maintenant complètement en 3D ! Le joueur peut donc placer sa petite caméra un peu comme il le souhaite dans un décor fixe. Oui, à côté d’un Tomb Raider, la vue fixe, ça fait con, mais au moins c’est fluide, et puis ça donne un semblant de cohérence avec les vues 2D. Cette possibilité lorsqu’on se trouve en extérieur est une vrai bouffer d’oxygène pour le jeu, car elle “ouvre” au joueur le monde de LBA. Truc con : on voit le ciel, on voit au loin, on a de grand espace devant nous, bref, on prend la pleine mesure des décors dans lesquels on se ballade. Bon évidemment, ça a aussi des inconvénients: parfois c’est peu lisible et il faut bien caler sa caméra pour avoir le bon angle pour attaquer une phase plateformesque. Cependant il arrive régulièrement que la vue soit choisie automatiquement par le jeu de manière à vous offrir une expérience optimale et pas trop rageante. Non, en fait, le plus dérangeant avec la vue 3D c’est que … et bien c’est moche ! Enfin, moche… disons que si les phases intérieures bénéficient de décors léchés au pixel près, les textures de l’extérieur sont clairement un niveau en dessous. Bien sûr je vous parle de cela parce qu’on est en 2011 et que Crysis est passé par là, mais disons que la 3D de LBA2 n’a pas aussi bien vieillie de les parties en 2D. Mais une fois passé le côté “humm, il est énorme ton … pixel de texture”, la DA d’Adeline fait son effet, et on replonge avec un gros intérêt dans l’aventure.
Maniabilité et durée de vie
Élève Adeline, vous êtes en progrès. Peut mieux faire, mais de nets progrès même. En effet, Twinsen possède maintenant une palette de mouvement un peu étendu, et le pad 105 touches est un peu mieux exploité. Et surtout on ne peut plus se prendre pour Senna et faire des confitures de murs à chaque course. Et ça, ça fait plaisir ! Outre les classiques contrôles hérités du premier opus, on peut maintenant effectuer l’action du comportement normal avec une touche de raccourci. Plus besoin de faire un switch vers normal, espace, switch vers sportif pour lire un panneau. Etant donné qu’il faut lire plein de truc et parler à plein de monde et actionner plein de bidule dans LBA, ça fait gagner du temps. Twinsen peut également faire un strafe dans les quatre directions, comme dans un Unreal avec une double frappe sur une flèche. Pratique pour se sortir d’un combat foireux. On peut également changer d’arme rapidement avec les numéros (comme dans Doom, yeah!) et profiter au passage de tous les nouveaux jouets. Bon, cherchez pas, ça sera balle magique 90% du jeu, sabre pendant 9%, et le pourcent restant se repartira sur la sarbacane marrante 5min, le pisto laser qui débloquera une situation dans le jeu tout comme le distributeur de point de vie portable. Dans l’ensemble comme pour les décors, l’ensemble des armes permet de varier un peu le jeu, même si on regrettera l’arrivée tardive du sabre. C’est justifié car il est très puissant, mais quand même.
Également au programme des trucs mieux, la gestion des sauvegardes. Ici la sauvegarde automatique un peu bordel du premier est mise de côté pour une gestion classique où on sauvegarde quand on le souhaite et avec une quick save même. Le problème c’est que parfois, dans le feu de l’action, et bien on ne sauvegarde pas et on l’a dans le fion.
Au niveau de la durée de vie, j’avoue avoir évité certaines phases de recherches avec l’ami Google ce qui m’a permis de plier le jeu en une dizaine d’heure. Si on ne triche pas et qu’on ne connait pas le jeu, ça doit durer un peu plus. Je ne me rappelle pas combien de temps j’y avais passé la première fois, mais surement une vingtaine d’heure minimum.
Un dernier mot ?
Un dernier mot pour dire un avis d’ensemble : ce jeu est très bien. L’ensemble de l’univers est cohérent, les voix sont mignonnes quoi que Twinsen sur joue un peu vers la fin de l’aventure, les musiques sont toujours exceptionnelles, les personnages attachants, bref c’est tout bon pour peu qu’on fasse abstraction de la 3D de l’extérieur dont les textures ont assez mal vieilli. De plus on a le droit régulièrement à de petites références à d’autre univers.
Au passage j’en profite pour dire que j’avais acheté le jeu dans sa belle boite en carton à l’époque, mais que j’ai malheureusement égaré comme un con. Aucun complexe, je me suis mis à chercher le jeu sur des sites zilégo pour finir par l’acheter sur gog.com. Et gog.com, c’est le bien pour les vieux aigris. Le jeu marche impeccablement mieux, avec les voix les musiques et tout le toutim.

















































