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Des photos, et des restes. le blog de ecaheti.

Archive pour la catégorie ‘Photo’

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Il y a peu, j’ai récupéré un télescope. Pas de toute première jeunesse, il avait été offert à mon grand-père pour ses … pour son anniversaire d’il y a longtemps, vers la fin des années 80. Je n’étais à peine plus haut que trois pommes et deux beignets avec mes 6 ou 7 ans, mais j’avais été admiratif devant l’objet d’astronomie.

Plus de 25 ans plus tard, suite au départ de ma grand-mère partie rejoindre son amour disparu 20 ans avant (mon grand-père, donc), j’ai mis la main un peu par hasard sur le télescope lors du partage des affaires de mes aïeux.

  • Premier constat : il est vieux.
  • Deuxième constat : j’y connais QUE DALLE en astronomie. Bien que l’espace m’intéresse, je connais que pouic aux télescopes, leur fonctionnement, leurs vocabulaires, et ce qu’on peut en faire.

C’est un Merak fait par Perl, avec un diamètre de 115mm et une distance focale de 900mm, avec un oculaire de 6mm et un de 20mm et un doubleur de focal. D’après ce que j’ai compris, pour commencer, c’est déjà pas mal. Je vous passe la partie mise en place : lecture d’une doc avec une superbe photo bichrome du télescope, bienvenue dans le passé, alignement du chercheur avec l’axe du télescope, et utilisation des deux oculaires.

Voilà, c’est en place, et je fais mes réglages sur la flèche de la cathédrale de Rouen (la plus haute de France à 151m, pour l’anecdote), que j’immortalise avec mon appareil photo un peu à l’arrache, à l’aide du 20mm Panasonic qui a le bon goût d’avoir une lentille frontal pas trop grosse et donc de s’aligner facilement avec l’oculaire du télescope.

Bon, venons en à la partie “geek” du bouzin : l’avantage de faire des réalisations régulières avec un Raspberry Pi, c’est qu’il arrive un moment où on se rend compte qu’on a du stock en rab à la maison. Je récupère donc :

  • l’ancien R-Pi de mon robot, un B+
  • une Camera Pi
  • un dongle Wi-Fi USB
  • la batterie externe de mon robot (que j’ai du aller rechercher dans le sac de maternité de madame, heureux évènement devant arrivé dans les semaines prochaines, promis chérie je le remets chargé dès que j’ai fini)
  • un bout de carton
  • du petit scotch d’électricien

Coût total neuf, surement moins de 100 euros, coût en récup’ : 0€.

L’idée est donc de mettre la caméra devant l’oculaire à la place de mon oeil, et de faire des photos. Evidement, tout cela se fait de jour, parce que c’est plus facile ! Pour faire des photos, j’utilise bêtement la commande raspistill via ssh. Mais il est nettement plus facile de régler l’alignement optique avec une visu en temps réel de la camera.

J’ai donc utilisé MJPG-streamer, qui permet de balancer des captures avec un format préréglé à l’avance via le réseau, soit sur une page web, soit sur VLC. Pour se faire, j’ai suivi le tuto disponible sur le merveilleux site http://www.instructables.com. Attention cependant, pour pouvoir utiliser la Camera Pi avec MJPG-streamer, il faut au préalable charger le module de compatibilité V4L2 dans le R-Pi :

sudo modprobe bcm2835-v4l2

Egalement, à l’étape 3 du tuto on vous demande de téléchopper via svn la dernière version du soft, mais l’adresse est obsolète. Il faut donc récupérer le soft via :

svn checkout svn://svn.code.sf.net/p/mjpg-streamer/code/ mjpg-streamer-code

Une fois que c’est fait, vous pouvez nuancer la fin du tuto d’instructables.com avec quelques options (format de l’image, port de streaming, etc) via la doc faite à l’arrache par le dev de Mjpg-streamer sur son blog.

Vous finissez donc avec un télescope qui prend des photos, et qui peut même faire du streaming sur l’internet mondial (rep à ça Philae et Hubble !).



Alors vous me direz “mais elle est flou ton image !”. Oui, en effet, j’ai une impression de netteté bien supérieur en vidéo ou en visu direct dans l’oculaire. Deux explications :

  1. J’ai peut être mal réglé la partie optique
  2. J’ai l’impression que cela pourrait être du à des turbulences entre les couches d’air chaud et froid traversées par les rayons arrivant au télescope.

Mais cela dit, dans la notice c’est écrit que ce n’est pas un instrument d’observation terrestre, et je pense que face à un astre le problème devrait être moindre.

Il reste également d’autre point à régler, comme la latence du streaming. Il existe il me semble des solutions bien mieux adapté pour visualiser ce que voit la caméra en alternative à MJPG-streamer, où la réactivité est meilleur. Dernier point, si le mode automatique de raspistill se débrouille pas trop mal de jour, il faudra probablement mieux paramétrer la prise de vue lors de photo de nuit. Ensuite peut-être viendra le temps de l’utilisation de technique plus avancer comme l’empilement d’image pour l’observation plus profonde, ou bien l’utilisation d’une camera sans filtre infra-rouge.

Bref, to be continued comme on dit au pays de la NSA.

Oui, je sais, le titre est trompeur, comme d’hab.

Étant de passage dans le bouchonnois (enfin, la Sologne pour être précis), j’ai fait un petit tour dans un musée, le Musée Matra Automobile. Et, l’air de rien, voilà ce qu’on peut voir dans cet endroit pittoresque :

Ouais, une vrai voiture d’homme, qui fait de la piste à 300km/h. J’ai une grande tendresse pour l’espace parce que ma Maman elle avait un Espace 1 deuxième modèle pendant des années, qu’elle a revendu pour un Espace 3 en 1999 et … qu’elle a toujours. On peut cracher sur les voitures français mais les Ren… et non ! Raté ! L’Espace, de son premier proto (assez moche, vraiment dans le style minivan américain dont il s’inspire) …

… à la version 3 dont le dernier modèle sorti des usines (874242) est présent sur le site du musée…

… je disais donc L’Espace est un véhicule conçu par Matra Automobile. Sortie du même cerveau que celui qui accoucha des Djet, Bagheera, Murena et autre Rancho. Dans la tête du clampin de base, ces voitures sont associés à d’autres constructeurs car si Matra avait le loisir de faire des voitures un peu atypique, la distribution grand public nécessitait souvent un appuie avec un gros à côté. Bref, pour en revenir à l’Espace F1, c’est une idée à la con à la base : on prend un Espace de série (modèle 2 à l’époque) et on lui colle un moteur centrale Renault V10 de 10 cylindres, 40 soupapes, 3,5 L, 137kg pour obtenir 820 ch. C’est donc le même moteur qui fut champion du monde en 1994. Le reste va avec au niveau transmission, boite de vitesse et système de freinage. Au final on obtient un machin qui atteint 200km/h en moins de 7 secondes et qui se promènera à 300 km/h sur une ligne droite.

Pour le fun on pourra la qualifier de Formule 1 quatre place. A noter qu’il existe en fait 2 exemplaires de la bête, un qui a servi de démonstrateur (piloté par Alain Prost, pour la rigolade), celui que j’ai vu, et un autre pour la frime, qui se trouve dans la collection Renault, à Flins.

Ce petit tour au musée fut émouvant, témoignage et hommage à une des nombreuses grandes marques de l’auto française qui sortirent des trucs pas commun, beau, ou brute de performance et qui se sont éteintes. En sortant du musée nous fîmes un petit tour dans Romorantin pour voir l’usine où furent produit une grande partie des véhicules de la marque. Avec un grand panneau de travaux publiques “Destruction des batiments des usines Matra Auto de Romorantin”. Sniff, une page se tourne ! Pour être précis, s’est tourné en 2003 quand le groupe Lagardère décida que bon, Matra Auto ça coûte des sous, et l’Avantime était un bide intersidéral.

L’Islande c’est beau !

Sunday 10 June 2012

Et oui, encore une fois, une session photo de là-bas, mais récente puisque datant du mois dernier. Ce qui est rigolo, c’est quand tu racontes aux gens tes vacances, ils réagissent souvent comme ça : “Attend, ya pas un arbre, de la roche brut presque partout, il fait 5°C, et toi tu aimes ?”. Ben … oui, j’aime.

L’idée de ce voyage (un peu compulsif), c’était une semaine d’hôtel à Reykjavik (contrairement aux presque trois semaines d’autotour faites 2 ans avant). Évidement on s’est pris une bagnole, une Micra automatique asthmatique, et rouler jeunesse. Beaucoup de chose vue et de balade dans la capitale, mais également quelques grandes excursions. L’intérêt de ce pays c’est qu’à partir du printemps, les journées sont longues et qu’avec un peu de volonté le temps allouer aux sorties est long, très long, parfois trop car on se retrouve malgré soit à se coucher à plus d’une heure du mat’, levé à 7h, ça fatigue un peu.

Niveau visite, Madame avait tout organisé à l’avance, pour être précis elle avait identifié plein de truc à voir, de la grosse chute d’eau au caillou avec une forme bizarre. Tout avait été rentré dans une carte personnalisé Google Maps, exportée en .kml, lisible par l’appli Orux Maps permettant de télécharger les carte maps/earth de Google pour les consulter offline avec par-dessus les points d’intérêt. Autre intérêt d’Orux Maps, faire un tracker gps pour faire des traces et ensuite admirer le résultat sous Google Earth, ou bien directement dans l’appli. Sachant cela, voilà déjà à quoi ressemblent les 1500km parcouru en une semaine :

Le premier jour à globalement été dédié à de la balade dans Reykjavik, l’occasion de voir :
1)
L’Harpa, salle de conférence toute neuve

2)
Le musée du Phallus, avec par exemple une bite de morse, et un livre d’or très chouette !

3)
Des magasins qui vendent des cools t-shirts bro

Le lendemain, nous faisons, enfin tentons de faire le tour de la péninsule de Reykjanes
4)
On retrouve nos routes bien pourries pour aller voir Keilir, grosse colline

5)
On s’aventure un peu plus loin, pour finalement se retrouver au milieu de nulle part. Grand sentiment de quiétude.

6)
Retour sur la route qui va à Keflavik, où trouve Kalfatjarnarkirkja, une petite église avec son cimetière, comme il y en a des paquets, mais au milieu d’un golf.

7)
Instant “cuisine” avec le séchage de poisson. Ça pue. Mais c’est rigolo.

8)
Hvalsneskirkja, une petite église très appréciée, et dans laquelle par chance nous avons pu rentrer.

9)
La Power Plant Earth, visitable dans un but pédagogique sur la génération d’électricité géothermique. A ce moment-là, il comme à faire tard, on a fait à peine la moitié de ce qu’on avait prévu.

10)
Un autre puits de vapeur pour canaliser un peu d’énergie

11)
12)
Passage à Geysir, parce que t’as beau l’avoir vu une fois, tu aimes revoir ce spectacle naturel.

13)
14)
Tant qu’à être à Geysir, poussons donc jusqu’à Gulfoss ! Les deux sites sont un peu éloignés de Reykjavik (le trait qui part vers le nord est sur la carte) mais valent clairement le détour.

Je vais m’arrêter là pour le moment, sinon ça va être un peu indigeste. Ces premiers jours de visite furent très chouette, même si nous avons moins eu l’impression d’être seul au monde comme lors du premier séjour. Il faut dire qu’on est resté dans la région la plus peuplée du pays, et aussi qu’il faut le reconnaitre, en deux ans, les deux éruptions volcaniques (Eyjafjallajökull et Grímsvötn) ont donné un coup de fouet au tourisme.

[Photos] Reykjavik à 360°

Thursday 17 May 2012

Ceci n’est pas un œil. Et ni la seule photo…

Un dizaine de photo, Hugin, Photoshop, bref, la recette du bonheur habituelle !

[Photos]S.T.A.L.K.E.R Sur Seine

Sunday 18 March 2012

J’avais entendu parler d’un site de stockage de truc “méchant” pour la santé dans la région, et après discussion avec un collègue, j’ai découvert qu’il y en avait plein. Et j’ai donc décidé d’aller y faire un tour. C’est un site de stockage de phosphogypse, composé intervenant dans la fabrication des engrais et qui engendre ce machin un peu crade et surtout plutôt mal venu pour les nappes phréatiques d’en dessous. Assez polluant, un peu radioactif, du bonheur comme l’industrie chimique sait en faire.

Je suis ensuite passé par la zone industrielle du coin parce que tu vois, tant qu’à faire dans la photo indus, ça tombait sous le sens.

D’un point de vue “photographique”, j’ai pas mal utilisé les modes artisiques de l’appareil, l’effet sténopé en particulier. Mais comme je voulais également les photos non transformées, j’ai tout fait en raw+jpg. J’ai pas gardé beaucoup de jpg, et j’ai finalement beaucoup post-traité les raw. Pendant que je prenais les photos, je savais que je voulais un “effet Stalker”, du crade, du sombre, du grésillement radioactif.


1) La “step”, étendu de vide au milieu d’une forêt.


2) Le haut du crassier où la végétation a du mal à pousser.


3) Sur la droite les récupérateurs d’eau un peu contaminé


4) On ne va pas dans la zone sans équipement, cela va de soi…


5) Une gouttière de récupération…


6)…qui fait le tour du site… (effet sténopé de l’appareil)


7)… tout le tour… (effet sténopé de l’appareil)


8).. humm ça donne envie! (effet sténopé de l’appareil)


9) L’entrée du site


10) Variation autour d’une fosse de récup.


11)


12) (effet sténopé de l’appareil)


13) (effet film granuleux de l’appareil)


14)


15)


16) Les bruleurs de la raffinerie Petroplus.


17)


18)


19) Même dans la zone, parfois on consteste.


20) La raffinerie Petroplus au loin


21)


22) Usine GPN

Ah oui et au passage j’ai utilisé FTPix pour le stockage de mes photos, et même que son créateur le gentil Gonzague il t’aide en live  à faire marcher son soft le dimanche matin. Bon, j’avais juste une merde avec le Pare-Feu Windows…