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Des photos, et des restes. le blog de ecaheti.

Archive pour la catégorie ‘Hardware’

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Plusieurs semaines après avoir reçu mon Raspberry Pi, je lui ai enfin trouvé une fonction intéressante, qui marche, et qui s’est bien adapté à mon installation informatique domestique (en gros, je n’ai rien pourri, du moins pas à ma connaissance).

Le but

L’objectif vite fait que je m’étais fixé, c’est un serveur de téléchargement. L’idée c’était de pouvoir lancer des torrents à distance pour récupérer d’obscure distribution linux ou bien encore faire bénéficier la terre entière d’une source supplémentaire pour Warsow 1.0. Oui, je suis un geek altruiste. Également à mon cahier des charges, pouvoir lancer des téléchargements directs, en passant par une interface web. En effet, si un coup de ssh + wget fait l’affaire, d’un point de vue commodité d’utilisation ce n’est pas top, surtout quand les ports différents du 80 sont bloqués au boulot. Et par dessus le marché, se débrouiller pour que cela soit accessible un peu tout le temps malgré l’IP dynamique de ma box.

Préambule

Je ne sortirais pas un pack de binaire pour faire le taf, car j’ai utilisé plein de brique différente pour remplir chaque tâche fixée, entre ce qui se télécharge, ce qui se configure sur la box, les bouts de code php, les configs de serveur web et les scripts linux, il y a un peu trop de bazars pour “faire un pack”. Certains passages peuvent être délicat, surtout si on connait que pouic à Linux et à Debian. De plus, je considère certain point comme acquis de base, genre l’installation de l’OS sur le R-Pi.

Tout ce qui est décrit est surtout inhérent à Debian et à Linux plutôt qu’au R-Pi lui-même, si vous avez un PC qui traine dans un coin et que vous voulez faire la même utilisation c’est très possible. Sauf qu’il y aura des moyens probablement plus simples, voir meilleurs. Typiquement, j’aurai pu installer Java puis JDownloader, et en terme de fonctionnalité j’avais déjà presque tout le boulot de fait. Sauf que JDownloader c’est vachement trop lourd pour le Raspberry, et surtout c’est pas terrible pour la partie ligne de commande (certaines fonctions ont refusé de se lancer parce qu’aucun serveur X ne tournait). Et sur un ARM11@700MHz avec 256Mo, le serveur X est utilisable, mais si on peut se passer de le faire tourner c’est pas plus mal, surtout sans écran…

Matériel

  • Un Raspberry Pi, évidement
  • Un chargeur 5V/850mA de téléphone avec son câble micro-USB
  • Un carte SD de 4go (classe 4 à la limite, classe 6 ou plus préférée)
  • Un disque dur USB (fabriqué avec un boitier Antec fanless et un disque sata dedans)
  • Un dongle USB Wifi - DLink DWA131, reconnue sans problème par l’OS.

Pourquoi me galérer avec du Wifi puisque j’ai de l’Ethernet à bord ? Et bien parce que ma box est dans mon salon, et que pour des besoins d’esthétique de ce dernier j’ai décidé de ne pas y coller mon serveur en kit. Etant donné que le R-Pi est proche de mon PC, j’ai donc câblé l’Ethernet entre les deux. Comme ça, j’ai une connexion directe au serveur en cas de besoin…

A noter au passage que j’ai également intercalé un hub USB avec alimentation externe afin d’éviter que la clé Wifi ne tire trop de courant du Raspberry. Je vous passe les détails électriques, mais ce n’est pas forcément une bonne idée de faire consommer de l’élec sur un si petit appareil.

Au final, j’ai quand même 3 prises de courant d’utilisée… C’est sur qu’on est moins sur un modèle de discrétion qu’un Raspberry tout seul, mais bon, au pire je fabriquerais une alim unique en partant de celle du disque dur externe, mais on verra plus tard.

Logiciels

Comme je le disais, c’est un amas de brique disponible sur le net, de fonction de l’OS, et deux trois configurations et scripts maison. Voilà dans l’ordre ou je l’ai fait les grandes étapes de réalisation. Tiens au passage, j’en profite pour citer un outil Windows sympa: HDDRawCopy 1.02. Je m’en sers pour faire des copy brut de la carte SD avant de tenter des trucs à la con pour pouvoir revenir à un état précédant en cas de besoin.

Bon, zou, on y va.

Installer l’OS

Soyons honnête, celui-là, vous le faites tous seul. D’ailleurs on peut voir ça comme un test d’admission. Si vous n’y arrivez pas, vendez vendre Raspberry Pi sur internet, vous en tirerez plus de satisfaction. Sinon, vous avez le Beginners Guide sur elinux.org, et surtout quand même dans la version Wheezy, la commande raspi-config qui permet de tout bien faire joli sans se fatiguer, et qui de surcroit se lance automatique au premier démarrage de l’OS. Profitez en pour utiliser la fonction qui permet d’assigner un maximum de RAM au CPU au détriment du GPU, complètement inutile dans notre application. Et tant qu’à faire changez le mot de passe de l’utilisateur de base… (protip hacking : le login/mdp par défaut, c’est pi/raspberry. Si vous tentez de vous connecter malicieusement au R-Pi de quelqu’un, commencez par testez ça.)

Configurer la partie réseau

Phase assez importante puisqu’une fois réalisé, votre Pi va enfin pouvoir devenir indépendant de son écran. Commencez par vérifier que votre dongle Wifi est reconnu (ne le cherchez pas si vous n’en avez pas…) avec un lsusb :

moi@tarte ~ $ lsusb
Bus 001 Device 001: ID 1d6b:0002 Linux Foundation 2.0 root hub
Bus 001 Device 002: ID 0424:9512 Standard Microsystems Corp.
Bus 001 Device 003: ID 0424:ec00 Standard Microsystems Corp.
Bus 001 Device 004: ID 05e3:0608 Genesys Logic, Inc. USB-2.0 4-Port HUB
Bus 001 Device 005: ID 152d:2329 JMicron Technology Corp. / JMicron USA Technology Corp. JM20329 SATA Bridge
Bus 001 Device 006: ID 05e3:0608 Genesys Logic, Inc. USB-2.0 4-Port HUB
Bus 001 Device 007: ID 07d1:3303 D-Link System DWA-131 802.11n Wireless N Nano Adapter(rev.A1) [Realtek RTL8192SU]

On voit dans le bordel un machin D-Link, c’est que ça doit être bon. Vérifiez maintenant que vos deux interfaces réseaux apparaissent quand vous taper ifconfig. Vous devriez voir lo, eth0 et wlan0. Si vous n’utilisez qu’une connexion Ethernet et que vous avez connecté votre R-Pi à votre box, sa config réseau doit être bonne et un ping www.google.fr vous confirmera que votre Pi est connecté au monde. Sinon, un petit
moi@tarte ~ $ sudo nano /etc/network/interfaces
vous donnera accès au fichier de config des interfaces réseaux. Voici la mienne, avec la partie wifi avec clé wep en DHCP, et la partie Ethernet en IP fixe.
auto lo
iface lo inet loopback
auto wlan0
iface wlan0 inet dhcp
wireless-mode managed
wireless-essid mon_reseau
wireless-key ###CLE_WEP###
iface eth0 inet static
address 192.168.137.85
netmask 255.255.255.0

Le contenu du fichier tel que je l’utilise vous permet d’avoir une connexion wifi en DHCP sur votre réseau ultra protégé par clé Wep (je vous laisse l’ami Google pour les autres types de clé de chiffrement bien plus sécurisée) pour la partie Web, ainsi qu’une connexion “de backup” directement branché en ethernet sur votre PC. Il conviendra bien évidement d’utiliser une adresse IP sur le même sous-réseau sur le PC.

Connexion d’un disque dur USB

Je ne l’ai pas précisé, mais un boitier disposant de sa propre source d’alimentation est préférable, voir indispensable. Je vous parlais de l’alim du dongle wifi qui était limite, c’est encore plus critique avec un disque dur, nettement plus gourmand. Pour connecter un disque dur sous Linux, il faut le “monter” dans l’arborescence. En gros dire à l’OS “Quand tu détectes tel périphérique, affiche son contenu à tel endroit, de tel façon, avec tel droit”. Quand vous êtes sur la ligne de commande uniquement, il faudra taper la commande adequat une fois le disque dur connecté. Si vous avez lancé l’interface graphique LXDE, il se montera tout seul avec des paramètres génériques plutôt pas mal. J’ai donc profité de ce montage automatique pour recopier les paramètres et les mettre dans le fichier /etc/fstab afin d’avoir un montage automatique du disque dès le démarrage de l’OS.
Je récapitule :

  • Allez dans LXDE avec un startx.
  • Branchez le disque.
  • Récupérez les paramètres actuellement utilisé en tapant mount
  • Débranchez le disque
  • Créez le répertoire de montage la où bon vous semble (chez moi mkdir /media/disque_ext)
  • Editez le fichier fstab pour rajouter la ligne

/dev/sda1 /media/disque_ext auto rw,nosuid,nodev,allow_other,default_permissions 0 0

  • Dans la ligne de commande, tapez sudo mount -a pour monter tout ce qui est décrit dans fstab.

Voilà, vous avez normalement à présent un système qui monte son disque tout seul au démarrage et qui se connecte à l’Internet mondial. Et dès fois que votre box explose, vous gardez un accès via Ethernet.

Partager le contenu du disque

Bon, je ne vous le cache pas, c’est une partie qui m’a un peu fait chier. Si l’installation de base de samba (l’outil Linux qui permet de partager des fichiers “façon partage de fichiers Windows”) est très simple comme n’importe quelle installation sous linux, sa configuration est toujours un peu hasardeuse à mon gout. Mais au moins, on contrôle TRES finement le moindre droit d’accès.
Premier truc, installer samba :
sudo apt-get install samba
Ensuite viens la partie la plus marrante, celle où on va remercie Google d’exister, l’édition du fichier de configuration. Mon but à moi était d’avoir un repertoire publique, accessible par n’importe quel utilisateur de mon réseau, sans login ni mot de passe. Les plus “power user” d’entre vous voudront peut être également des répertoires par utilisateur, mais dans mon cas, le seul répertoire qui m’intéresse est celui dans lequel vont attérir tout les téléchargements lancés via torrent ou via direct download.
Le fichier de configuration de samba est le suivant : /etc/samba/smb.conf. Avant de tout pourrir parce que vous risquez de faire quelques essais à taton avant d’obtenir la bonne solution, faites une petite copie du fichier.
sudo cp /etc/samba/smb.conf /etc/samba/smb.conf.original
Ensuite, pour l’éditer :
sudo nano /etc/samba/smb.conf
Dans mon fichier, j’ai modifié le droit d’accès général (section ####### Authentication #######), qui est passé de
#security = user
à
security = share
J’ai également rajouter
map to guest = bad user
guest account = nobody

Et enfin j’ai inséré à la fin le bloc
[Partage]
comment = Public Storage
path = /media/disque_ext/
read only = no
public = yes
browseable = yes
guest ok = Yes
create mode = 777
directory mode = 777

pour désigner mon répertoire de partage. J’ai également changé les droits d’accès, de façon un peu brutale il est vrai, à mon disque externe. En effet, vous avez beau avoir le droit de passer l’étage d’authentification samba avec votre PC, ça n’octroit pas forcement le droit d’accéder à tout les répertoires du serveur. Un chmod sur le repertoire /media/disque_ext devrait faire l’affaire.
Dernière étape, à faire à chaque modification de /etc/samba/smb.conf, relancez le serveur samba :
sudo /etc/init.d/samba restart
Félicitation, si tout marche bien, vous avez un NAS. A noter au passage que votre R-Pi devrait apparaitre dans l’explorateur de réseau de Windows, mais la règle qui décide par quelle interface réseau vous y accédez m’est complètement inconnue. En effet, vous pouvez utilisez soit votre carte Wifi, qui étant connecté au même réseau que le serveur permet de s’y connecter, soit votre carte Ethernet. Le meilleur moyen que j’ai trouvé pour forcer Windows à utiliser une carte ou l’autre est d’entrer directement l’adresse IP correspondant à l’interface voulue dans la barre d’adresse de l’explorateur (ou via le menu “Executer”). Ainsi, en passant par \\192.168.137.85, vous utilisez l’IP que vous avez configurée pour Ethernet, et donc vous bénéficierez d’un débit nettement meilleur pour lire et écrire sur votre serveur. Tant qu’à automatiser les choses, j’ai créé dans Windows un disque réseau lié directement à mon repertoire de partage, m’évitant donc de me poser la question quand je veux récupérer mon DVD d’install de Ubuntu de 6Go.

Installer Transmission

Transmission est un client torrent un peu connu, à tel point que c’est celui fourni avec les distributions Ubuntu et leurs dérivées (LinuxMint, par exemple). Pour l’installation, comme d’hab c’est assez simple, il faut juste savoir que c’est le paquet transmission-remote et pas transmission tout court qui vous intéresse. Transmission-remote contient juste ce qu’il faut pour utiliser le client avec une interface web ou bien la ligne de commande. C’est le premier cas qui nous intéresse.
Ensuite vient la config de transmission, et cela se fait par le fichier /var/lib/transmission-daemon/info/settings.json
Il convient de modifier plusieurs choses, du genre :
accès par l’importe à partir de n’importe quelle adresse source : "rpc-whitelist": "127.0.0.1,*.*.*.*",
Nom de l’utilisateur : "rpc-username": "moi",
Mot de passe : "rpc-password": "les-fps-c-lol",
NB: cette ligne sera crypté au prochain restart du service
Port de connexion : "rpc-port": 1234,
Emplacement de téléchargement : "download-dir": "/media/disque_ext/",
Dernière étape, on redémarre le service pour prendre en compte les modifs
sudo service transmission-daemon start

Voilà, vous pourrez donc vous connectez à votre interface en allant sur http://server_ip:1234, en utilisant soit l’adresse du Wifi, soit celle de l’Ethernet.

L’interface web permet déjà quelques réglages sans avoir à toucher à settings.json, mais au besoin vous pourrez paramétrer un peu plus finement votre serveur en tapant dans le fichier.

Installer Lighttpd et PHP pour la suite

Alors non, mon but n’était pas d’hebergé un serveur web avec mon CV et mon blog, parce que 1) je ne cherche pas de taf, et j’ai déjà un blog que vous êtes dessus. Mais pour gérer les téléchargements directs, je n’ai trouvé que wget4web, qui est un ensemble de scripts CGI en Perl qui fonctionnent donc à partir d’une page web. Et pour le PHP, c’est que j’avais besoin d’information pour certain lien que seul PHP pouvait me fournir. Mais on verra cela dans les parties suivantes.

L’installation de Lighttpd est relativement conne, et c’est encore une fois la config qui s’avère plus délicate.
Pour l’installer, one more again :
sudo apt-get install lighttpd
Puis les extensions PHP
sudo apt-get install php5-common php5-cgi php5
Activation de l’extension PHP
sudo lighty-enable-mod fastcgi-php
Activation de l’extension CGI
sudo lighty-enable-mod cgi

L’activation de CGI va créer un fichier /etc/lighttpd/conf-enabled/10-cgi.conf, que vous modifierez de la façon suivante

$HTTP["url"] =~ “^/cgi-bin/” {
cgi.assign = (
“.cgi” => “/usr/bin/perl”,
)
}

pour spécifier à votre serveur quels binaires il devra utiliser lors d’un accès à un fichier .cgi .

On termine par dire serveur web de prendre en compte la nouvelle config
sudo service lighttpd force-reload

D’un point de vue facilité d’utilisation, il est pratique d’autoriser votre utilisateur linux du R-Pi à utiliser facilement le dossier /var/www/ dans lequel se trouve vos pages (genre éviter de faire des sudo à foison pour mettre des fichiers dans le repertoire).

Changez le propriétaire du dossier pour assigner le groupe www-data
sudo chown www-data:www-data /var/www
Donnez le droit d’écriture au groupe
sudo chmod 775 /var/www
Ajoutez votre utilisateur (”moi”) au groupe
sudo usermod -a -G www-data moi

Vous avez maintenant un serveur web capable d’executer des scripts en Perl et du PHP, et vous pouvez donc monter un site web 1.0 accessible à http://server_ip, en mettant vos pages dans /var/www/ .

Installer et configurer wget4web

On arrive à un point qui n’est plus très compliqué. Télécharger à la main (oui, des fois ça arrive!) l’archive contenant wget4web dans votre /var/www, en créant un répertoire cgi-bin au préalable.

cd /var/www
mkdir cgi-bin
cd cgi-bin
wget http://exir.ru/wget4web/wget4web-1.0.tar.gz

Et décompresser là directement dedans
tar xzf wget4web-1.0.tar.gz

Il vous faudra ensuite modifier /var/www/cgi-bin/wget4web/data/info.cgi dans lequel se trouve les emplacements de téléchargements ainsi que certaines autres infos intéressantes :

# Directory for Wget logs
$logsdir = "/media/disque_ext/logs";
# Directory for tasks for wget
$tasksdir = "/media/disque_ext/tasks";
# There save downloading files
$filesdir = "/media/disque_ext/p";

N’oubliez pas d’aller créer les répertoires logs et tasks à la racine de votre disque externe…

Puis, dans le fichier /var/www/cgi-bin/wget4web/data/users.cgi, ajouter les utilisateurs qui auront droit d’utiliser le service. La syntaxe est simple, chaque ligne contient un utilisateur, son mot de passe, et la mention admin pour accéder à quelques options de niveaux supérieurs :
moi|mo2pass|admin
lui|lololol

Vous avez maintenant accès à :
http://server_ip/cgi-bin/wget4web/add.cgi - Permet d’ajouter un téléchargement
http://server_ip/cgi-bin/wget4web/progress.cgi - Permet de voir les DL en cours
http://server_ip/cgi-bin/wget4web/admincenter.cgi - Permet de voir certaines statistiques et permettre la supression des téléchargement en cours.

Quand on lui demande télécharger un truc, ça fait le boulot. Le soucis c’est que les pages de stats ne fonctionnent pas bien. C’est un peu pénible, mais bon, on peut faire avec. J’ai vu un type proposer une version modifié, mais uniquement sous forme de binaire pour des Mybook de WD. Les binaires… chouette…

Voilà, vous disposez maintenant d’un serveur qui fait tourner des services de téléchargement divers, pour peu que vous connaissiez les adresses de chaque pas. C’est la où c’est super classe d’avoir un serveur http déjà prêt, vous allez pouvoir faire une page de résumer de tout les liens disponibles sur votre Raspberry.

Configuration de la box pour gérer tout ça de loin

Bon, c’est super cool, mais si vous pouviez manager tout ça de loin, genre avec votre smartphone pendant que vous êtes au pestacle de fin d’année de votre moutard, ça serait mieux. Dans l’idée, vous avez 3 ports à rerouter sur votre box. Le port 80 pour le serveur web, le port 1234 pour Transmission, et éventuellement, le port 22 pour vous connecter discretement en ssh (qu’évidement vous changerez, au moins sur la box, par mesure de sécurité).
Pour cela, utilisez Google qui vous dira comment facilement router les ports de votre box vers les ports TCP du Raspberry Pi.

Comment se debrouiller avec son IP dynamique

Je fais partie de cette frange de la population dont la box change régulièrement d’IP pour une raison qui m’échappe encore. Enfin, ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi certains changent, et pas d’autre. Bref, peu importe, j’ai trouvé un truc. Vous pouvez tenter de vous debrouillez en vous inscrivant sur un site genre no-ip ou bien dyndns, ce que je n’avais pas envi de faire parce que 1) la dernière fois que j’ai essayé de faire un truc comme ça, j’ai pas réussi 2) j’ai mon propre site et j’avais envie de pouvoir m’en servir. La classe ultime aurait été de pouvoir créer un sous domaine qui m’amène directement sur le R-Pi. Mais cela n’est visiblement pas possible avec mon hébergeur. Pour remédier à ça, j’ai donc créé un script (merci au gens qui m’ont aidés à le faire!) qui se lance tout les 5min a l’aide des cron table de linux, qui va regarder mon adresse IP publique, et la compare avec la précédante (stockée dans un fichier texte).
Si l’adresse est identique, on ne fait rien, et si elle est différente, j’upload sur mon site un page web contenant une bête redirection vers la nouvelle adresse IP.
Pour récuper l’IP, je choppe la page de garde de icanhazip.com.

#!/bin/sh
FILE='redir.html'
rm $FILE
wget -O ip.txt http://icanhazip.com
cmp -s ip.txt ip_old.txt
if [ $? -eq 0 ]; then
echo “Same IP has previous, no need to change”
else
echo “IP different, will upload IP redirection”
echo “<html>” >> $FILE
echo “<head>” >> $FILE
echo -n “<title>Ma redirection</title>” >> $FILE
echo “<meta http-equiv=\”content-type\” content=\”text/html; charset=utf-8\” />” >> $FILE
echo -n “<meta http-equiv=\”refresh\” content=\”2; URL=http://” >> $FILE
sed -n ‘1p’ ip.txt >> $FILE
echo  “\”>” >> $FILE
echo “</head>” >> $FILE
echo “<body>” >> $FILE
echo “</body>” >> $FILE
echo “</html>” >> $FILE
./envoi_fichier_ftp
fi
mv ip.txt ip_old.txt
exit 0

Ce script en appelle un deuxième pour l’upload du fichier, le script envoi_fichier_ftp (Je reconnais m’être honteusement très inspiré de l’internet pour faire ce script):

#!/bin/sh
HOST='ftp.monsite.fr'
USER='moi'
PASSWD='***'
FILE='index.html'
ftp -n $HOST << END_SCRIPT
quote USER $USER
quote PASS $PASSWD
put $FILE fb/$FILE
quit
END_SCRIPT
exit 0

Je précise qu’il n’y a aucune nécessité d’avoir un site internet à soit pour faire marcher ce truc, vous pouvez très bien l’utiliser avec un monsite.free.fr.

Les plus attentifs (s’il y en encore, cet article est le plus long que j’ai fait, je crois. Je vais surement mettre des photos de dames pour donner du courage aux plus téméraires lecteurs) auront remarque que la redirection m’amené sur la racine de l’adresse ip externe… où il n’y a rien. En effet les script CGI sont http://server_ip_extern/cgi-bin/wget4web/***.cgi, et le serveur Transmission sur un port différent. Voilà donc l’occasion rêvée de faire une page de garde en PHP !

Si faire une une page avec les liens vers les CGI est plutôt simple, changer le port alors que, je vous le rappelle, l’on ne connait pas l’IP sur laquelle on se trouve est un poil plus compliqué. Enfin, une fois qu’on a la bonne variable PHP (merci au gens qui m’ont aidés à le faire, encore une fois), c’est plus simple. Voilà le petit bout de code qui m’a permis de faire un lien sur l’adresse IP en changeant de port :

<?php $ip = $_SERVER['SERVER_NAME']; ?>
<p><a href=”http://<?php echo $ip;?>:1234″>truc avec des torrents légaux</a>

Cela aura le bon goût de s’appliquer quelque soit votre IP d’accès, externe, interne via Wifi, interne via Ethernet
Le reste du fichier est du html tout ce qu’il y a de plus con, des liens, un titre pour faire joli, une CSS pour faire encore plus joli (ok… ça m’a servi pour éviter une répétition de l’image de fond). Vous pouvez même faire des trucs trop top avec des cadres, des frames, des gifs animés de david bastien, des photos de votre chien, mais rappelez vous une chose, tout cela tourne sur un tout petit serveur avec le petit upload de votre ADSL (les fibrés, vos gueules !), ne lui en demander pas trop !

Bon, ceci clos ce gros paté pour faire de presque A à Z un serveur de téléchargement. J’espère n’avoir rien oublié pour qu’au moins, de base, ça marche. Pour finir, je tiens aussi à préciser que ces travaux sont l’oeuvre d’un passioné un peu touche à tout, et pas vraiment un professionnel du domaine. Certains points sont donc clairement améliorable, et c’est avec une certaine humilité concernant l’ensemble de la réalisation que j’en parle. Je suis conscient qu’il existe peut être des failles ou des imperfections inadmissibles, et si vous aviez quelques conseils à prodiguer, allez y de bon coeur !

Sources
http://elinux.org/RPi_Adding_USB_Drives
http://elinux.org/R-Pi_NAS
http://sorrodje.alter-it.org/index.php?article29/seedbox-sur-micro-vks-avec-transmission”
http://www.penguintutor.com/linux/light-webserver
http://bredsaal.dk/using-shell-scripts-for-cgi-in-lighttpd
http://exir.ru/wget4web/

Raspberry Pi

Thursday 5 July 2012


Aujourd’hui, on va parler un peu de ce petit “ordinateur”. En effet, malgré sa taille et son encombrement plus que réduit, il faut bien reconnaitre qu’on y branche la même chose que sur une UC classique (clavier/souris/écran/alim/”disque dur”), et que ça permet de taper du texte, aller sur l’Internet, envoyer un mail, bref, des trucs qu’on sait déjà tous faire avec un PC classique, une console de jeu ou un smartphone.

Alors qu’est ce que ça fait d’intéressant ? Et bien en général, on y voit 3 applications majeurs :

  • Officiellement, les concepteurs du RPi le voit comme un support pédagogique low cost pour l’apprentissage du développement. La version de l’OS proposé de base, Debian,  embarque de quoi développer dans pas mal de langage différent (python, C, perl, …), avec des approches graphiques (scratch).
  • Pour les autres, une machine embarquant Linux et bouffant 2/3W qui fait un jolie petit serveur domestique (NAS, LAMP)
  • Et pour les radins, ça peut même faire un média center. En effet, si le processeur principal est clairement un peu out-of-date, il embarque un GPU qui à l’air de prendre en charge du 1080p

Et pour moi ? Et bien je me cherche encore. Ça sera de mauvaise foi de dire que j’ai pas eu le temps, car j’ai commandé la carte chez Farnell le 3 mars, et je l’ai reçu il y a 2 semaines. Ça fait un peu de délai oui. En tout j’en ai eu pour 39 euros, frais de port compris. J’ai bidouillé un peu, fait un NAS vite fait, pourri une fois l’OS, tellement que je l’ai déjà réinstallé, et au final je crois que je vais plutôt faire du dev avec, et ce qui me plairait c’est de faire clignoter des Leds. Ouais, faire clignoter c’est tellement chouette. Bon, en gros, interfacer un peu d’électronique avec pour pouvoir construire Optimus Prime.

Alors si toi aussi tu te sens l’âme d’un bidouilleur de l’extrême et que tu veux tenter de faire des choses avec ton Pi Framboise voilà deux trois liens.

Le site de base, pour avoir des news trop bien genre “Tu peux acheter le boitier en Lego !” : www.raspeberrypi.org

Le wiki “officiel”, dans l’ensemble une bonne mine d’information : elinux.org/R-Pi_Hub

Le jour où vous recevez enfin votre Raspberry Pi, que vous avez installez elinux.org/RPi_Beginners. Vous y trouverez les 2 ou 3 trucs de base à savoir pour avoir une jolie Debian avec un compte à votre nom, configurer votre clavier, la langue du système, enfin bref, tout ce qui ce fait lors d’une installation sur un PC classique.

A partir du wiki j’ai extrais des liens vers des lib que je testerais WiringPi et les drivers de Mike McCauley. Ce sont des librairies en C permettant de jouer avec la partie GPIO. Les broches accessibles permettent également de faire d’autre type de communication, plus ou moins supportées également par ces drivers. Au pire ils ont l’air suffisamment bien documenter pour qu’avec la documentation du CPU du Raspberry Pi on puisse les compléter facilement.

Ah, j’oubliais, si l’achat d’un boitier n’a pas beaucoup d’intérêt, j’ai trouvé autre chose qui fait très joli :  le Starter Kit de SKPang. C’est un support pour le RPi avec une plaquette d’évaluation, ainsi que des leds, des résistances et interrupteurs. Ce qui ont fait un peu d’électricité/électronique au lycée auront une petite remonté de souvenirs émus. Pour commencer à faire du prototypage d’I/O vers le monde extérieur, ça m’a l’air pas mal du tout.

Retour de notre grande série, Parlons “embarqué” afin de monter dans les hautes sphères de la communication. J’ai parlé la dernière fois de communication entre mon µC (microcontrôleur) et divers composants avec un principe de base, le bus parallèle.

Mais vous l’avez constaté vous-même, ça devient vite un peu le bordel, c’est donc pour ça qu’une tétrachié de chercheur et d’ingénieur ont mis au point des bus de communication pour se faciliter un peu le câblage.
Exemple pratique récent avec vos disques durs, regardez moi dans les yeux du blog et dîtes sincèrement que vous ne regrettez absolument pas cette superbe interface qu’était l’IDE (ou Parrallel-Advanced Technology Attachment) au profit d’un Serial ATA beaucoup plus saillant.

Hummmmmiam, la bonne vieille nappe IDE qui niquait le flux d’air du PC, qui entrainait des galères de “T’es en slave ou en master sur la nappe?”, ça en fait des bons souvenirs !

Bref, rapidement on se rend compte que physiquement parlant, ça serait bien de pouvoir brancher autre chose que des machins qui font quarante fils de large pour quelque chose de plus discret.

Mais avant d’aller voir plus loin, parlons du moyen le plus simple pour “communiquer” avec un µC : le DI/O. Comme Digital Input / Output. Et oui, quoi de plus gratifiant que de faire rentrer un signal (avec un interrupteur ou un bouton poussoir) et de voir un résultat sur une sortie avec une petite LED dessus ? Et oui, ça vend toujours autant du rêve ici. Mais sans déconner, quand vous venez de finir de monter votre PC, vous faites quoi a part appuyer sur un putain de bouton en regardant la diode de la façade, attendant l’allumage de cette dernière tel un enfant qui attend fébrile le père noël ? Comme quoi, avec une diode on fait passer pas mal de message. Si vous voulez, vous pouvez même câbler 8 diodes et faire LE TP d’informatique industrielle le plus célèbre, le “chenillard”, ainsi que sa version haut de gamme dite “K2000″. Avec une Led, vous pouvez faire du morse, bon vieux protocole de communication série qui marche aussi bien avec des fils électriques qu’avec des signaux lumineux (foutez vous de ma gueule avec ma Led, mais les bateaux ont utilisé ce principe pour chatter).

Parallèle ? Série ?

Mais si rappelez-vous, je vous expliquais que le µC plaçait des niveaux électriques sur le bus de données. Dans mon exemple on utilisait un bus 8 bits, on avait donc en parallèle 8 informations sur 8 fils. Et si maintenant on disait que plutôt que d’envoyer 8 infos en même temps sur 8 fils on envoyait un série de 8 informations l’une après l’autre sur un seul fil ? Si la communication parallèle est faite avec une vitesse de 1 rafraichissement par seconde, il suffit d’aller 8 fois plus vite sur un seul fil pour obtenir le même débit.

Un bus parallèle à 1Hz (majuscule au H, je vous rappelle qu’Hertz est un éminent monsieur) offre les même performances qu’un bus série de 8Hz. Donc pour envoyer une information en série sur un seul fil, il suffira de mettre un niveau logique haut puis bas à une fréquence qui sera connu par le récepteur. Vous imaginez bien d’allumer et d’éteindre une Led à une fréquence constante pour envoyer un message est vite chiant, et c’est pour ça que des gens ont sacrifié leur vie pour créer des interfaces de communication standardisées.

Et la première interface qui me servira de support sera… la liaison RS-232 ! J’en vois deux au fond (toujours les mêmes) qui se disent que “tiens ça me rappelle un truc”. Et oui, dans les temps reculer de l’informatique cette sympathique interface méritait d’avoir son propre port sur votre PC, sous la forme d’une prise DB9 qui s’appelait glorieusement sur votre PC : COM1.

“AAAAAaaahhhh ouuuuuuuuui ! J’me rappelle, j’y branchais (enfin, papa le faisait…) mon modem US-Robotics 33,6kbauds pour aller occuper la ligne téléphonique avec les CD d’AOL gratuit trop bien”.

Exactement, cette glorieuse interface a fait son temps car elle permettait de brancher un peu un n’importe quoi pourvu qu’un dispose d’un logiciel qui gère une communication avec un périphérique externe (modem, imprimante, scanner, lance missile USB… ah non pas celui là, mais on aurait pu). Aujourd’hui elle a disparu du cul des PC grand public, et seul les professionnels en ont parfois besoin (moi en particulier) car c’est une interface très simple à utiliser pour discuter avec de l’électronique embarquée. Au passage j’en profite pour dire que si le connecteur n’est plus présent, les fils qui l’utilisent sont parfois disponibles sur les cartes-mères. Ainsi vous pouvez à peu de frais acheter le connecteur et faire un coup de tuning/soudure pour un effet rétrochic des plus charmants.

Question : Pourquoi le connecteur ayant disparu, l’interface électrique est elle toujours présente ? Et bien ce n’est que mon avis, mais c’est parce que le module du processeur qui va derrière est tellement bidon, peu cher et historique que tout les designers du puce le garde “au cas où”.

Ce module s’appelle la plupart du temps un UART (Universal Asynchronous Receiver Transmitter). L’UART est un module de µC qui se charge de transformer des signaux électriques en valeur compréhensible par le cœur du processeur, et de faire également l’inverse, transformer des informations venant du cœur en signaux électriques. Parce que manuellement changer les niveaux électriques est fatiguant, l’UART se charge d’envoyer à vitesse constante les octets qu’on lui met en entrée, déchargeant ainsi le CPU de cette tâche ingrate. L’UART est un périphérique qui utilise 3 fils :

  • Un pour la réception (Rx)
  • Un pour l’émission (Tx)
  • Une masse électrique.

D’un point de vue électrique lors d’une communication on observe ce genre de chose :

Lorsqu’on connait la vitesse et quelques autres paramètres, on peut facilement regrouper les changements d’états par paquets de 8 et ainsi recréer des octets, qui vont au final former un message qu’on décodera ensuite dans le programme. Sur l’exemple ci dessus, le programme reçoit une trame et en renvoi une identique. Si on fait le regroupement précité, on observe ça :

Si avez le temps, observez les niveaux logiques et vous pourrez trouver les valeurs binaires de chaque paquet, qui donne les valeurs hexadécimales de la première ligne. Pour indication la deuxième ligne montre les valeurs ASCII correspondantes (sauf les valeurs entre guillemets car elles ne correspondent à aucun caractère “classique”). Si cette trame est envoyée sur un PC avec un Hyperterminal, vous verrez donc quelques caractères s’afficher à l’écran.

On a donc utilisé 2 fils pour faire transiter 8 octets de 8 bits chacun, soit 64 bits. Plus pratique que 64 fils !

Limitation et contre mesure

La limite principale d’une communication série est la perte de données suite à une vitesse trop élevée. En effet si on regarde les chronogrammes ci dessus, il est facile de comprendre que si un bit est oublié, tout le message est décalé et l’information est mal comprise. Et plus on augmente la vitesse, plus le risque d’incompréhension est grand. De plus, dans le cas de la RS232, le côté “repère temporelle” est indépendant de chaque côté. C’est à dire que l’émetteur et le récepteur sont “sensé” utiliser la même vitesse de communication. Mais si ce n’était pas le cas… impossible de se comprendre.

Autre soucis, la préservation de l’intégrité des données. C’est simple, il n’y en a pas. Si une perturbation vient transformer un 1 en 0, impossible pour le récepteur de le savoir. Cependant on peut palier à ça en intégrant des checksum dans les trames, au prix d’une phase d’analyse supplémentaire à l’émission et à la réception. Et oui, rien n’est parfait en ce bas monde.

Conclusion

Une communication dans un système embarqué est soumise à un certain nombre de contraintes dont l’encombrement. On voit bien avec ces quelques paragraphes l’intérêt d’une communication série qui permet de limité les éléments à câbler. Si la RS232 répond à des besoins simples, elle sera insuffisante pour des communications rapides ou bien soumises à des contraintes de pollution électromagnétique.

Et bien ce que je peux conclure c’est que cet article et déjà assez long comme ça, alors que j’avais envie de parler d’autre type de bus de comm. Rendez un peu plus tard pour parler SPI, CAN et pourquoi pas USB et Ethernet.

Le GW620 (nom de code constructeur : Etna ; nom de code commercial : Eve ; nom coréen : KH5200) est un téléphone d’entrée de gamme. Il est sorti en Novembre 2009 et est le premier LG sous Android. Pour ce coup d’essai, les composants du téléphone sont très corrects :

  • CPU: Qualcomm MSM7200A @ 528 MHz (le même que dans les Samsung Galaxy, HTC Hero, HTC Magic)
  • Ecran: 3′, 320 x 480
  • Mémoire : 256 Mo pour la RAM, 512 Mo ROM,
  • APN : 5 MP + Flash/Autofocus
  • Clavier physique en slide.

La construction est bonne, et après un an d’utilisation, le téléphone ne souffre d’aucun jeu particulier sur la partie mécanique.

Officiellement :

Rapidement, son plus gros défaut se fait sentir, son absence de support de la part du constructeur. Pire encore, les annonces incohérentes s’enchainent, et le flou autour du téléphone s’épaissit. Ainsi, le 17 février, on peut lire sur FrAndroid qu’une mise à jour aura lieu pour 2.1 (Le GW620 aura le droit a sa mise a jour vers Android 2.1). Premier couac, car 15 heures plus tard, nous avons le droit à un démenti (Erratum : pas d’Android 2.1 pour le GW620). Malgré une éventuelle porte de sortie vers Android 1.6, la déception est grande chez les détenteurs du téléphone, dont un certain agacement commence à poindre sur les forums. Quelques jours plus tard, le 26 février 2010, LG France annonce via Twitter qu’Android 1.6 sortira bien sur le Eve (C’est officiel : mise à jour Android 1.6).

En ce qui concerne la France, fin de l’histoire, plus rien d’officiel ne sera annoncé. Aujourd’hui encore lorsque qu’un utilisateur demande au support LG « Le GW620 verra t’il autre chose que Android 1.5 », ce dernier répond négativement. Politique de comm’ LG France, pratiques douteuses ?

A l’étranger ? :

Du côté de l’international, LG Corée sort au mois de mai une version 1.6 pour le KH5200, talonné par LG Canada qui sort également une rom officielle pour l’opérateur canadien Rogers, ce qui fait renaitre un peu d’espoir chez les utilisateurs de l’hexagone. Cependant, ces versions posent problème chez certain, qui reste donc sur le bon vieux firmware 1.5, privé des derniers raffinements en terme d’appli, comme par exemple Google Navigation, disponible à partir d’Android 1.6.

Officieusement :

Alors que tout espoir semble perdu et que les utilisateurs du GW620 regardent tristement leur téléphone abandonné par LG, un développeur allemand, Polytheus, annonce sur XDA ses travaux sur le portage d’Android 2.1, puis sort une première version, un peu bancale (pas de Bluetooth, conso de batterie élevée), certes, mais utilisable en juillet. L’intérêt est vif de la part des utilisateurs qui servent alors de beta-testeurs, alors que quelques autres développeurs aident Polytheus à mettre en place le projet OpenEtna, avec site dédié, une page Google Code et forum pour améliorer au maximum la rom OpenEtna.

Le 1er Octobre, Polytheus annonce la release d’un firmware reprenant le code de Cyanogenmod 6, permettant ainsi au GW620 de goûter au yaourt glacé d’Android 2.2.1, avec en prime toutes les petites améliorations des rom Cyanogen. Pendant de long mois l’équipe de développeurs amateurs d’OpenEtna corrigent les soucis de jeunesse du firmware et arrivent à exploiter tout le hardware (appareil photo, Wifi, Bluetooth) et se permettent même de surcadencer le processeur à 710MHz sans trop de casse au niveau de l’autonomie, grâce aux dernières optimisations d’Android 2.2 et de Cyanogenmod. En parallèle, des premiers travaux sur Android 2.3 sont démarrés, mais sans firmware à la clé. Si cette communauté d’utilisateurs OpenEtna n’est pas aussi vaste que celle de Cyanogen, elle a réuni un bon millier de personne et à permis également la réalisation d’outils d’aides à l’installation sur Windows, Linux et Mac.

Alors que la grogne des possesseurs du téléphone contre LG s’est estompée (plus par lassitude que par satisfaction), apparaît discrètement sur la toile au mois de Janvier 2011 une version « officielle » d’Android 2.2 faites par LG Corée, suivie quelques semaines plus tard par une version dédiée à l’Europe, mais sans aucunes annonces officielles. Mais le firmware est assez lent comparé à OpenEtna, et la communauté des utilisateurs a un avis assez mitigé sur la meilleure Rom à choisir. Mais il vaut mieux avoir un choix à faire, que pas de choix du tout.

Puis le temps fut venu pour le leader d’OpenEtna de passer à autre chose, et en Février dernier il annonce discrètement qu’il laisse (temporairement ?) le projet de côté. Les firmware LG n’ayant toujours pas réellement de support officiel et le principal moteur au développement d’OpenEtna ayant quitté le navire, la perspective d’évolution du GW620 s’obscurcit considérablement.

Dernier et heureux rebond de l’histoire, le 1er avril, un développeur coréen, Won-Kyu Park, livre une version « alpha » d’un firmware Android 2.3.3 basé sur Cyanogenmod 7, sur les drivers de la version 2.2 de LG et sur les travaux d’OpenEtna. Le projet OpenEve apporte un nouveau souffle sur le GW620, car cette version alpha est très fonctionnelle malgré quelques bugs de base mais qui peuvent être corrigés sans avoir besoin de recompiler complètement le firmware.

Au final on voit que si l’on se place du point de vue « officiel France », le GW620 n’a connu qu’Android 1.5. Alors qu’en fouillant un peu dans le monde merveilleux des roms alternatives, on a pu installer dessus Android 1.6, 2.1, 2.2 et 2.3. Au fil du temps, on constate également que le téléphone est de très bonne qualité, qu’il avait de loin le potentiel pour supporter des mises à jour du système. Quand on lui cherche un remplaçant avec pour critère « écran 3 pouces, 320×480, clavier physique, APN 5MP avec flash, prix abordable » il n’y a rien. Les Milestone 2 et Desire Z restent chers, et le Samsung Galaxy 551 a un écran moins défini, tout comme l’appareil photo qui n’a pas de flash. Autre conclusion, le GW620 prouve le côté extrêmement versatile de la plateforme Android, qui a permis la mutualisation des efforts de nombreux développeurs pour donner une seconde (et une troisième !) vie au « coup d’essai Android » de LG.

Source :

Recyclage honteux : Pekeepilot

Tuesday 22 February 2011

Oui, c’est honteux de reprendre ces vieux articles, mais quand j’ai reparcouru mon répertoire de vidéos Youtube, j’ai exprimé un petit sourire de nostalgie, teinté d’une bref montée d’orgueil made in “Yes, I did that”.

Ça parle d’une équipe de jeunes ingés un peu branloss (à l’époque on se trouvait sérieux, mais avec le recul…) qui se sont amusés à développer une appli pour piloter un robot en forme d’aspirateur en Wifi avec une Nintendo DS.

Mon vieil article d’il y a deux ans.

La lol-vidéo :

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Finalement, avec le recul, on était super précurseur ! L’air de rien on a eu l’idée de piloter un robot avec un machin tactile et des accéléromètres fin 2006 et on l’a fait en janvier 2008. L’Iphone est sorti mi 2007 et le drone Parrot en 2010. La plupart des applis qu’on trouve sur les Market Apple et Android sont grosso merdo le même genre d’appli que ce qui se faisait avec la bibliothèque PALib qu’on avait utilisé pour notre soft.

On n’aurait peut être pas du s’inquiéter du côté légal de notre projet (les linkers sur DS faisaient grand bruit en 2007) et créer une boite pour faire des trucs à la con avec des robots et des périphériques Wifi ! On aurait gagné des millions de fan sur facebook (ça c’est un but intéressant dis-donc), plein d’argent, des bols de coke !

Enfin bon, on a rien fait du projet une fois terminé. Maintenant que je suis dans un bureau de R&D j’ai tout ce qu’il me faut pour refaire un genre de robot pareil, mais le temps… le temps manque ! Et puis je ne suis pas payer pour faire des robots Wifi. C’est dommage des fois, ça pourrait être trop lololol de repartir sur un truc du genre.