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Des photos, et des restes. le blog de ecaheti.

Archive pour February 2013

Oui, je sais, le titre est trompeur, comme d’hab.

Étant de passage dans le bouchonnois (enfin, la Sologne pour être précis), j’ai fait un petit tour dans un musée, le Musée Matra Automobile. Et, l’air de rien, voilà ce qu’on peut voir dans cet endroit pittoresque :

Ouais, une vrai voiture d’homme, qui fait de la piste à 300km/h. J’ai une grande tendresse pour l’espace parce que ma Maman elle avait un Espace 1 deuxième modèle pendant des années, qu’elle a revendu pour un Espace 3 en 1999 et … qu’elle a toujours. On peut cracher sur les voitures français mais les Ren… et non ! Raté ! L’Espace, de son premier proto (assez moche, vraiment dans le style minivan américain dont il s’inspire) …

… à la version 3 dont le dernier modèle sorti des usines (874242) est présent sur le site du musée…

… je disais donc L’Espace est un véhicule conçu par Matra Automobile. Sortie du même cerveau que celui qui accoucha des Djet, Bagheera, Murena et autre Rancho. Dans la tête du clampin de base, ces voitures sont associés à d’autres constructeurs car si Matra avait le loisir de faire des voitures un peu atypique, la distribution grand public nécessitait souvent un appuie avec un gros à côté. Bref, pour en revenir à l’Espace F1, c’est une idée à la con à la base : on prend un Espace de série (modèle 2 à l’époque) et on lui colle un moteur centrale Renault V10 de 10 cylindres, 40 soupapes, 3,5 L, 137kg pour obtenir 820 ch. C’est donc le même moteur qui fut champion du monde en 1994. Le reste va avec au niveau transmission, boite de vitesse et système de freinage. Au final on obtient un machin qui atteint 200km/h en moins de 7 secondes et qui se promènera à 300 km/h sur une ligne droite.

Pour le fun on pourra la qualifier de Formule 1 quatre place. A noter qu’il existe en fait 2 exemplaires de la bête, un qui a servi de démonstrateur (piloté par Alain Prost, pour la rigolade), celui que j’ai vu, et un autre pour la frime, qui se trouve dans la collection Renault, à Flins.

Ce petit tour au musée fut émouvant, témoignage et hommage à une des nombreuses grandes marques de l’auto française qui sortirent des trucs pas commun, beau, ou brute de performance et qui se sont éteintes. En sortant du musée nous fîmes un petit tour dans Romorantin pour voir l’usine où furent produit une grande partie des véhicules de la marque. Avec un grand panneau de travaux publiques “Destruction des batiments des usines Matra Auto de Romorantin”. Sniff, une page se tourne ! Pour être précis, s’est tourné en 2003 quand le groupe Lagardère décida que bon, Matra Auto ça coûte des sous, et l’Avantime était un bide intersidéral.