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Des photos, et des restes. le blog de ecaheti.

Archive pour May 2012

Ghost Recon Desert Siege

Tuesday 22 May 2012

Ne me demandez pas pourquoi, j’ai acheté le pack Ghost Recon en promo sur Steam. Peut-être parce que c’est un symbole du massacre de licence et de gameplay made in console comme Ubi en fait tant, et que je voulais remettre la main sur un jeu tactique qui a sa sortie en 2001 était un bon jeu pour les fans de Rainbow 6, mais également mettre la main sur les GRAW (rien que le nom donne l’impression d’un type à 2 doigts de gerber…) histoire de voir comment on massacre une licence. Oui, à l’époque de Graw, je lisais Nofrag, on parlait de PPU, et Dr.Loser disait de gentilles choses sur le jeu.

Oui mais moi, j’avais déjà fini Ghost Recon, mais pas les add-on (pour les plus jeunes, add-on est la version française de “extensions”, un truc un peu comme un DLC, sauf que ce n’était pas juste une arme et un chapeau, il y avait des vrais morceaux de jeu dedans). Si j’ai commencé par Desert Siege, je vais un peu revenir sur certains concepts du jeu, qui faisait sa force.

Le père

Il s’appelle Rainbow 6, également développé par Red Storm Entertainment (et sa vidéo logo indiquant “Tu vas en chier parce que c’est nous qu’on a fait le jeu”). Dans R6, on préparait sagement sa mission sur un écran de planif’, on lançait la map, et rouler jeunesse, un FPS avec une balle / un mort.

L’héritage

Ghost Recon est le pendant “en extérieur” Rainbow 6, avec la partie planif en temps réel. On remplace l’équipe internationale de sauvetage d’otage par une équipe fer de lance de l’armée américaine, celle qu’on envoie avant tout le reste pour commencer le taf. Vous avez le droit à 6 hommes sur le champ de bataille, dont les domaines de compétence varient entre le fusilier de base avec son M16, le support avec sa M249, le démo avec un lance-roquette et un M4, et le sniper avec un M24. On peut modifier un équipement secondaire pour chaque en prenant lance grenade M203, grenades à main, ammos supplémentaires, claymore et encore quelques autres trucs. C’est bien joli tout ça, mais pour faire quoi ?

Libérer de l’oppression !

Et bien pour le coup, je vais vous parler un peu de l’environnement. Les maps semblent plutôt grande (oui, à l’époque c’était pas mal, maintenant à côté d’Arma ça fait terrain de pétanque) et pas mal nivelé, avec gros rocher, un peu d’arbres, de la végétation, des bâtiments à droite à gauche. Dans mes souvenirs, le jeu de base possédait des environnements urbain, là où Desert Siege fait dans les rochers d’Afrique de l’Est. Dans l’ensemble même après 10 ans, l’environnement m’a semblé crédible. On est loin d’un terrain de foot avec un palmier au milieu.

Desert Siege propose des missions assez variées, un coup on vous demande de détruire les restes d’un SR71, un coup faut bêtement dézinguer des noirs rebelles putschiste éthiopiens, une autre fois il faudra escorter des camions de l’ONU, dégager un barrage routier ou libérer des otages.

Gameplay

Alors c’est là que le jeu montre son gros intérêt. Dans l’ensemble tout ce que j’ai écrit précédemment se retrouve dans un 1 jeu de flingue sur 3, donc il faut bien parler de ce qui fait que Ghost Recon est un cool jeu et plutôt inédit. Une fois vos 3 équipes constituées de 6 hommes répartis comme bon vous semble, vous êtes largués sur le champs de bataille, où plus plutôt d’escarmouche, avec 3 ou 4 objectifs. Et là ? Et bien démerdez-vous. Le HUD est minimaliste, avec une boussole, l’état de votre armes, une indication de santé tristate (vivant/blessé/mort). Pas d’autoregen, pas d’indication moderne tel que “la cible est par là, lol”, pas de briefing dans les oreilles pour vous rappeler vos ordres en cours de mission (vous l’avez lu avant d’équiper vos gars). C’est votre bite et votre M16. Le seul luxe est un indicateur pour vous dire “Y a un mec à moins de 5m” et qui vous donne la grossièrement la direction des tirs qui vous arrivent dessus. Pour diriger vos coéquipiers, vous avez accès à une carte tactique où vous pouvez donner des ordres de déplacement, définir une zone à couvrir, ordonner un feu nourri ou bien passer en mode “ferme ta gueule”. Si les options semblent bien plus maigres que la panoplie énorme de Rainbow Six, il ne faut pas oublier que tout cela se passe directement sur le champs de bataille. Une partie alterne donc entre micro planification et action…

… ou pas. Comme Dr.Loser le disais dans son test il y a dix ans, l’ambiance est stressante et on scrute le moindre mouvement au loin, car s’il est facile de buter un méchant avec une balle, il a la même facilité que vous à dégommer ses cibles. Vos collègues étant parfois un peu cons (problème de pathfinding), on évitera de les envoyer à l’autre bout de la map sans savoir ce qui s’y trouve. Ils vous serviront donc majoritairement d’appui feu pour les assauts sur les zones un peu chargées. Ghost Recon se donne des airs de partie d’échec, où l’on avance prudemment ses pions tant qu’on ne connait pas la tactique de l’ennemi. La facilité qu’on a de crever est du même genre de celle d’un Arma, mais dans un jeu plus accessible pour celui qui n’est pas un gunloon né. Et au passage, l’âge du jeu fait qu’il tourne mieux sur des configs en mousse, il est probable qu’un netbook le fasse tourner tout à fond sans problème. Pour en revenir au jeu lui-même, il reste “complexe” avec plein de raccourci clavier (pro tip : configurer la touche pour se baisser de façon accessible, ça sert beaucoup), de quoi mettre à l’arrêt vos camarades, changer leur comportement, ou bien utiliser vos cheat NVG.
Pour en revenir à Desert Siege, c’est sympa pour replonger 10 ans plus tard, mais un poil en deçà du jeu original. Déjà, la durée de vie est assez bof, j’ai bouclé la campagne en mode vétéran (en fait je n’ai pas fait gaffe, mais je crois que c’est le niveau de difficulté intermédiaire) en 6h, et j’ai eu une période d’adaptation. Si je refaisais la campagne maintenant que j’ai réintégré les mécaniques du jeu, je pourrais faire une heure de moins pour boucler les 8 missions. On peut se corser la tâche en ne s’autorisant pas les save/load en cours de map, dont je reconnais avoir usé et abusé tant il peut être rageant de perdre un homme parce que l’IA de l’ennemi réagi vite. Elle a néanmoins un problème de dispersion à longue distance qui d’abord évite de crever trop vite, mais également renforce le stress ingame due à la pluie de balle qui peut s’abattre sur vous. Enfin bon, le pack Ghost Recon a 7 euros, ça le fait malgré la durée.

Y jouer aujourd’hui ?

Et bien j’ai trouvé que ça se faisait bien d’un point de vue graphisme et ambiance, et ce qui fait la force du jeu c’est de se positionner sur le créneau tactique un peu hardcore mais pas trop, dont la difficulté peut tenir un joueur au bord du ragequit sans jamais y arriver. A noter que Fraps faisait planter le jeu, et donc je n’ai pas de screen à présenter. Il me reste à présent à faire le deuxième add-on, Island Thunder, histoire de ranger ce premier épisode de Ghost Recon dans ma catégorie Steam “JEUX FINIS”.

[Photos] Reykjavik à 360°

Thursday 17 May 2012

Ceci n’est pas un œil. Et ni la seule photo…

Un dizaine de photo, Hugin, Photoshop, bref, la recette du bonheur habituelle !