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Des photos, et des restes. le blog de ecaheti.

Archive pour February 2012

[Photos] Islande, encore, toujours…

Monday 27 February 2012

Y retournant dans moins de 2 mois, et travaillant un peu sur mes photos en ce moment, les photos me repassent sous le nez en ce moment. Et puis comme certains bons photographes font du teasing sur le sujet, ça m’a donné envi de partager quelques clichés.

1)
Le Sud, sur la N1, sous les cendre, au soleil pas couchant, mais tout comme. Avoir été sur place pendant le bordel monstre reste un de mes meilleurs souvenirs. Je me dis que d’ici fin Avril, peut-être qu’un coquinou de volcan se remuera !

2)
Un marche sur le glacier Svinafellsjokull, où fut tourner un morceaux de Batman Begins. Avec un guide et sa panoplie 66°North trop classe.

3)
La route entre les montagne, près d’Egilsstadir. Calme, douce, reposante.

4)
Région de Bakkafjordur, exemple de ferme avec son élevage de mouton, coincé entre la mer et la montagne.

5)
6)
Baie d’Husavik, qui outre son musée de la bite (qui a migré à la capitale) propose d’aller faire du Whale Watching. Et voir que les baleines puent de la gueule (enfin de l’évent.

7)
Non loin du lac de Myvatn, tu comprends que le dessous de la croute terrestre n’est qu’un cocotte minute.

8)
Le cheval islandais, qui aiment ta voiture et son capot tout chaud.

9)
Illugastadir, où nous avons dû franchir quelques enclos pour s’approcher de la plage et constater que les phoques ont l’air d’avoir une vie assez compliqué…

10)
Sur le volcan Grábrók, un truc qu’on avait pas vu depuis longtemps : des touristes.

11)
Geysir. Franchement tu peux pas test tant que tu ne t’es pas approché d’un machin pareil. Ce geyser s’appelle Strokkur.

12)
A faire avec Geysir, Gulfoss. En ce moment c’est à moitié gelé et enneigé, c’est très chouette.

13)
La péninsule de Snæfellsnes, dans laquelle Jules Verne a situe l’entrée qui permet d’aller au centre de la terre. Et accessoirement, un coin où se trouve un arc en ciel qui fait du rase motte…

Pour les curieux, ils existent des webcams bien fluides sur Gulfoss, Geysir et pas mal d’autres sites. Elles sont parfois éteintes, mais ça fait un bookmark sympa.

Vivement les vacances !

Retour de notre grande série, Parlons “embarqué” afin de monter dans les hautes sphères de la communication. J’ai parlé la dernière fois de communication entre mon µC (microcontrôleur) et divers composants avec un principe de base, le bus parallèle.

Mais vous l’avez constaté vous-même, ça devient vite un peu le bordel, c’est donc pour ça qu’une tétrachié de chercheur et d’ingénieur ont mis au point des bus de communication pour se faciliter un peu le câblage.
Exemple pratique récent avec vos disques durs, regardez moi dans les yeux du blog et dîtes sincèrement que vous ne regrettez absolument pas cette superbe interface qu’était l’IDE (ou Parrallel-Advanced Technology Attachment) au profit d’un Serial ATA beaucoup plus saillant.

Hummmmmiam, la bonne vieille nappe IDE qui niquait le flux d’air du PC, qui entrainait des galères de “T’es en slave ou en master sur la nappe?”, ça en fait des bons souvenirs !

Bref, rapidement on se rend compte que physiquement parlant, ça serait bien de pouvoir brancher autre chose que des machins qui font quarante fils de large pour quelque chose de plus discret.

Mais avant d’aller voir plus loin, parlons du moyen le plus simple pour “communiquer” avec un µC : le DI/O. Comme Digital Input / Output. Et oui, quoi de plus gratifiant que de faire rentrer un signal (avec un interrupteur ou un bouton poussoir) et de voir un résultat sur une sortie avec une petite LED dessus ? Et oui, ça vend toujours autant du rêve ici. Mais sans déconner, quand vous venez de finir de monter votre PC, vous faites quoi a part appuyer sur un putain de bouton en regardant la diode de la façade, attendant l’allumage de cette dernière tel un enfant qui attend fébrile le père noël ? Comme quoi, avec une diode on fait passer pas mal de message. Si vous voulez, vous pouvez même câbler 8 diodes et faire LE TP d’informatique industrielle le plus célèbre, le “chenillard”, ainsi que sa version haut de gamme dite “K2000″. Avec une Led, vous pouvez faire du morse, bon vieux protocole de communication série qui marche aussi bien avec des fils électriques qu’avec des signaux lumineux (foutez vous de ma gueule avec ma Led, mais les bateaux ont utilisé ce principe pour chatter).

Parallèle ? Série ?

Mais si rappelez-vous, je vous expliquais que le µC plaçait des niveaux électriques sur le bus de données. Dans mon exemple on utilisait un bus 8 bits, on avait donc en parallèle 8 informations sur 8 fils. Et si maintenant on disait que plutôt que d’envoyer 8 infos en même temps sur 8 fils on envoyait un série de 8 informations l’une après l’autre sur un seul fil ? Si la communication parallèle est faite avec une vitesse de 1 rafraichissement par seconde, il suffit d’aller 8 fois plus vite sur un seul fil pour obtenir le même débit.

Un bus parallèle à 1Hz (majuscule au H, je vous rappelle qu’Hertz est un éminent monsieur) offre les même performances qu’un bus série de 8Hz. Donc pour envoyer une information en série sur un seul fil, il suffira de mettre un niveau logique haut puis bas à une fréquence qui sera connu par le récepteur. Vous imaginez bien d’allumer et d’éteindre une Led à une fréquence constante pour envoyer un message est vite chiant, et c’est pour ça que des gens ont sacrifié leur vie pour créer des interfaces de communication standardisées.

Et la première interface qui me servira de support sera… la liaison RS-232 ! J’en vois deux au fond (toujours les mêmes) qui se disent que “tiens ça me rappelle un truc”. Et oui, dans les temps reculer de l’informatique cette sympathique interface méritait d’avoir son propre port sur votre PC, sous la forme d’une prise DB9 qui s’appelait glorieusement sur votre PC : COM1.

“AAAAAaaahhhh ouuuuuuuuui ! J’me rappelle, j’y branchais (enfin, papa le faisait…) mon modem US-Robotics 33,6kbauds pour aller occuper la ligne téléphonique avec les CD d’AOL gratuit trop bien”.

Exactement, cette glorieuse interface a fait son temps car elle permettait de brancher un peu un n’importe quoi pourvu qu’un dispose d’un logiciel qui gère une communication avec un périphérique externe (modem, imprimante, scanner, lance missile USB… ah non pas celui là, mais on aurait pu). Aujourd’hui elle a disparu du cul des PC grand public, et seul les professionnels en ont parfois besoin (moi en particulier) car c’est une interface très simple à utiliser pour discuter avec de l’électronique embarquée. Au passage j’en profite pour dire que si le connecteur n’est plus présent, les fils qui l’utilisent sont parfois disponibles sur les cartes-mères. Ainsi vous pouvez à peu de frais acheter le connecteur et faire un coup de tuning/soudure pour un effet rétrochic des plus charmants.

Question : Pourquoi le connecteur ayant disparu, l’interface électrique est elle toujours présente ? Et bien ce n’est que mon avis, mais c’est parce que le module du processeur qui va derrière est tellement bidon, peu cher et historique que tout les designers du puce le garde “au cas où”.

Ce module s’appelle la plupart du temps un UART (Universal Asynchronous Receiver Transmitter). L’UART est un module de µC qui se charge de transformer des signaux électriques en valeur compréhensible par le cœur du processeur, et de faire également l’inverse, transformer des informations venant du cœur en signaux électriques. Parce que manuellement changer les niveaux électriques est fatiguant, l’UART se charge d’envoyer à vitesse constante les octets qu’on lui met en entrée, déchargeant ainsi le CPU de cette tâche ingrate. L’UART est un périphérique qui utilise 3 fils :

  • Un pour la réception (Rx)
  • Un pour l’émission (Tx)
  • Une masse électrique.

D’un point de vue électrique lors d’une communication on observe ce genre de chose :

Lorsqu’on connait la vitesse et quelques autres paramètres, on peut facilement regrouper les changements d’états par paquets de 8 et ainsi recréer des octets, qui vont au final former un message qu’on décodera ensuite dans le programme. Sur l’exemple ci dessus, le programme reçoit une trame et en renvoi une identique. Si on fait le regroupement précité, on observe ça :

Si avez le temps, observez les niveaux logiques et vous pourrez trouver les valeurs binaires de chaque paquet, qui donne les valeurs hexadécimales de la première ligne. Pour indication la deuxième ligne montre les valeurs ASCII correspondantes (sauf les valeurs entre guillemets car elles ne correspondent à aucun caractère “classique”). Si cette trame est envoyée sur un PC avec un Hyperterminal, vous verrez donc quelques caractères s’afficher à l’écran.

On a donc utilisé 2 fils pour faire transiter 8 octets de 8 bits chacun, soit 64 bits. Plus pratique que 64 fils !

Limitation et contre mesure

La limite principale d’une communication série est la perte de données suite à une vitesse trop élevée. En effet si on regarde les chronogrammes ci dessus, il est facile de comprendre que si un bit est oublié, tout le message est décalé et l’information est mal comprise. Et plus on augmente la vitesse, plus le risque d’incompréhension est grand. De plus, dans le cas de la RS232, le côté “repère temporelle” est indépendant de chaque côté. C’est à dire que l’émetteur et le récepteur sont “sensé” utiliser la même vitesse de communication. Mais si ce n’était pas le cas… impossible de se comprendre.

Autre soucis, la préservation de l’intégrité des données. C’est simple, il n’y en a pas. Si une perturbation vient transformer un 1 en 0, impossible pour le récepteur de le savoir. Cependant on peut palier à ça en intégrant des checksum dans les trames, au prix d’une phase d’analyse supplémentaire à l’émission et à la réception. Et oui, rien n’est parfait en ce bas monde.

Conclusion

Une communication dans un système embarqué est soumise à un certain nombre de contraintes dont l’encombrement. On voit bien avec ces quelques paragraphes l’intérêt d’une communication série qui permet de limité les éléments à câbler. Si la RS232 répond à des besoins simples, elle sera insuffisante pour des communications rapides ou bien soumises à des contraintes de pollution électromagnétique.

Et bien ce que je peux conclure c’est que cet article et déjà assez long comme ça, alors que j’avais envie de parler d’autre type de bus de comm. Rendez un peu plus tard pour parler SPI, CAN et pourquoi pas USB et Ethernet.

Free Mobile

Saturday 11 February 2012

Bon moisiversaire à mon forfait Free Mobile ! En effet je fais parti des gros cons de early adopters. La faute à un collègue fan de Free (et de iTruc), avec qui j’ai regardé la keynote de lancement du quatrième opérateur français, dont l’engouement contagieux m’a fait souscrire à ce joli forfait à 15,99€. Si j’écris cet article c’est uniquement pour faire un premier retour, factuel donc, et pas pour vendre l’offre de Xavier Niel.

Je dois dire que j’ai beaucoup de chance pour le démarrage. J’ai souscris au forfait le mercredi 11 janvier à 8h30, alors que j’étais encore engagé jusqu’en avril. J’ai reçu le fameux “accusé de réception de commande” quelques minutes plus tard. Puis a commencé l’angoissante attente du “mail de confirmation de commande”. Le vendredi suivant, toujours pas de nouvelle, alors que je vois sur le forum voisin les gens qui raconte “j’ai accès à l’espace client, je vois que je suis à l’étape 3 sur 5 ! ” ou des trucs dans le genre. Le soir je vais sur la page de l’espace client, sans mes identifiants que je n’ai toujours pas reçus, et je tente le truc con, le lien “J’ai oublié mes identifiants comme un blaireau”.

Quelques instants plus tard, mes identifiants sont dans ma boite mail, et encore un peu plus tard je reçois le fameux mail de confirmation de commande. Ouf, connaissant Free et l’adage “Free, si ça marche, ça poutre, si ça merde, bon courage pour que ça marche” je n’avais vraiment aucune envie de passer par le service client.

Une fois connecté, je découvre que pendant que j’attendais mon accès, la procédure d’inscription s’est gentiment déroulée et ma carte sim est en chemin vers chez moi (le 80 de la rue… ou le 8 d’après Free) et que la portabilité est annoncée le lundi. Le lundi 16 ma ligne se coupe, et à la maison m’attend ma nouvelle carte sim, au revoir Bouygues.

Comme vous le constatez, au niveau de l’inscription, je suis pas passé loin d’être dans un gros bordel, mais ça a été. J’imagine que les gens qui s’inscrivent en ce moment serrent un peu moins les fesses.

Maintenant, le réseau et la facturation. Techniquement je considère avoir été un client TRES mobile, étant donné que je fais 50 bornes pour aller taffer tout les jours, habitant dans l’agglomération d’une grosse ville de province de région et bossant dans une ville pas énorme, et qu’en plus de ça j’ai passé une semaine en Pennsylvanie chez l’Oncle Sam.

Niveau SMS et voix, je n’ai eu aucun appel ou SMS perdus. La seul bizarrerie et que j’ai envoyé quelques SMS (à partir de France et des US) à un numéro Orange qui était au USA, j’ai eu les accusés de réception immédiatement, et le type n’a reçu réellement les messages qu’une fois qu’il était revenu en France. A part ça les SMS que j’ai envoyé vers la France une fois au US ont tous été reçu, et m’ont été facturé correctement par Free (0,24c). J’ai reçu un appel quand j’étais au US, je n’ai pas été facturé. J’ai appelé mon répondeur, je n’ai pas été facturé non plus. En France aucun soucis de toutes parts, tout roule. Donc si on part du principe qu’un téléphone sert à téléphoner, le réseau Free fonctionne. Oui ça a l’air con comme remarque, mais revenir au fondamentaux ça ne fait pas de mal.

Niveau Internet mobile. Soyons honnête, Free peut mieux faire. En fait, sauf s’il coule, Free va mieux faire. Le problème majeur est l’itinérance que les smartphone ne gère pas vraiment bien. Donc j’ai au moins entre 2 et 3 fois par jour à décocher/rechocher la case “Données Activées” de mon téléphone Android. J’ai un bouton dans ma barre de notification qui fait ça, ça me prend environ 3 secondes. Les utilisateurs d’Iphone semble devoir redémarrer complètement le téléphone pour faire la même chose. A noter que sur Android il existe une appli récente, Voodoo FreeOrNot, qui vous indique si vous êtes connecté à Free ou à Orange et qui vous permet de redémarrer complètement la partie téléphonie, sans passer par le mode avion ou par un redémarrage sur téléphone. Au niveau de la batterie maintenant, j’avais du mal à savoir si la durée de vie amoindri de mon Motorola Defy était dû à ma rom fraichement installée ou bien à Free. Mon passage au US et les data complètement désactivées impliquant une durée de vie de plus de 2 jours m’ont bien fait comprendre que l’itinérance est responsable de mon autonomie d’à peine 24h. En même temps, un smartphone, ça se recharge au moins une fois tout les soirs, et je ne crois pas qu’avec les technos de batterie actuelles ça change beaucoup. Mettre son téléphone en charge le soir alors qu’il lui reste 40% ou 10%, pour moi c’est pareil. Voilà pour les mauvaises nouvelles. Pour les bonnes, je suis ENFIN en 3G un peu partout, et surtout au boulot. Je ne me pose plus de question pour faire tethering avec mon téléphone, que ça soit au niveau de la légalité ou bien du volume de données téléchargées. Quand le réseau du taf est trop chargé, que le site est bloqué et que je ne veux pas m’emmerder à écrire au service info pour leur dire “Dis donc, vous pourriez débloqué google que votre script automatique à banni ?”, ou bien que le site est bloqué parce que non pro (coucou la pause wefrag du midi), pas de soucis, un câble USB, PdaNet (payant mais ça marche très bien) et zou. Et rapidement. Je n’ai pas fait de test de débit mais avoir au minimum 150ko/s c’est amplement suffisant pour surfer (rappel, en Edge on tourne à 15ko/s). Dernier point sur les datas, si j’ai envi de téléchopper un fichier de 107,7mo (la dernière rom de mon téléphone à tout hasard), je peux le faire (rappel, chez Bouygues passé 10mo le téléchargement est coupé).

Au niveau “service client”, je n’ai (heureusement) eu à faire qu’à la page “Mon compte”. Complètement vide il y a un moins, elle affiche aujourd’hui avec plus de détail que chez Bouygues ma consommation et mon hors forfait.

Alors au final, satisfait ? Oui, complètement. Malgré les défauts dus à la jeunesse du réseau, franchement je suis satisfait. Mon téléphone me permet de palier facilement la déco des datas, et il suffit de faire prendre ses précautions quand on sait qu’on va avoir besoin de batterie (activer les datas quand c’est nécessaire uniquement). Évidement, j’ai l’approche d’un geek “technophile averti”, ce qui me permet de profiter pleinement de mon smartphone et de mon forfait. Et ce qui fait passer encore plus facilement la pilule, c’est que je suis passé de 28,90€ à 15,99.

Ça y est, enfin, une première image du prochain m4/3 d’Olympus est disponible, et quand on disait que ça ressemblait à un OM-4, c’était vrai.

De face c’est un design vraiment oldschool, mais qui transpire d’un certain esprit de robustesse, plus qu’avec la gamme des Pen. La protubérance du flash/EVF qui est techniquement inutile est la marque qui fait référence avec tout les vieux boitiers Olympus, mais aussi avec les vieux boitiers reflex en général. On y voit également des molettes de réglages un peu partout, chose qui fait cruellement défaut à beaucoup d’appareils récents.
L’appareil a un côté “bourrin” sur la photo dû à la présence de l’objectif assez imposant (qui n’est ni un 12-50 ni un 14-140) et aussi évidement à cause du grip, premier grip officiel Olympus sur le m4/3.

De ce côté on observe moins de chose, si ce n’est un écran assez imposant, amovible.

Au final j’ai l’impression qu’Olympus s’est enfin sorti les doigts du cul pour innover un peu depuis les premiers Pen. Si le boitier est assez complet, il me fait un peu peur en tant qu’utilisateur du système 4/3. Olympus a toujours dit “on ne laisse pas tomber”, mais au vue de ce futur boitier qui met de côté la compacité pour pouvoir proposer un maximum de possibilité on pourrait croire que la futur ligne d’appareil à objectif interchangeable ressemblera à ça. En soit ce n’est pas forcement un problème car le m4/3 bénéficie d’une palanqué d’objectif assez impressionnante au regard de l’âge de la gamme.

Source 43rumors.com