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Des photos, et des restes. le blog de ecaheti.

Archive pour November 2011

Cela va bientôt deux ans et demi que j’ai un Olympus E-30 (acheté en juillet 2009), et si on regarde plus loin, un peu plus de 4 ans chez Olympus avec un E-510 (acheté en août 2007).

En quatre ans j’ai eu le temps de faire ma petite collection d’accessoires et d‘objectif divers, et j’ai même eu le temps de retenté un peu d’argentique avec mon nouveau vieux boitier (le soucis c’est j’ai ma pellicule qui attend d’être fini depuis pas mal de temps et que j’ai pas vraiment d’occasion en ce moment pour prendre mon OM1).

Bref, pourquoi j’ai envi de parler de ça ? Et bien parce que je suis dans la situation foireuse pour tout utilisateur avancé de reflex numérique, c’est à dire le moment pù on se dit “Tiens, mais ma marque préféré a un avenir plutôt sombre et je crois que je vais pouvoir me toucher le pipou si je veux aller plus loin”. En effet, Olympus a décidé il y a un peu moins de 10 ans de faire une gamme de reflex complète avec un format inédit, le 4/3. Ce concept a toujours été controversé pour tout un tas de raison, plus ou moins vraies, et la plupart ayant traits avec le capteur utilisé.

Les deux principales reproches qui sont émis sont

  • La taille du capteur qui réduit la profondeur de champs
  • Le bruit numérique “parce que c’est un petit capteur lol”

Le premier point est effectivement vrai, et le sera toujours. Il peut être néanmoins compensé par des optiques lumineuses, très cher dans la gamme 4/3 classique, très abordable dans les optiques OM. Cependant, ce petit capteur qui réduit la profondeur de champs permet également de gagner en piqué sans forcement fermer trop le diaphragme. De ce fait une fois passer le complexe du “j’ai un poil plus de difficulté à faire un arrière plan flou que mon collègue chez Nikon”, il m’arrive souvent de regarder mes photos en disant “Pour du f4 c’est quand même putain de net”. Je comprendrais que certain me réponde que les photos à grande ouverture on souvent des rendus plus doux et qui permettent de mieux mettre en valeur les sujets, mais que voulez vous, je trouve de mon côté qu’il est également utile parfois d’avoir une photo complètement net sur toute sa profondeur sans avoir à la prendre à àf11 / ISO-800, le soir par exemple.

Concernant la lol taille du capteur, c’est un argument à la con, j’ai cité Andrzej Wrotniak qui en parle très bien. A l’époque l’explication logique aux images bruités étaient “C’est probablement Olympus qui maitrise mal son capteur”, Panasonic a montré avec sa gamme µ4/3 qu’on pouvait très bien géré le bruit (pas forcement plus ou moins bien que les autres) sur un capteur 4/3. On ne le dira jamais assez, c’est la densité des photosites qui accroit le risque de bruit. Et j’insiste sur “le risque”. Certains constructeurs maitrisent leur sujet, proposent des capteurs qui dégueulent de pixel et qui montent à 12 milliards d’ISO.

Je ne vois pas d’autre sujet vraiment pourris avec Olympus, mais la vrai plaie de cette marque, c’est leur service marketing. Le rapport ? Il est assez simple. Mis à part ce problème de capteur mal gérer (enfin, maintenant ça va, les Pen µ4/3 n’ont rien à envié aux autres appareils mirrorless), Olympus a fait de très belles choses.

Déjà un bon vieux dossier, le système anti-poussière. Introduit avec l’E-300 en 2004, le concept est depuis toujours le même sur tout les reflex Olympus. Et honnêtement ça marche bien, très bien. Quand on lit sur l’internet mondial « le meilleur système de nettoyage » je pense que c’est vrai. Pour ajouter ma pierre à l’édifice, je vais faire la première des mes comparaisons E-30 vs 50D : je suis pas vraiment soigneux quand je change mes objectifs (sans être un gros porcs non plus) et en 2 ans et demi (voir 4 ans si on étant l’étude à l’E-510) je n’ai JAMAIS nettoyé les poussières avec un système externe (balayette électrostatique, swab, ou bien un morceau de scotch, façon Positive Funk), alors que sur le 50D c’est fait une ou deux fois par an, et c’est un opération assez chiante. Pour le côté « j’emmène mon reflex partout et pas forcement dans des endroits reflex friendly », l’E-30 c’est cool. Pour ce qui est de la concurrence, j’avoue que je ne comprends pas comment un tel disparité de satisfaction peut exister. Surtout après 7 ans.

Autre cool feature, le Liveview. N’importe quel reflex récent dispose du Liveview, mais quand l’E-330 est sorti en 2006, c’était un peu la fête. Alors évidemment à l’époque ça a fait son petit bordel « bouh le liveview c’est le mal un reflex c’est fait pour visée avec un viseur », c’est surtout que les puristes avaient envi de taper un peu sur la nouveauté. Aujourd’hui, poser son appareil à l’arrache sur une rambarde, une poubelle ou un capot de voiture et faire le cadrage/mise au point avec le Liveview c’est quand même super pratique, quoi qu’en disent les cul-serrés de puristes.

Tiens tant qu’on parle de l’E-330, il a un point commun avec l’E-30 : son écran orientable. Bon évidemment, aujourd’hui ça se répand, sur les mirrorless et sur les reflex mais à l’époque c’était tout nouveau tout chaud sur un reflex. Coupler au liveview, c’est l’occasion des trouver des angles à la cons, de viser facilement par-dessus les foules, et une fois refermé ça protège. La fonctionnalité a été reprise du haut de gamme/expert de la marque (sur l’E-3 en 2007 puis sur l’E-30, l’E-620 et enfin l’E-5).

Dernière petite innovation, plutôt du genre mineur, mais repompé par tout le monde, le post-processing embarqué. Oui ça fait pompeux dit comme ça, mais je parle bien des « Filtres Artistiques », « Filtres Magiques » ou autres « Filtres Créatifs ». Première fois aperçu sur un E-30, maintenant présent sur tout les appareils entrée/milieu de gamme.

Tout ça pour dire qu’Olympus était plutôt du genre précurseur sur plein de points, mais que souvent, le marketing n’a pas suivi pour montrer au monde l’ensemble des possibilités des appareils. Le premier boitier format « compact » mirrorless était un Olympus (les G de Panasonic rentre plutôt dans le petit relflex). Sauf personne ne le sais dans le grand public car la campagne de pub pour les premiers NEX de Sony les a éclipser. Olympus et la pub c’est pas vraiment le mariage du siècle et cela est bien dommage. Un comportement un peu passif qui leur a value de se cantonner à vendre de l’entrée de gamme à pas cher mais à faire de grosse marge sur le haut de gamme, clairement surclassé niveau tarif. Bref on commence avec un Olympus à pas cher, et on change rapidement vers une autre marque. Sauf si…

… Sauf si on prends la peine d’essayer un peu les optiques autres que celle de base de chez Olympus (qui sont déjà très bonnes). Et on choppe le virus. Chez eux, le parc optique est restreint si on le compare à CaNikon. Mais ce n’est pas complètement délirant. Le parc Olympus est récent, avec des optiques de qualité toutes taillées sur mesure pour les hautes résolutions des capteurs. Donc forcement on ne dispose pas de façon native de 30 ans d’objectifs comme les autres, mais dans l’utilisation de base, on en a pas vraiment besoin. D’ailleurs, y a-t-il vraiment des utilisateurs Canon qui utilise leur vieux 28-80 livré avec leur EOS 500 ? Non, pour la simple et bonne raison que la résolution optique de la plupart des zooms est devenu trop faible pour les capteurs actuels. Autant les focales fixes restent compétitives, mais le reste. je me pose des doutes !

Chez Olympus les bonnes optiques numériques valent le même prix qu’ailleurs, entre 500 et 1700 euros. Pour ce prix là, on fera de 7 à 200mm (avec un coeff de 2). Au delà on perd un peu en qualité (70-300mm un peu poussif mais pas cher), ou bien on part sur la lune avec un merveilleux 300 f2.8 à 6800 euros. Pour les amateurs avertis, cette gamme comporte le tran-standard Zuiko Digital 12-60mm f2.8-f4 qui remplira l’énorme majorité du taf, avec son range bien large (24-120mm), ses distorsions contenues, son très bon piqué, sa mise au point ultra rapide et sa tropicalisation, le tout pour un prix contenu autour de 1000 euros. Cher, vous dites ? L’équivalent direct chez Canon est un 17-55 f2.8 un poil moins cher, mais donc les performances optiques sont un poil moins bonne. Et on se rappellera au passage qu’un boitier à plus de 1000 euros avec un objectif à 200 balles, c’est la confiture et les cochons.

Vous l’aurez donc compris, j’ai un E-30 avec un 12-60, et je le kiffe. Oui, les performances de son capteur quand les isos montent sont assez passable, mais avec un coup de lightroom derrière on récupère facilement. De plus entre le “motif du bruit” plus facilement rattrapable et les progrès de Lightroom, la gestion du bruit se fait pas trop mal. C’est sur que lorsque je vois l’ISO1600 du 50D je pleure un peu, mais bon. J’aime aussi la rareté de mon appareil. Même aux salons de la photo, je n’ai jamais croisé quelqu’un avec le même appareil que moi. Quand je croise un groupe de photographe, j’aime bien regardé comment ils sont équipés. Et en me disant que d’autre font la même chose avec moi je me dis “il se demande peut être quel est donc cet appareil énooorme.

Oui, mon appareil photo est muni de son grip et à donc l’air gros tout le temps. J’aime le grip parce que j’aime faire des portraits. Le 4/3 c’est chouette pour le portrait. Et en plus les batteries tiennent vraiment bien, donc avec 2 dans l’appareil, j’ai tendance à ne même plus savoir quand je l’ai rechargé pour la dernière fois. En plus la poignée offerte par le grip est plus large que celle de l’appareil, et c’est plus confortable pour le porter à bout de bras, la sangle attachée autour du poignée.

J’aime également le fait d’avoir un petit niveau numérique. C’est pratique quand on fait les photos un peu à l’arrache de pouvoir avoir un repère indépendant du cadrage. Pour aller avec, l’écran d’épaule permet de faire des petits réglages sans avoir à passer par l’écran principale ou le viseur, ce qui permet un poil de discrétion.

Il manque une lampe IR dessus pour la mise au point la nuit, c’est sera un vrai plus pour palier le manque de lumière sans être invasif comme les éclairs du flash embarqué.

Par contre un truc que j’avais sur le 510, c’est un mode “portrait de nuit”. Oui je sais, ça fait faible de dire qu’on a besoin d’un mode automatique, mais je galère dès que je veux utiliser mon flash, et je passe toujours 15min quand je veux faire une photo avec le flash. Je ne sais pas pourquoi, mais ça passe pas. Et sur le 510, j’avais un mode polio tout prêt qui faisait des jolie chose avec une pose un peu longue et un flash bien dosé. Je suis obligé de faire 15 000 essais en mode manuel pour avoir ce que je veux, et en général à ce moment, quand ça fonctionne, Madame commence à être soulée !

Ce que j’aime avec mon appareil et Olympus en général, ce sont les vieux primes OM. Avec mon 50mm 1.4 et mon 135mm 2.8, je peux faire de vraiment jolie chose. Le 50mm est artistique, et le 135 est parfait pour les voyages, car très compact. Sa qualité est telle qu’en fermant un peu pour gagner un peu de piqué, avec une bonne mise au point je peux faire des recadrages assez impressionant pour “zommer” encore plus sur la photo. Certains encore me diront “le zoom numérique en post traitement c’est le mal!”, ce à quoi je repondrais simplement : je m’en fout !

Tout ceci ne me dit pas ce que je vais faire le jour où je voudrais changer de boitier. Il me reste le flagship Olympus, l’E-5, qui me conviendra parfaitement, mais son prix actuel est déraisonnable. Passer au µ4/3 ? J’avoue j’y ai pensé sérieusement, mais … après avoir  essayé un EP-3 pendant une heure, tout les boutons de raccourci de mon reflex me manquait. Oui, je sais, c’est une question d’habitude, mais tenir un gros boitier m’inspire confiance et stabilité et là, ce petit machin m’a un peu déçu. Swichter vers une autre marque ? Je ne suis pas prêt à quitter le 12-60mm qui à lui seul est une raison de rester chez Olympus.

Mais pour le moment, je suis vraiment satisfait de l’appareil et c’est le principal. Si un jour j’ai vraiment envi de faire un achat compulsif pour mon appareil, je me prendrais un 55-200 SWD, l’équivalent zoom du 12-60. Mais bon, il fait son prix lui aussi…