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Des photos, et des restes. le blog de ecaheti.

Histoire de capteur

Ça faisait longtemps que j’avais envi de partager un article sur mon bleugounet, à propos des capteurs photos et des préjugés qui tournent autour (du 4/3 Olympus que, bon, je suis bien obligé de défendre un peu, mais pas que). L’article de base se trouve ici, sur le site d’un bonhomme plutôt acquis à la cause. L’article original date un peu, posté en octobre 2006 et mis à jour en février 2009. Je n’ai fait que le traduire.La première personne du singulier n’est pas moi, mais l’auteur original. Je trouve l’article plutôt pertinent, même si certain point sont teintés d’un légère mauvaise foi (à mon goût).

Capteur Four Third (4/3), taille et ratio.

Le capteur 4/3 est, après sa sortie il y a 5 ans, toujours source de controverse, de discussions mauvaise foi ou non. Certains le voient comme le futur de la photo reflex numérique, d’autre comme un cul de sac technologique. La plupart des avis se concentre sur la taille du capteur elle-même : juste la moitié des dimensions linéaire d’une vue sur une pellicule 35mm.
Alors que la plupart des points peuvent être résolus avec un peu de bon sens et de connaissances mathématiques de base, les mêmes questions et préoccupations reviennent encore et encore. Cette article est une tentative de réunir les faits et arguments pour en avoir une meilleur vue et les rendre plus accessibles.

Quelle taille fait réellement le format 4/3 ?

Les dimensions du cadre 4/3 sont 13,0 x 17,3 mm. C’est la taille réelle où l’image est captée, non la taille complète du capteur, qui inclut également des zones n’intervenant pas dans la capture de l’image. Certains fabricants (par exemple Nikon) ne fournissent cette taille net du capteur, ouvrant la voie à certaines incompréhensions.

Voici une comparaison des différentes tailles de capteurs les plus communs. Dans l’ordre décroissant ce sont :

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La différence entre l’APS-C et le 4/3 n’est pas réellement signifiante, en particulier après avoir considéré que la largeur de l’image est coupé pour tenir sur un papier photo standard. En terme de hauteur, l’APS-C est 14 % et 20 % pour respectivement Canon et Nikon.
La tendance aujourd’hui dans les capteurs non destinés au reflex est au petit capteur. La plupart des brigdes à grand zoom (Nikon P90, Canon SX10 IS, Olympus SP-590UZ) utilisent du 1/2,33e de pouces ou plus petit. Le 1/1,7e de pouce se trouve dans les bons compacts (Canon G10), tandis que le 2/3 de pouce qui était utilisé par Canon, Nikon, Olympus et autres a été largement abandonné. La différence entre les deux plus petites tailles ne prête pas vraiment à discussion.
Note à propos de l’APS-C de Nikon : La taille image n’a pas été publié mais a put être calculé à partir d’autres données disponibles. Le D300 utilise un capteur Sony de 12mp avec un pitch pixel de 5,49 µm indiqué par Sony. Avec une résolution de 4288×2848 on trouve 15,6×23,5mm.
Pour résumer, du moins du point de vue taille :

  1. La plupart des reflex numérique (APS-C et 4/3) ont pratiquement la même taille, c’est pourquoi les discussions tournant autour de la différence de taille sont futiles et démontrent juste que personne n’a regardé les chiffres avant d’argumenter.
  2. Les capteurs 35mm plein format (ou 135-type en utilisant la terminologie des vieilles pellicules) font grosso modo 2 fois la taille (linéaire) des 2 précédents.
  3. Les petits capteurs sont 2 fois moins grands (linéairement également).

Le rapport de format

Les proportions d’une image sont un problème important et souvent sous-estimé. En mettant le format carré de coté (il a été introduit pour des raisons d’utilisation d’appareil photographique qui pour des raisons pratiques ne pouvait pas être utilisé avec 2 orientations), la plupart des appareils photos des 100 derrières années ont utilisé un des deux rapports les plus commun : 4:3 et 3:2. La plupart du temps, le 4:3 a été utilisé par choix, tandis que le 3:2 par nécessité technique (réduire de moitié ou doubler un 4:3  a pour résultat un 3:2). Ce dernier était généralement recadrer pour avoir des résultats plus agréables.
Pour le meilleur ou le pire, quand Oscar Barnack a conçu son prototype Leica en 1913, il a décidé d’utilisé la pellicule cinématographique (35mm avec double perforation) qui n’était pas cher et surtout facilement trouvable. Le cadre classique était 18×24mm (rapport 4:3). Il était trop petit pour être exploité décemment avec les émulsions de l’époque et c’est pourquoi le cadre utilisé par Leica couvrait 2 cadres de ce film : 24×36 (rapport 3:2). Le reste c’est de l’histoire : après quelques décennies la caméra « miniature » (35mm) domina le marché, et le rapport 3:2 s’est fermement imposé comme standard, exception faite des appareils moyen format et à plaque.
La plupart des tailles d’impressions standards sont restées plus carré que ça, à part les petits de 3,5×5 pouces (8,75 x 12,5cm) et de 4×6 pouces (10×15cm).

Comprenez moi bien : certaines images ont l’air meilleur en 3:2 voir dans des proportions plus grandes (après tout, c’est le format choisi par De Vinci pour Mona Lisa); des paysages demanderont peut être même du 2:1, et un cliché rare sera excellent avec un format carré; mais si vous recadrez vos photos sur ce qu’il y a de plus intéressant, dans la plupart des cas ça fera quelque-chose de proche du 4:3. Ça m’est arrivé,  même pendant mes années argentiques, en utilisant de la pellicule 3:2. Quand on regarde des photos postées sur le Web par des puristes du 35mm, restant accrochés au 3:2, j’ai souvent l’impression que l’image serait plus forte si le cadrage était un peu plus serré. Suis-je le seul dans ce cas? Peut-être, mais probablement pas.

Le rapport du format d’image mérite un débat séparé, mais je n’ai pas de doute sur le fait que la proportion 4 par 3 requiert en général moins de recadrage que le 3:2. Cela change la façon de voir la photo reflex, supposé rendre plus facile la composition du cliché; quand je prends une photo argentique j’avais souvent tendance à visualiser comment ma photo deviendrait après recadrage. Ceci est en réalité la principale raison qui fait que j’ai choisi le format 4/3.

Les problèmes de bruit.

Ne rien connaître d’un sujet est parfois mieux que de ne s’y connaître qu’à moitié : on a moins de chance de raconter des choses fausses. Ca parait un peu brut, mais je ne peux m’empêcher de le dire après avoir lu certain sujet sur des fils de discussion.
« Les capteurs 4/3 génèrent plus de bruit car ils sont très petit ; les APS-C sont moins bruités car ils sont beaucoup plus gros. »
Pardon ? Regardez l’illustration plus haut qui compare les tailles de capteurs. Ai-je besoin d’en rajouter ?
Si tel ou tel appareil avec un capteur APS-C génère moins de bruit (ce qui est visible uniquement au dessus de 400 ISO), ce n’est pas dû à la taille du capteur ; il y a 3 facteurs plus important qui rentrent en jeu :

  • Le taux de remplissage du capteur : un photosite unique collecte la lumière d’une zone donnée, et n’est pas égal au pitch du pixel mis au carré. Certaines zones du capteur ne sont pas sensibles à la lumière, mais utilisé pour la partie électronique. (Les microlentilles placées sur les photosites sont un peu plus grande et aident un peu en limitant l’angle solide de réception de la lumière) Les premiers reflex numériques avaient un taux de remplissage de seulement 25%, les récents approchent 90%. Ceci est équivalent à doubler les dimensions physiques du capteur.

Certains taux de remplissage sont incertains pour des modèles particuliers d’appareil photos. Kodak annonce que son capteur plein format KAF-8300 contient la partie électronique au dessous de la couche photoréceptrice,  augmentant donc le facteur de remplissage, sans pour autant qu’on connaisse sa valeur exact.

  • L’illumination du photosite : le même photosite générera moins de bruit avec une plus grande exposition. L’illumination est proportionnelle à l’ouverture, ou à l’inverse du nombre F mis au carré. Dans la plupart des applications le nombre F dépend de la profondeur de champs (PdC). Pour le même angle de vue (à distance focale équivalente) la PdC est plus grande quand la zone de formation de l’image est plus petite, soir la règle du MxA. Par exemple la PdC à F/4.0 pour un appareil 4/3 est la même qu’un F/8 sur appareil 35-mm plein format. Avec un appareil disposant d’une zone image plus petite on peut prendre des photos avec des ouvertures plus grandes (nombre F plus petit) et avoir la même PdC.

En considérant qu’on utilise un appareil avec un capteur plus petit (APS-C ou 4/3) avec la même vitesse d’obturation et la même ouverture que sur un appareil plein format (pour avoir la même PdC) le bruit sera le même dans les deux cas. Bien sur ceci n’est pas applicable si on ne peut pas utilisé d’ouverture plus grande sur un petit capteur car ces ouvertures ne sont pas disponibles sur les optiques qui les accompagnent. De plus, dans certaines applications le photographe peut désirer avoir un PdC très courte, et cela donne un avantage net a un capteur plein format

  • Le niveau de saturation du photosite : En mettant de côté la différence entre un capteur CCD et un MOS, c’est le signal maximum qu’un photosite peut transférer. Cela définit la plage dynamique du capteur et affecte donc le bruit.
  • La réduction de bruit interne au boîtier : Avec tout ce qui a été dit ci-dessus, tout les constructeurs appliques lors de la conversion raw vers jpeg un algorithme moyennant intelligemment la réponse d’un photosite avec les valeurs des photosites avoisinants. Ces algo (sans regarder à quel point ils sont bon) vont affecter la définition de l’image, c’est-à-dire le rendu des détails les plus fins, qui ne pourront être plus grand que le pitch d’un pixel. Certains algo sont plus efficace que d’autres, mais ils sont parfois inefficaces dans des zones particulières de l’image. Tandis qu’il est facile de filtrer le bruit sur les zones de couleurs uniformes avec des contours bien définis, la tâche devient plus ardue quand une zone de l’image avec une texture similaire au motif du bruit. Au premier coup d’œil ces images ont l’air plus plaisantes (hey, toute les lignes semblent net !), mais certains détails seront perdus.

Pour plus d’info sur les histoires de bruit, voir l’article Noise in Digital Cameras, une introduction générale sur le sujet, et rester à l’écart des magazines grand public.

Profondeur de champs

Il s’avère que les caméras avec des capteurs plus petits ont plus de profondeur de champ (voir l’article DOF), considérant qu’on utilise le même angle de champs, distance du sujet, et ouverture de l’optique. Le résultat est à double tranchant :

  • Un plus quand on veut une grande profondeur de champs (avant et arrière plan net)
  • Un moins quand on veut une PdC très courte pour isoler le sujet du reste de l’image.

Une seule taille ne peut pas remplir tout, pas dans ce cas. Le même argument a été utilisé contre la pellicule 24×36 quand elle est entrée en compétition avec le moyen-format ; et entre ce dernier et les appareils photos à plaque 9×12cm.
Encore maintenant généralement les images ont des problèmes de manque de PdC (à cause de la profondeur du sujet, ou bien d’une mise au point imprécise) plutôt que l’inverse. Il n’est pas possible d’avoir les deux avantages avec la même taille de zone image. Pour les applications nécessitant une PdC courte, un appareil plein format (24×36mm, ou mieux, un moyen format) sera plus pertinent. Pour les autres, un 4/3 (ou APS-C) aura un avantage. Encore, ignorez les différences entre le 4/3, l’APC-C et le Foveon/Sigma, elles sont trop petites pour rentrer en ligne de compte ici.

Taille et poids des optiques

Quand le système 4/3 a été introduit par la sortie de l’Olympus E-1, il y  a eu un espoir que les optiques du standard serait plus petites (et plus lumineuses) que leurs équivalents dédiés au 35mm.
Ces attentes étaient basées sur le fait qu’une zone image moitié moindre d’une pellicule 35mm aurait requis des optiques moitié plus petites. Réduire de moitié la taille (linéaire) implique réduire le volume (et donc le poids) par un facteur de 8 : une perspective plutôt séduisante!
Les choses sont rarement aussi simples qu’elles en ont l’air au premier coup d’œil. Les capteurs numériques sont très directionnels, c’est-à-dire sensible à la perpendicularité des rayons lumineux par rapport à sa surface. Réduire d’un facteur 2 la taille des optiques n’est pas assez, elles doivent être également éloignées du plan image, au moins pour les optiques de longueur focale inférieur à 50 ou 80mm. Indirectement, cela entraîne également une augmentation de l’élément optique frontal d’un rapport plus grand que celui de la longueur focal sur le nombre F.
La conclusion de tout ça, c’est que la plupart des optiques pour les petits capteurs (4/3 ou APC-C) sont de la même taille que leurs équivalents 35mm pour des angles de vue similaire. L’avantage de la taille ne vient qu’avec de grande longueur focal (200mm EFL (Equivalent Focal Lenght, longueur focal en 35mm) ou plus).
Certains disent : « oui, mais si j’utilise un 50mm fait pour l’argentique sur un boîtier numérique (4/3), j’obtiens un 100mm EFL et l’optique n’est pas plus grosse ». C’est pas faux, mais l’optique n’est pas optimisé pour les capteurs numériques, et ne sera pas aussi efficace qu’une optique « numérique ». Tout d’abord, même avec un capteur plein format, l’optique ne prend pas en compte la sensibilité directionnelle du récepteur. Deuxièmement, elle est conçu pour la résolution d’une zone image 24×36, demandant moitié moins de grossissement pour la même taille d’impression.

Pour être honnête, beaucoup d’optiques argentiques, particulièrement les fixes (sans zoom) dans le domaine téléphoto, sont suffisamment bonne pour le grossissement des reflex numériques, et auront de très bons résultats sur les boîtiers 4/3 (et APS-C). Cependant il ne fait pas prendre ça comme un acquis.

Une entreprise prenant au sérieux l’utilisation de son ancien parc optique sur son boîtier est Leica. Pour réduire l’impact de la taille du capteur sur leur nouveau M8, la taille de la zone image est 18×27mm (rapport équivalent M=1,33), et les microlentilles au dessus des photosites du capteur sont inclinés pour changer la réponse angulaire du capteur. Cette réponse doit être particulièrement importantes, car les grands angles Leica n’utilisent pas de concept d’inversion en téléphoto, les éloignant de la pellicule. Ceci n’était pas nécessaire pour un appareil photo à visée télémétrique sans le miroir mobile. Comment cela marche t’il ? Je n’en sais rien, je n’ai pas 5000$ à mettre dans un appareil de luxe, aussi bon soit il.

Il y a aussi un autre problème induit par les capteurs numériques, bien qu’il ne soit pas lié à leur taille. Le capteur, ainsi que la surface des filtres adjoints devant lui, sont nettement plus réflective que la surface d’une pellicule. La lumière réémise créée des réflexions secondaires sur les surfaces de l’objectif (particulièrement les faces arrières, mais pas seulement), et cela peut conduire à une baisse du contraste de l’image, ou pire, à des images fantômes. Les fabricants d’optique ont répondu à ce problème avec l’utilisation de meilleurs traitements antireflet, mais les anciennes optiques n’ont pas ces avantages.
Pour résumé : il ne faut pas s’attendre à avoir sur des petits capteurs des optiques beaucoup plus petites que leurs équivalents argentiques pour le même angle de champs. Cet avantage n’est visible qu’avec de grandes longueurs focales.
Toutefois, les deux nouveaux objectifs « kit » Olympus, le 14-42 mm F/3.5-5.6 et le 40-150 mm F/4.0-5.6 sont remarquablement petits, particulièrement ce dernier. Mais cela est fait avec certains compromis.

Limite de la résolution des capteurs

Avec le filtre Bayer « de base » (deux filtres verts, un bleu et un rouge sur un carré de 2×2 photosites), le pitch du pixel peut descendre à peut être 3 µm jusqu’à ce qu’il approche des limites physiques causant des effets indésirables. Après tout, le Canon G7 (ou l’A640) a 10mp sur un capteur de 1/1,8 de pouce, 5,3 x 7,1mm. Cela donne un pitch d’environ 1,9µm, moins de la moitié de l’Olympus E-400 à 10mp.
Avec le pitch de 0,003mm, le capteur 4/3 fournit une résolution de 25 millions de pixels (photosites en réalité), ou 24 mp « binaire ». C’est énorme, si ça compte pour vous. Pas pour moi. Et c’est avec un pixel deux fois plus grand que les appareils cités avant, sur la technologie actuelle.
Quand j’entends des gens clamer que le 4/3 est incapable de fournir des résolutions au dessus de 10 mp, je ris. Ensuite quand j’entends les même « experts » dire que les capteurs APS-C peuvent fournir de tels résolutions, juste parce qu’ils sont plus gros, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. Arrêtez de vous inquiéter à propos des pixels, mettez vous à réfléchir plutôt aux optiques. Ou mettez vous à réfléchir.
Effet de bord : la taille du viseur

De par sa nature, le viseur d’un reflex est optiquement à égale distance de la lentille que l’est le capteur, et, pour une couverture de 100%, devrait avoir la même taille. C’est pourquoi un capteur plus petit implique un verre de visée plus petit, et les écrans plus petits impliquent des viseurs plus petits. Sauf si l’image est agrandi sur le chemin jusqu’au viseur. Agrandir l’image coûte en taille, en poids et en argent. C’est pourquoi la plupart des reflex numériques (en excluant les capteurs plein format) souffre à des degrés divers d’un syndrome « trou de serrure ».
Si quelqu’un s’oppose à ça, il faut lui montrer n’importe quel reflex pas trop mauvais de la fin des années 70. Ca mettra les choses au clair.
Etant donné que le système 4/3 utilise le plus petit des capteurs de reflex, il est le plus enclin à cet effet. C’est la raison pour laquelle je reçois beaucoup d’email de gens désireux d’acquérir, disons, un E-510 ou un E-3, mais qui sont inquiets à ce propos.
Pour gagner du temps, j’ai préparé un diagramme montrant les viseurs (apparents) de plusieurs gammes de reflex. J’ai choisi des appareils situé sur le dessus de l’étagère (Nikon D300, Canon 40D, Olympus E-3), d’autre considéré comme « entrée de gamme » (bien que ce terme devrait être utilisé pour le photographe, pas pour l’appareil), et d’autre entre les deux. Voici donc.
Comparaison de taille de viseur pour une sélection de reflex numériques. Grosso modo du bord jusqu’au centre :

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(Une version mise à jour, avec des modèles récents se trouve sur l’article dédié aux viewer size)
La comparaison n’est pas directe si elle inclut des appareils dont les rapports de format différents. Certains diront que ce qui compte vraiment, c’est la hauteur, car la plupart des images sont recadrer sur la longueur avec des proportions plus proche du 4:3 que du 3:2. C’est pour ça que le viseur de l’E-510 est un peu plus grand que celui du 400D, même si celui-ci est plus grand en largeur. Le contre argument pourrait être que le pour les images recadrer dans un format large, c’est la largeur qui compte. Ok, bien.
Il semble cependant clair que la ligne de démarcation n’est pas tracée en fonction de la taille du capteur, mais du prix de l’appareil. Clairement, le D300, 40D et E-3 appartiennent à un groupe (joints par le K10 et l’A700 qui sont un peu moins cher, et donc dans une zone un peu plus flou), tandis que les modèles « économiques », comme l’E-510, le D40 et le 400D, sont dans un autre. Toutefois, ce n’est pas une question de taille de capteur, mais bien de l’argent que vous êtes prêt à dépenser.

Conclusion

Les considérations à propos de la taille dont on vient de parler son les même que celles que j’ai traversé en 2004 avec de décider d’investir dans le système 4/3. Sans avoir un investissement énorme dans les optiques (sauf pour quelques Minolta manuel et une grande collection en monture Exakta), je ne me suis pas inquiété pour les anciennes optiques. Sans avoir d’avantages ou inconvénients en terme de taille d’image par rapport à l’APS-C, mon choix était ouvert (à l’exception des 24×36 pour la plupart du temps des raisons économiques).
Ce qui à peser dans la balance pour le 4/3 est (a) le rapport 4:3, (b) la disponibilité d’objectifs dédiés au numérique de bonne ou excellente qualité, (c) le système anti-poussière ultrasonic utilisé par Olympus, et (d) mon affinité générale pour la façon dont les ingénieurs Olympus résolvent les problèmes en faisant les compromis nécessaires.
Vos besoins et vos goûts peuvent être différents. Si vous êtes en train de réfléchir au format 4/3 pour votre plateforme photo, j’espère que cet article vous aura aidé à faire votre propre choix. Si vous êtes déjà un utilisateur du 4/3, bien, ça vous donnera au moins un certain regard sur certain problème.

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23 commentaires pour “Histoire de capteur”

  1. JJ dit :

    J’ai pas lu mais ça a l’air plutôt complet et détaillé.

  2. divide dit :

    Et pour le cinéma indy, l’arrivée d’APN 4/3 avec vidéo HD est une vraie bénédiction, puisque la taille de ces capteurs est très proches de la pellicule 35mm de cinéma, qui fait en réalité 21mm de large.
    A noter que sur le Panasonic DMC-GH1, en mode vidéo,le capteur s’élargit en réalité jusqu’à 19mm, l’écart est donc vraiment minime.

  3. Caroline dit :

    cool, intéressant, j’ai rajouté l’article dans le liens de mon blog :)

  4. MaX|Taf dit :

    Le bruit est influencé par la chaleur du capteur aussi non ? :)

  5. Blodfelag dit :

    tldr
    ndlr:j’aime pas trop ce genre de commentaire, assez inutile. si vous pouviez vous en abstenir.

  6. ecaheti dit :

    MaX|Taf a dit :
    Le bruit est influencé par la chaleur du capteur aussi non ? :)

    oui, complèment. certains photosites retournent des valeurs electriques supérieures (l’échauffement facilite le déplacement d’électron) à ce qu’ils reçoivent comme intensité lumineuse, créant du bruit.

  7. A dit :

    Mouais, c’est plein de couche de branlette technique pour cacher une bonne grosse dose de mauvaise foi.

    Pour vulgariser a mort, ce qui va faire la qualité (technique il s’entend) d’une image, les pré-requis (dans l’ordre d’importance) c’est:
    -la taille du capteur/pellicule
    -la qualité de l’optique

    On pourrait ergoter sur la différence de qualité entre tel et tel capteur numérique, la différence ne me semble pas assez grande entre les différents capteur APS-C ou 4/3 pour être vraiment décisive.

    Du coup, sortir un capteur plus petit (certes de pas beaucoup), c’est une régression. Franchement en 2006, le 4/3 n’a aucune plus value par rapport aux autre APS-C. C’est seulement un poil moins bien.

    L’argument de la PDC est super fallacieux aussi. Dans la très grande majorité des cas de figure, tu as besoin de grande profondeur de champ quand tu à l’infini, que tu ouvres ou que tu fermes grand ne changera pas grand chose, a part la différence de piqué selon ton objectif. Avec un petit capteur surtout, tu ne peux pas choisir, c’est “pas de petite pdc” et puis c’est tout.

    Le seul intérêt du 4/3, en 2009, c’est le micro 4/3. Les compacts micro 4/3 sont diablement séduisant (je suis encore un peu déçu par la pdc, même avec le pana 20mm qui ouvre à 1.7, mais c’est toujours mieux que rien). Je ne sais pas si ça remplacera vraiment mon combo canonetql17+ektachrome pour le voyage ,mais comme Divide, c’est le mode vidéo qui risque de me faire craquer.

  8. PositiveFunk dit :

    Tu dis que de la merde A… Je parie que tu n’as jamais teste le 4/3 sinon tu dirais pas autant de connneries! ET je suis en FF.

  9. A dit :

    Au moins j’argumente.

  10. A dit :

    Oh mon dieu merde, je viens d’argumenter sur internet…

  11. PositiveFunk dit :

    Mais c’est pas de l’argumentation. Tu peux pas argumenter sur un truc que t’a pas teste!

  12. ecaheti dit :

    A, ton argumentation se divise en 4 parties :
    - une petite phrase piquante au début pour faire ton intéressant.
    - puis nous avons 3 paragraphes qui parle de même chose que moi.
    - ensuite un paragraphe sur le fait qu’une grande profondeur de champs ne sert pas souvent. 80% des photos postées sur wefrag (pas que les miennes) ne sont pas des photos nécessitant une PdC ultra courte. Comme ça de tête je dirais qu’il n’y a que onioni et positive qui usent et abusent (de fort belle façon) de PdC courte. Un petit capteur avec du f2 ou f2.8 peut très bien faire de la PdC courte (voir ici et la pour ce qui est de mes photos).
    - le dernier paragraphe fait un léger hors sujet qu’on te pardonnera, c’est pas le premier ni le dernier, et concernant le 20mm f1.7, relie le point ci dessus.

    Bref, tu troll, un peu comme d’hab, je ne t’en veux pas, mais que cela ne deviennent pas régulier s’il te plait.

  13. divide dit :

    A a dit :
    (je suis encore un peu déçu par la pdc, même avec le pana 20mm qui ouvre à 1.7, mais c’est toujours mieux que rien)

    Uh ? Avec une ouverture à 1.7, même a 20mm ya moyen de bien décoller le premier plan et l’arrière plan il me semble ?

  14. ecaheti dit :

    ben, c’est A quoi…

  15. PositiveFunk dit :

    Le pdc d’un 4/3, APS c et FF est quasi kiffe kiffe lorsque l’on est en dessous de 1.8 en 50mm et 2.8 en 180mm equivalent 24×36. La difference est la, mais elle est minime. On achete pas un 4/3 un APSc ou un FF pour la difference du PDC, car le design des objos compense la perte. Olympus compense tres bien avec ses objos et c’est meme un de leurs arguments de vente. Lorsque tu femes a F4.0 / 5.6 la difference n’existe plus.

    Le 4/3 n’est pas une regression. Et dire le contraire c’est ne pas l’avoir essaye ou avoir des besoins tres specifiques, un curateur de musee ou un photographe qui fait du studio pur. Mais la on est tous largue, seul le medium format peut repondre a cette demande.

    Tout ce qui est dit dans l’article est vrai. Il a oublie de dire que le 4/3 c’est une autre mentalite. Il n’y a qu’a regarder un E520 et son ergonomie et sa taille.

    Tout ce qu’apporte le FF c’est une montee en Iso plus grande (de l’ordre de 1.5 F stop contre 4/3 et 1 stop our l’APSc) est un viseur optique enorme compare au 4/3. La technologie va compenser la montee en ISO, tout le reste c’est du bullshit marketing. Nous aurons biento des 4/3 avec collimateur EVF plus grand que le FF c’est une question de logique.

  16. ATP dit :

    Excellent “billet”, félicitations pour sa qualité.

  17. A dit :

    Tu aurais du en rester aux messages de merde en une ligne.

    C’est une autre mentalité si tu considères que la photo est apparu avec le premier reflex numérique. Des moyens formats, tu en trouves des plus petit qu’un Nikon D3X. Tu fais tenir deux compact argentique de bonne qualité dans la taille d’un reflex 4/3 (et encore, c’est sans compter sure des trucs rigolo comme les minox 35 gt). Alors ne parle pas d’autre mentalité s’il te plait.

    Dire que la pdc d’un 4/3 c’est quasi kifkif sur un 50 a 1,8, c’est carrément de la mauvaise foi. Et ce n’est pas comme si c’était la seule incidence de la taille du capteur. Tout le piqué de ton image s’en ressens. Ne voir une différence que dans le gestion du bruit, ou bien tu es de mauvaise fois, ou bien tu a vraiment pas d’oeil (ce qui ne serais pas complètement étonnant, vu comme tu post-traite tes propres photos à la truelle). Tu es bien gentil de parler de bullshit marketing juste après avoir parlé de “Olympus (qui) compense tres bien avec ses objos”. Hop baguette magique!

    Je leur en veut un peu à olympus/pana, depuis le début du numérique on se disait tous qu’a la fin, une fois mature, le but était d’avoir au moins la même qualité qu’un argentique. Et la paf, le 4/3, comme si il n’y allait rien avoir de plus grand après, comme si au dela il n’y avais pas de différence qualitative. Putain, sans déconner, c’est la taille des pelloches de 110, celle qu’on utilisant dans l’appareil photo espion qu’on avait eu dans pif gadget.Et viens pas me cassez les couilles avec la différence analogique/numérique, avec Le D3X qu’on nous a prété à l’agence, en comparatif avec un bon scan sur de l’ektar 100, pas de différence de qualité (enfin il était chouette le D3X, beaucoup trop gros, mais j’ai hate d’avoir la même chose dans un compact.).

    Trop chouette, plus de 100 ans de photographie pour en arriver là. Ya plus de photographe ya des expert informaticiens (sinon ça va positive, tu as appris a calibrer un écran?)

    Un curateur ne prend pas de photos, il est … curateur.

    @Divide. Non ça va, il est pas trop mal ce pancake, mais c’est pas encore ce que j’attend. Sur ces photos:
    http://a.img-dpreview.com/gallery/panasonicgf1_previewsamples19573758/p1010103.jpg
    http://a.img-dpreview.com/gallery/panasonicgf1_previewsamples19573758/p1010699.jpg

    (1,7 et 1,8) c’est un poil lège vu l’ouverture, pour moi qui aime le portrait. Mais pour un compact numérique c’est chouette. Autant sur le 4/3 je les trouvent nazes, autant sur les compacts micro 4/3 je suis content qu’ils lancent une impulsion au niveau de la qualité sur le marché.

    @ecaheti

    Mon premier paragrapge c’est une acroche, c’est normal!
    Sinon c’est un peu un troll, toi aussi, de me comparer des pdc en macro sur des focales aussi longue.

  18. PositiveFunk dit :

    “Dire que la pdc d’un 4/3 c’est quasi kifkif sur un 50 a 1,8, c’est carrément de la mauvaise foi. Et ce n’est pas comme si c’était la seule incidence de la taille du capteur. Tout le piqué de ton image s’en ressens!”

    Mais qui imprime en A2 ou en A3? T’es photographe de mode c’est ca? T’a besoin d’un pique tellement enorme parce que tu imprimes en A3? Ou alors, tu n’as jamais imprime en 4/3? Parce que la difference est invisible apres impression.

    En ce qui concerne le bokeh kiffe kiffe, va tester le 14 35mm f2.0

  19. ecaheti dit :

    A a dit :
    Sinon c’est un peu un troll, toi aussi, de me comparer des pdc en macro sur des focales aussi longue.

    plop l’arrière de la voiture n’est même pas net. me parle pas de macro.

    t’es mignon monsieur A, si les photos catégories “amateur eclairé” ne te plaise pas pas, t’as le droit de faire un tour ailleurs.
    T’as de quoi montré tout ce que tu avances, fait main? non? pourquoi? parce que tu fais probablement parti des peteux qui considère que le tout ce qui n’est pas FF ou MF ne vaut rien. Du genre “j’ai un hasselblad et pas toi”.

    Tu nous racontes plein de choses sur plein de sujet, mais tu restes un théoricien basique, un qui critique sans avoir les couilles de placer la moindre de ses photos parce que “oui tu comprends mes photos c’est personnel j’ai pas envi de les soumettre à la critique”.

    Sur wefrag on est pas forcement des experts, loin de là, mais au moins, on propose, on met à disposition, on se soumet à l’oeil des autres photographes, on essai de faire mieux. Serieux, à part de faire bannir de blog en blog, tu as proposé quoi?

    Peut importe que chacun ici défende son matériel, son choix par rappport à une technologie, à un format, à une marque d’appareil, on montre ce qu’on fait, sans en rougir, même si c’est pour se prendre 15 000 remarques.

    Sur les blogs, depuis un an, ya un paquet de photo qui valent leur pesant de cacahuètes. Combien que tu as soumis à la vindic populaire? aucune. Bien vu l’ami, mais tu ne joue pas le jeu. Ya des tas d’endroit où tu pourrais jouer, des concourt amateur dans les magazines photos, web ou papier. humm, suis-je bête, ces torchons ne sont pas de ton niveau. tu préfères taper sur les amateurs car au niveau pro tu es une merde? triste pour toi.

    La photo est un art où l’auteur propose sa vision à un publique, et gagne en crédibilité à force de remise en question. Ces questions ici sont les articles de chacun, voir même les pixo organisé par caroline. Je ne dis pas que tout cela est une vision absolu du monde la photo, juste que toi tu alignes du texte là ou les autres alignent des tas de pixel, et rien que par la répétition continue de ce geste, ton avis ne pèse pas grand chose.

    Cela dit merci d’avoir posté plus de 3 lignes.

  20. Bestaflex dit :

    J’ai pas trop envie de rentrer dans la polémique mais si ses exemples de photo en 1.7 et 1.8 sont vraiment pris à ces ouvertures, il va vraiment falloir sortir des objo 1.2-1.4 pour faire du bokeh.

    Après perso j’y connais rien, juste que je suis déçu des µ4/3 qui pourraient reprendre un bon système de viseur style Leica et qu’ils soient trop chers pour l’usage que j’en aurait (complément de reflex pour là ou c’est chaud de sortir popol, mon reflex, blague de ma femme)

  21. A dit :

    ?

    Ne me fais pas dire ce que j’ai pas dit, je parle de matos, pas de tes photos. Parce qu’effectivement le matos au fond on s’en fou. Rien ne t’empecheras de sortir de bonne chose d’un téléphone portable, d’un appareil photo jetable ou du pire des polaroids a lentille en plastoc (enfin c’est un peu captain obvious là).

    Non, ce que je déteste c’est ce gros bullshit marketing a base de “les lentilles compensent” ou “il faut tirer en A2 pour voir une différence”. Mais c’est putain de pas vrai… Les trois quarts des photos sortie au MF ne sont même pas tiré au delà du A4, ça ne t’empêcheras d’y voir une différence. Et rien que pour ça je n’aime pas le 4/3, a peu près autant que d’autre bullshit genre la reconnaissance des visages et les modes scène baguette magique. Et de faire rentrer dans la tête du public “ça ne sert a rien d’aller plus grand” ça m’emmerde.

    De l’autre coté, a un moment où l’on pourrait croire a tord que la photo numérique est mature, je les remercient du fond du coeur d’enfin se pencher sur la qualité des compacts, j’ai pas l’argent pour un Leica M9 (mais je me répète un peu là…).

    Sinon il n’y a rien de “snob” a shooter au moyen format, c’est abordable comme jamais. Tu trouve assez facilement de bon bi-objectif genre yashica ou mamiya a moins de 100 euros. Tu peux même avoir du bol et tomber sur de meilleures affaires.

    @Bestaflex

    Un télèmetre c’est imcompatible avec un autofocus. Je vois mal une boite se lancer sur se genre de marché avec un nouveau standard. Par contre on verra peut être d’autre boite lancer des boitiers compatible monture M, comme ça c’est vu beaucoup en argentique (en fait il existe déjà le epson R-D1). Sinon pour un compact autofocus, autant utiliser le live view ou un evf, ça fait gagner de la place.

    Pour mes photos, j’attendrais un moment un peu plus serein.

  22. ecaheti dit :

    ben tiens :)

  23. Poirette dit :

    Eh, j’y connais rien en photo mais l’article et les commentaires sont intéressant, y compris ceux de A. Pas besoin de devenir agressif les gars, c’est beaucoup trop rare pour tout gacher :)

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