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Des photos, et des restes. le blog de ecaheti.

Archive pour September 2009

J’ai raté ma vie

Sunday 27 September 2009

Enfin non, pas au sens qu’on prendrais pour parler de Linkito ou de Calvi quand on les écoute parler d’eux. Il me suffit de me retrouver dans certaines situation pour me dire que je ne suis pas à ma place.

Ma place, c’est faire du dev embarqué, c’est de la balle, ça me plait. Jeudi soir j’étais en Ecosse pour le boulot, et après avoir intégré dans un caisson étanche notre électronique, puis mis le caisson dans une enceinte blindé (des fois que ca explose…) et relié les 3 pauvres câbles nous donnant quelques infos sur le fonctionnement du produit, j’ai vu clignoté 4 LEDs. C’est quoi 4 LEDs? Rien du tout, mais pour le coup ça signifiait que mon soft tournait la dedans. Mon premier soft sorti de la maison mère en France, qui marche, après 2 jours d’angoisse pendant le montage du caisson. Moment professionnel priceless.

Tout ça pour dire que ce petit voyage en Ecosse m’a rappelé qu’il y a deux ans j’avais stagiairé dans un labo près d’Oxford et que mon tuteur avait répondu à la question “Would you hire the student ?” du questionnaire de l’école par un “Yes, definitly”. Ce jour là j’avais vu comme une opportunité de me barrer, et puis bon, retour en france, encore un an d’étude, bref, le truc est passé.

Et puis des fois, je vois un reportage sur les toubib, et je me rappelle que que j’hésitais à faire médecine quand j’étais au lycée. Le truc qui m’aurait branché ça aurait été de faire mes études au SSA, le service de santé des armées. Ma belle soeur faisait ses études via l’armée, à Lyon, et ça avait l’air bien! Mais le concours est plutôt restrictif, bien plus que les concours peanuts d’ingénieur, mon autre choix professionel de l’époque.

Parfois quand je me balade à la fnac, j’ai envi de taper un vendeur, lui piquer ça formidable veste verte et conseiller les gens. Ca doit etre chouette d’être compétant pour un vendeur fnac. Je parlerais pendant des heures sur des questions techniques, renvoyant les clients me posant des questions sur des sujets inconnu. Expliquant aux photographes en devenir qu’il n’y a pas que Canon et Nikon dans le monde des photos, et passant mon temps à trifouiller les Mac, objets qui échappent à ma connaissance, attisant ainsi ma curiosité.

Evidement être payé pour faire des photos, ça serait chouette. Photographe de guerre. Typiquement comme Brad Pitt dans Spy Game, mais en plus beau. Etre au coté des soldats, des civils, des ONGs qui bossent, peu importe le camp. Se sentir vivant à la moindre alerte, être le premier sur le lieu ou une explosion viendrait de survenir, ramper derrière un muret, sentir battre son coeur à 200bpm au moment ou on presse le déclencheur au dessus du mur, sans même savoir ce qu’on prend, tout en entendant siffler les balles (oui, j’ai une vision très romantique de la photo).

Petit, il fut un temps ou je voulais devenir “Inventeur”. Ouais m’sieur, comme Emett Brown, rien que ça. Je m’imaginais faire des moteurs qui mangerais des poubelles, je faisais de la plomberie avec des kilomètres de pailles, des pots de yahourt, du scotch est trois bateaux de sucettes.

J’ai aussi eu ma période pompier, comme tout les petits garcons. Mais un jour on m’a dit : “les pompiers c’est bénévoles” - “c’est quoi bénévoles?” - “ça veut dire qu’ils gagnent pas d’argent”. WTF??!!? J’ai oublié l’idée en 2 minutes.

Mais tout ça, ça ne vaut pas mon rêve de gosse, être jardinier, faire pousser mes légumes, les vendre, les manger, je m’imaginais avec un chapeau de paille jaune, une chemise blanche, un tablier vert. Mais contrairement aux autres métiers dont je parle plus haut, ca me ferait bien chier en fait. Sérieusement, c’est vraiment pas mon truc le jardinage, chez moi j’ai un plant, j’arrive même pas à faire de quoi consommer. Oh, un plant de basilic hein.

Bref, tout ça c’était avant le drame. En fait je suis très content de ton taf. Mais faut reconnaitre que parfois j’aime bien  m’imaginer ce qu’aurait pu être ma vie si j’avais suivi une voie complètement différentes.

Panoramique de Croatie

Wednesday 16 September 2009

J’y ai passé une semaine, croisière sur un bateau de 35 personnes (pas tant que ça au final). Programme : visites, baignades, glandes.

C’est bien les vacances.


1/ Lopud


2/ Hvar


3/ Hvar


4/ Trogir (pano avec 3 portraits)


5/ Split (pano avec 3 paysages empilés, histoire de combler le fait de pas avoir de très grand angle)


6/ Makarska


7/ Dubrovnik


8/ Dubrovnik

Histoire de capteur

Wednesday 9 September 2009

Ça faisait longtemps que j’avais envi de partager un article sur mon bleugounet, à propos des capteurs photos et des préjugés qui tournent autour (du 4/3 Olympus que, bon, je suis bien obligé de défendre un peu, mais pas que). L’article de base se trouve ici, sur le site d’un bonhomme plutôt acquis à la cause. L’article original date un peu, posté en octobre 2006 et mis à jour en février 2009. Je n’ai fait que le traduire.La première personne du singulier n’est pas moi, mais l’auteur original. Je trouve l’article plutôt pertinent, même si certain point sont teintés d’un légère mauvaise foi (à mon goût).

Capteur Four Third (4/3), taille et ratio.

Le capteur 4/3 est, après sa sortie il y a 5 ans, toujours source de controverse, de discussions mauvaise foi ou non. Certains le voient comme le futur de la photo reflex numérique, d’autre comme un cul de sac technologique. La plupart des avis se concentre sur la taille du capteur elle-même : juste la moitié des dimensions linéaire d’une vue sur une pellicule 35mm.
Alors que la plupart des points peuvent être résolus avec un peu de bon sens et de connaissances mathématiques de base, les mêmes questions et préoccupations reviennent encore et encore. Cette article est une tentative de réunir les faits et arguments pour en avoir une meilleur vue et les rendre plus accessibles.

Quelle taille fait réellement le format 4/3 ?

Les dimensions du cadre 4/3 sont 13,0 x 17,3 mm. C’est la taille réelle où l’image est captée, non la taille complète du capteur, qui inclut également des zones n’intervenant pas dans la capture de l’image. Certains fabricants (par exemple Nikon) ne fournissent cette taille net du capteur, ouvrant la voie à certaines incompréhensions.

Voici une comparaison des différentes tailles de capteurs les plus communs. Dans l’ordre décroissant ce sont :

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La différence entre l’APS-C et le 4/3 n’est pas réellement signifiante, en particulier après avoir considéré que la largeur de l’image est coupé pour tenir sur un papier photo standard. En terme de hauteur, l’APS-C est 14 % et 20 % pour respectivement Canon et Nikon.
La tendance aujourd’hui dans les capteurs non destinés au reflex est au petit capteur. La plupart des brigdes à grand zoom (Nikon P90, Canon SX10 IS, Olympus SP-590UZ) utilisent du 1/2,33e de pouces ou plus petit. Le 1/1,7e de pouce se trouve dans les bons compacts (Canon G10), tandis que le 2/3 de pouce qui était utilisé par Canon, Nikon, Olympus et autres a été largement abandonné. La différence entre les deux plus petites tailles ne prête pas vraiment à discussion.
Note à propos de l’APS-C de Nikon : La taille image n’a pas été publié mais a put être calculé à partir d’autres données disponibles. Le D300 utilise un capteur Sony de 12mp avec un pitch pixel de 5,49 µm indiqué par Sony. Avec une résolution de 4288×2848 on trouve 15,6×23,5mm.
Pour résumer, du moins du point de vue taille :

  1. La plupart des reflex numérique (APS-C et 4/3) ont pratiquement la même taille, c’est pourquoi les discussions tournant autour de la différence de taille sont futiles et démontrent juste que personne n’a regardé les chiffres avant d’argumenter.
  2. Les capteurs 35mm plein format (ou 135-type en utilisant la terminologie des vieilles pellicules) font grosso modo 2 fois la taille (linéaire) des 2 précédents.
  3. Les petits capteurs sont 2 fois moins grands (linéairement également).

Le rapport de format

Les proportions d’une image sont un problème important et souvent sous-estimé. En mettant le format carré de coté (il a été introduit pour des raisons d’utilisation d’appareil photographique qui pour des raisons pratiques ne pouvait pas être utilisé avec 2 orientations), la plupart des appareils photos des 100 derrières années ont utilisé un des deux rapports les plus commun : 4:3 et 3:2. La plupart du temps, le 4:3 a été utilisé par choix, tandis que le 3:2 par nécessité technique (réduire de moitié ou doubler un 4:3  a pour résultat un 3:2). Ce dernier était généralement recadrer pour avoir des résultats plus agréables.
Pour le meilleur ou le pire, quand Oscar Barnack a conçu son prototype Leica en 1913, il a décidé d’utilisé la pellicule cinématographique (35mm avec double perforation) qui n’était pas cher et surtout facilement trouvable. Le cadre classique était 18×24mm (rapport 4:3). Il était trop petit pour être exploité décemment avec les émulsions de l’époque et c’est pourquoi le cadre utilisé par Leica couvrait 2 cadres de ce film : 24×36 (rapport 3:2). Le reste c’est de l’histoire : après quelques décennies la caméra « miniature » (35mm) domina le marché, et le rapport 3:2 s’est fermement imposé comme standard, exception faite des appareils moyen format et à plaque.
La plupart des tailles d’impressions standards sont restées plus carré que ça, à part les petits de 3,5×5 pouces (8,75 x 12,5cm) et de 4×6 pouces (10×15cm).

Comprenez moi bien : certaines images ont l’air meilleur en 3:2 voir dans des proportions plus grandes (après tout, c’est le format choisi par De Vinci pour Mona Lisa); des paysages demanderont peut être même du 2:1, et un cliché rare sera excellent avec un format carré; mais si vous recadrez vos photos sur ce qu’il y a de plus intéressant, dans la plupart des cas ça fera quelque-chose de proche du 4:3. Ça m’est arrivé,  même pendant mes années argentiques, en utilisant de la pellicule 3:2. Quand on regarde des photos postées sur le Web par des puristes du 35mm, restant accrochés au 3:2, j’ai souvent l’impression que l’image serait plus forte si le cadrage était un peu plus serré. Suis-je le seul dans ce cas? Peut-être, mais probablement pas.

Le rapport du format d’image mérite un débat séparé, mais je n’ai pas de doute sur le fait que la proportion 4 par 3 requiert en général moins de recadrage que le 3:2. Cela change la façon de voir la photo reflex, supposé rendre plus facile la composition du cliché; quand je prends une photo argentique j’avais souvent tendance à visualiser comment ma photo deviendrait après recadrage. Ceci est en réalité la principale raison qui fait que j’ai choisi le format 4/3.

Les problèmes de bruit.

Ne rien connaître d’un sujet est parfois mieux que de ne s’y connaître qu’à moitié : on a moins de chance de raconter des choses fausses. Ca parait un peu brut, mais je ne peux m’empêcher de le dire après avoir lu certain sujet sur des fils de discussion.
« Les capteurs 4/3 génèrent plus de bruit car ils sont très petit ; les APS-C sont moins bruités car ils sont beaucoup plus gros. »
Pardon ? Regardez l’illustration plus haut qui compare les tailles de capteurs. Ai-je besoin d’en rajouter ?
Si tel ou tel appareil avec un capteur APS-C génère moins de bruit (ce qui est visible uniquement au dessus de 400 ISO), ce n’est pas dû à la taille du capteur ; il y a 3 facteurs plus important qui rentrent en jeu :

  • Le taux de remplissage du capteur : un photosite unique collecte la lumière d’une zone donnée, et n’est pas égal au pitch du pixel mis au carré. Certaines zones du capteur ne sont pas sensibles à la lumière, mais utilisé pour la partie électronique. (Les microlentilles placées sur les photosites sont un peu plus grande et aident un peu en limitant l’angle solide de réception de la lumière) Les premiers reflex numériques avaient un taux de remplissage de seulement 25%, les récents approchent 90%. Ceci est équivalent à doubler les dimensions physiques du capteur.

Certains taux de remplissage sont incertains pour des modèles particuliers d’appareil photos. Kodak annonce que son capteur plein format KAF-8300 contient la partie électronique au dessous de la couche photoréceptrice,  augmentant donc le facteur de remplissage, sans pour autant qu’on connaisse sa valeur exact.

  • L’illumination du photosite : le même photosite générera moins de bruit avec une plus grande exposition. L’illumination est proportionnelle à l’ouverture, ou à l’inverse du nombre F mis au carré. Dans la plupart des applications le nombre F dépend de la profondeur de champs (PdC). Pour le même angle de vue (à distance focale équivalente) la PdC est plus grande quand la zone de formation de l’image est plus petite, soir la règle du MxA. Par exemple la PdC à F/4.0 pour un appareil 4/3 est la même qu’un F/8 sur appareil 35-mm plein format. Avec un appareil disposant d’une zone image plus petite on peut prendre des photos avec des ouvertures plus grandes (nombre F plus petit) et avoir la même PdC.

En considérant qu’on utilise un appareil avec un capteur plus petit (APS-C ou 4/3) avec la même vitesse d’obturation et la même ouverture que sur un appareil plein format (pour avoir la même PdC) le bruit sera le même dans les deux cas. Bien sur ceci n’est pas applicable si on ne peut pas utilisé d’ouverture plus grande sur un petit capteur car ces ouvertures ne sont pas disponibles sur les optiques qui les accompagnent. De plus, dans certaines applications le photographe peut désirer avoir un PdC très courte, et cela donne un avantage net a un capteur plein format

  • Le niveau de saturation du photosite : En mettant de côté la différence entre un capteur CCD et un MOS, c’est le signal maximum qu’un photosite peut transférer. Cela définit la plage dynamique du capteur et affecte donc le bruit.
  • La réduction de bruit interne au boîtier : Avec tout ce qui a été dit ci-dessus, tout les constructeurs appliques lors de la conversion raw vers jpeg un algorithme moyennant intelligemment la réponse d’un photosite avec les valeurs des photosites avoisinants. Ces algo (sans regarder à quel point ils sont bon) vont affecter la définition de l’image, c’est-à-dire le rendu des détails les plus fins, qui ne pourront être plus grand que le pitch d’un pixel. Certains algo sont plus efficace que d’autres, mais ils sont parfois inefficaces dans des zones particulières de l’image. Tandis qu’il est facile de filtrer le bruit sur les zones de couleurs uniformes avec des contours bien définis, la tâche devient plus ardue quand une zone de l’image avec une texture similaire au motif du bruit. Au premier coup d’œil ces images ont l’air plus plaisantes (hey, toute les lignes semblent net !), mais certains détails seront perdus.

Pour plus d’info sur les histoires de bruit, voir l’article Noise in Digital Cameras, une introduction générale sur le sujet, et rester à l’écart des magazines grand public.

Profondeur de champs

Il s’avère que les caméras avec des capteurs plus petits ont plus de profondeur de champ (voir l’article DOF), considérant qu’on utilise le même angle de champs, distance du sujet, et ouverture de l’optique. Le résultat est à double tranchant :

  • Un plus quand on veut une grande profondeur de champs (avant et arrière plan net)
  • Un moins quand on veut une PdC très courte pour isoler le sujet du reste de l’image.

Une seule taille ne peut pas remplir tout, pas dans ce cas. Le même argument a été utilisé contre la pellicule 24×36 quand elle est entrée en compétition avec le moyen-format ; et entre ce dernier et les appareils photos à plaque 9×12cm.
Encore maintenant généralement les images ont des problèmes de manque de PdC (à cause de la profondeur du sujet, ou bien d’une mise au point imprécise) plutôt que l’inverse. Il n’est pas possible d’avoir les deux avantages avec la même taille de zone image. Pour les applications nécessitant une PdC courte, un appareil plein format (24×36mm, ou mieux, un moyen format) sera plus pertinent. Pour les autres, un 4/3 (ou APS-C) aura un avantage. Encore, ignorez les différences entre le 4/3, l’APC-C et le Foveon/Sigma, elles sont trop petites pour rentrer en ligne de compte ici.

Taille et poids des optiques

Quand le système 4/3 a été introduit par la sortie de l’Olympus E-1, il y  a eu un espoir que les optiques du standard serait plus petites (et plus lumineuses) que leurs équivalents dédiés au 35mm.
Ces attentes étaient basées sur le fait qu’une zone image moitié moindre d’une pellicule 35mm aurait requis des optiques moitié plus petites. Réduire de moitié la taille (linéaire) implique réduire le volume (et donc le poids) par un facteur de 8 : une perspective plutôt séduisante!
Les choses sont rarement aussi simples qu’elles en ont l’air au premier coup d’œil. Les capteurs numériques sont très directionnels, c’est-à-dire sensible à la perpendicularité des rayons lumineux par rapport à sa surface. Réduire d’un facteur 2 la taille des optiques n’est pas assez, elles doivent être également éloignées du plan image, au moins pour les optiques de longueur focale inférieur à 50 ou 80mm. Indirectement, cela entraîne également une augmentation de l’élément optique frontal d’un rapport plus grand que celui de la longueur focal sur le nombre F.
La conclusion de tout ça, c’est que la plupart des optiques pour les petits capteurs (4/3 ou APC-C) sont de la même taille que leurs équivalents 35mm pour des angles de vue similaire. L’avantage de la taille ne vient qu’avec de grande longueur focal (200mm EFL (Equivalent Focal Lenght, longueur focal en 35mm) ou plus).
Certains disent : « oui, mais si j’utilise un 50mm fait pour l’argentique sur un boîtier numérique (4/3), j’obtiens un 100mm EFL et l’optique n’est pas plus grosse ». C’est pas faux, mais l’optique n’est pas optimisé pour les capteurs numériques, et ne sera pas aussi efficace qu’une optique « numérique ». Tout d’abord, même avec un capteur plein format, l’optique ne prend pas en compte la sensibilité directionnelle du récepteur. Deuxièmement, elle est conçu pour la résolution d’une zone image 24×36, demandant moitié moins de grossissement pour la même taille d’impression.

Pour être honnête, beaucoup d’optiques argentiques, particulièrement les fixes (sans zoom) dans le domaine téléphoto, sont suffisamment bonne pour le grossissement des reflex numériques, et auront de très bons résultats sur les boîtiers 4/3 (et APS-C). Cependant il ne fait pas prendre ça comme un acquis.

Une entreprise prenant au sérieux l’utilisation de son ancien parc optique sur son boîtier est Leica. Pour réduire l’impact de la taille du capteur sur leur nouveau M8, la taille de la zone image est 18×27mm (rapport équivalent M=1,33), et les microlentilles au dessus des photosites du capteur sont inclinés pour changer la réponse angulaire du capteur. Cette réponse doit être particulièrement importantes, car les grands angles Leica n’utilisent pas de concept d’inversion en téléphoto, les éloignant de la pellicule. Ceci n’était pas nécessaire pour un appareil photo à visée télémétrique sans le miroir mobile. Comment cela marche t’il ? Je n’en sais rien, je n’ai pas 5000$ à mettre dans un appareil de luxe, aussi bon soit il.

Il y a aussi un autre problème induit par les capteurs numériques, bien qu’il ne soit pas lié à leur taille. Le capteur, ainsi que la surface des filtres adjoints devant lui, sont nettement plus réflective que la surface d’une pellicule. La lumière réémise créée des réflexions secondaires sur les surfaces de l’objectif (particulièrement les faces arrières, mais pas seulement), et cela peut conduire à une baisse du contraste de l’image, ou pire, à des images fantômes. Les fabricants d’optique ont répondu à ce problème avec l’utilisation de meilleurs traitements antireflet, mais les anciennes optiques n’ont pas ces avantages.
Pour résumé : il ne faut pas s’attendre à avoir sur des petits capteurs des optiques beaucoup plus petites que leurs équivalents argentiques pour le même angle de champs. Cet avantage n’est visible qu’avec de grandes longueurs focales.
Toutefois, les deux nouveaux objectifs « kit » Olympus, le 14-42 mm F/3.5-5.6 et le 40-150 mm F/4.0-5.6 sont remarquablement petits, particulièrement ce dernier. Mais cela est fait avec certains compromis.

Limite de la résolution des capteurs

Avec le filtre Bayer « de base » (deux filtres verts, un bleu et un rouge sur un carré de 2×2 photosites), le pitch du pixel peut descendre à peut être 3 µm jusqu’à ce qu’il approche des limites physiques causant des effets indésirables. Après tout, le Canon G7 (ou l’A640) a 10mp sur un capteur de 1/1,8 de pouce, 5,3 x 7,1mm. Cela donne un pitch d’environ 1,9µm, moins de la moitié de l’Olympus E-400 à 10mp.
Avec le pitch de 0,003mm, le capteur 4/3 fournit une résolution de 25 millions de pixels (photosites en réalité), ou 24 mp « binaire ». C’est énorme, si ça compte pour vous. Pas pour moi. Et c’est avec un pixel deux fois plus grand que les appareils cités avant, sur la technologie actuelle.
Quand j’entends des gens clamer que le 4/3 est incapable de fournir des résolutions au dessus de 10 mp, je ris. Ensuite quand j’entends les même « experts » dire que les capteurs APS-C peuvent fournir de tels résolutions, juste parce qu’ils sont plus gros, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. Arrêtez de vous inquiéter à propos des pixels, mettez vous à réfléchir plutôt aux optiques. Ou mettez vous à réfléchir.
Effet de bord : la taille du viseur

De par sa nature, le viseur d’un reflex est optiquement à égale distance de la lentille que l’est le capteur, et, pour une couverture de 100%, devrait avoir la même taille. C’est pourquoi un capteur plus petit implique un verre de visée plus petit, et les écrans plus petits impliquent des viseurs plus petits. Sauf si l’image est agrandi sur le chemin jusqu’au viseur. Agrandir l’image coûte en taille, en poids et en argent. C’est pourquoi la plupart des reflex numériques (en excluant les capteurs plein format) souffre à des degrés divers d’un syndrome « trou de serrure ».
Si quelqu’un s’oppose à ça, il faut lui montrer n’importe quel reflex pas trop mauvais de la fin des années 70. Ca mettra les choses au clair.
Etant donné que le système 4/3 utilise le plus petit des capteurs de reflex, il est le plus enclin à cet effet. C’est la raison pour laquelle je reçois beaucoup d’email de gens désireux d’acquérir, disons, un E-510 ou un E-3, mais qui sont inquiets à ce propos.
Pour gagner du temps, j’ai préparé un diagramme montrant les viseurs (apparents) de plusieurs gammes de reflex. J’ai choisi des appareils situé sur le dessus de l’étagère (Nikon D300, Canon 40D, Olympus E-3), d’autre considéré comme « entrée de gamme » (bien que ce terme devrait être utilisé pour le photographe, pas pour l’appareil), et d’autre entre les deux. Voici donc.
Comparaison de taille de viseur pour une sélection de reflex numériques. Grosso modo du bord jusqu’au centre :

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(Une version mise à jour, avec des modèles récents se trouve sur l’article dédié aux viewer size)
La comparaison n’est pas directe si elle inclut des appareils dont les rapports de format différents. Certains diront que ce qui compte vraiment, c’est la hauteur, car la plupart des images sont recadrer sur la longueur avec des proportions plus proche du 4:3 que du 3:2. C’est pour ça que le viseur de l’E-510 est un peu plus grand que celui du 400D, même si celui-ci est plus grand en largeur. Le contre argument pourrait être que le pour les images recadrer dans un format large, c’est la largeur qui compte. Ok, bien.
Il semble cependant clair que la ligne de démarcation n’est pas tracée en fonction de la taille du capteur, mais du prix de l’appareil. Clairement, le D300, 40D et E-3 appartiennent à un groupe (joints par le K10 et l’A700 qui sont un peu moins cher, et donc dans une zone un peu plus flou), tandis que les modèles « économiques », comme l’E-510, le D40 et le 400D, sont dans un autre. Toutefois, ce n’est pas une question de taille de capteur, mais bien de l’argent que vous êtes prêt à dépenser.

Conclusion

Les considérations à propos de la taille dont on vient de parler son les même que celles que j’ai traversé en 2004 avec de décider d’investir dans le système 4/3. Sans avoir un investissement énorme dans les optiques (sauf pour quelques Minolta manuel et une grande collection en monture Exakta), je ne me suis pas inquiété pour les anciennes optiques. Sans avoir d’avantages ou inconvénients en terme de taille d’image par rapport à l’APS-C, mon choix était ouvert (à l’exception des 24×36 pour la plupart du temps des raisons économiques).
Ce qui à peser dans la balance pour le 4/3 est (a) le rapport 4:3, (b) la disponibilité d’objectifs dédiés au numérique de bonne ou excellente qualité, (c) le système anti-poussière ultrasonic utilisé par Olympus, et (d) mon affinité générale pour la façon dont les ingénieurs Olympus résolvent les problèmes en faisant les compromis nécessaires.
Vos besoins et vos goûts peuvent être différents. Si vous êtes en train de réfléchir au format 4/3 pour votre plateforme photo, j’espère que cet article vous aura aidé à faire votre propre choix. Si vous êtes déjà un utilisateur du 4/3, bien, ça vous donnera au moins un certain regard sur certain problème.