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Des photos, et des restes. le blog de ecaheti.

[Photo de F1] Je l’ai vu en vrai, Excalibur

Saturday 16 February 2013 à 23:22

Oui, je sais, le titre est trompeur, comme d’hab.

Étant de passage dans le bouchonnois (enfin, la Sologne pour être précis), j’ai fait un petit tour dans un musée, le Musée Matra Automobile. Et, l’air de rien, voilà ce qu’on peut voir dans cet endroit pittoresque :

Ouais, une vrai voiture d’homme, qui fait de la piste à 300km/h. J’ai une grande tendresse pour l’espace parce que ma Maman elle avait un Espace 1 deuxième modèle pendant des années, qu’elle a revendu pour un Espace 3 en 1999 et … qu’elle a toujours. On peut cracher sur les voitures français mais les Ren… et non ! Raté ! L’Espace, de son premier proto (assez moche, vraiment dans le style minivan américain dont il s’inspire) …

… à la version 3 dont le dernier modèle sorti des usines (874242) est présent sur le site du musée…

… je disais donc L’Espace est un véhicule conçu par Matra Automobile. Sortie du même cerveau que celui qui accoucha des Djet, Bagheera, Murena et autre Rancho. Dans la tête du clampin de base, ces voitures sont associés à d’autres constructeurs car si Matra avait le loisir de faire des voitures un peu atypique, la distribution grand public nécessitait souvent un appuie avec un gros à côté. Bref, pour en revenir à l’Espace F1, c’est une idée à la con à la base : on prend un Espace de série (modèle 2 à l’époque) et on lui colle un moteur centrale Renault V10 de 10 cylindres, 40 soupapes, 3,5 L, 137kg pour obtenir 820 ch. C’est donc le même moteur qui fut champion du monde en 1994. Le reste va avec au niveau transmission, boite de vitesse et système de freinage. Au final on obtient un machin qui atteint 200km/h en moins de 7 secondes et qui se promènera à 300 km/h sur une ligne droite.

Pour le fun on pourra la qualifier de Formule 1 quatre place. A noter qu’il existe en fait 2 exemplaires de la bête, un qui a servi de démonstrateur (piloté par Alain Prost, pour la rigolade), celui que j’ai vu, et un autre pour la frime, qui se trouve dans la collection Renault, à Flins.

Ce petit tour au musée fut émouvant, témoignage et hommage à une des nombreuses grandes marques de l’auto française qui sortirent des trucs pas commun, beau, ou brute de performance et qui se sont éteintes. En sortant du musée nous fîmes un petit tour dans Romorantin pour voir l’usine où furent produit une grande partie des véhicules de la marque. Avec un grand panneau de travaux publiques “Destruction des batiments des usines Matra Auto de Romorantin”. Sniff, une page se tourne ! Pour être précis, s’est tourné en 2003 quand le groupe Lagardère décida que bon, Matra Auto ça coûte des sous, et l’Avantime était un bide intersidéral.

[Vieux Jeux] King Arthur’s World

Sunday 30 December 2012 à 12:43

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Hop, on ressort encore un vieux tromblon. Celui en plus a pour lui une jaquette assez moche. Mais comme l’habit ne fait pas le moine, j’ai demandé à mon pote Nicolas de me le prêter, et vu qu’il ne jouait qu’à Mario et à Street Fighter et qu’il trouvait ce jeu “nul on comprend pas ce qu’il faut faire et comment ça marche” il me l’a prêté sans sourciller. Tout ça c’était quelque part au début/milieu des années 90.

J’insérais alors la cartouche aussi moche que la jaquette pour découvrir une petite perle qui allait me scotcher et me faire rager un certain temps.

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Alors c’est quoi ce jeu ? Et bien c’est, en gros, une variante de Lemmings, énorme succès de feu Psygnosis. Si le but ultime est de faire arriver un mec (et un seul) au bout de la map, les moyens mis à votre disposition sont différents, tout comme les obstacles.

Le but

Arriver au trésor dans les premiers niveaux, qui constituent un gros tuto sur chaque type d’unité, puis détrôner les rois adverses dans les 10 ou 15 tableaux suivants.

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Les unités

Comme il vous est expliqué dans les tutoriels du début, chaque unité a son utilité :

  • Les arches tirent des flèches selon trois angles différents (élimination des péquins adverses à distance)
  • Les chevaliers sont des balèzes du corps à corps (grosse mêlé!)
  • Les barrel men sont des poseurs de bombes (mais hyper fragile)
  • Les magiciens vous balanceront des sorts de protections ou d’attaques
  • Les ingénieurs permettront de franchir les obstacles physiques (atteindre une plateforme, faire un pont, enfoncer une porte, créer un checkpoint, et faire des catapultes)
  • Les hommes-boucliers qui empêchent les méchants d’avancer
  • Arthur lui même est un chevalier, et peu donc tabasser les méchants à la main.

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Toutes ses unités sortent de votre tente, votre quartier général, disposée à un bout du niveau, généralement éloigné le plus possible du roi adverse. Néanmoins, les ingénieurs sont capables de monter une nouvelle tente un peu plus loin sur la map, aux endroits prévu à cette effet (les checkpoints dont je parlais plus haut). Les unités sont en nombre limité et il s’agira d’y faire attention pour éviter qu’elles crèvent inutilement, car cela pourrait rendre plus difficile voir impossible la réussite de la mission.

Les tableaux

Chaque tableau est composé de différents mécanismes, pièges et unités adverses qu’il vous faudra éviter / tuer / surpasser. Il existe 3 mondes dans lequel l’action se déroule, le “Real World”, dans la campagne moyenâgeuse, l’Underworld, univers des goblins et enfin le Could World qui se passe dans les nuages, très poétique mais assez ardu. Comme dans un Lemmings il faudra envoyer le bon mec au bon moment, à la différence que vous ne pourrez sortir que trois escouades en même temps. Ainsi donc il faudra régulièrement faire rentrer ses troupes pour en sortir d’autre. L’Under et le Cloud World sont relativement long, chaque tableau pouvant vous occuper pendant une ou deux heures en fonction de si vous cherchez à chopper tout l’or du monde.

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Pourquoi cela ? Et bien c’est simple, si votre roi crève, vous êtes bon pour refaire tout le niveau, le jeu ne comportant pas de sauvegarde mais simplement des codes pour accéder à chaque niveau. Si vous avez assez d’argent et que votre roi meurt, vous aurez le droit de ne recommencez qu’à partir de votre dernière tente construite, vous faisant gagner un peu de temps.

Gameplay

Le jeu en lui même est assez lent, et il faudra planifier doucement chaque action, car la précipitation est souvent synonyme de gros fail. En effet, on prend vite une certaine confiance qui nous poussent à sortir plein de mecs en même temps et au final on se plante dans les commandes, on pose une bombe au milieu de ses ingénieurs, à qui on se magne d’ordonner un demi tour salvateur, pendant qu’on a fait avancer notre bon roi qui se jette bêtement dans une rivière. Game Over, fallait pas confondre vitesse et précipitation comme disait mon papa.

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Si cela arrive plus souvent qu’il n’y parait, c’est surtout parce que la maniabilité du jeu est assez spécial. En effet, à l’époque j’avais l’habitude des jeux de stratégie sur PC (Ouais, Dune 2, c’te classe!) et une souris pour ce genre d’exercice me paraissait évidente. Si King Arthur’s World est jouable à la souris, je ne l’ai appris que très récemment, il y a environ 20 minutes en fait. De toute façon pas de regret, j’avais pas de souris et j’ai donc fait tout le jeu à la manette comme un homme. Donc en gros, vous dirigés vos unités avec le pad, puis en maintenant un bouton vous sélectionnez une action, en maintenant un autre bouton vous pouvez switcher entre vos troupes déjà dehors, avec un autre bouton vous revenez vers le QG pour sélectionnez quel type de gugus vous allez sortir, et je vous passe la navigation sur la map avec les boutons R, et L et un mélange avec le pad. On se plante de bouton régulièrement et il n’est pas rare pendant qu’on examine la carte de mettre en mouvement ses troupes par inadvertance. Bref, quand on a 12 ou 13 ans, ça énerve un peu. Quinze ans plus tard, on a un émulateur et on fait des quicksave, c’est ultra cheaté, mais meilleur pour le coeur et l’ulcère. Mais avec l’expérience de jeu, on créera rapidement des techniques de ninja pour éviter de se planter, genre mettre le roi sur une plateforme pour éviter qu’il rencontre un ennemi dans notre dos alors qu’on manage des mecs à l’autre bout de la map, ou bien sortir un shield men (unité hyper spécialisé, un peu trop, mais souvent nombreuses) pour tester les portes et les téléporteurs (ouais, le roi Arthur il passe parfois dans des télépods, ça te dérange ?)

Et c’est joli ?

Oui, plutôt. Comme vous avez pu le voir sur les différents screenshots qui jalonne ce papier, c’est assez mignon. Les sprites des unités sont un peu petits mais assez détaillés tout de même. On aurait appréciés un peu plus de diversité dans les différents mondes (A noter que dans le Real World, des fois, il pleut. Michael Bay  in da place !), mais dans l’ensemble il y a des petites choses qui bougent à droite à gauche, des structures et des décors un peu partout, et ça reste lisible. En plus il y a des chouettes musiques, pas très longues mais suffisamment de qualité pour qu’elles ne vous énervent pas pendant le temps que vous passerez sur chaque niveau. Les bruitages sont plutôt discrets, et pas trop mal, mention spécial au cri de chute dans le vide, qui s’il arrive au roi vous fera une fin de partie, mais vous fera rigolez (la première fois… parce que la deuxième fois ça vous fera éteindre la console).

Au final…

… C’est un bon jeu quand même, une fois qu’on s’est fait à la maniabilité … comment dire, curieuse ? du titre. Mais dans le fond, on ne voit pas trop comment on aurait pu faire autrement avec une manette. La progression y va crescendo et si on plie les premiers niveaux sans difficulté cela devient ardu vers la fin, sans être impossible. Cela dit, chaque fin de niveau vous fera poussez un soupir de soulagement, et donc de satisfaction, tant vous serez content d’avoir esquivez certains pièges à la con (mention spécial au blob vert qui spawn n’importe où, l’enculé). Si vous le trouvez en brocante, n’hésitez pas, et ne laissez pas refroidir par sa jaquette peu aguichante. Prévoyez simplement du temps pour faire chaque niveau d’une traite. La solution de l’émulateur est pas mauvaise, mais les quicksave vous préserveront du stress qui constitue une part de la gloire de fin de mission.

Cinéma : permis de tuer

Tuesday 27 November 2012 à 22:57

Breivik, Merah et beaucoup d’autres en étaient accros. Un passe-temps qui peut se révéler mortel…

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Orange Mécanique, a établi un score de recette en atteignant presque 26,6 millions de dollars  au USA.

Alors que les marionnettistes de l’UMP offrent un spectacle lamentable, notre gouvernement ne sait même plus comment il s’appelle. Entre les reculades de ses annonces - la dernière, le mariage pour tous - et les dérobades au sein de sa majorité, il en néglige l’essentiel : la nouvelle génération. Notre espoir. On lui a, vite fait, bien fait, passé une couche de maquillage pour dissimuler sa mauvaise mine - réforme supposée de l’éducation, emplois d’avenir (sans avenir) et puis basta. On la laisse s’amuser dans son coin, ou désespérer, au choix… avec le cinéma et la télé.

Ce n’est pas un souci au ministère de la Culture. On ne perd pas son temps avec des distractions qui ne contribuent pas à la promotion des arts. Fight Club, Akira, Hooligans, Kill Bill, Battle Royale, Irréversible ? C’est qui, c’est quoi ? À défaut, la ministre Aurélie Filippetti pourrait prendre connaissance des jugements en cour d’assises pour les spectateurs qui sont passés à l’acte. Le processus est simple : une dépendance grandissante à la violence. À côté de ces films, le cannabis, c’est “la santé par les plantes”, comme le disent certains habitués. Le premier Permis de tuer a été attribué au seul James Bond, en 1989. Deux ans plus tôt, le même 007 s’illustrait dans Tuer n’est pas jouer. Maintenant, c’est l’inverse : jouer, c’est tuer, plus besoin d’être James Bond.

Jeux dangereux !

Voyez Andy qui, à 16 ans, abat à coups de fusil ses parents et ses deux petits frères en Corse. Andy, que ses parents appelaient “l’enfant du miracle” parce qu’ils avaient mis 10 ans à l’avoir. Devant ses juges, il ne donne pas d’explication. Il raconte qu’il a entendu une voix à laquelle il n’a pas pu résister. Andy, grand amateur de série télé. Rapport d’un psychiatre à la cour : les journaux de 20h habituent à l’excès. Les films font croire que la mort est une solution et qu’on peut recommencer indéfiniment puisqu’on a plusieurs vies. On a beau colorer le sang en vert, il y a une répétition de la destruction délibérée qui maintient le joueur dans une fascination parfois sans borne.

Quant à Breivik, l’assassin de 72 jeunes en Norvège, il s’est déclaré “fan absolu” d’Orange Mécanique et reconnaît avoir passé des semaines à “se former” sur la manière de tuer. Mohamed Merah aussi y consacrait un temps considérable. Et il en a, des adeptes. Il suffit de se rendre sur allocine.com et de découvrir les commentaires quasi pros des amateurs. “Il était plongé dans le noir dans une salle de bains ultrafroide. Il entend les 12 flics s’avancer…, il se lève en mode “You shall not pass“, tire, met un high kick sur un bouclier. Il aurait pu tenter le 1080…” Même les services secrets ignorent peut-être ce langage codé. Parallèlement, un dénommé Vinogradov, en Russie, publie un manifeste sur Internet dans lequel il s’en prend à l’humanité tout entière et dit sa volonté de la détruire. Et puis il tue cinq de ses collègues de travail. Il regardait Prison Break, dans lequel les héros sont uniquement des tueurs.

Un business hors norme

Sur ce même site, un gentil papa écrit : “Vingt millions de personnes regardent Prison Break et il n’y a pas vingt millions de serial killers.” Excellent argument. Une gentille maman ajoute : “J’ai quand même dit à mon fils qu’égorger ses codétenus pour le plaisir, cela ne se fait pas dans la vraie vie.” Quel bon sens ! De l’avis unanime des psys et des éducateurs, la plupart des enfants qui abusent de leur télé sont plus agressifs et renfermés que les autres.

François Hollande, après l’échec de la taxe Nutella censée protéger les jeunes de l’obésité, auriez-vous l’idée de leur épargner une addiction à la violence ? Et vous en ramasseriez, des sous ! En 2011, lors de son lancement, Game of Throne a généré un milliard de dollars de revenus en 15 jours. Ici, des milliers d’adolescents vont demander le coffret de la saison 2 pour Noël. Et si vous nous faisiez une petite taxe de plus pour les fêtes de fin d’année ? Pour une fois qu’elle serait bienvenue. Il vous suffit de booster un peu Aurélie Filippetti. Le 29 octobre, elle a annoncé “une réponse graduée sur le streaming, étendue aux films… et la mise en place d’un service en ligne pour les déclarations de décès… Cela ne s’invente pas.Breivik, Merah et beaucoup d’autres en étaient accros. Un passe-temps qui peut se révéler mortel…

Toute ressemblance avec une journaliste complètement à côté de son époque est purement fortuite. L’article de  Claire Gallois est un torchon rempli d’un mélange de merde et d’idées reçues. La centaine de commentaire de son article pourrait rassurer, mais quand on ose publié un étron journaliste pareil, c’est que, quelque part, on est tellement fermé d’esprit, qu’il serait vain d’essayer de persuader cette pauvre Claire qu’elle a besoin pour sa santé mentale d’éteindre sa télé, ou d’au moins arrêter de regarder TF1.

Photo, le choix de l’appareil

Sunday 18 November 2012 à 10:07

Vous avez déjà tous lu des articles sur « Bien choisir son appareil photo », ou bien le un plus spécialisé « Bien choisir son reflex numérique » ou encore plus moderne « Bien choisir son appareil à objectifs interchangeable ».

J’ai été faire un tour la semaine dernière au salon de la photo, et j’ai encore eu ce sentiment de gunporn en voyant tout ces gens débarquer avec des sacoches photos remplis ras la gueule, moi même, pas mieux, avec mon appareil à l’épaule. Pourquoi apporte t’on son putain d’appareil au salon de la photo ? C’est stupide en fait, est ce que la semaine d’avant en allant au salon du chocolat je me suis pointé avec un snickers… non j’aurai eu trop peur qu’on me le pique… ou avec ma tablette de Galak ?? Non. Le salon de la photo est fait pour que les exposants déballent le matos, vous le clampin, pas la peine. Bref, je dis ça, mais à coup sur je vais probablement me pointer la prochaine fois avec mon appareil en me disant « au cas où ».

Je m’égare, mais pas tant que ça. En fait là où je voulais en venir, c’est que le petit monde de la photo à pris une tournure intéressante ces dernières années, mais que les critères de choix de l’appareil ont peu changé. En effet, depuis le début de la photo numérique grand public, force est de constaté que rien a bougé. Canon et Nikon sont arrivés les premiers vers 2003/2004, ont phagocyté tout le marché laissant aux autres le plaisir de rogner les miettes. Chacun y cru, sortant donc son produit du moment, ressemblant aux autres. En 2007 quand j’ai voulu remplacé mon feu AE-1 dont mon Optio E-30 était un maigre palliatif, en face de moi j’avais un 400D, un D40, un A100, un K100D un E510 et tout ce petit monde valait un peu la même chose, on faisait le choix sur un détail à la con, genre « j’ai lu que les optiques étaient mieux ici, et en plus c’est stabilisé dans le boîtier ». Mais à part ça et le bruit mieux géré chez certain, on avait des boîtiers un peu identique. La différence se faisait au feeling de la prise en main et des menus, et à boîtier identique, c’est toujours selon moi le critère qui doit faire la différence.

Aujourd’hui, on est arrivé à un point où, lassé de claquer du fric sur un marché ultra concurrentiel, ceux qui se partageaient les miettes du gâteaux sont allés cuisiner un plat pour eux seuls, Panasonic ouvrant le déjeuner avec ses Lumix en µ4/3. Le mirrorless est en marche, et il fallait au moins ça pour attirer l’attention du chaland, avec un appareil « qualité reflex » mais pas trop gros. C’est pas la taille qui compte, mais la qualité. A l’époque, beaucoup ont crû l’idée mort-née car basée sur les capteurs 4/3 très bruités (disons, par rapport aux autres) « parce qu’ils sont plus petits lol ». Depuis, Panasonic et Olympus se sont sortis les doigts du cul pour montrer que c’est pas la taille qui compte (encore une fois) mais la qualité du capteur. En 2011, les appareils mirrorless de toutes marques ont prouvé que ça intéresse les gens d’avoir un truc qui fait des jolies photos mais qui ne pèsent pas 8 tonnes.

Avec la question de l’ergonomie, la question donc à se poser quand on achète un machin avec des objectifs qui se changent, c’est “est ce que je suis prêt à passer mes vacances avec du matériel lourd et encombrant“. Cette question n’est pas plus importantes que celle de l’ergonomie, ni moins. Si on veux un petit encombrement et des boutons partout sur l’appareil, va falloir choisir. L’an passé j’ai été un peu refroidi sur un EP-3 très sexy, mais qui manquait de raccourci sur le boitier. C’est con, mais quand on prend l’habitude d’un bouton par fonction, la navigation dans un menu c’est chiant.

Je n’ai pas encore parlé de la qualité, mais j’y viens. On va la faire rapidement, si les compacts numériques ont encore du chemin à faire, niveau reflex et mirrorless, vous pouvez acheter n’importe quoi la qualité sera très bonne. Nan mais c’est vrai quoi, le nombre de megapixel pour un amateur ça sert à quedalle, les objectifs de base sont tous corrects, et ce qui fera la “bonne photo” c’est le photographe, point final. Si on passe dans la gamme “amateur éclairé”, on se payera un objectif lumineux et qui pique un peu plus et le tour sera jouer. Le boitier “amateur/expert” servira lui à apporter un confort supplémentaire. Mais dans l’ensemble, pas besoin de comparer les mégapixels où bien le parc optique pour choisir son appareil.

Oui, pas besoin de comparer le parc optique, sauf pour une marque qui n’en a que trois, où ça fait un peu cheap. Mais sans déconner, ça sert à quoi d’avoir un parc de 50 objectifs. Avoir le choix ? Haha, ok, vas y, choisi entre les 5 versions du 18-55. Tu prends la dernière ? Sans blague. Encore une fois, ce n’est pas la taille qui compte, mais c’est d’avoir la bonne optique. Bien sur, plus le parc est grand, plus la probabilité d’avoir l’optique qui convient est grande, mais à l’heure actuelle, tout les constructeurs l’ont déjà. Tous ont le trans-standard à tout faire pour les voyages, avec 2 ou 3 télés (50-200 et 70-300), un truc à portrait, un truc à macro et voilà, pas besoin de plus pour 80% des utilisateurs. Parler de la taille du parc dans un comparatif grand public, c’est expliqué à Madame Michu que le meilleur smartphone est celui avec le plus gros market d’application, ou bien que le meilleur processeur pour accélérer Internet est celui-ci ou celui-là.

Dans la variante il y a la fameuse question (probablement de plus en plus rare je pense) du “Sur lequel je peux utiliser mes anciens objectifs ?“, posée par un dinosaure de l’argentique. La question ne se porte pas sur la marque (”j’avais des objectifs Canon argentique alors je veux un Canon numérique”) mais sur l’objectif lui même, et ça le vendeur Darty il ne vous la pose pas, et pourtant il devrait car il est très probable que vos objectifs soient de la merde. Oui, complètement, monter un 28-80 3,5-5,6 argentique sur un 600D ça ne sert à rien du tout, c’est pas pratique, pas optimisé, bref, vendez donc votre EOS 5000 avec votre caillou, ça partira plus facilement. Le 18-55 fera bien meilleur office. Après, si vous commencez à aligner au vendeur que vous utilisiez des objectifs à visse M42 haut de gamme ou de la monture Leica, voir un jeu de 3 ou 4 focales fixes lumineuses en OM ou en monture Pentax, là, ça compte, et encore il faut être courageux car pour la plupart des photographes amateurs, le confort de l’autofocus est souvent plus important que la qualité de focale fixe. Si toutefois vous avez vraiment le courage d’utiliser votre 85mm pentax f1.4, sachant que via une bague, on peut monter presque toutes ces reliques sur presque tout et n’importe quoi, surtout si c’est du mirrorless. Et oui, qui l’eut cru, mais ces petits boitiers ressemblant pour certain à des vrais compacts ultra grand public sont l’outil idéal pour ressortir vos vieux cailloux. Entre la mise au point manual assisté par la loupe ou le focus peaking (la zone net de l’image est mise en évidence sur l’écran) qui permet de faire rapidement et proprement la mise au point et le titrage extrêmement court du boitier (distance entre la monture et le capteur) qui permet de mettre n’importe quoi même des objectifs en monteur C, ceux des caméra CCD de surveillance !

Mais grand Dieu, si vous faisiez de l’argentique avec des optiques de base, n’hésitez pas à changer de crémerie.

Il faut avoir des besoins hyper spécifique en terme d’optique pour commencer à devoir choisir une marque plutot qu’une autre, et encore cela se fait souvent avec un peu de fric derrière, si par exemple vous avez besoin d’un objectif à décentrement pour de la photo d’architecture, ou bien une protection tout temps pour un prix modique (bonjour le Pentax K30 !). Pour le reste, prenez le plus joli, celui qui à les menu qui vous plaisent le plus (et pas qui plaisent le plus à la rédaction d’un site web), mais ne pinailler pas pour des choses aussi inutiles.

Edit : Pour finir, une petite image gentiment indiquée dans les commentaires

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U.N. Squadron

Saturday 3 November 2012 à 10:35

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Ah la la… s’il y avait bien un jeu que j’adorais sur ma Super NES, c’était bien celui (oui, avec F-Zero). Je n’avais pas de Shoot’em up à la maison, à part celui là. Pourquoi ? Ben je sais pas trop, à l’époque j’avais dû jouer à Raptor sur le PC d’un ami, et ce n’était pas un style qui me branchait trop, et pourtant entre les RType, les Super Aleste et les Gradius(Grocam en avait parlé il fut un temps), il y a avait moyen de déguster quelques bons titres. Alors qu’est ce qui fait d’U.N. Squadron un cool jeu ?

Déjà, son intro est top. Des plans sur un pilote et son avion, de l’instrumentation de bord (un peu stylisée…) au décollage du coucou, le tout entrecoupé de fondu noir et blanc, avec une musique genre Top Gun. En fait, tu sais même pas encore à quoi tu va jouer, que déjà tu ressens cette énergie poutresque que tu va envoyer dans tout les connards que tu croisera.

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Ce qui me plaisait de surcroît à ce moment là, c’est l’univers du jeu. En effet, on parle d’avions, l’hélicoptère, de tank, bref, des trucs de la vie de tout les jours (euh…) si on les compare aux vaisseaux spatiaux des autres shoots. Je l’avais déjà dit dans mon article sur Command & Conquer (minute d’auto-promo : c’est par ici, tiens, il manque des images… rip nopix), j’aime les jeux à univers contemporain. Bien sur, on croisera un certain nombre d’aberration, genre des Tupolevs qui font la taille d’un croiseur interstellaire, ou bien rien que le premier boss, un char lance missile de la taille d’un immeuble. Mais on s’en fout, c’est un char, point final.

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Parlons un peu gameplay. Au tout début on vous demande de choisir votre pilote parmi une tapette, un américain qui frime et un moche. Le moche gère mieux les dégâts que les deux autres, dont on le prendra tout le temps, tant ça facilite le boulot. Le reste va aller vite tant c’est du vu et archiconnu. En effet, c’est un shoot, vu de profil, et donc vous diriger votre coucou avec les flèches, un bouton pour le canon de base, un pour changer l’arme spéciale et le dernier pour balancer cette arme sélectionnée. Une fois dans le jeu, vous descendez tout ce qui bouge, ça vous rapport des point et une vie de temps en temps, des dollars. La gestion des dommages est un peu spéciale et je n’ai jamais retrouvé un truc dans le même genre : vous avez une barre de vie (marqué “fuel”… mouais ok), et lorsque vous vous faites toucher, vous devenez d’abord invincible une courte seconde (votre avion scintille), puis vous passez par une phase “j’ai le feu au cul”, qui durera plus ou moins longtemps en fonction du pilote (plus court avec le moche!), et pendant laquelle le moindre choc vous fera crever. Ouais, même avec une barre d’énergie à peine entamée. Puis le message magique vous dira que votre avion va mieux (sûrement R2D2 qui fait son taf). Ce système à le mérite d’être original, et après 20 ans à jouer à ce jeu (ouch….) j’avoue qu’il ne me surprend ni ne me gène pas plus que ça.

Sinon j’ai parlé de dollars, alors pourquoi faire les dollars ? Et bien c’est simple, vous acheter des armes. Contrairement à d’autre Shmup, ici, point de nouveaux équipements ingame, tout ce décide au préalable. Entre chaque mission vous passez systématiquement par 3 écrans.

Le premier vous propose le choix de la mission, qui se déverrouille au fil de votre progression. On y verra également des objectifs mobiles de deux catégories : soit des trucs qui veulent attaquer votre base principale et qui s’ils rapprochent trop vous empêcheront de choisir une autre mission, soit des camions de ravitaillement ennemis qui vous permettrons de faire un peu d’argent de poche en plus.

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Une fois la mission sélectionnée, vous pouvez choisir votre avion parmi un choix de 6. Chacun ayant sa petite particularité, on peux faire un petit groupe avec les 3 premiers (F8 Crusader, F20 Tiger Shark, F14 Tomcat) dont les différences se situe au niveau des armes spéciales qui sont différentes. Le A10 est un poil plus lent, mais dispose d’un double canon tirant tout droit (comme les autres) et à 45° vers le bas, le YF23 (Oui, il existe deux exemplaires de l’avion, un dans un musée, l’autre dans ce jeu j’imagine!) est furtif et les missiles ennemis ne le poursuivront pas, et enfin le F200 Efreet, l’avion imaginaire du jeu, le plus cher, qui embarque toutes les armes possibles et ceux dans des proportions plus élevées que ses petits copains. Comme on le voit sur les screenshots que j’ai pris avec amour, je n’utilise que 2 avions, le Crusader et le Efreet, soit le plus pourris, et le plus cher dès que j’ai les fonds.

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Après avoir choisi votre aéronef, vous choisissez les jouets qui vont avec. Là, c’est le festival : le cluster créé une explosion autre de votre avion, les Phoenix sont des missiles à tête chercheuse (mais en promo : à chaque tir, 2 pour pour le prix d’un), les gunpod vous font une grosse mitrailleuse vers le haut, le megacrush lancera dans le ciel un machin créant une pluie de laser dévastatrices (et vous rendant invincibles quelques secondes, vachement important), le bullup balançant un gros machin en forme de glace+cornet devant vous, etc. Les plus skillés d’entre les joueurs pourront faire fi des armes additionnelles pour la plupart des missions, mais il faut être sacrément doué pour les dernières missions en intérieur (ouais, tu peux voler dans un sous sol, c’te classe). Elle requiert forcement les gunpods pour la cave, et gunpods ou napalm/bombes pour le boss de fin. Bref, ces armes additionnelles vous aideront dans votre progression, et le choix de l’avion également.

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Tiens, va taper dans la boule bleu avec ton canon qui tire tout droit…

Les stages parcourus sont super sympa, à deux raisons principales : les graphismes et la musiques. Niveau graphisme, c’est très fin et plutôt détaillé. En revanche on en paiera le prix avec quelques ralentissement lors des grosses scènes avec trouze million de truc à l’écran. C’est pas plus mal, ça aide parfois car s’il y a plein de trucs à afficher, c’est rarement des bisounours qui vous encouragent, mais plutôt des machins qui piquent, qui explosent et qui font mal. Vous visiterez pendant le jeu des environnements variés (mer, forêt, désert, cave, canyon, etc) avec chacun leur “patte” graphique, et accompagnez par des musiques variés et peu lassante.

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Au niveau des ennemis rencontrés, comme je le disais on trouve tout un arsenal allant du tank à l’hélicoptère, en passant par les bateaux et les tourelles de DCA, et ce dans toutes les tailles possibles. Les bosses de fin sont en générale énormes (le SR71, mémorable) et avec chacun leur technique de combat, ainsi qu’une façon différente de les buter. Bref, on ne s’ennuie pas pendant la durée du jeu…

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Durée du jeu qui est assez courte, mais on parle d’un shoot, et je ne saurais dire si c’est dans la norme ou pas. Après, il y a une certaine rejouabilité, en changeant d’avion, de pilote ou de difficulté on arrive à rentabiliser un peu son achat. Bon, moi, c’est sur, j’aime bien le jeu et quand j’ai un nouveau support d’émulation à tester, c’est en général le premier jeu que je teste.

Aujourd’hui je pense que le jeu vaut sérieusement le coup, et si vous êtes un vieux con aimez les jeux rétro et que vous avez une Super Nintendo, c’est un must have. En plus il doit pas être hyper compliqué à trouver.

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