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Le raz de marée Pokemon GO tel que je le décrivais dans mon précédent article n’aura pas lieu. La semaine qui a suivi la sortie officielle de Pokemon GO, le nombre de chasseurs attroupés en bas de ma tour de la Défense était passé de 70 à 170. Il y a donc bien eu un gros pic de fréquentation, mais celui-ci n’a pas duré.

Il y a à peine trois semaines, il était impossible de se promener sans croiser des joueurs à tous les coins de rue de Paris. Aujourd’hui, même si l’application est toujours classée en première position sur l’AppStore, il est rare devenu rare de croiser des chasseurs.

Aux USA, le pic du nombre de joueurs actifs a été atteint le 14 juillet. Au niveau mondial, il est possible de confirmer ce pic de popularité en observant la récurrence du terme “Pokemon GO” sur Google Trend :

Le pic a lieu aux alentours de mi-juillet. Depuis, les gens cherchent de moins en moins “Pokemon GO” sur Google. On peut voir d’autres pics plus petit qui correspondent à la sortie du jeu dans les autres pays ou à l’arrivée de la dernière mise à jour, mais la mode est bel est bien derrière nous.

En se focalisant sur la France, on remarque que le nombre de recherches du terme “Pokemon GO” a atteint son apogée le 21 juillet :

Le jeu est sorti trois jours plus tard, le 24 juillet. Après ça, la récurrence du terme n’a cessé de dégringoler.

Dans mon article précédent, je décrivais un gameplay proche du néant, et vous étiez d’ailleurs nombreux à vous demander pourquoi jy jouais alors que je le critiquais si durement. Si vous me relisez, vous verrez que je n’en disais finalement pas tant de mal. Je me contentais de le décrire de façon objective :

Pokemon GO est donc un jeu où il n’y a qu’une seule chose à faire : farmer pour faire grossir votre collection. Il n’y a quasiment pas de gameplay ou d’interaction entre joueurs.”

L’absence de gameplay n’était pas une critique, mais un fait. Et malgré ce fait, moi, et de nombreux autres joueurs, nous avons pris plaisir à vivre une expérience nouvelle. Mais une fois passée la nouveauté, il ne restait plus rien, et les gens se sont donc lassés.

Il n’est cependant pas impossible que Pokemon GO fasse un petit come back. Lors de la bêta, la distance des Pokemons étaient indiquées en mètres et il était alors possible de les chasser en se fiant aux indications du radar de proximité. Après la sortie du jeu, le jeu ne donnait plus qu’une indication approximative en affichant sous chaque pokemon un nombre de pas allant de 1 à 3 pour vous donner une idée de la distance vous séparant du pokemon. Puis, devant le succès du jeu, les développeurs ont désactivé cette indication en affichant systématiquement 3 pas…

Et lors de la dernière mise à jour, ils ont officialisé le problème en supprimant purement et simplement toute indication de distance. A présent, vous savez uniquement si le pokemon est à côté d’un pokestops ou s’il est dans la nature. Ce sont des indications fixes qui ne prennent quasiment pas en compte la position du joueur et qui demandent donc beaucoup moins de ressources aux serveurs. Le jeu est devenu plus stable, mais aussi beaucoup moins intéressant, car vous n’avez plus aucun moyen de chasser les pokemons à part en décrivant des cercles concentriques.

A présent que les joueurs désertent le jeu, on pourrait imaginer que les développeurs réactivent les indications permettant de localiser les pokemons ce qui raviverait sans doute l’intérêt des joueurs. Mais selon moi il n’y a aucune chance pour que Pokemon GO regagne le cœur des joueurs occasionnels.

Si les développeurs jouent bien leurs cartes, ils réussiront à conserver les fans de pokemons en étoffant le gameplay et en sortant de nouveaux pokemons régulièrement, mais l’heure de gloire de Pokemon GO est à jamais derrière nous. Et dire que ma casquette vient tout juste d’arrive de Chine…

Au moins, elle me donne un air intelligent.

La folie Pokemon GO à La Défense

Jeudi 21 juillet 2016

Pour ceux qui ne connaissent pas le jeu

L’objectif de Pokemon GO est de collectionner tous les pokemons. Pour ce faire, vous vous promenez avec l’application lancée sur votre smartphone qui affiche une carte des environs grâce à son GPS. Des pokemons apparaissent aléatoirement dessus. Vous devez alors les sélectionner pour lancer un mini jeu dans lequel il faut lancer une pokeball sur le pokemon qui bouge vaguement. Ce mini jeu est comparable à ces applications à 2 sous où il faut lancer un ballon dans un panier, ou une boulette de papier dans une corbeille. Il n’a aucun intérêt.

Vous pouvez ensuite faire évoluer vos pokemons en farmant. Plus vous avez de doubles, plus vous pouvez les faire évoluer pour les rendre plus forts et les transformer en versions plus évoluées.

En plus des pokemons apparaissant aléatoirement, la carte fait figurer des pokestops et des arènes. Les arènes permettent de mesurer vos pokemons à ceux des autres joueurs dans un autre mini jeu (également dénué d’intérêt) où le pokemon adverse est contrôlé par l’IA. Quand vous battez plusieurs fois une arène, vous en devenez le gardien et vous gagnez la monnaie virtuelle du jeu pour chaque 24h où vous n’êtes pas détrôné.

Quant aux pokestops, il suffit de cliquer dessus pour récupérer toutes les 10 minutes des consommables, comme des pokeballs par exemple. Il n’y a même pas de mini jeu.

Pokemon GO est donc un jeu où il n’y a qu’une seule chose à faire : farmer pour faire grossir votre collection. Il n’y a quasiment pas de gameplay ou d’interaction entre joueurs.

Les attroupements à La Défense

Le titre n’est pas encore sorti en France. Pour y jouer, il faut télécharger l’apk sur Android ou se créer un compte sur l’Appstore US Apple. Malgré ça, il y a déjà beaucoup de joueurs, notamment là où je bosse : le quartier d’affaire de La Défense.

Dans Pokemon GO, il est possible de placer un leurre sur un pokestops afin de faire apparaître des pokemons durant une demi-heure. Comme ces leurres profitent à tous les joueurs, ces derniers ont tendance à se regrouper autour des pokestops où un leurre est actif. Plus il y a de joueurs, plus il y a de chance pour qu’une autre personne active un nouveau leurre une fois que celui actif se termine.

Au cœur de La Défense, juste au pied des gratte-ciels de 50 étages, il y a un endroit où deux pokestops se chevauchent. Les joueurs s’y amassent et on y trouve presque en permanence deux leurres actifs permettant d’accumuler rapidement des pokemons… ainsi que des joueurs !

Ce midi, on pouvait dénombrer une bonne centaine de dresseurs à l’affût. Sur la photo ci-dessous, j’en compte au moins 70. Je les ai entourés en rouge :

Photo prise lors de la pause déjeuner - cliquez pour agrandir

Leur nombre augmente chaque jour et je n’ai aucune idée de ce qui se passera quand le jeu sortira officiellement… Le nombre de joueurs sera-t-il multiplié par 2 ? Par 5 ? Par 10 ? Par 20 ? On pourrait alors assister à un attroupement de plus d’un millier de personnes autour de ces deux pokestops.

« Vous chassez ? »

Actuellement, il y a deux types de profils. Tout d’abord, les cols blancs, qui constituent 90% des troupes durant la pause déjeuner. Ils sont âgés entre 25 et 45 ans, avec une majorité de jeune trentenaires. Et ensuite, il y a les habitants. Ce sont essentiellement des jeunes adultes avec souvent des looks de nerds : gros, boutonneux, mal habillés, lunettes à double foyers… On se croirait à un salon sur les jeux vidéo et ça me rappelle mes voyages de presse à la Gamescom de Cologne.

Pendant qu’on jouait, car j’ai moi-même pour ambition de devenir le meilleur dresseur, deux jeunes de 25 ans nous ont demandé pourquoi il y avait un tel attroupement. Les noobs. On a eu aussi droit à un gars qui nous demande « vous chassez ? » Nous lui avons fait répéter une deuxième fois, croyant avoir mal compris… Il nous a ensuite demandé si nous avions vu l’un des pokemons s’affichant sur le radar de proximité. Deux heures plus tard, alors que nous faisions une nouvelle pause au cours de notre journée de travail, il était encore là, discutant avec d’autres locaux. La plupart viennent avec des batteries externes, parfois assez imposantes, car le jeu pompe énormément d’énergie. C’est un tableau pour le moins singulier.


Mon dresseur

Pour rajouter à la bizarrerie de la situation, j’ai commandé sur Amazon deux casquettes identiques à celles de Sacha afin que moi et mon collègue chasseur montrions à ces noobs qui sont les deux meilleurs dresseurs de La Défense. J’espère qu’on les recevra pour la sortie officielle du jeu !

Si vous pensiez que Candy Crush Saga était un gros phénomène, attendez la sortie de Pokemon GO… Vous comprendrez pourquoi on en parle partout alors qu’il n’est pas encore disponible en France. C’est de la pure folie. L’action de Nintendo a doublé et la capitalisation de l’entreprise dépasse à présent celle de Sony. Vous allez en bouffer jusqu’à l’écœurement.

Tu veux être le meilleur dresseur ?

Si vous jouez et que vous cherchez des astuces, je vous conseille le guide d’IGN où j’ai trouvé pas mal de petits tricks. On peut en discuter dans les commentaires si vous le souhaitez.

Pour tous ceux qui se plaignent de ne pas pouvoir commenter le dernier papier de zorglomme, voici l’article qu’il a posté avec la possibilité de réagir/rigoler/whatever. Enjoy !

Comme l’on parfaitement montré cet article de NF et les commentaires informés qui l’accompagne, comprendre ce qu’est l’égalité de traitement homme/femme dans les représentations n’est pas si facile. Heureusement, FemFreq a mâché le travail.

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De rien. Comme on l’aura remarqué, il n’est pas question de supprimer les fesses ou tout autre débilité, on parle là simplement d’égalité de traitement. Autrement dit, les développeurs peuvent tout à fait montrer un cul féminin moulé, mais il doit en aller de même pour les mâles virils. Or :

On pourrait aller plus loin en rappelant ce concept éminemment bourdieusien : pour rétablir une égalité dans une situation inégalitaire, il faut (dans un premier temps) être inégal. Dans la situation qui nous intéresse, cela veut dire qu’il ne suffirait pas d’un seul personnage masculin au cul moulé pour dire “ah non mais c’est bon c’est pas sexiste.” Non, cela signifie que pour un personnage féminin au cul moulé, il en faudrait 2 masculins au cul moulé (ou plus). Le temps de changer les mentalité. On pourrait aussi parler de la représentation pensée POUR les hommes (pour annuler le “non mais y’a aussi des hommes torses nus é too”). Mais ce serait trop tôt.

Pour celles et ceux que le sujet intéresse, je vous invite à consulter cette liste de ressources personnelles. Et à ne pas oublier que tout le monde s’est déjà trompé dans la vie, le reconnaître et changer d’avis n’est pas une castration.

Hommage à Ubisoft

Jeudi 29 octobre 2015

Par solidarité pour tous les employés agressés par le rachat de Vivendi :’(

Convaincre les gens sur Internet

Samedi 17 octobre 2015

Cette semaine, j’ai soumis quelques amis à l’expérience suivante : en petit comité de trois ou quatre, je choisis une personne au hasard et lui explique que nous allons jouer à un jeu. Je vais lui énoncer trois chiffres qui suivent une règle précise. Il doit me répondre avec trois autres chiffres. Je lui dis alors si sa proposition est conforme ou non à la règle. Quand il pense avoir deviné, il m’énonce la règle qu’il a en tête. S’il se trompe, il peut proposer une autre suite de chiffres et poursuivre ainsi le jeu autant qu’il le souhaite.

Par exemple, je dis 6 5 4. Mon ami me répond 3 2 1. Je lui dis que c’est correct. Il annonce alors qu’il pense avoir deviné la règle : trois entiers qui se suivent de façon décroissante. Et je lui réponds si c’est bon ou non.

D’autre part, j’indique à mes autres amis qu’ils doivent se contenter d’observer la scène et qu’ils ne doivent pas chercher à deviner la règle. L’expérience débute :

- Moi : 5 7 9
- Lui : 13 15 17
- Moi : Correct
- Lui : Je pense avoir deviné, à partir du premier chiffre, on peut deviner les suivants en faisant +2
- Ce n’est pas ça
Après un petit moment de réflexion
- Lui : 2 4 6
- Moi : Correct
- Lui : J’abandonne… Je donne ma langue au chat.

A ce moment, je me tourne vers les spectateurs et leur demande s’ils sont en mesure de l’aider. Dans la plupart des cas, ils n’ont aucun mal et proposent d’autres chiffres, sachant qu’à cette étape de la réflexion n’importe règle pourrait correspondre : trois entiers croissants, trois nombres inférieur à 100, trois chiffres choisis complètement au hasard.

Cette expérience illustre deux phénomènes qu’on observe chaque jour sur l’Internet. Le premier, c’est le biais de confirmation. Le sujet que je soumets au test pense avoir deviné la règle sans même réfléchir. Il propose trois chiffres pour la confirmer, puis énonce son idée : “à partir du premier chiffre, il suffit d’ajouter +2 pour trouver les suivants”. Quand je lui indique qu’il se trompe, il est un peu déstabilisé et commence alors réfléchir. Après quelques secondes passées à cogiter, il finit par trouver une autre règle qui ne contredit pas la première : “le premier chiffre doit être pair et il suffit d’ajouter +2 pour trouver les suivants”. Il propose donc 2, 4, 6 pour vérifier, mais quand je lui annonce que cette proposition suit également la règle, il renonce, car il ne parvient pas à imaginer une nouvelle règle qui ne contredit pas sa première intuition.

On observe ici la façon dont l’être humain fonctionne : il prend une décision de façon intuitive, sans même réfléchir, et c’est seulement après qu’il fait appel à sa raison, mais uniquement pour chercher à justifier son premier choix. A aucun moment la raison n’intervient pour prendre la décision. C’est la théorie de Hume selon laquelle “la raison est et ne doit qu’être l’esclave des passions ; elle ne peut jamais prétendre remplir un autre office que celui de les servir et de leur obéir”.

Si vous n’y adhérez pas, c’est que vous croyez à la doctrine du rationalisme, et je ne doute pas que vous cogitiez en ce moment même pour trouver des exemples et de grands penseurs comme Platon ou Aristote qui seront à même de confirmer vos convictions. C’est le biais de confirmation.

Mais revenons à notre expérience. Le deuxième phénomène qu’elle met en avant, c’est l’importance de l’environnement du sujet. Si j’avais mené l’expérience entre quatre yeux, mon interlocuteur n’aurait sans doute pas abandonné après seulement deux ou trois essais. Malheureusement pour lui, la présence de spectateurs a verrouillé son raisonnement, car plus il y a de monde autour de lui, plus il est important de justifier son choix initial. Et lorsqu’il est incapable de trouver une règle ne contredisant pas sa première affirmation, il préfère abandonner plutôt que d’avouer son erreur initiale.

Le biais de confirmation indique que seul, nous prenons des choix intuitivement et notre raison nous sert essentiellement à les justifier. Tout seul, il nous est quasiment impossible d’utiliser notre raison pour remettre en cause nos choix. Nous avons besoin de l’aide d’un professeur, d’un collègue, d’un ami ou de livres. Isolé, l’être humain est incapable de raisonner. Mais lorsqu’il est entouré, il a tendance à se démener encore plus vivement pour éviter d’avoir à reconnaître ses erreurs. Que faut-il donc faire pour éviter d’être condamné à la stagnation et à l’entêtement ?

Imaginez à présent que vous lisiez votre flux Twitter ou votre forum préféré, et que vous tombiez sur une personne tenant des propos que vous estimez être erronés. Si vous le contredisez, vous pouvez êtes certain qu’il fera appel à sa raison, non pas pour chercher la vérité, mais pour confirmer ses propos initiaux. Il sera victime du biais de confirmation. Et pour peu qu’il y ait un public nombreux, ce qui est le cas sur Twitter ou Internet, ce biais sera d’autant plus puissant.

C’est pourquoi il est si difficile de convaincre une personne sur Internet. Mais ce n’est pas une fatalité : la prochaine fois, plutôt que de débuter votre réponse par “faux” ou “tu te trompes”, essayez de donner raison à la personne que vous cherchez à contredire, puis tentez lentement de faire pencher son opinion, sans qu’il s’en rende compte, ou du moins sans que les spectateurs puissent s’apercevoir clairement qu’il est en train de changer d’opinion et donc de reconnaitre son erreur. En donnant raison à votre interlocuteur, vous faites preuve d’empathie, vous créez un lien social et vous vous adressez à son intuition, à ses émotions, qui sont les véritables maîtres de ses choix et qui dicteront ensuite à sa raison quels arguments retenir.

Montrer que quelqu’un a tort, c’est le plus sûr moyen d’échouer à le convaincre de son erreur. Pour réussir à faire changer quelqu’un d’opinion, il faut d’abord montrer en quoi il a raison, pour ensuite le convaincre sans qu’il n’ait jamais à reconnaître son erreur. Et pour ce faire, il faut jouer sur ses émotions en devenant son allié, et non lui asséner des arguments raisonnables allant à l’encontre de ses convictions. Forcément, vous perdez toute la gloire de triompher de votre adversaire, mais si c’est ainsi que vous considérez vos interlocuteurs, il est possible que vous fassiez fausse route.

De plus, en cherchant sincèrement à donner raison à la personne que vous contredisez, vous réussirez à aller au delà de votre propre biais de confirmation et il est très probable que vous réalisiez que votre contradicteur n’était pas votre adversaire… Et qu’il n’avait peut-être pas si tort que ça !

Si ça vous intéresse de creuser un peu, cet article est tiré de mes réflexions suite à la lecture du premier des quatre chapitres de The Righteous Mind, un livre rédigé par Jonathan Haidt, psychologue social et professeur d’éthique.

Un petit coup de pub pour le trio de musique classique de ma soeur :

Le Trio ELEAME, flûte, alto et harpe, naît du désir d’explorer la première pièce moderne écrite pour cette formation : la sonate de Debussy.

Son écriture aborde toutes les confrontations possibles entre les textures, les sonorités, les couleurs et les rythmes, le tout d’une exceptionnelle richesse et dans une tension extrême. De l’opposition à la fusion jusqu’à la confusion: on ne sait plus parfois si c’est la flûte qui s’exprime ou si c’est l’alto, si c’est l’alto ou la harpe.

C’est une pièce dans laquelle le trio constitue un véritable ensemble tout en valorisant fortement et individuellement chacun des instruments.

Le Trio ELEAME se crée en 2010 au CNSMD de Lyon. D’abord guidé par les précieux conseils de Fabrice Pierre sur l’étude de la Sonate de Debussy, le trio poursuit ensuite sa démarche en travaillant des œuvres de Bax, Jolivet, Ibert, Rameau, Ravel, Takemitsu…etc.

A son programme des œuvres pour trio mais également des pièces en duos (flûte et harpe, alto et harpe ou flûte et alto) ou encore pour instrument seul.

Le trio travaille à partir d’œuvres écrites pour cette formation ou à partir de transcriptions pour elle.

NoFrag, la pub et Free

Vendredi 4 janvier 2013

NoFrag est un petit site totalisant environ 200.000 “visiteurs uniques” par mois. Derrière le site, il y a une SARL qui fait environ 30K€ de chiffre d’affaire par an, dont 3,5K€ de frais : location des serveurs, voyages de presse, achat des jeux et plein d’autres frais difficilement compressibles. Une fois qu’on a payé les impôts, il nous reste 23K€ qu’on distribue comme dividendes entre les différents associés. Pour ma part, ça me fait un chèque d’environ 5K€ en fin d’année, sur lequel je dois encore payer l’impôt sur le revenu.

Si on est une SARL, ce n’est pas pour autant qu’on est un véritable site professionnel, car si le site peut vous sembler très rentable, c’est uniquement parce que personne n’est salarié. Bref, NoFrag est un petit site indépendant qu’on fait pour s’amuser et pour se faire un peu d’argent de poche en fin d’année. Actuellement, il ne coûte que 3,5K€, mais s’il nécessitait le versement ne serait-ce que d’un SMIC, il ne pourrait plus exister dans l’état.

Nos revenus, grosso modo, c’est 4K€ en liens sponsorisés (tshirts, jeux) et 26K€ en publicité, soit 86% du chiffre d’affaire (CA). Autrement dit, les liens sponsorisés permettent de couvrir nos frais incompressibles, tandis que la pub constitue nos bénéficies.

Si les 20% de Freenautes qui nous lisent cessent d’afficher de la pub, on perd environ 5K€ de CA. Pour ma part, ça signifie que je toucherai 4K€ au lieu de 5K€ de dividendes en fin d’année. Imaginons à présent que la publicité ne rapporte plus rien ou qu’on décide de ne plus en afficher sur le site. Dans ce cas, il nous reste 4K€ par an grâce aux liens sponsorisés, auxquels il faut retirer 3,5K€ de frais incompressibles. Autant dire que le site ne nous rapporte plus rien. Les rédacteurs et le webmaster, qui sont des passionnés, continueront peut-être à tenir le site, car il s’agit aussi d’un plaisir, mais je doute que les associés chargés de la compta persévèrent et il faudra donc payer environ 1K€ à un comptable. Dans ce cas, le site nous coûtera de l’argent et je doute que le plaisir qu’on en tire suffise à nous inciter à continuer.

On pourra réduire les coûts en virant ce qui est coûteux en ressources : le forum, les blogs, le mumble, bref tout ce qui nécessite un serveur dédié, tandis que le site peut sans problème être hébergé sur un petit hébergement mutualisé ne coûtant quasiment rien. On pourra également chercher de nouvelles sources de revenus, comme un accès payant aux forums ou ce genre de choses. On pourra aussi mettre l’accent sur les liens sponsorisés, mais en vous incitant à acheter des jeux, on risque de perdre de notre indépendance.

Bref, soit on réduit les services, soit on les fait payer aux utilisateurs, soit on devient moins indépendant. Dans tous les cas, à la fin de l’année, au lieu de me faire 5K€ d’argent de poche, je ne me fais quasiment plus rien, ce qui pourrait fort nuire à ma motivation et donc au contenu du site. Ca, c’est pour NoFrag. A présent, imaginez ce qu’il adviendrait d’un site possédant quelques employés payés au SMIC.

Bien sûr, tout ceci n’arrivera pas, du moins j’en doute. Si tous les fournisseurs d’accès bloquent la pub, soyez assuré que la publicité deviendra impossible à bloquer, par exemple en s’insérant dans notre contenu éditorial, ou à l’aide de solutions techniques esquivant les bloqueurs de pub. Non, si j’ai écrit cet article, c’est surtout pour vous donner les outils afin de voir un peu plus loin que les apparences, pour comprendre l’intérêt de la pub, et également pour savoir quels sites ont réellement besoin de la pub, et lesquels se moquent de vous lorsqu’ils affirment qu’ils seraient incapables de survivre sans. Notez que s’ils pourraient continuer leurs activités sans l’aide de la pub, tout comme NoFrag, ça ne signifie pas qu’ils le feraient.

Pour en revenir à Free, je suppose que leur manoeuvre est un mélange de démago et de provocation, le tout motivé par des intérêts purement commerciaux, comme d’habitude. J’espère que vous n’êtes plus naïf au point de croire qu’ils fournissent des forfais à petits prix et des bloqueurs de pub par pure bonté et convictions morales :-)

Paris Stromboli, mode d’emploi

Dimanche 24 juin 2012

J’ai remarqué qu’il n’y avait pas beaucoup d’informations pratiques sur le Stromboli, alors qu’il s’agit pourtant d’un spectacle exceptionnel. J’ai donc décidé de rédiger cet article pour ceux qui souhaitent observer ce volcan en activité constante :

Au milieu du mois de juin 2012, je suis parti avec trois potes à l’ascension du Stromboli. Le volcan est en constante activité, à tel point qu’il est parfois impossible de le gravir. Il culmine à un peu plus de 900m, mais ses cratères se situent à 750m. Il est donc possible d’avoir une vue plongeante sur les cratères actifs et de les voir expulser dans les airs des projectiles de magma incandescent. Lors de mon voyage, il y avait trois cratères en activité, dont deux très impressionnants qui entraient en éruption en moyenne toutes les 10 minutes.

Après analyse, nous avons déduit que la façon la plus courte et la plus pratique d’atteindre le Stromboli en partant de Paris était la suivante :

Aller (8h25 de voyage à partir d’Orly, 190€) :

  • Décollage d’Orly à 10h35 avec Easyjet, atterrissage à Naples à 12h45 : 100€
  • Taxi jusqu’au port (20 min) : 30€ - c’est un forfait, donc pas de panique si vous ne voyez pas de compteur
  • Petite pizza en attendant d’embarquer sur le navire à grande vitesse (NGV).
  • On embarque sur le NGV de la SNAV à 14h30, arrivé à Stromboli à 19h00 : 60€

Attention : les navires de la SNAV partent souvent avec 5 minutes d’avance !

Retour (9h25 de voyage jusqu’à Orly, 230€)

  • On embarque sur le NGV de la SNAV à 09h05, arrivé à Naples à 13h35 : 100€
  • Taxi jusqu’à l’aéroport (20 min) : 30€
  • Petit McDo en attendant l’avion.
  • Décollage de Naples à 16h15 avec easyjet, atterrissage à Orly à 18h30 : 100€

En comptant les temps d’embarquement et le trajet de Paris jusqu’à Orly, il faut donc compter 10h de voyage et 420€ pour l’aller-retour. Comme on a partagé le taxi à quatre, ça ne nous a coûté que 375€ par personne. J’imagine que les prix de l’avion s’envolent si vous ne réservez pas longtemps à l’avance ou si vous partez durant les vacances scolaires.


Arrivée à Stromboli

Une fois sur place, nous avons pris une chambre pour quatre à l’hôtel Ossidiana qui se trouve à 50m du port. Il y a d’autres hôtels situés plus loin du port et qui seront sans doute plus calmes et plus agréables, mais seul l’Ossidiana proposait une chambre pour quatre. Dans tous les cas, vous ne pouvez pas vraiment vous tromper sur la position de votre hôtel : il n’y a que 500 habitants et où que vous soyez, vous ne serez jamais à plus de 10 min du centre ville et à 2 minutes de plage.

Si vous êtes un peu root, vous pourrez trouver des chambres chez les habitants : ils vous aborderont dès votre débarquement. Vous pouvez également dormir sur la plage, mais renseignez-vous pour savoir si c’est légal.

Les rues fleuries du village

Pour voir les éruptions, vous avez trois possibilités. Je vous conseille de toutes les essayer, après tout ce n’est pas tous les jours qu’on se retrouve sur un volcan en activité ! La première consiste à vous rendre au restaurant L’Ossevatorio situé à l’extrême pointe nord de l’île (Cf. carte plus bas). Pour vous y rendre, en partant du port, suivez la route en longeant la plage durant 20 minutes, puis engagez-vous sur le sentier. Marchez encore une vingtaine de minutes, vous êtes arrivés. S’il y a des taxis au port, vous pouvez leur demander de vous emmener jusqu’au sentier, mais ils n’ont pas le droit de s’y engager. Il est aussi possible de trouver des taxis au centre ville ; si vous n’en voyez pas, demandez au restaurant de vous en appeler un. La nourriture de l’Ossevatorio n’est pas exceptionnelle, mais la vue sur les éruptions est incroyable :

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Deuxième solution, à partir de l’Ossevatorio, vous pouvez continuer votre route sur le sentier pour grimper jusqu’à environ 400m. Actuellement, il est interdit de monter plus haut sans être accompagné d’un guide. Je ne peux pas témoigner de ce qu’on voit une fois arrivé en haut du sentier, mais je suis certain que la balade vaut le coup, surtout si vous y arrivez après le coucher du soleil.

Notez que si vous vous rendez à l’Ossevatorio le soir, mieux vaut prévoir une lampe ou un Smartphone pour vous éclairer sur le chemin du retour.

Troisième solution, sans doute la plus impressionnante, faites-vous accompagner d’un guide et grimpez jusqu’au sommet du volcan. Il y a plusieurs organismes qui proposent ce type de randonnées. Nous avons choisi Magmatrek. Je pense qu’il est possible de s’inscrire le jour de votre arrivée, mais par prudence nous nous y sommes pris à l’avance. Sachez qu’ils parlent français, donc vous pouvez leur écrire un mail ou leur téléphoner si vous le souhaitez.

Les groupes sont constitués d’une vingtaine de personnes. En juin, les départs se font aux alentours de 17h afin d’arriver au sommet au couché du soleil. L’ascension est très facile pour une personne en bonne santé. Pas besoin d’être sportif, il suffit d’être en mesure de marcher quelques heures. Vous arriverez au somment après quatre étapes de 30 minutes séparées par des pauses de 10 minutes, soit un total de 2h30. Le guide marche lentement, il n’y a pas de passage particulièrement difficile ni pente vertigineuse.

Si vous partez à 17h30, vous arriverez au sommet à 20h. De là, vous pourrez manger votre casse-croute en regardant les éruptions volcaniques qui ont lieu en contre bas. Notre groupe est resté une petite heure au sommet, mais il est probable qu’on ne puisse pas résider aussi longtemps lors des jours d’affluence, car il n’y a pas beaucoup de place et il faut laisser la place aux autres groupes.

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La descente s’est effectuée de nuit par un autre chemin, le long d’une pente recouverte de sable et de cendre. C’est extrêmement facile et très rapide : vous avez l’impression de dévaler une dune de sable, ou même de marcher dans la neige car les cendres sont très fines. Pour éviter de respirer la poussière, le guide distribue des petits masques filtrant en papier. La descente est très ludique, avec les lampes qui projettent des faisceaux de lumière dans la poussière qui vole autour de vous tandis que vous dévalez la pente avec vos chaussures remplies de cendre.

Le guide distribue des masques en papier pour la descente

Nous sommes arrivés en bas vers 22h00. A cette heure-ci, les restaurants sont encore ouverts si vous n’avez pris qu’un petit encas.

Pour l’équipement, vous aurez besoin de chaussures de montagne, peu importe qu’elle soient montantes. Si vous avez des baskets, le guide vous demandera d’aller louer des chaussures (5€) dans le magasin de sport (Totem Trekking) situé à quelques mètres de là. Vous devez également prendre une lampe (frontale ou torche, peu importe), un encas (passez à l’épicerie : ils vous prépareront un sandwich pour un tout petit prix) un bon litre d’eau et de quoi vous couvrir une fois en haut. S’il fait beau et qu’il n’y a pas de vent, un sweet-shirt fera l’affaire. Si vous avez un peu peur, prenez un coupe vent ou un K-way + polaire, mais je doute que vous en ayez vraiment l’usage. Le guide conseille également de prendre un T-Shirt de rechange. C’est uniquement pour votre confort et pour ne pas choper la crève si vous avez sué et qu’il y a du vent. Malgré ça, c’est un très bon conseil ! Vous pouvez même prendre deux T-Shirts de rechange afin de vous changer une fois arrivé en bas si vous voulez enchainer par un restaurant.

En dehors du volcan, voici quelques lieux où nous nous sommes bien amusés :

Pour la plage, allez à celle de Piscita tout au bout de la route pour être au calme (1). Si vous avez la flemme, il y a également une belle plage au sud du port (3). Il y a également une chouette plage à la Strada Communale Petrulla (2). Je les ai toutes indiquées sur le plan ci-dessous :

En rouge, les deux axes principaux

Si vous cherchez de l’animation, c’est sur la place de l’église que vous devez vous rendre. Il y a un petit bar restaurant qui se transforme en véritable boite de nuit à ciel ouvert jusqu’à 1h du matin. Du moins, c’était ainsi le samedi soir. Peut-être que les soirées sont plus calmes durant les autres jours. Nous avons aussi repéré une boîte au bord de la plage de la Strada Communale Petrulla (4), mais à 22h il n’y avait personne. Le cadre est sublime, probable que ça se remplisse dans la nuit, c’est certainement un super endroit pour faire la fête au bord de la méditerranée.

Pour les restaurants, nous en avons testé un conseillé par le guide Michelin. Je ne me souviens plus de son nom, mais je l’ai indiqué sur la carte (5) : ce n’est pas trop cher et tout est formidable : le cadre, la nourriture, le service. Nous sommes aussi allés au restaurant situé juste après l’hôtel Ossidiana (6). Très simple, avec un chef sympathique comme tout, pas très cher non plus. Pour être honnête, tous les restaurants que nous avons essayés étaient excellents, sauf peut-être celui de l’Ossevatorio qui était plus conventionnel.

Nous sommes partis un jeudi matin, ascension le vendredi en fin d’après midi, glandouille le samedi et retour dimanche.
Budget par personne :

  • 240€ pour la picole et la nourriture – on ne s’est privé de rien !
  • 155€ d’hôtel pour trois nuits, avec petit déjeuner compris
  • 360€ de voyage
  • 28€ pour le guide qui nous a conduit au sommet du volcan

Total : 783€

Je pense avoir fait le tour de notre petit voyage. J’espère vous avoir donné envie de vous rendre également au Stromboli. Avec ce petit article, vous avez toutes les clefs pour réussir un voyage unique et inoubliable !

Je n’avais jamais vu un tel phénomène, pourtant ça fait plus de 10 ans que j’observe les statistiques :

La semaine de sa sortie, CoD: Black Ops était le premier jeu sur PC (hors MMO) à dépasser Counter Strike en nombre de joueurs. Je me rappelle de chiffres dépassant les 120.000 joueurs à un instant “t”. Peut-être même 140.000 ! A l’époque, les chiffres étaient tellement élevés que je me demandais s’ils étaient réellement représentatifs, car il est certain que Steam ne mesure pas le nombre de joueurs à instant t, mais plutôt une moyenne durant les 20 ou 30 dernières minutes. Il suffit de comparer les nombres annoncés sur http://store.steampowered.com/stats/ avec ceux qu’on peut observer à partir d’un server browser intégré au jeu.

Mais là où ça devient vraiment inédit, c’est qu’en moins de trois mois le nombre de joueurs de CoD7 a été divisé par trois. En général, ou plutôt dans tous les cas que j’ai pu observer, un jeu atteint son nombre de joueurs maximales durant la semaine suivant sa sortie. Ensuite, suivant sa qualité, son suivi et la profondeur de son gameplay, il voit sa population augmenter ou diminuer très lentement. Quand je dis très lentement, ça signifie 2 ou 3% par mois, et encore : pour la majorité des jeux multi, le nombre de joueurs ne varie quasiment pas et ce durant des années. Seule la sortie d’une suite peut, dans certains cas pas si courants que ça, faire chuter rapidement la popularité d’un jeu :

Et pourtant, CoD7: Black Ops est sorti depuis moins de trois mois et il a vu son nombre de joueurs sur PC divisé par trois. C’est du jamais vu et je doute que vous ayez besoin de moi pour en tirer vos conclusions.

PS : si quelqu’un connait un site traçant des courbes sur le nombre de joueurs par jeu, ça m’intéresse. Depuis qu’OnlineGamingZeitgeist.com a cessé ses activités et que notre propre système a été laissé à l’abandon, je n’ai plus aucun moyen d’observer des graph historiques.

J’étais client chez Free depuis plus de huit ans et j’ai eu la chance de ne jamais avoir de gros problèmes avec eux. Il y avait bien quelques déconnexions au début (c’était en 2002…), mais depuis plusieurs années tout fonctionne à merveille.

J’utilisais jusqu’alors une FreeBox HD qui, contrairement à ce que son nom indique, ne proposait aucune chaine en 720p et se montrait également incapable de lire un film encodé en 720p. Mais peu importe : elle fonctionnait. Je n’avais pas de saccade, l’interface était bordélique mais je ne me servais que de la TV donc ça ne me gênais pas plus que ça. Je m’étais fait une liste de chaînes favorites ce qui me permettait de zapper rapidement sans me taper 200 chaines débiles. En plus, le changement de chaîne était plutôt rapide.

Ca, c’était quand j’étais chez Free en ADSL dégroupé. Depuis hier je suis passé sur Neuf car ils étaient les seuls (avec Orange) à proposer de la fibre dans mon immeuble. J’ai donc une Neuf Box fibre avec des décodeurs TV évolution, le tout connecté avec des cables RJ45 Cat 6-7 sur un réseau en Giga.

Pour l’instant, la Neuf Box fonctionne correctement : j’ai 100Mbps en débit descendant et 20-30Mbps en débit montant. L’interface est simple, j’ai pu configurer mon NAT. Bref, rien à signaler pour l’aspect réseau et Internet.

Par contre, les décodeurs TV Evolution, c’est l’horreur : ils ne fonctionnent pas. Je ne comprends même pas comment SFR a pu laisser sortir ces appareils. Premièrement, l’interface rame : pour passer d’une option à une autre, il faut compter entre une et cinq secondes. Est-ce du à leur interface 3D inutile ? Aucune idée, mais c’est insupportable. Pour zapper d’une chaine à une autre, il faut environ 2-3 secondes. Là encore, on a droit à une interface 3D inutile qui ralentit un peu plus le zapping. Bien sûr, il n’existe aucun moyen de se confectionner une liste de chaînes favorites, donc lorsqu’on fait le tour des chaines on doit s’en taper 130 dont certaines payantes qui refusent de s’afficher. Il est donc quasiment obligatoire de passer par la mosaïque (comptez 10 secondes) pour zapper correctement.

Et gare à ceux qui voudraient zapper trop vite ou naviguer rapidement dans les menus : ça fait planter le décodeur et vous force à faire un ON/OFF sur le boitier. J’ai reçu mes deux boitiers hier soir : chacun a déjà planté deux ou trois fois. Ca vous donne une idée du manque de fiabilité du matériel et du software. Et en plus, ces décodeurs se payent le luxe d’afficher des saccades régulièrement alors que, je le rappelle, je les ai relié avec un câble réseau sur une Neuf Box Gb connectée à la fibre optique en 100Mb.

Et je vous passe les détails sur la télécommande qui possède 15 boutons à tout casser et qu’on doit synchroniser avec le boitier, les décodeurs qui nécessitent presque une minute pour booter et tous les défauts que je n’ai pas encore eu l’occasion de découvrir. J’imagine que les modèles avec disques durs doivent proposer encore plus de bugs passionnants.

Je trouve ça vraiment honteux et je n’ai qu’une hâte : que Free vienne se raccorder à la fibre déployée dans mon immeuble pour retourner chez eux.

Si vous pensez que j’exagère, jetez un oeil aux forums officiels de SFR. D’après ce que j’ai lu, SFR a tenté de sortir une mise à jour du Firmware pour améliorer la situation, mais elle était tellement buggée qu’ils l’ont retirée de la circulation : c’est vous dire le niveau de qualité auquel vous aurez le droit si vous rejoignez SFR. Ils sortent n’importe quoi dans le rush sans prendre la peine de tester. C’est lamentable.