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Paris Stromboli, mode d’emploi

J’ai remarqué qu’il n’y avait pas beaucoup d’informations pratiques sur le Stromboli, alors qu’il s’agit pourtant d’un spectacle exceptionnel. J’ai donc décidé de rédiger cet article pour ceux qui souhaitent observer ce volcan en activité constante :

Au milieu du mois de juin 2012, je suis parti avec trois potes à l’ascension du Stromboli. Le volcan est en constante activité, à tel point qu’il est parfois impossible de le gravir. Il culmine à un peu plus de 900m, mais ses cratères se situent à 750m. Il est donc possible d’avoir une vue plongeante sur les cratères actifs et de les voir expulser dans les airs des projectiles de magma incandescent. Lors de mon voyage, il y avait trois cratères en activité, dont deux très impressionnants qui entraient en éruption en moyenne toutes les 10 minutes.

Après analyse, nous avons déduit que la façon la plus courte et la plus pratique d’atteindre le Stromboli en partant de Paris était la suivante :

Aller (8h25 de voyage à partir d’Orly, 190€) :

  • Décollage d’Orly à 10h35 avec Easyjet, atterrissage à Naples à 12h45 : 100€
  • Taxi jusqu’au port (20 min) : 30€ - c’est un forfait, donc pas de panique si vous ne voyez pas de compteur
  • Petite pizza en attendant d’embarquer sur le navire à grande vitesse (NGV).
  • On embarque sur le NGV de la SNAV à 14h30, arrivé à Stromboli à 19h00 : 60€

Attention : les navires de la SNAV partent souvent avec 5 minutes d’avance !

Retour (9h25 de voyage jusqu’à Orly, 230€)

  • On embarque sur le NGV de la SNAV à 09h05, arrivé à Naples à 13h35 : 100€
  • Taxi jusqu’à l’aéroport (20 min) : 30€
  • Petit McDo en attendant l’avion.
  • Décollage de Naples à 16h15 avec easyjet, atterrissage à Orly à 18h30 : 100€

En comptant les temps d’embarquement et le trajet de Paris jusqu’à Orly, il faut donc compter 10h de voyage et 420€ pour l’aller-retour. Comme on a partagé le taxi à quatre, ça ne nous a coûté que 375€ par personne. J’imagine que les prix de l’avion s’envolent si vous ne réservez pas longtemps à l’avance ou si vous partez durant les vacances scolaires.


Arrivée à Stromboli

Une fois sur place, nous avons pris une chambre pour quatre à l’hôtel Ossidiana qui se trouve à 50m du port. Il y a d’autres hôtels situés plus loin du port et qui seront sans doute plus calmes et plus agréables, mais seul l’Ossidiana proposait une chambre pour quatre. Dans tous les cas, vous ne pouvez pas vraiment vous tromper sur la position de votre hôtel : il n’y a que 500 habitants et où que vous soyez, vous ne serez jamais à plus de 10 min du centre ville et à 2 minutes de plage.

Si vous êtes un peu root, vous pourrez trouver des chambres chez les habitants : ils vous aborderont dès votre débarquement. Vous pouvez également dormir sur la plage, mais renseignez-vous pour savoir si c’est légal.

Les rues fleuries du village

Pour voir les éruptions, vous avez trois possibilités. Je vous conseille de toutes les essayer, après tout ce n’est pas tous les jours qu’on se retrouve sur un volcan en activité ! La première consiste à vous rendre au restaurant L’Ossevatorio situé à l’extrême pointe nord de l’île (Cf. carte plus bas). Pour vous y rendre, en partant du port, suivez la route en longeant la plage durant 20 minutes, puis engagez-vous sur le sentier. Marchez encore une vingtaine de minutes, vous êtes arrivés. S’il y a des taxis au port, vous pouvez leur demander de vous emmener jusqu’au sentier, mais ils n’ont pas le droit de s’y engager. Il est aussi possible de trouver des taxis au centre ville ; si vous n’en voyez pas, demandez au restaurant de vous en appeler un. La nourriture de l’Ossevatorio n’est pas exceptionnelle, mais la vue sur les éruptions est incroyable :

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Deuxième solution, à partir de l’Ossevatorio, vous pouvez continuer votre route sur le sentier pour grimper jusqu’à environ 400m. Actuellement, il est interdit de monter plus haut sans être accompagné d’un guide. Je ne peux pas témoigner de ce qu’on voit une fois arrivé en haut du sentier, mais je suis certain que la balade vaut le coup, surtout si vous y arrivez après le coucher du soleil.

Notez que si vous vous rendez à l’Ossevatorio le soir, mieux vaut prévoir une lampe ou un Smartphone pour vous éclairer sur le chemin du retour.

Troisième solution, sans doute la plus impressionnante, faites-vous accompagner d’un guide et grimpez jusqu’au sommet du volcan. Il y a plusieurs organismes qui proposent ce type de randonnées. Nous avons choisi Magmatrek. Je pense qu’il est possible de s’inscrire le jour de votre arrivée, mais par prudence nous nous y sommes pris à l’avance. Sachez qu’ils parlent français, donc vous pouvez leur écrire un mail ou leur téléphoner si vous le souhaitez.

Les groupes sont constitués d’une vingtaine de personnes. En juin, les départs se font aux alentours de 17h afin d’arriver au sommet au couché du soleil. L’ascension est très facile pour une personne en bonne santé. Pas besoin d’être sportif, il suffit d’être en mesure de marcher quelques heures. Vous arriverez au somment après quatre étapes de 30 minutes séparées par des pauses de 10 minutes, soit un total de 2h30. Le guide marche lentement, il n’y a pas de passage particulièrement difficile ni pente vertigineuse.

Si vous partez à 17h30, vous arriverez au sommet à 20h. De là, vous pourrez manger votre casse-croute en regardant les éruptions volcaniques qui ont lieu en contre bas. Notre groupe est resté une petite heure au sommet, mais il est probable qu’on ne puisse pas résider aussi longtemps lors des jours d’affluence, car il n’y a pas beaucoup de place et il faut laisser la place aux autres groupes.

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La descente s’est effectuée de nuit par un autre chemin, le long d’une pente recouverte de sable et de cendre. C’est extrêmement facile et très rapide : vous avez l’impression de dévaler une dune de sable, ou même de marcher dans la neige car les cendres sont très fines. Pour éviter de respirer la poussière, le guide distribue des petits masques filtrant en papier. La descente est très ludique, avec les lampes qui projettent des faisceaux de lumière dans la poussière qui vole autour de vous tandis que vous dévalez la pente avec vos chaussures remplies de cendre.

Le guide distribue des masques en papier pour la descente

Nous sommes arrivés en bas vers 22h00. A cette heure-ci, les restaurants sont encore ouverts si vous n’avez pris qu’un petit encas.

Pour l’équipement, vous aurez besoin de chaussures de montage, peu importe qu’elle soient montantes. Si vous avez des baskets, le guide vous demandera d’aller louer des chaussures (5€) dans le magasin de sport (Totem Trekking) situé à quelques mètres de là. Vous devez également prendre une lampe (frontale ou torche, peu importe), un encas (passez à l’épicerie : ils vous prépareront un sandwich pour un tout petit prix) un bon litre d’eau et de quoi vous couvrir une fois en haut. S’il fait beau et qu’il n’y a pas de vent, un sweet-shirt fera l’affaire. Si vous avez un peu peur, prenez un coupe vent ou un K-way + polaire, mais je doute que vous en ayez vraiment l’usage. Le guide conseille également de prendre un T-Shirt de rechange. C’est uniquement pour votre confort et pour ne pas choper la crève si vous avez sué et qu’il y a du vent. Malgré ça, c’est un très bon conseil ! Vous pouvez même prendre deux T-Shirts de rechange afin de vous changer une fois arrivé en bas si vous voulez enchainer par un restaurant.

En dehors du volcan, voici quelques lieux où nous nous sommes bien amusés :

Pour la plage, allez à celle de Piscita tout au bout de la route pour être au calme (1). Si vous avez la flemme, il y a également une belle plage au sud du port (3). Il y a également une chouette plage à la Strada Communale Petrulla (2). Je les ai toutes indiquées sur le plan ci-dessous :

En rouge, les deux axes principaux

Si vous cherchez de l’animation, c’est sur la place de l’église que vous devez vous rendre. Il y a un petit bar restaurant qui se transforme en véritable boite de nuit à ciel ouvert jusqu’à 1h du matin. Du moins, c’était ainsi le samedi soir. Peut-être que les soirées sont plus calmes durant les autres jours. Nous avons aussi repéré une boîte au bord de la plage de la Strada Communale Petrulla (4), mais à 22h il n’y avait personne. Le cadre est sublime, probable que ça se remplisse dans la nuit, c’est certainement un super endroit pour faire la fête au bord de la méditerranée.

Pour les restaurants, nous en avons testé un conseillé par le guide Michelin. Je ne me souviens plus de son nom, mais je l’ai indiqué sur la carte (5) : ce n’est pas trop cher et tout est formidable : le cadre, la nourriture, le service. Nous sommes aussi allés au restaurant situé juste après l’hôtel Ossidiana (6). Très simple, avec un chef sympathique comme tout, pas très cher non plus. Pour être honnête, tous les restaurants que nous avons essayés étaient excellents, sauf peut-être celui de l’Ossevatorio qui était plus conventionnel.

Nous sommes partis un jeudi matin, ascension le vendredi en fin d’après midi, glandouille le samedi et retour dimanche.
Budget par personne :

  • 240€ pour la picole et la nourriture – on ne s’est privé de rien !
  • 155€ d’hôtel pour trois nuits, avec petit déjeuner compris
  • 360€ de voyage
  • 28€ pour le guide qui nous a conduit au sommet du volcan

Total : 783€

Je pense avoir fait le tour de notre petit voyage. J’espère vous avoir donné envie de vous rendre également au Stromboli. Avec ce petit article, vous avez toutes les clefs pour réussir un voyage unique et inoubliable !

9 commentaires pour “Paris Stromboli, mode d’emploi”

  1. divide dit :

    Original comme excursion, et certainement impressionnant à voir en vrai !

  2. Sim dit :

    Ça a l’air très sympa ! Merci pour toutes ces informations. Je link ton article à quelques potes.

  3. ecaheti dit :

    Franchement, ça donne super envie. Merci d’avoir pris le temps d’écrire cette note !

  4. Duncan dit :

    Quand j’y suis allé 2010, il était loin d’avoir cette activité la ! C’est très aléatoire …
    L’observatoire que tu cite est plus un restaurant.
    Il y a deux chemin pour allez à au restaurant et à la plateforme d’observation (qui est à la limite maximale d’altitude autorisée sans guide).

    Depuis Google map en vue satellite on peut voir les chemin de rando.

    Au passage, le moment le plus fun reste quand même la descente du volcan dans la poussière.

  5. giant dit :

    J’ai prévu d’aller à la montagne Pelée l’année prochaine, en marge de mon séjour de chasse sous-marine en Martinique. J’ai bien hâte de voir à quoi sa ressemble, même si le volcan n’est plus en activité depuis 1902, date de la dernière éruption mortelle sur l’île (30 000 morts).

  6. Caroline dit :

    Ça donne envie ! Je me garde l’idée pour une période pas trop touristique, merci !

  7. Lyerang dit :

    Je garde ce petit guide sympa sous le bras, on ne sait jamais :)

  8. Joskin dit :

    J’y vais dans une quinzaine de jours environ, content de tomber sur un billet comme ça avant d’y aller.
    Par contre je viendrais d’une des îles éoliennes en bateau, mais ça ne change pas grand chose au final.
    Ce qui m’embête un peu c’est le temps limité en haut du volcan, j’aime pas trop être pressé, surtout devant un spectacle qui s’annonce magnifique.

  9. MrHelmut dit :

    Ca donne envie d’aller faire une excursion photo :].

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