le blog de Divideup.

Archive pour juillet 2010

Hadopi, mais pas seulement.

Samedi 10 juillet 2010

Bonjour à tous,
aujourd’hui je m’insurge. (Oh le guedin)

Ces temps-ci de nombreux traités ou équivalent menacent Internet (mais pas seulement), ainsi que ses utilisateurs.
Certains sont complètements censurés par la presse, donc exception faite d’une recherche poussée, ce n’est qu’une fois que ça nous tombera sur la figure que l’on saura de quoi il retourne.
D’autres sont un peu compliqués, sans oublier que l’on a plein d’infos mais que personne ne les regroupe.
Je vais donc essayer de synthétiser tout ça, tout en expliquant certains détails.
Parfois, je m’écarterai du sujet, parce qu’il est difficile de parler d’Internet sans parler de notions tierces, qu’elles soient morales ou matérielles. Internet n’est pas une simple connexion comme l’entendent nos dirigeants et c’est ce pourquoi ces textes juridiques sont autodestructeurs et liberticides s’ils arrivent à être appliqués (sachant qu’il s’agit de mesures difficilement applicables de manière générale).
Il est possible aussi que je ne reste pas impartial à certaines aberrations qui ne me laissent pas indifférent.
Enfin, toutes mes sources sont sûres ainsi que disponibles et vérifiables par tous. La principale difficulté vient du fait que les informations sont sur des sites spécialisés pratiquement inconnus de tous, il me faut donc trouver ces sites pour ensuite regrouper ces informations à compté qu’elles aient été vérifiées.

Un dernier point, je n’encourage en aucun cas le téléchargement illégal. En revanche s’il à lieu, c’est qu’il y a un problème qui se pose à la base, et ce n’est pas en agissant de cette manière que l’on arrivera à quelque chose. Certes, le téléchargement illégal sera limité, mais l’évolution d’Internet et de ce qu’il propose aussi.
Si ma télé n’est jamais allumée, c’est qu’il y a une bonne raison, et je refuse qu’Internet ne se voie accorder un sort tout aussi rageant.

C’est pourquoi j’écris ces lignes.
Au programme dans un premier temps: Hadopi,
puis dans une second temps l’Acta, le DPI sans oublier la demande faite aux moteurs de recherches, de conserver toute trace de nos recherches.


Hadopi:
Ils sont prêts (techniquement), mais pas prêts (en ce qui concerne les critères d’instruction pour savoir quelles IP vont prendre cher et pourquoi).

Le fonctionnement est plutôt simple. En premier lieu ce sont les ayants-droits (majors, associations d’auteurs, etc) qui traqueront eux mêmes les IP sur les réseaux P2P (à savoir: Emule ou E-donkey, et les clients Torrent tels que Bitlord, Azureus, µTorrent, Kazaa, Limewire, etc), puis les enverront à la Haute Autorité (La Hadopi) et elle seule pourra juger si le motif est légitime, pour ensuite en fixer la sanction si la faute est avérée. En parallèle, une interface va être mise en place entre les FAI (Fournisseurs d’Accès à Internet) et la Haute Autorité pour automatiser le processus d’identification des IP (pour le moment et au vu de l’arrêté du 22 août 2006 (bas de la page 3/4) (racine) du code pénal sur la téléphonie, l’identification d’un abonné ADSL est fixé à 8,50 euros).
(Quelques infos juridiques complémentaires sont disponibles ici)

Marie-Françoise Marais (Francesoir.fr)

Mireille IMBERT-QUARETTA, Présidente de l’Hadopi et Responsable Commission de la Protection des Droits (constituée au sein de l’Hadopi qui aura la charge d’appliquer les sanctions à l’égard des internautes “contrevenants”) affirmait dernièrement que la Haute Autorité voulait «d’abord être sûre de l’auteur de l’infraction, de la protection des données personnelles et de la divulgation de ces données, aucun doute ne doit être permis», mais aussi que les ayants-droits “feront ce qu’ils veulent, ils transmettront toutes les plaintes qu’ils voudront, mais à tous les stades, c’est nous qui déciderons”.

Le seul problème est que, comme de nombreuses personnes l’ont souligné, relever une IP (qui est considérée comme une donnée personnelle) n’est pas un procédé fiable.
Il est possible de se cacher comme de faire accuser autrui, d’ailleurs je vous conseille ce site, qui a brillamment résumé un bon nombre de moyen de se cacher. Il existe moins accessible, et surtout moins soft (Le même article pour les néophytes).

Sondage sur Publicsenat.fr

Nous n’avons pas pris le temps de faire évoluer Internet, en le mettant au cœur de tous nos besoin. Nous avons développé et développons notre société autour d’un moyen de communication dont les bases sont précaires et non-adaptées. Nous mettons donc en place des dispositifs lourds de conséquences, sur des bases qui ont été développée pour des buts complètement différents, dont les attentes de notre société actuelle ne correspondent plus du tout.
Le procédé est donc plus que bancal, autant pour l’Etat qui doit mettre en place un projet quasiment impossible à appliquer que pour l’utilisateur qui, une fois de plus, va devoir sortir le porte-feuille..
Pour preuve: à l’image des téléphones portables français dont le 06 ne suffit plus, nous courrons à un épuisement d’IP. L’adressage dans certaines parties du monde sera bientôt impossible, parce qu’il y a trop de postes connectés (il ne faut pas compter que les ordinateurs, d’autres matériels requièrent une IP autre que locale). L’IPV4 laisse donc place à l’IPV6, seulement excepté Free en 2007, en France personne ne s’y met.

Mais revenons à nos moutons…

Les ayants-droits annonçaient le 50 000 cas litigieux par jours. Mais sachant que seuls trois magistrats (six en comptant leurs suppléants) vont traiter les dossiers à la Haute Autorité, je pense qu’il faudra revoir ce chiffre à la baisse. Je ne parlerai même pas que prouver notre innocence en ce qui concerne le nouveau décret sur la “négligence caractérisée” sera plus que périlleux, notamment, au regard du nombre atterrant de dossiers qui vont être soumis à la Haute Autorité).

En ce qui concerne les sanctions, la riposte graduée fonctionnera ainsi:
En premier lieu il sera envoyé un mail d’avertissement puis, si l’internaute récidive, un courrier d’avertissement au logement de ce dernier sera envoyé (avec accusé de réception, bien entendu). En cas de deuxième récidive (c’est-à-dire de la troisième infraction), il est question d’une amende dont le montant se situe entre 1500 et 3000 euros et d’une coupure (non obligatoire) de l’accès à internet de l’internaute jugé coupable de la fraude, pour un délai maximum d’un mois. (Il est néanmoins prévu, quand on aura trouvé techniquement comment et (surtout si) c’est possible, que vous puissiez tout de même lire vos mails.)

Les moyens de sécurisation (labellisés ou non) qui pourraient nous disculper, que les FAI ont l’obligation de proposer mais pas de fournir, sont pour le moment flous. Et la technologie utilisée par Orange pour ce premier (et désastreux) essai reste ridicule: il suffirai de payer pour ne plus avoir aucun accès au P2P, même si ce que l’on veut télécharger reste légal.

La sécurisation selon Orange

Bien sûr, puisqu’il est impossible de protéger dans un premier temps toutes les œuvres, un catalogue de 100 titres (films, séries, documentaires, etc) sera mis-à-jour et s’appliquera d’après Frédéric Delacroix (délégué général de L’alpa, l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle, créée en 1985…), aux principaux réseaux de P2P.

Chouette…

Si jamais l’envie vous prend de chercher qui fait partie de la Hadopi, ça se passe par ici.

Je terminerai sur quelques vidéos.
La première vidéo, est une création de France 5 pour expliquer Hadopi aux jeunes et pourquoi le téléchargement est mal, je vous laisse vous forger votre propre avis.

La seconde vidéo, est une sélection de députés du Parlement français qui ont voté Hadopi, à qui on demande des explications, ne serait-ce que sur les moyens de téléchargement illégaux. Certains essayent de broder, malheureusement en informatique on sait ou on ne sait pas. Peu savent réellement ce qu’est le P2P. Et pourtant c’est la base du problème.

La troisième vidéo et la quatrième vidéo montrent quelques extraits de prise de parole à l’Assemblée Nationale de Christine Albanel (ancienne Ministre de la Culture et de la Communication (!), et qui est maintenant chargée de la communication interne et externe du groupe France Telecom).

Christine Albanel (Franck Fife AFP/archives)

Pour ce qui est de ces deux dernières vidéos, il est vrai que concernant les réseaux utilisés par E-Donkey et Emule (qui ne SONT PAS des protocoles pirates, mais considérés comme tel par le gouvernement et/ou les ayants-droits), les titres ne correspondent pas au fichier téléchargé, et il s’agit bien souvent de contenu à caractère pornographique. C’est d’ailleurs pourquoi il n’est plus trop d’actualité, outre d’autres facteurs.
En revanche - pour ceux qui commencent à douter de leur santé mentale suite à cette dernière vidéo, je vais vous rassurer - non, Open Office n’est pas un pare-feu, mais bien une suite bureautique. Rien à voir, donc.




Bon c’est bien beau tout ça, mais d’où vient cette envie de l’État de mettre tout ça en place ?
Il semblerait que l’on essaye de déguiser un traité mondial, dont les loi Françaises actuelles ne laisseraient pas un tel accord toucher notre beau pays qu’est la France.

D’après ce que l’on en sait, l’Acta serait né aux aux alentours de 2006.
«Le 10 avril 2008, le Parlement européen adopte une résolution qui engage les États membres à « éviter l’adoption de mesures allant à l’encontre des droits de l’homme, des droits civiques et des principes de proportionnalité, d’efficacité et d’effet dissuasif, telles que l’interruption de l’accès à Internet ». Une résolution n’a pas force de loi mais indique la volonté du Parlement.» (source)
Deux moi après, le 18 juin 2008, le projet de loi Hadopi fut présenté au Conseil des ministres.

L’Acta (Anti-Counterfeiting Trade Agreement) pointe alors le bout de son nez…

Quelques jours après la mise-en-ligne de ce billet sur mon blog, plusieurs faits importants ce sont produits concernant l’Acta, qui vont à coups sûr modifier le peu que l’on sait de ce traité. Je vais donc attendre que les choses se calment.

En attendant vos retours…

Projets de CreaJeux

Mardi 6 juillet 2010

Bonjour à tous !

J’aimerais, étant étudiant à CreaJeux (”l’école des métiers du Jeu Vidéo”), vous présenter les projets sur lesquels nous avons travaillé en parallèle de nos cours.
Nous y avons consacré 15h par semaine, pendant un an.

Concrètement, l’équipe enseignante nous donne un cahier des charges ainsi qu’un scénario, et nous devons passer à la phase de conception.
Dans un second temps, pour chaqu’un des projets et par année de cursus, deux équipes se créent:
› L’équipe constituée de cinq étudiant en Conception 3D
› L’équipe constituée de quatre étudiant en Prog.

La première s’occupe de toute recherche, design (dessin), ou conception 2D/3D,
la seconde s’occupe de la prog.
Nous travaillons donc ensemble afin de développer le projet auquel nous avons été assigné.
A notre disposition nous avons un serveur SVN, Mantis (Bug tracking) pour nous faciliter la vie.
Nous avions aussi des dates clefs tels que versions d’alpha, beta et gold.

J’ai donc participé à l’un des trois projets de seconde année, dont le titre est
Birdrace (jouable dans le navigateur).

Les projets des autres classes (première a troisième année prog et 3D) sont aussi dispo sur le site, en bas de cette page.
Malheureusement, l’un des trois projets de ma promo n’est pas en ligne, je n’ai aucune idée de pourquoi.

Pour avoir des infos complémentaires sur BirdRace, c’est par là.

En attendant vos retours !

Cela fait quelques année (trois je pense) que je touche un peu à la MAO (Musique Assistée par Ordinateur).
J’ai dernièrement mis en ligne un album virtuel sur Jamendo, le peu des retours que j’ai sont plutôt sympathiques.
Donc, dans le doute qu’un de vous aime aussi (on ne sait jamais, et puis c’est gratuit merde!), je vous donne le lien.

Pour ce qui concerne le style, il n’est pas très défini. Une grande prédominance dnb/liquidfunk/neurofunk, electro… Et autre.

Et concernant le titre, c’est une citation de la Secte Phonetik, que j’affectionne tout particulièrement.
(Ils sont bon, je vous conseille d’aller les écouter. Tout est fait à la bouche !)