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Sony SpectraLayers : Release

Lundi 16 juillet 2012 à 11:23

Voila… Après trois ans de développement et près d’un an de négociation, SpectraLayers (précédemment Spectral Layers, changement de nom pour des raisons de trademark) est disponible chez Sony, aux cotés de Vegas, Sound Forge et ACID !
Le passage par le QA Sony a permis de faire de nombreuses améliorations sur l’ergonomie et la robustesse du logiciel; la documentation a été entièrement refaite, et des tutoriaux vidéos/sessions de training devraient arriver petit à petit. Le prix est également beaucoup plus accessible, $399 pour la version Pro (la version Entreprise devrait être disponible vers la fin de l’été). Une version boite est également disponible.
SpectraLayers packshot

SONY ANNOUNCES AVAILABILITY OF SPECTRAL WAVEFORM EDITING SOFTWARE

SpectraLayers Unlocks Mixed Audio Files and Allows Defined Layers to be Edited Independently with an Unprecedented Degree of Precision

MADISON, Wis. – July 16, 2012 Sony Creative Software, a leading global provider of professional editing and authoring applications, today released SpectraLayers™, the newest addition to its line of award-winning software for audio and video production. An intelligent audio editing program, SpectraLayers operates directly on waveform spectra using a wide variety of smart editing tools. Through this application, users can more accurately edit audio by graphically dividing files into discrete, user-defined layers that can be processed independently and reintegrated to achieve flawless master files.

SpectraLayers introduces an innovative, unique workflow that redefines what can be accomplished in the professional audio editor’s suite,” said Dave Chaimson, vice president of global marketing for Sony Creative Software. “The level of editing precision and advanced capabilities SpectraLayers offers makes it an essential tool for industry professionals who demand the deepest audio analysis tools.”

Pour rappel en juin dernier sur ce blog j’ai annoncé le projet sur lequel je travaillais depuis maintenant 3 ans, Spectral Layers, une sorte de Photoshop pour le son.
Quelques mois après la première release publique, retour sur toute l’histoire du projet et premier bilan…

La genèse du projet

Le concept des transformées de Joseph Fourier est remarquable; cette formule mathématique imaginée au 19em siècle permet de transformer un signal en une somme de fréquences, et elle reste toujours indétrônée à ce jour (les ondelettes ne sont qu’un dérivé de cette formule de base). Je ne suis pas encore sur de comprendre par quelle magie ce miracle est possible, mais ça fonctionne !

Si Spectral Layers a vu le jour c’est grâce à ce concept, le besoin pour moi d’avoir un outil performant pour nettoyer des prises audio de tournages et l’envie de faire un de ces outils tordus qu’on voit dans Les Experts -mais qui n’existaient pas réellement jusque là-. En observant l’empreinte de la voix (séries d’harmoniques) dans un spectrogramme, je me suis dit qu’il y avait certainement là moyen de développer un outil similaire à Photoshop pour faire rapidement des détourages et des extractions de tous les composantes audio d’un enregistrement, en tout cas de manière bien plus propre et efficace que ce qui était proposé jusque là sur le marché.

Développement

En juin 2009 je me suis donc attaqué à la réalisation de cette idée; initialement Spectral Layers ne devait être qu’un outil de détection automatique d’harmoniques puisant dans un fichier A pour extraire les fréquences dans un fichier B, on était loin du concept actuel. L’idée a beaucoup évolué dans les premiers mois, passant petit à petit de simple système automatisé à un concept plus général impliquant des outils, puis des calques, pour finalement venir se rapprocher du concept de Photoshop appliqué au son.

Ciblant à la fois les labos et les studios, le logiciel devait être multiplateforme (Windows/Mac). J’ai donc arrêté mon choix sur le framework Qt, qui offre à la fois ce coté multiplateforme unifié tant au niveau du framework que de l’IDE (Qt Creator), une facilité d’accès unifiée à tous les modules possibles (interface, son, reseau, threading, opengl, tablette graphique, etc etc), un astucieux système de connection de fonctions (signal/slot), une documentation exhaustive et une communauté très active. Un choix que je n’ai pas eu à regretter par la suite !

Au cours du développement je me suis rendu compte que si je voulais obtenir un moteur temps réel efficace malgré tous ces calculs assez lourd, il fallait que je m’inspire au maximum des techniques utilisées dans les jeux vidéo; m’étant plusieurs fois penché sur les concepts de displacement mapping, c’est naturellement que je me suis tourné vers OpenGL pour avoir un affichage 3D temps réel du spectre; et sans rentrer dans les détails, le principe de recalcul du spectre au cours des transformations et de la navigation est assez similaire au streaming d’une map dans Grand Theft Auto.

Financement… ou pas

Après 1 an de développement, ayant obtenu un proof-of-concept -le principe d’extraction audio marchait-, j’ai commencé à me poser la question du financement (je vivais jusque là sur les ventes de mon premier projet, GPU Decoder).
En France il existe plusieurs aides à l’innovation, notamment OSEO et d’autres aides régionales comme le Centre Francilien de l’Innovation. Fort de mes premiers résultats, j’ai contacté et rencontré la plupart de ces organismes publiques. Et bien ça a été la douche froide.

Etant seul sur le projet, il m’était impossible de débloquer le moindre financement : toutes ces aides publiques demandent au minimum deux personnes sur chaque projet (en gros celui qui a l’idée du projet, et celui qui porte le projet). Et quand bien même, la plupart de ces aides ne sont que des avances sur recette, et dans tous les cas elles ne peuvent couvrir qu’à hauteur d’une somme qu’on possède déjà : si on veut obtenir 10.000€, il faut déjà avoir 10.000€ en caisse.
Quelques investisseurs privés se sont manifestés par la suite (après l’annonce publique), mais comme j’étais déjà proche de la fin du développement ça ne valait pas le coup de diluer la propriété du projet.
Je m’en suis donc tenu au RSA, et quelques commandes ponctuelles…

Je tiens d’ailleurs à souligner que ce “financement”, aussi minimal soit-il, m’a néanmoins permis de tenir sur les 2 ans de développement en roue libre; sans ça il aurait été beaucoup plus difficile de tenir la distance avec les seuls revenus de ma compagne. Reprendre un travail salarié en parallèle aurait très certainement tué toute motivation sur le peu de temps libre restant. D’autre part si ces rentrés ont été possibles sur une telle durée c’est grâce à l’existence conjointe du statut d’Auto-Entrepreneur, qui j’espère arrivera à perdurer tel quel dans les années à venir : pour avoir connu l’ancien statut de Micro-BNC avant 2009, l’auto-entreprise est une véritable aubaine pour tous ceux qui souhaitent se mettre à leur compte.

Alpha-tests

Au fur et à mesure que tout ça se développait et commençait à prendre forme, j’ai commencé à en parler en privé à quelques personnes de mon entourage susceptibles de me faire des retours : entre “un concept” et “un concept utilisable et ergonomique” il y a un gouffre dont je me suis rendu compte petit à petit ! Je tiens d’ailleurs à remercier Whisper, Darkstryder, Skaven et __MaX__ au passage qui m’ont fait de précieux retours, l’ergonomie (et la stabilité) du logiciel a beaucoup évolué durant cette phase. J’étais loin d’imaginer l’importance de ces détails, qui ne sont pas forcément évidents quand on a le nez dans le projet depuis le début et qui pourtant changent complètement la manière d’appréhender l’outil. L’idée étant de rendre tout un maximum naturel et intuitif, en essayant de se rapprocher autant que possible de différents concepts déjà bien connus (dans mon cas, Photoshop et les logiciels de montage audio classiques). Cette phase a durée facilement entre 6 mois et 1 an.

J’en profite pour parler temps et motivation : au début j’étais loin d’imaginer que je m’embarquais pour plus de 2 ans de travail (je pensais naïvement 1 an tout au plus). Garder la motivation sur de telles périodes est difficile, surtout quand on travail seul sur un projet sans avoir de retours. Au cours du développement j’ai eu 2 breaks d’un mois, dues aux vacances et aux difficultés techniques qui me donnaient l’impression que tout ça ne serait jamais viable. Sur un projet aussi long il est vraiment important d’avoir la foi …et une checklist de taches à accomplir tous les 2 ou 3 jours (sortes de mini milestones), pour avoir un ressentie de progression. Et si l’idée en vaut la peine, ne pas hésiter à jeter tout une partie de l’architecture si elle risque d’handicaper la suite du développement (ça a été le cas pour le moteur d’affichage qui a du être recodé entièrement au bout de 6 mois de développement pour intégrer un système de streaming spectral).


Spectral Layers en avril 2010, juin 2010, novembre 2010, juin 2011, avril 2012

Annonce publique, contacts, et beta-tests

Après 2 ans de développement, le logiciel commençant à prendre sa forme finale, il était temps de faire bouger un peu les choses. Je ne savais pas trop ce qui pouvait ressortir d’une annonce publique, mais c’était le seul moyen à mon niveau de créer du contact autour de ça, tant pis pour la confidentialité du projet.
Ca a donc commencé ici même sur ce blog, puis ça s’est propagé à quelques médias français. Malgré l’accueil positif et quelques contacts qui se sont créés, il faut bien avouer que tant que l’info est resté en France, le soufflé est assez vite retombé et ça n’a pas aboutit sur grand chose de concret.
J’ai alors harcelé un site américain influent pour décrocher une news, et à partir de là… Ça s’est emballé au delà de mes espérances !

La vidéo de teasing que j’avais mis en ligne annonçait que le logiciel passait en phase 2 d’alpha-tests, en fait un appel du pied pour sonder les industries intéressées et faire tester le logiciel par quelques gros clients potentiels. C’est en effet ce qui s’est passé : sur les 100 testeurs sélectionnés, très peu m’ont en réalité fait des retours utiles, mais niveau contact j’ai été servis ! Hormis les industries classiques (cinéma, musique, radio, etc…) j’ai été contacté pour des utilisations auxquelles je n’aurai jamais songé, comme du sondage géologique, et même par quelques farfelus chasseurs de fantôme (apparemment un sport aux Etats Unis, ils sont plusieurs groupes à faire ça) et un illuminé persuadé d’avoir des enregistrements satanistes subliminaux.

Cette dernière phase de test a duré 6 mois, pendant lesquels j’ai pu voir les problématiques de productions : besoin de rajouter des connections avec les gros softs audio du marché, de supporter tel format ou périphérique, etc.
Dans cette phase je me suis énormément servis de LinkedIn, soit pour contacter des sociétés en vue d’obtenir les SDK/infos nécessaires, soit pour trouver de nouveaux testeurs bien placés. Ce réseau a été particulièrement précieux durant cette phase du projet, court-circuitant les points d’entrée classiques des grosses entreprises.
J’ai également profité de cette période pour récolter autant de témoignages possibles avant la mise en vente publique du logiciel.

Mise en vente, clients et utilisations

Fin 2011 les ventes de Spectral Layers ont commencés via le site de ma boite Divide Frame. Il était temps, j’étais presque à sec niveau finance…
J’ai mis en ligne une vidéo de lancement et contacté plusieurs médias pour l’occasion, mais il faut bien reconnaître que Relation Presse et Commercial, ce sont des métiers à plein temps dont je suis loin d’avoir l’expérience ! Jusque là le logiciel s’est vendu correctement à mon petit niveau, mais sans un département dédié à plein temps sur ce job il est difficile d’atteindre les volumes de ventes du marché, quelles que soient les qualités du logiciel.

Si quantitativement le succès est discutable, en revanche qualitativement je suis ravis d’avoir pu toucher certaines cibles;
Ainsi en 2011/2012 vous pouvez entendre Spectral Layers sur les blockbusters suivants:

Black Gold (Or Noir)
Contagion
Men In Black 3
Total Recall
Sinister
Twilight: Breaking Dawn Part 2
The Hobbit: An Unexpected Journey

Niveau musique, il est également utilisé par le groupe Hybrid et Solar Fields.

Last but not least, Divide Frame est depuis peu officiellement fournisseur du gouvernement américain, département de la défense et de la justice…
La boucle est bouclée, Spectral Layers a fait son chemin jusqu’aux Experts !

Et maintenant ?

Après 9 mois de négociations (qui mériteraient vraiment un post-mortem à part, mais je crains que pour le coup ce ne soit trop sensible pour en parler ici),
Sony devient officiellement distributeur de Spectral Layers ! Il rejoint donc Vegas, Sound Forge et Acid et sera ainsi le 4em logiciel de production Sony Creative Software.
Cet accord permettra une diffusion plus large, des licenses plus accessibles et différentes améliorations techniques et d’ergonomie.
Le partenariat a été dévoilé cette nuit au NAB et le logiciel est en démonstration sur le stand Sony depuis aujourd’hui.

SONY SHOWCASES NEW TECHNOLOGY AT NAB

Precision Waveform Editing Application and Plug-in for Automated Themes in Vegas™ Pro 11 Showcased at 2012 NAB Show

LAS VEGAS – April 17, 2012 [NAB Show - Booth #C11001] – Sony Creative Software, a leading global provider of professional editing and authoring applications, announced new, innovative audio and video editing tools for professionals set for release this summer. The latest additions to the Sony Creative Software product line include: Spectral Layers, developed by Divide Frame, which is an audio editing platform featuring precise sound shaping capabilities and a unique visual workflow; and the ThemeBuilder plug-in for Vegas™ Pro, developed by NewBlue, that enables intelligent template building for professional video projects. Both provide industry professionals with powerful editing capabilities and are scheduled for technology demonstrations in the Sony booth.

[...] “Spectral Layers redefines what can be accomplished in the editor’s suite by giving users the ability to reach directly into and operate on waveform spectra. Spectral Layers holds universal appeal for audio mastering engineers, sound designers, archivists, and professionals who demand deep, intelligent audio analysis tools.” said Dave Chaimson, Vice President of Global Marketing for Sony Creative Software.

[...] Based in Paris, Divide Frame specializes in software designs that bridge the gap between emergent technologies and broadcast professionals. Innovative workflow ideas and processing speed optimization are just two design hallmarks of this advanced R&D firm.

“I’ve been a fan of Sony Creative Software products for many years,” said Robin Lobel, owner of Divide Frame. “Our Spectral Layers application will be a perfect fit for users of both Vegas and Sound Forge. Divide Frame is pleased to have Spectral Layers take its place alongside Sony Creative Software’s classic video and audio heavy hitters.”

SUITE 27/10/2012: SpectraLayers goes to San Francisco

Dark City

Lundi 12 mars 2012 à 23:22

Ca faisait longtemps que j’avais envie de voir ce film… 10 ans en fait, depuis que j’ai appris son influence sur la trilogie Matrix. J’entendais des critiques un peu flou à son sujet, certains qui le classaient comme culte, d’autre comme un film raté… Un paradoxe loin de diminuer son aura.

Comme un sentiment de malaise

J’ai enfin trouvé l’occasion de le voir ce soir, et je comprend la controverse : la réalisation crée une distanciation sur les deux premiers tiers du film, on suit de loin sans vraiment rentrer dans l’univers ni ressentir les émotions. Comme un rêve -ou plutôt un cauchemar- où l’on peine à s’identifier. Au final, on pourrait dire que cette distanciation sers le propos du film, mais c’est un choix risqué -ou tout simplement une maladresse !-. D’autre part, les décors sombres, très sombres mettent mal à l’aise. Pourtant tout y est soigné, et l’esthétique expressionniste allemande est réussie. La encore c’est justifié par le scénario, mais ça n’en reste pas moins étouffant.

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Créateur d’influences

Dark City se nourrie d’influences bien sur, notamment Brazil avec cette ville nocturne dont il est impossible de sortir et Metropolis pour la ville et ses bas fond, mais il est également impressionant de voir le nombre de références qu’il a su créer sur une vague du cinéma de la fin des années 90/début 2000.

On y retrouve ainsi Matrix dans un nombre incroyable de détails (Mr Anderson/Neo, les agents Smith, les vieux intérieurs, le téléphone, la thématique, le monde modelable, et même jusqu’à certaines sonorités de la bande son) mais aussi The Truman Show et… Requiem for a Dream.

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Jennifer Connely au bout d’une jetée… Looks familiar ?

Bon film ou pas ?

…Et bien je n’arriverai pas à trancher non plus ! Le scénario est plutot bien ficelé pour un sujet qui aurai pu être casse-gueule, et bien moins tordu que celui de Matrix, mais il m’a laissé le même ressentis que le très étrange Avalon (sortis 3 ans plus tard, et probablement influencé lui aussi par Dark City) : la réalisation est soignée et l’esthétique raffinée, mais tout ça est vu au travers d’un filtre qui met une certaine distance entre le spectateur et ce qui se passe à l’écran. Et comme dans Avalon, il n’y a que le dénouement final qui remet une touche d’humanité.

Après 5 ans sous Windows Mobile 5 (!) j’avais envie de voir un peu ce qui se faisait dans le monde moderne… Android me faisait de l’oeil depuis quelques temps, j’ai donc investis dans un Galaxy Nexus pour le découvrir au meilleur de son potentiel. Et après une semaine d’utilisation autant le dire tout de suite, je n’ai pas été déçu !

Le smartphone

Premier point rassurant: la taille.
Avec une telle résolution d’écran (1280×720) et surface d’affichage (4.65″) on pouvait craindre qu’il flirt avec l’encombrant Galaxy Note, mais il est en réalité quasi identique au Galaxy S2 en raison de la disparition des boutons physiques et de l’augmentation de la densité des pixels (un peu plus de 300dpi).

Deuxième crainte: l’autonomie de la batterie.
Après avoir lu tant de posts alarmistes à ce sujet, je craignais de devoir recharger mon telephone deux fois par jour. Il semblerait que ce soit plus du à un bug des premieres versions ou à une mauvaise gestion des services, car le mien tiens plus de 24h en utilisation moyenne, avec la dernière version officielle du système (4.0.2), un affichage modéré et une gestion manuelle des services réseaux (et désactivation du NFC). Il est d’autre part recommandé d’effectuer au moins 2 ou 3 cycles de charge/décharge complète au début pour calibrer la batterie.

L’appareil photo sans être au top (faiblesses en basse lumière) se défend plutot bien et prend des photos instantanément (moins de 100ms), ce qui est appréciable pour un appareil disponible en permanence sur soi. Il dispose également d’un mode panoramique grâce à Ice Cream Sandwich.
Quand à l’absence de port SD, c’est peut-être un point gênant pour ceux qui souhaiteraient embarquer une vidéothèque complète avec eux, mais pour stocker sa musique et quelques films/séries les 16Go suffisent amplement entre 2 connections au PC. Il semblerait qu’une version 32Go arrive également dans le courant du mois.

Seul petit hic: le prix… 550 euros en France (ou 500 en import Allemagne), mais en ce qui me concerne c’est un investissement pour 5 ans minimum.

Ice Cream Sandwich

J’ai été bluffé par la fluidité du système: jusque là le point fort d’iOS, Android n’a maintenant plus rien à lui envier. Les micro-accrochages ou retard des versions précédentes (genre Gingerbread) ont complètement disparus.

Les boutons virtuels remplissent bien leur boulot -dont le bouton multitache très pratique pour basculer d’une application à l’autre ou les fermer à la volée- et disparaissent quand une application le requiert (par exemple pour lire une vidéo en plein écran).

Le regroupement des applications en dossiers sur le(s) page(s) d’accueil se révèle très pratique à l’usage, j’ai ainsi l’ensemble des applications utiles accessibles en une seule page. J’utilise la page de gauche pour la gallerie photo, et la page de droite pour prendre des notes rapides.


tip: les screenshots de cet article sont réalisés avec le combo touche power+volume down.

Le navigateur intégré est rapide, supporte Flash (pour la dernière fois apparemment) et l’écran 720p permet de consulter les sites sans avoir à zoomer !

L’analyse détaillé de la consommation batterie permet de repérer rapidement les gouffres de consommation. En cliquant sur chaque section on obtiens encore plus de détails, et ainsi optimiser au mieux l’autonomie de l’appareil.

Dernier point, je ne pensais pas vraiment m’en servir mais il faut reconnaître que dans certains cas la reconnaissance vocale se révèle pratique et efficace, avec des commandes comme “ouvrir nofrag” ou “plan fnac”.
Bizarrement je n’ai pas réussi à lui faire reconnaître les noms de mon carnet de contact, bien qu’il les écrive correctement si je les dicte dans une application texte.

Applications

Ce que j’appréciais sur Windows Mobile 5, et que je ne retrouvais pas sur des systèmes comme iOS, c’est la liberté permises aux applications pour utiliser les ressources du système. J’ai retrouvé cette même liberté sur Android, le visuel et l’ergonomie en plus ! Voici donc ma petite sélection…

Applications “Street”:

  • Google Goggles: LA meilleure application de reconnaissance visuelle. Detecte des batiments, des livres, des tableaux, des codes barres/QR, des textes, etc etc
  • Wikitude: réalité augmenté avec localisation géographique, plein d’infos sur les environs
  • RATP: pour les Parisiens, tous les plans et horaires en temps réel, avec depuis la derniere MAJ le plan des sorties
  • Maps: la derniere MAJ de l’appli de google apporte la sauvegarde offline de zones geographiques, tres pratiques pour accelerer les chargement et ménager son forfait data
  • Earth: la dernière MAJ apporte les zones urbaines 3D détaillées
  • Prixing: comparateur de prix basé sur le code barre

Applications “Social”:

  • Trillian: connections à plusieurs services de messagerie instantané, dont msn et facebook chat
  • Skype: avec support des appels videos, très bonne qualité ! Attention à bien desactiver la synchro des contacts, sinon les contacts Skype vont venir flooder votre carnet d’adresse Android

(NB: J’ai préféré les raccourcis web de Facebook/Twitter/LinkedIn plutot que leurs applications respectives, que je trouvais trop lourdes et peu réactives)

Applications “System”:

  • LogMeIn Ignition: pour gérer son parc de PC à distance !
  • Wifi Analyzer: indique la force du signal et les caracteristiques de tous les reseaux wifi environnants
  • NFC TagInfo: pour scanner et decrypter les badges NFC (passeports electroniques, etc)
  • ES Explorateur: LE meilleur explorateur de fichier pour Android, avec support ftp, reseau et zip (mieux que File Expert à mon gout, il permet de lancer les applications associés aux fichiers)
  • AndroSensor: donne absolument toutes les donnés detectables par les capteurs du smartphone
  • OS Monitor: analyse des processus systeme/reseau
  • HushSMS: permet d’envoyer des sms “ping”
  • WhatTheFont: permet de trouver une police de caractère en photographiant

Applications “Music”:

  • SoundHound/Shazam: detection de musique. SoundHound à l’avantage de reconnaitre également les fredonnements, mais les deux sont complémentaires
  • TinyShark: grooveshark, un des rares qui soit encore gratuit et avec une bibliotheque bien fournie
  • Musique: application de base d’android

Applications “Utility”:

  • Actualités: application de base d’android, donne les news et la météo
  • Super Swiss Knife: transforme votre smartphone en instrument de mesure universel (taille, angle, distances, niveaux, etc)
  • handyCalc: LA calculatrice scientifique la plus complète, calcul formel, résolution d’equations et dessins de graph. Ma vieille TI-89 serait jalouse.
  • Wolfram Alpha: l’excellent meta moteur de recherche en version appli
  • Scanner de Documents: transforme rapidement et facilement vos documents papier en pdf
  • MyTF1/FranceTV: streaming live et replay des chaines françaises
  • TimeLapse!: pour créer des timelaps

Applications “Games”:

  • Edge: un sympathique puzzle game
  • Osmos HD: tres similaire au debut de Spore
  • Spirit: entourer un max d’ennemis pour les capturer, effets graphiques très reussis
  • Angry Birds: un classique incontournable
  • GTA III: une copie carbone du jeu d’origine (avec des controles differents bien sur)
  • Jetez vous à l’eau: Puzzle de fluides
  • Dead Trigger: un FPS plutot bien foutu

Applications d’arrière-plan indispensables:

  • VLC: LE meilleur lecteur video pour Android, supporte une tonne de formats et le plein écran sur ICS
  • Perfect Viewer(+plugin PDF): LE meilleur lecteur d’ebooks/comics/manga/etc
  • Light Flow: permet de binder la led de notification du telephone avec differentes couleurs selon les evenements (mails, appels, etc) NB: sur ICS il faut activer “pull down notification bar” sur chaque type de notification, sinon les led continuent à fonctionner même une fois les notifications effacés; pour les rappels du calendrier, il faut passer en mode de surveillance: notification (sur le Galaxy Nexus) sinon la led ne s’allume pas
  • FreeWifi: pour les abonnés freebox, se connecte automatique à tout reseau freewifi detecté
  • Widgetsoid: rajoute une widget integrable dans la barre de notification pour controler absolument tous les interrupteurs possibles du smartphone (wifi, 3g, gps, son, raccourcis, etc etc), extrement configurable et pratique, permet aussi de transformer son smartphone en hotspot wifi en un clic
  • Quick Note: post-it modifiables sur le bureau, avec envois de copie par mail
  • Android Lost: LA meilleure application antivol pour smartphone (controle par web/sms du reseau, de la camera, du son, du blocage, des appels, etc etc)
  • Chrome: encore à l’état de beta actuellement, le navigateur se révèle performant et ergonomique, cependant il ne supporte pas flash
  • Camera ICS: rajoute le choix de qualité video/photo, stabilisation video, timelaps…
  • Call Spy: enregistre tous les appels telephoniques en mp3, gère automatiquement le volume de l’enregistrement (pour captage haut parleur)
  • Simple Calendar: remplace avantageusement le widget agenda par défaut
  • tTorrent lite: un très bon client torrent
  • Kingsoft Office: suite office gratuite efficace
  • AI type: clavier qui remplace avantageusement le clavier de base

Elder Scroll V : Skyrim HD Pack [MAJ]

Mercredi 21 décembre 2011 à 16:40

MAJ: version 2 du pack

Un an après le pack HD pour Oblivion (et juste un peu avant noël !) voici la nouvelle édition du pack HD pour Skyrim :

Skyrim HD Pack v2 (2.4Go décompressé, patch 1.3.10 obligatoire)

Le but est de réunir les meilleurs mods HD pour Skyrim qui ne dénaturent pas la direction artistique tout en apportant un vrai gain de détails. Pour l’installer rien de plus simple, il suffit d’extraire l’archive dans le répertoire ou Skyrim est installé.

Ce pack inclus:

Deadly Spell Impacts 1.3
Detailed Bodies 1.30
Detailed Faces 2.00
Enhanced Blood Textures alpha7
Enhanced Distant Terrain 1.2
Enhanced Horse Skins 3
HD Baskets 1.1
HD Sacks 1.3
HD Urns 1.0
High Quality Food Ingredients 1.6
High Res Dragons 1
High Resolution Books 1.5
Higher Poly Skyrim 0.2.1
Improved NPC Clothing 1.8.1
No More Blocky Faces 1.40
Skyrim HD 1.4
Tobes Highres Textures 1.1
Vurts Skyrim Flora Overhaul 1.0.7+update

[MAJ] Spectral Layers : lancement

Lundi 5 décembre 2011 à 10:45

MAJ: témoignage de Skywalker Sound ajouté

Il y a près de 6 mois de cela, certains s’en souviennent peut-être j’annonçais le logiciel sur lequel je travaille maintenant depuis 2 ans et demi : Spectral Layers, un “Photoshop pour le son”; un logiciel pour manipuler et extraire n’importe quel son au coeur d’un enregistrement audio, en reprenant le système de calques et d’outils qui a fait le succès de Photoshop.

En 6 mois pas mal de choses se sont passés, surtout depuis le relai de la news sur engadget qui a littéralement fait exploser le nombre de contacts, dont un certain nombre de gens que je n’aurai jamais pensé pouvoir atteindre…
Un groupe de beta-testeurs triés sur le volet (représentatifs des industries liés de près ou de loin au son : cinéma, musique, jeu vidéo, télévision, laboratoires, etc) a fait drastiquement évoluer le logiciel sur cette période, tant sur le plan des retours de bugs que sur les fonctionnalités.
Beaucoup d’excitation mais aussi beaucoup d’angoisse !

Le logiciel étant maintenant assez stable et complet pour être testé et vendu publiquement, la page produit a été mise à jour avec une nouvelle bande annonce et quelques témoignages de l’industrie. Une page de tutoriaux montre également quelques cas pratiques.

http://www.vimeo.com/32731023

Spectral Layers a été décliné en 2 versions (3 en comptant la version d’essai), pour toucher un public un peu plus large que les gros studios. Il est comme prévu disponible à la fois sur Windows et sur Mac OS, plateforme incontournable dans le milieu artistique.

J’espère pouvoir annoncer un peu plus tard quelques films à l’affiche et à venir sur lesquels SL a été utilisé… Mais tout ça en est encore au début :)

N’hésitez pas à tester la version d’essai (je croise les doigts pour que les problèmes soient anecdotiques à ce stade…) et à regarder les tutoriaux.

Spectral Layers : Photoshop pour le son

Lundi 20 juin 2011 à 9:28

english page

Voila maintenant 2 ans que je travail sur ce projet. Je n’aurai jamais cru m’embarquer dans un projet aussi long, et pourtant il n’est pas encore fini !
L’idée me trottait en tête depuis quelques années, et pourtant je n’ai vu aucun des acteurs majeurs de l’audio se lancer sur ce genre de concept :
Un Photoshop pour le son.

Un logiciel où on ne travaillerait plus sur cette vue waveform abstraite, mais directement sur une représentation visuelle du son, le spectre audio.
Un logiciel qui proposerait des outils pour travailler directement dessus, comme s’il s’agissait simplement de retouche d’image, isolant et retravaillant uniquement des fréquences ciblés.
Un logiciel qui proposerait un système de calques pour additionner mais aussi soustraire, transvaser les fréquences sans détruire l’original, pouvoir encore et encore affiner extractions et transformations.

Ce logiciel c’est Spectral Layers.

http://www.vimeo.com/25322534Version HD sur Vimeo

Ce projet m’a appris beaucoup (structuration, multithreading, conception d’interfaces…), et avec le framework Qt j’ai facilement gagné un an de développement en conception et en portage (le logiciel fonctionne sur Windows et Mac OS X).
Le retour des premiers alpha-testeur a été encourageant et très instructif, merci à eux !

Mais la route n’est pas fini, et le but de cet article est de trouver de nouveaux contacts :
Vous connaissez des acteurs du monde audiovisuel ? Ou des gens interessés pour investir sur ce genre de système ?
N’hésitez pas à leur transmettre cet article ou la vidéo et à me contacter !

BCN Barcelona

Lundi 13 juin 2011 à 21:55

Agréablement surpris par l’architecture et les paysages de cette ville, qui a su élégamment allier le style très particulier de Gaudi avec une certaine modernité.

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Le parc Guell dessiné par Gaudi, étonnant labyrinthe organique.

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Certains hommes statues (apparement une spécialité Barcelonnaise) rivalisent de créativité.

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Le célèbre temple inachevée de Gaudi, imposant vaisseau alien ancré dans Barcelone.

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Certains passages souterrain n’ont rien à envier à Chatelet… Les tapis roulant en moins.

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Signe des temps, la cathédrale de Barcelone est passé aux bougies électroniques. L’entrée est gardé par deux videurs à l’affût d’épaules dénudés.

YouTube Preview Image
Un étrange instrument qui a su visiblement passer lui aussi de la tradition à la modernité: sauriez-vous me dire son nom ?

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Quelques rencontres insolites au détour d’une rue… Ces véhicules sont apparemment en libre location, et certains n’hésitent pas à sortir étonnamment découverts, en ville ou sur la grande plage à coté du port.


Panorama depuis la plus haute pointe du parc Guell

Ca fait quelques temps que j’avais envie d’écrire un article la dessus, et suite à ce sujet sur le forum je me suis dit qu’il serait intéressant de partager les points que j’ai pu noter au cours de mes projets indés et qui me semblent universels lorsqu’on se lance dans ce genre d’entreprise. Ce sont des conseils d’ordre généraux, si vous avez tenté (ou voulez tenter) le développement indé de votre coté n’hésitez pas à partager vos remarques à ce sujet.

C’est une révolution !

-Se poser la question du pourquoi: certains se lancent dans le développement indépendant à titre d’exercice personnel, pour améliorer leurs compétences dans un domaine. Il n’y a alors pas de contrainte de rendu, ni d’importance à cibler ou à innover.
Ce n’est pas la même chose si le projet est à vocation publique et/ou commerciale. Il est alors crucial de ne pas se lancer à l’aveuglette pour suivre une mode ou une tendance. Un projet doit naitre d’une envie de proposer quelque chose sans équivalent en général, ou sans équivalent dans un domaine en particulier. Etre familier avec le domaine dans lequel on se lance et les solutions deja existantes dans ce domaine est donc une obligation.
Il n’est pas nécessaire de proposer un concept complètement révolutionnaire, une seule “killer feature” peut faire la différence. Et c’est bien sur les fonctionnalités ou l’ergonomie que le développeur indépendant peut faire la différence comparé à un studio de 50 personnes, qui eux peuvent aisément miser sur la quantité de code ou de travail artistique.

-Savoir se limiter: lorsqu’on pense à son projet, on a facilement tendance à rêver loin et à vouloir proposer LE système universel qui peut tout faire. Avec ca on se retrouve embarqué pour un developpement de plusieurs années, et si on est pas persuadé à 200% que ce projet va changer la donne dans son domaine, alors la motivation ne tiendra jamais plusieurs années mais 6 mois au mieux. Il est donc important de savoir fixer des objectifs raisonnables, et s’y tenir.

Poser les bases

-Bien structurer en amont: il n’est pas interdit de restructurer légèrement en cours de projet, mais il faut vraiment dès le début cerner les tenants et aboutissants (cf point précédent) et structurer son système en fonction sur le papier. Tout ça est soumis à la loi de Murphy: si le moindre détail a été laissé volontairement de coté au début dans le design du projet, il se manifestera immanquablement en cours de développement.

-Choisir avec soin ses outils: comme le point précédent, le choix des outils/framework est aussi important que le design du projet (et ils doivent être définis en même temps). Choisir en fonction de l’envergure de son projet (temps réel/fonctionnalités avancées vs facilité de développement) et de sa destination (windows only, consoles, web, win/mac/linux). Pour du développement de projets temps réel avec des fonctionnalités avancées à destination win/mac/linux je recommande fortement l’écosystème Qt.

-Ne pas réinventer la roue: en lien direct avec le point précédent, refaire de son coté des outils qui existent déjà à l’identique (voire en mieux), c’est se tirer une balle dans le pied dès le début du projet. Dans le domaine du jeu vidéo les moteurs polyvalent et gratuit ne manquent pas (Unity, Ogre, Unreal Engine, CryEngine pour en citer quelques uns). C’est au bas mot un an de gagné sur le développement du projet. A moins d’avoir une très bonne raison pour faire son propre moteur bien sur. Il est aussi important de bien faire attention aux licences, selon la destination de son produit. Pour un produit commercial closed source utiliser du LGPL ne pose pas de problème, en ce qui concerne le GPL tout dépend de son lien avec l’application.

-Concevoir un design familier: en lien avec le point précédent, il faut aussi reproduire du coté de l’utilisateur toute les conventions qu’il connait déjà dans la mesure du possible, qu’il soit d’emblée familier avec des concepts qu’il connait déjà. C’est autant de temps de gagné pour expliquer votre projet et pour que celui ci soit adopté !

Travail en cours

-Se donner des micro-objectifs à court terme: il y a parfois dans le développement des “traversés du désert”, ces étapes où rien n’est concrètement visible pendant plusieurs mois. Il faut savoir subdiviser ces étapes en micro-objectifs tous les 2 ou 3 jours pour continuer à percevoir une progression, sinon c’est le découragement assuré. Il n’est pas interdit de faire des breaks mais jamais plus de deux semaines, sinon se replonger dans le projet peut être particulièrement difficile !

-Un projet commence souvent par une traversée du désert: pour limiter cette traversée au maximum et garder la foi en son projet, il est important de coder au plus vite les éléments visibles de son projet (si c’est possible bien sur), afin que chaque bout de code supplémentaire soit valorisé au sein de cette base visuelle (l’interface le plus souvent donc).

-Quand le projet est finit à 90%, il reste encore 90% à faire: on a très souvent tendance à sous estimer les temps de développement et les obstacles qui surviendront. Ne pas hésiter à doubler tout de suite ses premières estimations. En lien avec la loi de Murphy, le temps imparti aux imprévus sera systématiquement rempli et dépassé.

Des réalités matérielles

-Gérer son temps…: last but not least, voici les points les plus pragmatiques du développement. Quand on est salarié à plein temps, il n’est pas forcément facile de garder du temps de cerveau disponible et de l’énergie pour développer son propre projet quand on rentre après une journée de boulot. C’est une gestion assez délicate, et je n’ai pas beaucoup de conseils à donner sur ce cas précis. Le temps de projet personnel se gère beaucoup mieux à mi-temps, et à l’inverse lorsqu’on est a temps plein sur son projet, la problématique est assez délicate aussi: il faut savoir structurer sa journée pour garder l’efficacité du temps de développement. Et savoir fermer son browser internet de temps en temps.

-…et son argent: encore plus concret, ce sont des réalités à ne pas ignorer. Lorsqu’on est salarié, pas de soucis coté financier pour assurer le développement. Par contre il faut savoir trouver des sources de revenus quand on est à plein temps sur son projet: fortune personnelle, commandes freelance, RSA, famille, subventions (pro-tip: il faut être au moins deux sur le projet pour prétendre à des subventions). Ne pas négliger cet aspect, surtout que les développements on tendance à traîner sur la fin (voir plus haut).

-…et sa famille: il est important de savoir ménager du temps pour ses proches, surtout lorsqu’on est en couple. C’est bien sur du cas par cas, mais il suffit de se mettre d’accord avec eux sur la proportion temps de travail/famille, que chacun ai ses créneaux. J’ai déjà vu des collègues divorcer pour leur carrière, chacun ses priorités après tout, mais il est quand même dommage d’en arriver là.

London Digest

Jeudi 14 avril 2011 à 22:32

Petite sélection Londonienne de ces derniers jours :

La promo pour Portal 2 a commencé un peu partout…

…et celle d’IE9 aussi ?

Le Tate Modern, toujours aussi “concept”

Les scientologues ont littéralement pignon sur rue

Coups de coeur pour Camden, quartier hippie-punk-retro-futuriste, véritable dédale où se mêlent toutes cultures et toutes époques…

…et sa boutique Cyberdog, mi-boutique mi-discothèque aux allures cyberpunk

J’y ai acheté un beau carnet de notes à base de circuits imprimés.

Enfin l’actualité insolite des pièces et comédies musicales Londoniennes du moment :

Batman Live (enfin, après Spiderman à Broadway plus rien ne me surprend) - d’ailleurs ça arrive chez nous à la fin de l’année

Keira Knightley et Elisabeth Moss (Peggy Olson dans Mad Men) : nous on les voit à la télé ou au ciné, eux ils peuvent les voir directement sur scène

tout du moins en y mettant le prix fort (les places s’échangent à plusieurs centaines de pounds)