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Archive pour avril 2015

Premier contact

Liam Howlett (leader du groupe) m’avait contacté fin 2011 quand je travaillais encore sur la première beta de SpectraLayers. C’était une excellente surprise, étant fan du groupe depuis The Fat of the Land et ayant passé une bonne partie du peaufinage de ma beta à faire des tests d’extraction sur Smack my Bitch Up. Malheureusement, à l’époque le logiciel était trop peu avancé, et les échanges avec Liam ne sont pas allés bien loin.

Trois ans et demi plus tard sors la 3eme version de SpectraLayers, à peu près au même moment où Prodigy sort un nouvel album et commence une tournée qui passe par Paris. C’était le bon moment pour retenter le coup. Après quelques échanges de mails (un peu étranges, Liam écrivant exclusivement dans un son argot d’Essex très particulier), son manager finit par me proposer de passer juste avant le concert au Zenith de Paris. J’avais de toute façon acheté des billets pour moi et une amie.

Le stress monte la veille de la rencontre, réalisant soudainement qu’il faut préparer des démos et ne sachant pas trop à quoi m’en tenir avec ce genre de rock star qui place 36 fuck par interview, dans un anglais à couper au couteau.

Dans les coulisses du Zenith

Le soir même on passe le premier point de contrôle étonnamment sans aucune difficulté (”Bonjour, je cherche l’entrée des artistes ?” “C’est par la !”), le deuxième un peu plus difficilement (grille, poste de contrôle avec deux vigiles qui refusent catégoriquement de nous laisser passer). Après un coup de fil et plusieurs minutes de doute, un gars de l’équipe finit par nous apporter un badge.

On arrive dans un hall avec des gens attablés, et un buffet sur le coté. Superbe lustre massif suspendu au plafond, un escalier donne sur une coursive avec les différentes loges. On attend quelques instants, et le technicien de Prodigy viens nous trouver. Je lui fais une rapide démo dans le hall, qu’il semble apprécier, mais il nous informe que le groupe est en pleine interview/photo shoot (on voit effectivement des flashs crépiter non-stop derrière une porte).
Du coup je commence un peu à faire une croix sur le fait de voir Liam, tant pis…

Ils finissent par sortir de la pièce, passent devant moi, et se dirigent vers la conciergerie. J’en profite pour capter Liam au passage, perplexe au début, mais son visage change subitement quand il entend le nom du soft (ouf). Il doit finir un shoot, il repasse dans 5 minutes.
En l’attendant, je vois Keith Flint manger une petite salade de fruit dans le hall. Scène surréaliste.

Le manager finit par nous emmener à l’étage, dans une pièce à part. On attend quelques minutes sans trop savoir si on nous a oublié, puis Liam finit par rentrer dans la pièce, accompagné de son technicien. On fait connaissance, et je fais cette fois une démo un peu plus élaborée.
A part un bref moment où j’ai eu du mal à comprendre son argot (regard désespéré vers mon amie, qui n’avait pas plus compris) le reste de l’échange était assez fluide. En tout cas je n’ai pas du trop me foirer si j’en juge par le “it’s fucking amazing man, really fucking amazing” qui a conclu cette démo, ce qui m’a mis aux anges :)

En Live

Nous retournons dans le hall, je dépose mon ordi à la conciergerie et après une brève hésitation, on profite du buffet gratos, juste avant la montée sur scène de Prodigy.
Passage coté salle au détour d’une barrière cachée par un rideau, et le concert commence.
Le son est poussé aux maximum (au delà du point raisonnable de saturation, de quoi donner des sueurs froides à n’importe quel audiophile) et dans l’ensemble ça envois du lourd, même si le concert est forcément axé sur la promotion du nouvel album. Le set finit en rappel sur l’excellent Their Law.

Smack My Bitch Up - Saturation 200%

Retour en backstage pour récupérer mes affaires, je croise le manager qui me confirme l’enthousiasme de Liam après la démo, je suppose que c’est de bon augure pour ses prochaines productions. Je repars avec un sourire béat (ainsi qu’une forte odeur de marijuana incrusté sur mes vêtements, et une légère surdité). J’aurai pu ne pas payer ma place au final, mais avec ce genre de bonus ça en valait chaque centime :)