DivideConcept.net

le blog de divide.

Archive pour mars 2012

Dark City

Lundi 12 mars 2012

Ca faisait longtemps que j’avais envie de voir ce film… 10 ans en fait, depuis que j’ai appris son influence sur la trilogie Matrix. J’entendais des critiques un peu flou à son sujet, certains qui le classaient comme culte, d’autre comme un film raté… Un paradoxe loin de diminuer son aura.

Comme un sentiment de malaise

J’ai enfin trouvé l’occasion de le voir ce soir, et je comprend la controverse : la réalisation crée une distanciation sur les deux premiers tiers du film, on suit de loin sans vraiment rentrer dans l’univers ni ressentir les émotions. Comme un rêve -ou plutôt un cauchemar- où l’on peine à s’identifier. Au final, on pourrait dire que cette distanciation sers le propos du film, mais c’est un choix risqué -ou tout simplement une maladresse !-. D’autre part, les décors sombres, très sombres mettent mal à l’aise. Pourtant tout y est soigné, et l’esthétique expressionniste allemande est réussie. La encore c’est justifié par le scénario, mais ça n’en reste pas moins étouffant.

Image hosted by uppix.net

Créateur d’influences

Dark City se nourrie d’influences bien sur, notamment Brazil avec cette ville nocturne dont il est impossible de sortir et Metropolis pour la ville et ses bas fond, mais il est également impressionant de voir le nombre de références qu’il a su créer sur une vague du cinéma de la fin des années 90/début 2000.

On y retrouve ainsi Matrix dans un nombre incroyable de détails (Mr Anderson/Neo, les agents Smith, les vieux intérieurs, le téléphone, la thématique, le monde modelable, et même jusqu’à certaines sonorités de la bande son) mais aussi The Truman Show et… Requiem for a Dream.

Image hosted by uppix.net Image hosted by uppix.net
Jennifer Connely au bout d’une jetée… Looks familiar ?

Bon film ou pas ?

…Et bien je n’arriverai pas à trancher non plus ! Le scénario est plutot bien ficelé pour un sujet qui aurai pu être casse-gueule, et bien moins tordu que celui de Matrix, mais il m’a laissé le même ressentis que le très étrange Avalon (sortis 3 ans plus tard, et probablement influencé lui aussi par Dark City) : la réalisation est soignée et l’esthétique raffinée, mais tout ça est vu au travers d’un filtre qui met une certaine distance entre le spectateur et ce qui se passe à l’écran. Et comme dans Avalon, il n’y a que le dénouement final qui remet une touche d’humanité.