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Archive pour mars 2011

Crysis 2 Tweaks… online

Lundi 28 mars 2011

En bidouillant les variables internes de Crysis 2, je suis tombé sur des paramètres de gameplay liés au multijoueur (que je ne citerai évidemment pas, le but de cet article n’est pas d’encourager ou faciliter le cheat).

Intrigué, j’ai changé ces paramètres pour voir si ca avait réellement un impact en ligne, sans trop y croire (après tout je n’ai fait qu’ajuster les variables clients du programme de base, sans faire intervenir d’application extérieure en arrière plan ni modifier l’executable). On est loin d’un wallhack ou d’un aimbot.

Je suis tombé des nues en voyant que tout ça avait un réel impact sur le gameplay. En étant simple client sur un serveur ranked.

J’en ai fait une vidéo (à but purement démonstratif), pour exposer à quel point les changements peuvent être conséquents sur le comportement de la nanocombi et la puissance des armes.

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(Energy+/Nanovision+/Speed+/Damages+)

Je ne m’explique pas que Crytek/EA aient laissé passer ça… il me semble que Crytek avait implémenté un anticheat interne dans le CryEngine. J’espère qu’un patch corrigera cette faille rapidement.

Le nouveau film de Gore Verbinski est sorti hier en France.
Attendu au tournant après la trilogie Pirate des Caraïbes où il avait réussi peu à peu à imposer une certaine vision (notamment dans le dernier volet) malgrès le rouleau compresseur Jerry Bruckheimer (producteur d’un grand nombre de blockbusters popcorn ces 15 dernières années), Verbinski semble ici avoir pu librement développer son fantasme cinématographique.

Rango

C’est l’histoire d’un lézard et de son poisson en plastique…

Malgré les ouvertures grand public qu’on sent disséminé ça et là au court du film (scènes d’actions dans la grande lignée Bruckheimer, quelques blagues un peu terre à terre, structure d’histoire classique), on sent que Rango est avant tout un film expérimental : la narration est libre, détachée des codes, et si elle s’y rattache parfois, c’est pour mieux nous donner du recul par la suite. Rango est un personnage sans identité, qui se construit au fur et à mesure que le film se développe. L’ensemble peut parfois paraître un peu décousu et aurait pu facilement foncer dans le mur si les grandes lignes de l’histoire ne rattachait pas le film à une certaine réalité. Le style oscille constamment entre l’expérience hallucinatoire, une approche réaliste et une approche cartoon, tout à l’image de son style visuel.

…qui devient Clint Eastwood

L’introduction du film annonce tout de suite la couleur : à défaut d’identité, notre caméléon va toute les endosser, et s’en nourrir pour se trouver. Rango est un hommage au cinéma, à ses genres, à ses réalisateurs, à ses acteurs, à ses musiques, à tout ceux qui ont contribués à son existence. Si le film se présente comme un western, on y retrouve pelle-mêle des références à Terry Gilliam, au Seigneur des Anneaux, à Apocalypse Now, 2001, Pulp Fiction, et bien sur les propres films de Verbinski, qui reprend volontier ses expérimentations de Pirate des Caraïbes. Rango est Clint Eastwood, Rango est Jack Sparrow.
Tel le Baron de Münchhausen, le film se nourrit de ces références et se les approprie, sans chercher à les dénaturer ou à les parodier, il s’en sert pour appuyer sa propre narration.

Très hétérogène, le film peut ne pas plaire à tout le monde; à trop jouer avec les genres, Verbinski risque de perdre ou d’agacer certains spectateurs. Mais il reste un somptueux travail visuel qui lance un genre à lui tout seul, propulsant le cartoon dans la réalité, et rien que pour ça Rango mérite définitivement le détour !

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