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Archive pour février 2008

déporter clavier/souris par le reseau

Vendredi 15 février 2008

Je cherche à déporter le clavier/souris de mon ordi portable (relié en wifi au reseau local) pour commander un autre ordi (sur lequel est branché un videoprojecteur).

En gros, avoir un ensemble clavier/souris sans fil de bonne portée, et sans acheter du materiel supplementaire; je n’ai pas forcement besoin d’un retour vidéo, puisque le projecteur fait cet office.

Il existe sans doute une manip ou (plus probablement) un petit utilitaire dédié à cette tache ?

Cloverfield (no spoilers)

Mercredi 6 février 2008

Un certain nombre d’articles ont déja circulé ici à ce sujet (chose somme toute assez étrange, puisque la sortie nationale est aujourd’hui), mais ce film m’a tellement secoué que je me devais d’écrire un article à ce sujet.

Je trouve que ce film révolutionne vraiment la conception du film catastrophe; si la caméra subjective a deja été utilisé par le passé au cinéma, comme dans Lady in the Lake (1947) (qui avait également suscité à l’époque un buzz comparable à Cloverfield, mais qui s’est terminé en flop car ce n’était vraiment pas appriorié pour l’experience du spectateur) ou bien sur plus récemment comme dans Blair Witch (ou la camera subjective soulève le doute sur le caractère réel ou non d’une menace), ce nouvel emploi franchi encore un pas dans le champs d’application de cette technique.

Blair Witch a marqué une étape en restant cohérent dans toute la démarche: rien dans le dispositif narratif ne peux laisser penser (generique de fin excepté) que ce n’est pas réellement une cassette amateur qu’on aurait retrouvé sur les lieux; il met ce dispositif au service d’une intrigue surnaturelle, et il faut avouer que l’effet prend plutot bien: rien n’est montré de ce que l’on craint, mais la peur des acteurs est bien palpable à l’écran.

Cloverfield, qui n’appartient pas au même genre, va au contraire tout nous montrer (même dans les situations les plus horribles, la caméra de Rob continue à tourner), et pourtant jamais le moindre pixel supplémentaire sur cette chose qui dépasse l’entendement n’est superflue: l’oeil veut comprendre le peu qui lui est donné à voir (ce qui donne d’ailleurs souvent lieu à des mises en abime de notre position de spectateur, lorsque tout les acteurs se rassemblent autour de la camera pour revoir les images), et souvent pendant le film l’envie nous prend de faire un arret sur image et un zoom sur ce que l’on est reellement en train de voir: si Blair Witch touche à l’étrange, Cloverfield nous terrasse par le sublime, c’est à dire l’incapacité de l’humain à saisir cette chose qu’il ne peut décrire, qui l’écrase par sa taille et son mystère.

Cloverfield est également un film qui pousse jusqu’au bout ce partie pris de la camera "reelle", et les accoups sont nombreux, malheureusement pour l’oeil du spectateur; se mettre trop près de l’écran peut-être fatal ! Aussi, les personnes sensibles seront priés de rester au fond de la salle pour limiter le mal de mer; mais l’experience de la salle vaut vraiment le coup, pour la taille de l’écran et du systeme sonore proportionné à l’évenement.

Après avoir vu ce film, revoir un film catastrophe mis en scène de manière classique perd en saveur; Cloverfield nous offre un spectacle total, dont aucun choix de cadrage ne vient briser l’illusion, et qui nous offre le meilleur des deux mondes: le réalisme du dispositif amateur, et l’énorme travail visuel et sonore d’un blockbuster comme Hollywood sait les faire…