DivideConcept.net

le blog de divide.

Ça fait maintenant 7 ans que je traverse différents statuts de développeur indépendant, et comme les informations à ce sujet ne sont pas forcément évidentes à trouver malgré l’essors de ce milieu ces dernières années (notamment grâce au financement participatif, à la démocratisation d’outils de développements complets et multi-plateformes et à la création du statut d’auto-entrepreneur en France), il m’a semblé pertinent de tenter de synthétiser les choix et astuces qui nous concerne.

Indie Dev

Trois grands statuts

Être indépendant sous-entend d’effectuer soi-même un certain nombres de démarches, à commencer par le choix de son statut:

L’Entreprise Individuelle (Micro-BNC): Le choix historique (comprendre par la, antérieur au statut d’auto-entrepreneur et dont la catégorie BNC (Bénefice Non Commerical) pose les bases législatives pour l’ensemble des 3 statuts). Autant le dire tout de suite, ce n’est pas le statut idéal pour commencer une activité : vous allez vous retrouver d’emblée à discuter, voire parlementer avec un certain nombre d’organismes sociaux qui débouleront dans votre boite aux lettres avec leurs demandes d’affiliations et de cotisations sans crier gare. Je pense notamment à la CIPAV (caisse de retraite) et au RSI (sécurité sociale des indépendants) qui s’ajoutent a l’URSSAF (la caisse déclarative principale).
C’est le premier statut auquel je me suis confronté et je dois dire que c’était une expérience peu plaisante, commençant tout juste mon activité je me suis retrouvé face à des demandes de cotisation exorbitantes par rapport à mes maigres revenus (certaines demandes excédant allègrement mon chiffre d’affaire).
Je n’ai pu m’en sortir qu’en faisant valoir l’ACCRE, une exonération temporaire de charges attribué a ceux qui la demande, généralement pour ceux qui sortent d’une période de chômage ou qui touchent le RSA.

L’Auto-Entreprise: Créé en 2009, ce nouveau statut dérivé de l’Entreprise Individuelle est une bouffée d’air frais qui permet aux indépendants relevant normalement de la Micro-BNC de n’avoir à faire qu’à un unique interlocuteur, l’URSSAF, qui regroupe l’ensemble des cotisations, cotisations qui sont toujours proportionnelles aux revenus engrangés (donc pas de revenus, pas de cotisations, ce qui n’est pas forcément le cas en Micro BNC). Cette cotisation est progressive au fil des années, jusqu’à arriver à environ 25% du CA.
Attention toutefois, à cela se rajoute la CFE (cotisation foncière des entreprises), une taxe sur les entreprises qui remplace la taxe professionnelle mais avec un nom différent (bien joué…). Son montant est fixe et dépend de votre localité, cependant il est arrivé plusieurs fois que les auto-entrepreneurs en soi exonérés, du fait d’une variation conséquente et imprévue de cette CFE. A noter que les 3 premières années d’activité l’auto-entrepreneur en est exonéré. En sont aussi généralement exonérés ceux qui font un CA nul sur l’année. Rester attentif à l’évolution des lois et décrets à ce sujet, je vous conseille fortement de vous abonner à une newsletter, comme celle de la Fédération des Auto-Entrepreneur, ou de suivre le mouvement des Poussins qui continue à être vigilant aux changements.

Auteur: Cette catégorie ne concerne qu’une partie restreinte des indépendants, mais il se trouve qu’un certain nombre de développeurs indépendants (notamment dans le domaine du jeu vidéo) peuvent justement rentrer dans ce cadre. Il faut pour cela être rémunéré en droits d’auteur, généralement via un éditeur. Attention toutefois Steam, XBox Live, PSN, l’Apple Store et Google Play n’ont pas rôle d’éditeur.
Si vous pouvez prétendre à ce statut, il faut alors se déclarer a l’AGESSA, qui s’occupera alors de l’ensemble des cotisations (à l’exception de la retraite complémentaires (mais obligatoire), gérée par l’IRCEC). Ce statut est très intéressant fiscalement dans la mesure où:
-les cotisations de l’AGESSA se montent à environ 16% du CA, et l’IRCEC propose différentes formules dont la première commence à 438 euros (attention toutefois, les cotisations de l’IRCEC passeront d’une base fixe à une cotisation de 8% à partir de 2016, ce qui soulève des remous actuellement).
-les auteurs sont exonérés de la CFE
-au niveau de l’imposition, il permet selon les cas de bénéficier du régime spécial BNC (déduction de charges virtuelles à hauteur de 34% du CA) jusqu’à 42600 euros (article 293B) au lieu de 32900 euros dans les autres statuts.

A propos du régime spécial BNC, il y a également une autre subtilité intéressante à noter (tous statuts confondus) : il est permit de dépasser 2 années de suite le seuil plafond et de continuer à en bénéficier pendant cette période (article 102ter). Au delà, il y a passage obligatoire en régime contrôlé (c’est à dire obligation de faire appel à un comptable et de déduire les charges réelles (et non les 34% automatiques)).

IRS

Législation américaine

La grosse majorité des plateformes de distribution numérique étant américaines, celles-ci vous demanderont probablement de vous conformer à certaines formalités américaines. A noter que si vous faites le choix du statut d’auteur, passer par un éditeur américain vous obligera obligatoirement à déclarer vos revenus en revenu d’entreprise, et non en traitement et salaires comme la plupart des auteurs (tout domaines confondus) distribués par un éditeur français. Mais c’est de toute façon plus avantageux fiscalement.

Numéro d’identification: Il y a plusieurs voies pour obtenir un numéro d’identification d’entreprise américain, dont certaines d’une complexité et d’une lenteur aberrantes comme pour les demandes d’ITIN (Individual Taxpayer ID Number). Le plus simple reste de faire une demande d’EIN (Employer ID number) auprès de l’IRS, le service des impôts américain. C’est assez rapide et ça peut même se régler par téléphone.

Imposition: Si vos revenus proviennent quasi-exclusivement de source américaine mais que vous résidez en France, vous pouvez choisir de vous faire imposer uniquement aux Etats-Unis ou uniquement en France, en vertu de l’accord de non-double imposition franco-américain. Attention toutefois, il n’est pas forcément plus intéressant de se faire imposer aux Etats-Unis (à noter qu’à l’impôt fédéral se rajoute l’impôt de l’état dans lequel est déclaré votre éditeur).
Par ailleurs si vous optez pour le statut d’auteur, vous devez obligatoirement vous faire imposer en France (CE, arrêt du 28 octobre 1959, req. n° 44452).

Virements: Si vous êtes rémunérés en dollars, il peut être intéressant de trouver le meilleur taux de transfert en euro vers votre compte. Pour cela vous avez plusieurs options; tout d’abord choisir une banque qui offre des taux intéressant sur les réceptions de virements internationaux. Pour ma part j’ai ouvert un double compte chez HSBC (un en euros et un en dollars) en négociant l’annulation des frais de virement. Vous pouvez aussi passer par des services externes du type TransferWise ou CurrencyFair qui assurent en théorie une conversion avec perte minimale.

Et après ?

Quand vous aurez choisis le statut qui semble vous correspondre au mieux, viendra la question du financement. L’article de MrHelmut répond de manière très juste et exhaustive à cette question !

Je compléterai peut-être cet article si d’autres détails me reviennent en mémoire. N’hésitez pas à commenter si vous pensez que je me suis trompé sur un point, ou pour compléter des détails. Il y a également des variantes de ces statuts que je n’ai pas (encore) essayé, et dont certaines subtilités m’échappent peut-être.
J’espère en tout cas que cet article pourra être utile à tous ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure “indie” en hésitant un peu face à la multitude de statuts, ou qui doivent se confronter à des formalités transatlantiques dans leur travail.

Ballades piétonnes à Paris

Mardi 13 mai 2014 à 16:14

Toujours dans l’esprit d’exploration urbaine (voire l’article précédent) je commence à explorer les ballades piétonnes potentielles à Paris. J’en ai déjà visité et cartographié un certain nombre, mais j’aimerai étendre ce référencement au delà de la proximité directe de la seine.

uppix.net
clic sur l’image pour le lien Google Map Engine

Par ballades piétonnes, j’entend des rues/espaces/circuits où l’on peut se balader à pied ou en vélo sans croiser de voitures, ou presque.
Certains lieux référencés ci-dessus ne sont que des fragments, mais certains finissent par s’assembler en ballades.

Si vous en connaissez d’autres (en dehors des gros parcs évidents) je suis tout ouïe !

RESO (Montréal Underground)

Lundi 7 octobre 2013 à 4:55

Vous avez peut-être entendu parler du réseau sous-terrain de Montréal, qui permet aux habitants de se déplacer et faire du shopping lorsqu’il fait -15 dehors. Vous avez peut-être même vu quelques photos de ces grand centres commerciaux à demi-enfouis, moitié en hauteur et moitié en sous sol, généreusement éclairés par des puits de lumière naturelle (tout du moins en partie).

uppix.net

Mais ce qui est beaucoup moins documenté, c’est comment ces centres s’articulent entre eux en interne ainsi qu’avec le métro. Absent des guides de tourisme et très discret sur ses accès, ce réseau sous-terrain s’appelle le RESO.

uppix.net

Avec son architecture hétérogène à l’image de la ville de Montréal, le RESO semble s’être construit petit à petit, s’incrustant dans et sous la ville au hasard des espaces laissés vacants et sans supervision globale. Son nom ne lui a d’ailleurs été donné qu’en 2004, comme une signature commune à cette oeuvre collaborative tortueuse.

Capter le RESO

Si les guides se gardent bien de vous balader dans le RESO, c’est qu’il faut d’abord en trouver l’entrée !
Les panneaux signalant un accès sont très discrets, et référencés ni sur google map (pour l’accès extérieur), ni dans les plans internes des centres commerciaux (pour l’accès intérieur).
D’autre part, il n’y a ni continuité de chemin une fois un centre relié (il est très difficile de trouver la porte suivante lorsqu’on passe dans un noeud majeur type centre commercial ou station de métro), ni même une continuité de design le long des couloirs.
Car c’est bien la qu’on voit sa nature profonde : tantôt longeant le premier étage d’un immeuble d’affaire, ambiance lumineuse et sol feutré, séparé d’une vitre des employés de bureau, tantôt en sous-sol carrelé froid et éclairage néon, tantôt bordés de boutiques en tout-genre comme dans une galerie commerciale, le RESO ne cesse de zigzaguer, de monter, de descendre, de tourner et de changer de forme comme un étrange labyrinthe. Mais ce labyrinthe n’est au final que la résultante des espaces où il peut se faufiler, empruntant un bout d’immeuble laissé vacant, descendant sous une route pour remonter aussitôt après, se fondant enfin dans des espaces de taille variable qu’il traverse jusqu’à se diluer complètement, pour renaître cent mètres plus loin.

uppix.net uppix.net uppix.net uppix.net
uppix.net uppix.net uppix.net uppix.net

En pratique

Le RESO s’étend en gros de la station Peel à Berri-Uqam pour la ligne verte, et son équivalent géographique pour la ligne rouge (jusqu’à Lucien-L’allier). Il n’est cependant pas complètement continu, et il n’existe pas systématiquement des passerelles nord-sud. Prévoir dans tous les cas de marcher plus que prévu, le RESO semblant en pratique choisir le chemin pour vous plus que l’inverse !

uppix.net

Coté rue, en vous baladant dans le centre ville ouvrez l’oeil : vous finirez par tomber sur de discrets panneaux RESO vous indiquant un accès possible, tachez de repérer de quel module en particulier il s’agit pour mieux vous orienter (les modules internes du RESO ayant leur nom propre, dans un découpage différent de ceux des quartiers et des stations de métro).
Vous pouvez aussi tenter de trouver un accès via un centre commercial, dans ce cas privilégiez les niveaux -1 et -2 pour maximiser vos chances. Ouvrez l’oeil, ça ne sera pas indiqué sur les plans qu’on trouve au sein du centre. Il se peut que le RESO ne soit indiqué que par son logo, une flèche pointant vers le bas, entouré d’un rond. Mais cela peut aussi indiquer une station de métro…
Enfin une fois dedans, restez attentif ! Si la balade est sans encombre quand il ne s’agit que d’un unique couloir, il est très facile de perdre sa trace dès qu’il rejoint un embranchement (embranchement du RESO ou embranchement de métro, de centre commercial ou autre).
Enfin lorsque vous débouchez dans un noeud majeur sans aucune indication, gardez le cap ! La porte suivante se trouve logiquement à peu près dans la direction que vous suiviez.

Après une après-midi passé à naviguer dans le RESO traversant la ville de noeuds en noeuds vous vous sentirez invicible, comme un parisien se riant des provinciaux déboussolés par le réseau RATP ! Mais prenez garde, car le réseau Montréalais a plus d’un tour dans son sac pour vous déboussoler. Grisé par ma victoire du premier jour, le deuxième jour m’a fait tourner en rond jusqu’à revenir à mon point de départ…

Ayant eu l’opportunité de tester sur un même produit (SpectraLayers) la distribution indé pendant 6 mois et la distribution par un gros éditeur (Sony) pendant 1 an, je vais tenter d’esquisser un bilan des 2 modèles en comparant les différentes variables en jeu; bilan qui n’est bien sur représentatif que de ce cas particulier, mais dont certains paramètres peuvent j’imagine s’appliquer à d’autres projets.

Le logiciel

Si Spectral Layers (la version indé) et SpectraLayers (la version Sony) sont sensiblement le même produit, plusieurs détails les distinguent néanmoins:

-Que ce soit pour un livre ou un logiciel, un éditeur apporte souvent un regard neuf sur un projet; plusieurs remarques pertinentes ont été discutés et prises en compte concernant l’ergonomie de l’interface, la documentation a été entièrement refaite et quelques fonctions ajoutées.
-Intégrer le catalogue d’un éditeur implique de passer par son contrôle qualité (QA), une étape éprouvante pour une première version, mais le logiciel a sérieusement gagné en stabilité par rapport à un auto-contrôle indé reposant en grande partie sur la bonne volonté des beta-testeurs (moins de 5% s’impliquent vraiment).

-Le nom Spectral Layers a du être changé pour que le dépôt de marque puisse être effectué, les termes “spectral” et “layers” ayant chacun individuellement été déposés par des entreprises liés à l’informatique. Très perturbant sur le moment, surtout après trois ans d’un travail acharné sous le même nom, le compromis SpectraLayers a été adopté pour rester au plus proche du nom original.
-La marque Sony a été apposée aux endroits appropriés (”rebranding” distributeur), Divide Frame restant concepteur et propriétaire du logiciel.

Image hosted by uppix.net

Il s’est écoulé environ 5 mois pour que toutes ces étapes soient validées, à partir de la version indé déjà distribuée.

Droits d’auteur et prix de vente

En tant qu’indé et ne passant par aucun circuit type Steam (puisqu’il s’agit d’un soft pro, et qu’à l’époque il n’était pas du tout question que Steam s’attaque à ce marché), je recevais la quasi-totalité des bénéfices des ventes effectués sur Spectral Layers (moins la commission de Paypal, le logiciel étant vendu directement en distribution numérique via le site de ma boite).

En passant par un éditeur, la situation est évidemment différente. Surtout quand il s’agit d’un éditeur à part entière, et pas un simple distributeur comme Steam ou l’Apple Store. Mon pourcentage sur les ventes est donc minoritaire (mais néanmoins meilleur que dans l’édition de livres).
D’autre part il a été décidé de réduire de moitié le prix des licences pour être plus en harmonie avec les produits audio pro courants (et attaquer un marché un peu plus large que le marché de niche que je ciblais initialement).

La communication

En tant qu’indé, on ne peut qu’espérer un buzz autour de son produit pour communiquer à moindre frais, la moindre campagne de communication devenant une occupation à plein temps, et le budget faisant généralement défaut pour faire appel à une agence spécialisée. C’est donc sur le buzz qu’a été lancé Spectral Layers, autour d’une bande-annonce montrant le concept et quelques possibilités du logiciel.
Le démarrage a été timide tant que la vidéo est resté dans les (rares) médias français qui se sont penchés dessus, mais le compteur et les contacts ont rapidement décollés après avoir harcelé individuellement les rédacteurs d’engadget jusqu’à décrocher une news.
Le buzz ayant été lancé quelques mois avant la disponibilité réelle du logiciel, le but était de sonder les réactions et pouvoir récolter quelques gros testeurs que je pourrais citer lors de la mise sur le marché (ce qui a finit par arriver) pour appuyer la crédibilité du produit. Lors du lancement j’ai recontacté tous ceux qui s’étaient manifesté, et envoyé des licences gratuites à quelques sites web. Peu ont finit par publier un test…

L’éditeur semble quand à lui connaître des ficelles que j’ignore, puisque des magazines que j’avais déjà contacté et qui m’avaient ignoré se sont subitement mis à publier des reviews. De même, le moindre communiqué semble immédiatement recopié par tout un réseau de presse le jour même. Sony fait également la tournée des principaux salons audio/vidéo, principalement américains (NAB, AES, IBC…). A noter que les articles sont apparus progressivement au fil des mois, sans qu’ils semblent liés à une actualité particulière; chaque magazine/site web semblant avoir son propre temps de rédaction.

Protection et piratage

En tant qu’indé, ne souhaitant pas me louper vu mes faibles moyens de communication, j’avais appliqué une politique de protection assez stricte: algorithme anti-crack de mon crû, et distribution des binaires complets uniquement aux acheteurs (la version d’essai publique ne contenant pas le code de certaines fonctions). La version d’essai était d’ailleurs relativement restrictive (peut-être un peu trop ?) sur certains plans, ne souhaitant pas qu’un projet complet puisse être bouclé de A à Z sur une simple version démo. Sur ce plan, on peut dire que ces mesures ont portés leur fruit puisque logiciel n’a jamais été piraté/débridé sur ces 6 mois de distribution indé. J’ai par contre eu quelques retours se plaignant des restrictions un peu trop sévères.

Pour faciliter la gestion de la distribution avec l’éditeur, cette protection a été remplacé par une protection standard, avec un binaire unique faisant office de version d’essai et de version complète, et des limitations un peu plus souples. Les premiers crack sont apparus le lendemain du lancement du logiciel par l’éditeur…
En revanche beaucoup moins de plaintes concernant les limitations de la version d’essai.

Image hosted by uppix.net

Le chiffre d’affaire net

Par chiffre d’affaire net, j’entends la somme des revenus de ventes qui me reviennent directement.
Le produit a été rentable dès sa mise sur le marché, dans la mesure où on entend par rentable le fait que je n’avais rien investis/emprunté pour le développer et donc que je n’avais rien à rembourser, que les ventes me permettaient de payer mon loyer, de quoi manger, et de quoi renflouer un peu mon compte en banque qui approchait le zéro après 3 ans de développement. Ceci dit l’équipe aurait été composé de trois personnes au lieu d’une, je ne pense pas qu’il eu put être qualifié de “rentable”. Il s’agissait donc d’un niveau de vente “correct” par rapport à ma gestion du budget de développement. J’ignore comment les ventes auraient évolués en restant en distribution indé, cette période étant resté relativement courte.

En passant par un éditeur qui prend la majorité du bénéfice des ventes et avec un piratage bien plus important, il était difficile de prévoir si je m’y retrouverai; mais la force de communication de l’éditeur, son nom (Sony) et probablement aussi le fait qu’il s’agisse d’un logiciel professionnel dont la notoriété s’inscrit dans la durée (au contraire d’un jeu qui repose plus sur une actualité) sont autant de facteurs qui ont rendus l’équation gagnante au final.
Le premier trimestre de vente via l’éditeur a été plutôt bon, le suivant un peu moins (mais toujours confortablement supérieur à ce que je gagnais en tant qu’indé) et la courbe semble maintenant grimper progressivement, comme si il y avait eu un pic a l’annonce, et que le bouche à oreille se faisait maintenant petit à petit au fil des salons, reviews et autres webinars. Il semblerait donc qu’il s’installe dans un modèle économique différent d’un jeu vidéo où le gros des ventes se fait généralement dans les premiers mois, voire les premières semaines.

La contrefaçon

Effet secondaire de ce bouche à oreille, je vois apparaître les premières “contrefaçons” de SpectraLayers depuis quelques semaines… Ne venant pas d’une obscure société d’Europe de l’Est, mais d’un des plus gros éditeur de logiciels pour la création, Adobe !
Si j’utilise ce mot (contrefaçon), c’est qu’ils ne semblent pas s’être juste inspiré (après tout, je me suis bien inspiré de l’interface de Photoshop) mais ont carrément copié les propres exemples, concepts et nom de SpectraLayers… Ainsi la prochaine version d’Adobe Audition (CC) va proposer un outil pour enlever le bruit d’une sirène de police en arrière plan d’une personne parlant dans la rue, exemple étrangement identique à celui dont je me sers depuis le lancement de Spectral Layers en décembre 2011; d’autre part Adobe a montré une preview de son (potentiellement) prochain logiciel audio, “Audio Layers” (seriously ?), un logiciel qui “sépare le son en différentes couches”. Et ils ne manquent bien sur pas de s’attribuer la paternité du concept…

Si techniquement il n’y a pour l’instant pas de quoi s’affoler puisqu’il s’agit toujours du même vieux moteur statique d’Audition, à peine maquillé dans les deux cas (et qui date du temps où il s’appelait encore Cool Edit), je vais devoir sérieusement me pencher sur certaines formes de protection.

Bilan

En conclusion le bilan est globalement positif, puisque je suis gagnant en terme de rémunération et de visibilité, même si cela passe par certains à cotés (piratage, copie…). Je perd malheureusement aussi le contact direct avec une partie des utilisateurs, ce que j’essaye de compenser en surveillant les forums; mais cela m’évite les désagréments de la gestion client. Le nom Divide Frame restant associé à la création du logiciel, ceux qui souhaitent vraiment me contacter y parviennent.
Il faut néanmoins nuancer ce bilan en tenant compte de la courte durée de la période de distribution indé (6 mois) qui m’empêche d’établir de vraies conclusions à ce niveau (j’avais cependant testé ce modèle pendant 1 an sur un projet plus modeste et j’en tire des conclusions similaires, en tout cas par rapport à mon investissement), et en tenant compte de l’image assez forte de Sony qui a probablement plus de possibilités de communication que d’autres éditeurs.
D’autre part il s’agit d’un logiciel professionnel dont la communication, la courbe de vente et la répartition du piratage est certainement différente de celle d’un jeu vidéo. Et au sein du jeu vidéo le modèle est aussi certainement différent entre un jeu iOS et une prod AAA…

Il reste cependant un point indéniable: le fait de ne plus avoir à se préoccuper de la partie édition libère le développeur d’une charge assez pesante, et c’est autant de temps gagné pour les futurs projets…

Real Humans : longue vie au port USB

Jeudi 18 avril 2013 à 8:31

Coup de coeur pour cette série qui nous vient de Suède (Akta Människor sous son titre original), et qui est diffusé sur Arte depuis 2 semaines.
Dans un futur proche, des robots d’assistance à l’apparence quasi-humaine (Hubots) peuplent notre quotidien.

Real Humans

Ethique et Robotique

Par bien des aspects Real Humans rappelle Blade Runner, mais le format série lui permet d’aller encore plus loin dans les thématiques abordés et leur développement.
Libre-arbitre, esclavagisme, consommation, foi, sexualité, discrimination sont autant de sujets qui font d’étranges parallèles entre notre propre histoire et celle des machines issues de notre création.
En ancrant ces robots dans notre quotidien, la série arrive à ne pas donner qu’un seul point de vu sur chaque problématique; faisant apparaître tour à tour les bienfaits et la perversité de certaines situations, au point de nous mettre mal à l’aise face à certaines questions.

Uncanny valley

Quand l’artificiel tente de copier le réel, le réel tente de copier l’artificiel… Et cette série y réussit à merveille !
Rarement le robot humanoïde n’a été aussi bien retranscrit à l’écran (Clones m’avait aussi agréablement surpris sur ce plan), que ce soit dans l’apparence, la gestuelle et la dynamique générale du corps et des expressions faciales. Ce ne sont plus de simples acteurs mimant des robots, mais de véritables robots qui semblent évoluer sous nos yeux…

Trailer Arte

Si la narration et la mise en scène reste assez classique, la série est agréable à suivre et riche en rebondissements. Les épisodes 5 et 6 sont diffusés ce soir sur Arte…

Tous les 2/3 ans les fabricants de vidéoprojecteurs nous sortent une bonne surprise… Après Optoma et Acer qui avaient ouvert la voie à la projection 720p en 2008 pour 700€, puis toujours Acer et Optoma avec des vidéoprojecteurs 720p 3D à 600€ en 2011, c’est cette fois BenQ qui casse le marché avec le W1070:
Pour 800€, le particulier a maintenant accès à la projection 1080p 3D ! Ce genre de combo était impossible à trouver à moins de 2000€ il y a encore 6 mois…

Etant fan de projection HD et de 3D je me suis donc rué sur l’affaire, et après une petite semaine de tests c’est l’occasion de faire un retour sur les performances du produit, ainsi que sur l’évolution des normes 3D.

Dispositif Home-Cinéma

Un vidéoprojecteur tout seul a peu d’utilité en dehors des présentations PowerPoint, chez le particulier il s’inscrit généralement dans un dispositif home-cinéma. A l’occasion de ce changement de projecteur j’en ai profité pour refaire tout mon circuit, en minimisant les coûts autant que possible.

En entrée audio/vidéo il me fallait pouvoir choisir facilement entre l’ordinateur, la freebox, et une console.
En sortie vidéo le signal devait être envoyé à la fois sur le téléviseur ou le vidéoprojecteur.
En sortie audio un ensemble 5.1 devait pouvoir s’activer à la demande (quand le vidéoprojecteur est utilisé par exemple).
Enfin, ne pas oublier le support plafond, l’écran de projection (rétractable pour se superposer devant le téléviseur), les lunettes 3D et les cables HDMI…

Le combo le moins cher que j’ai trouvé comprend:
Ensemble LG SR906SB: Kit 5.1+Amplificateur 3 entrées HDMI/1 sortie HDMI - 215€
Duplicateur de signal 1 entrée HDMI/2 sorties HDMI - 30€
Support plafond vidéoprojecteur - 20€
Ecran: Store IKEA Tuplur - 30€-35€
6 cables HDMI génériques, à noter que des cables HDMI 1.3 font aussi l’affaire pour la 3D - 30€-60€
4 paires de lunettes DLP 3D TrueDepth - 168€ (contacter TrueDepth pour un rabais)

On se retrouve avec le schema suivant :
Schema HC

Test Son et 2D

L’ensemble LG sonne très bien pour son prix, le design des enceintes est plaisant et l’amplificateur permet une calibration aux petits oignons: calibrage automatique, réglage manuel de chaque enceinte et plusieurs modes de traitements qui se révèlent assez efficace (par exemple pour atténuer les écarts dynamiques dans le mixage des films entre dialogues et explosions, pratique en appartement !). Il est également pass-through, le signal HDMI continue donc d’être véhiculé quand l’ampli est éteint.
Deux détails technique à noter:
-attention au mode ARC (audio return channel) de votre téléviseur, si celui-ci est activé votre téléviseur peut se retrouver muet (le son de la télé étant transmis par retour HDMI à l’ampli).
-pour utiliser le son en sortie HDMI de votre carte graphique il ne faut pas oublier de connecter la sortie SPDIF de votre carte son (sur mon ordinateur le connecteur se situe sur la carte mère) à l’entrée SPDIF de votre carte graphique (en tout cas pour NVIDIA). J’avais perdu le cable fournit avec ma carte graphique, j’en ai bricolé un en connectant des restes de connecteurs pour carte mère (il s’agit juste de 2 fiches).

En ce qui concerne l’image du vidéoprojecteur, elle se situe dans le haut du panier pour un vidéoprojecteur de ce prix !
Outre la résolution full-HD qui permet d’apprécier le grain sur les films pellicule et le piqué de l’image sur les films tournés en numérique (ou générés par ordinateur), le contraste et les noirs sont bons (particulièrement en mode smart-eco) et les couleurs bien calibrés de base. Pas d’effet arc-en-ciel perceptible, et le vidéoprojecteur gère le 1080p24 (framerate identique au codage blu-ray). Coté calibrage, il offre même le luxe de proposer un lens-shift vertical (certes minime) et des réglages ISF.

Test 3D

Point d’orgue du dispositif, il n’a pas été tout de suite évident de comprendre les paramètrages optimaux pour la 3D selon la configuration, malgré 2 ans passé avec un vidéoprojecteur 3D Vision…
Ce vidéoprojecteur a néanmoins l’avantage de reposer sur les normes DLP Link et HDMI 1.4, ce qui permet d’utiliser n’importe quelle paire de lunette compatible DLP Link et n’importe quel signal 3D, qu’il vienne de l’ordinateur, d’une box ou d’une console.
Et une fois correctement configuré, le résultat se montre aussi à la hauteur :
La combinaison de la technologie DLP, du taux de rafraichissement de 144Hz (plus élevé que la moyenne) et des lunettes True Depth donne un rendu saisissant: la perte de luminosité est faible, aucun scintillement discernable et une absence totale d’images fantôme !
Les blu-ray 3D passent sans problème sur la Freebox Revolution (voir notes ci-après), les mkv/mp4 side-by-side aussi (ainsi que sur le PC), et youtube 3D et les jeux vidéos marchent sans problème depuis le PC (en mode side-by-side).
A noter que la norme HDMI 1.4 semble accessoire dans la mesure ou la Freebox Revolution, pourtant seulement compatible HDMI 1.3 arrive à lire des blu-ray 3D en frame-packing 1080p24.

Pour arriver à faire marcher le tout, il faut bien faire attention aux détails suivant:
-L’affichage du Freebox Player doit être configuré en 1920×1080 50Hz ou 60Hz entrelacé (indispensable pour lire les mkv/mp4)
-Les paramètres blu-ray du Freebox Player doivent être configurés pour activer le 1080p24 en lecture blu-ray
-L’ordinateur doit être configuré en 1920×1080 60Hz entrelacé (1080i60) avec la source d’affichage principale étant le vidéoprojecteur (qui peut apparaitre sous le nom de l’ampli, LG) pour pouvoir lire les vidéos youtube en side-by-side et les jeux via le driver Tridef en mode side-by-side
-Crysis 2 et 3 (et d’autres jeux récents) possèdent nativement un mode side-by-side
-Doom 3 BFG possède nativement un mode side-by-side, néanmoins seulement valable en 1280×720p60 avec ce vidéoproj
-Je n’ai pas réussi à lire un blu-ray 3D sur l’ordinateur, ni PowerDVD ni WinDVD n’ont voulu activer la sortie HDMI 3D (et TotalMedia Theater ne propose pas cette option, en gros seule l’option 3D Vision est possible). Peut-être est-ce du à ma génération de carte graphique (GTX 260), l’HDMI 1.4 n’étant officiellement supporté qu’à partir des GTX 4xx.
edit: j’ai finalement pu activer les sorties HDMI 1.4 et 3DTV Play en ne laissant que le videoproj actif (desactivation de l’écran principal non 3D Vision)
-Le duplicateur de signal vidéo n’arrive pas à gérer le 1080p24 quand le televiseur est branché. Je débranche donc temporairement le téléviseur (+reset box et duplicateur) quand je veux regarder un blu-ray 3D.

En conclusion

Les normes se sont beaucoup simplifiés et ont gagné en qualité (merci le tout HDMI !) et si coté signal son et 2D je n’ai rencontré aucun problème notable, il faut néanmoins être attentif à l’inter-compatibilité des différents acteurs 3D de la chaine, particulièrement sur les modes d’affichage 3D avec lesquels le vidéoprojecteur est compatible (se référer au manuel). De manière générale, privilégier des équipements HDMI 1.4 pour éviter les surprises de ce coté.

Du coup je revend mon équipement de videoprojection 720p 3D Vision précédent, si il y a des amateurs à petit budget !

Si il y a bien un type de calcul qui revient très fréquemment dans le monde du jeu vidéo ou dans les applications techniques et scientifiques, c’est bien les fonctions trigonométriques. Dès qu’un calcul implique des vecteurs, que ce soit de la 2D, de la 3D ou même du son, ces fonctions (sin, cos, atan2 et sqrt) sont indispensables.

Malheureusement ce sont aussi des fonctions qui consomment beaucoup de temps de calcul (par rapport à une simple addition ou multiplication).
Il existe quelques approximations connues, comme le Fast inverse square root popularisé par John Carmack par exemple, mais ce genre de fonctions restent très imprécises (erreurs de 0.1% à 1%) et sont même dépassés en terme de performance par d’autres méthodes plus précises.

SpectraLayers fait énormément appels aux vecteurs et à la trigonométrie (un spectre étant intégralement composés de vecteurs 2D), je me suis donc attelé à la mise au point d’une librairie spécifique pour la version 2.
Le but de cette librairie est de gagner significativement en performance par rapport aux fonctions standard, tout en conservant un maximum de précision.

2 niveaux d’approximation sont proposés:
L’erreur maximum des fonctions FT:: varie de 0.024% à 0.06%
L’erreur maximum des fonctions FTA:: varie de 0% à 0.0007%

Une version SSE (traitement de 4 valeurs en parallèle) et Qt (pour une utilisation facile sur les classes QVector2D et QVector3D) est également proposé.

Pour les fonctions FT:: le gain en vitesse va de 2 à 8 sur Visual Studio 2012 x64 selon les fonctions et la déclinaison utilisé (normale ou SSE).
Pour les fonctions FTA:: le gain en vitesse va de 1.5 à 5 sur Visual Studio 2012 x64 selon les fonctions et la déclinaison utilisé (normale ou SSE).
Le gain peut être potentiellement plus important encore sur d’anciens compilateurs ou compilateurs x86.

La bibliothèque FastTrigo peut se télécharger ici : https://github.com/divideconcept/FastTrigo

Photo Sphere : Paris sous la neige [MAJ]

Samedi 19 janvier 2013 à 16:07

MAJ: Rajout de 3 panoramiques supplémentaires

Avec Android 4.2, Google a rajouté une fonction Photo Sphere pour capturer des panoramas à 360 degrés similaires aux vues Google Street. Comme les conditions météo s’y prêtaient, petite session dans Paris ce matin pour tester cette nouvelle fonctionnnalité avec le Galaxy Nexus…

Pour l’instant les Photo Spheres ne peuvent être visualisés en mode “Google Street” que via Google+ ou Google Maps (si géolocalisé). Cliquer sur l’image ci-dessous pour accéder à l’album Google+, puis sur chaque photo pour l’afficher en mode “Street View” :
Paris sous la neige 360

Le mode Photo Sphere est vraiment très facile à utiliser; les résultats sont variables si la prise de vue est trop rapide ou si le point de vue n’est pas stable, mais dans l’ensemble le collage marche plutôt bien, sachant qu’il s’agit d’un assemblage de 44 photos pour chaque panoramique. Il faut compter en gros 2 minutes pour capturer la totalité d’une sphère via l’application Android.

Pour compléter, une série de 16 photos “classiques” prises avec un Panasonic GH1 :
Paris sous la neige

SpectraLayers est en démonstration ce week-end et jusqu’à lundi sur le stand Sony à San Francisco lors de l’Audio Engineering Society 133rd Convention
AES
A cette occasion, j’en profite pour uploader 3 tutoriaux détaillés sur différents cas pratiques:

Voice extraction from a movie (6′42)
Ce tutorial s’appuie sur un extrait de Casablanca, il consiste à séparer la voix d’Humphrey Bogart du piano en arrière plan. Le processus a été appliqué chez Skywalker Sound sur la réédition bluray du film.

Cleaning up ambient sounds (3′03)
Ce tutorial montre un outil très similaire à Photoshop, le tampon de duplication, et comment il peut servir de la même manière à effacer des bruits dans un enregistrement tout en préservant la texture sonore.

Restoring an old recording (4′28)
Ce tutorial s’appuie sur le premier enregistrement de Thomas Edison (1877), en se concentrant sur l’extraction des fréquences de la voix.

Petit bonus exclusif wefrag (comme je ne suis pas sur que ce soit diffusable à grande échelle), une rapide décomposition de la retouche audio qui a été faite sur Men In Black 3. Il s’agit surtout d’avant/apres, pour information le processus utilisé est une combinaison des 1er et 3em tutoriaux listés ci-dessus. Le but était de réduire le bruit d’arrière plan en cassant le moins possible les tonalités originales de la voix.

YouTube Preview Image

Coté sorties ciné, SpectraLayers pourra être entendu début Novembre dans Sinister:

“I love using Spectral Layers to help create sounds that appear to spring naturally from another dimension. I can deconstruct and reconstruct familiar as well as unidentifiable sounds into shadows or translucent projections with its unique tools and structure. For “Sinister” by Scott Derrickson I was able to make some sounds subtly “wrong” by shifting spectral bands against each other to create dramatic tension. Spectral Layers can have a very unique summing effect that resulted in some very evocative vocal elements for highly disturbing scenes.”
Dane A. Davis, President, Danetracks Inc.

Mi-Novembre dans Twilight - Chapitre 5 (2em partie):

“For Breaking Dawn pt. 2, Spectral Layers has been essential as a precise instrument in sculpting some complex but organic fantasy sounds. It can generate unique aural impressions by reconstructing sounds through very hard edged bands into a mosaic. Being able to hear individual layers or combinations and easily export all the components as well as a composite is a great workflow. I’ve been having a lot of fun with the program.”
Dane A. Davis, President, Danetracks Inc.

Et mi-décembre dans The Hobbit:

“Spectral Layers gives you the ability to de-construct audio in amazing detail. You can then audition each layer and observe the results of the layer removal or addition on the finished result non-destructively. I am enjoying its precise abilities to zone in to difficult film location sound problems and excise them with minimal effect to the program material.”
Ray Beentjes
Dialogue Editor

En janvier 2013 le logiciel est en compétition aux TEC Awards qui ont lieu lors du NAMM show à Los Angeles, on verra bien…

Le projet suivant est déjà en route, j’espère pouvoir en parler début 2013 - En attendant, la wishlist pour la v2 de SpectraLayers est déjà bouclé :)

Comparatif de 17 banques présentes en France

Lundi 24 septembre 2012 à 14:54

S’il est un domaine où la comparaison des offres est encore plus difficile qu’avec la téléphonie mobile ou les fournisseurs d’accès internet, c’est bien le domaine bancaire… Avec au minimum 17 banques présentes en France, aux offres et aux coûts différemment structurés, s’y retrouver est un vrai casse-tête.

Comme j’ai l’intention de changer de banque sous peu (cf forum), j’ai tenté d’établir un comparatif clair basé sur les brochures tarifaires 2012 de chaque banque, prenant également en compte les coûts qui ne figurent pas sur les extraits standards (type tenue de compte), ainsi que quelques informations pratiques supplémentaires (comme la possibilité d’avoir une caution bancaire, ou la présence d’agences physiques). Les informations pour les banques régionales sont basés sur l’Ile de France (IDF). En espérant que cela puisse servir à d’autres !

Banque Type Web+Tenue Compte CB+Assurance Total W+TC+CB+A Salaire Min Retraits gratuits Caution Bancaire Agences
Allianz Banque online 0,00 € 61,00 € 61,00 € 0 € illimité oui oui
AXA Banque nationale 12,00 € 58,00 € 70,00 € 0 € 10 non oui
Banque Populaire IDF régionale 12,00 € 65,00 € 77,00 € 0 € 4 oui oui
BNP Paribas nationale 0,00 € 66,50 € 66,50 € 0 € 3 oui oui
Boursorama online 0,00 € 0,00 € 0,00 € 1350 € (CB) illimité non non
Caisse d’Epargne IDF régionale 0,00 € 53,90 € 53,90 € 0 € 3 oui oui
CIC IDF régionale 34,80 € 59,65 € 94,45 € 0 € 4 oui oui
Credit Agricole IDF régionale 0,00 € 61,00 € 61,00 € 0 € 4 oui oui
Crédit Coopératif nationale 49,20 € 62,40 € 111,60 € 0 € 7 oui oui
Credit Mutuel IDF régionale 36,00 € 61,72 € 97,72 € 0 € 4 oui oui
Fortuneo online 0,00 € 0,00 € 0,00 € 1500 € (CB) illimité non non
HSBC internationale 24,00 € 60,50 € 84,50 € 0 € illimité oui oui
HSBC (Premier) internationale 0,00 € 60,50 € 60,50 € 4 500 € illimité oui oui
ING Direct online 0,00 € 0,00 € 0,00 € 750 € illimité non oui (ING Direct Café)
La Banque Postale nationale 3,80 € 59,50 € 63,30 € 0 € 5 non oui
LCL nationale 21,00 € 68,76 € 89,76 € 0 € 3 oui oui
Monabanq online 0,00 € 54,00 € 54,00 € 0 € 10 non non (Lille)
Société Générale nationale 0,00 € 69,00 € 69,00 € 0 € 3 oui oui

Je joins également le fichier excel qui correspond à ce tableau ici: https://rapidshare.com/files/1756533815/banques.xls
Il comprend quelques informations supplémentaires, comme la commission sur la réception de virements internationaux, et un lien vers les brochures tarifaires de chaque banque.

Il y a par contre un facteur qui est difficilement quantifiable numériquement, c’est le ressentis du service… Aussi, n’hésitez pas à me dire dans quelle banque vous êtes, si vous êtes satisfait du service, et les plus éventuels que vous y trouvez !